Question aux mamans enseignantes par Sophie(pas si) sage

Publié le par isa

A la rentrée prochaine, je vais enfin avoir mon triple niveau PS-MS-GS.

Et je vais donc continuer à pouvoir m'inspirer de la pédagogie Montessori de façon plus approfondie même si je suis loin de posséder tout le matériel, mais l'esprit y est.

Oui, mais voilà mon dernier loulou rentre aussi en PS et je souhaiterai tant l'avoir dans ma classe même si je sais que la directrice est complètement opposée (tout comme elle ne voulait pas de triple niveau durant plusieurs années jusqu'à ce que l'IEN l'incite fortement après mon inspection de mars).

J'ai 3 autres loulous plus grands. Pour la 1ère, on n'était pas dans la même école. Le 2e et la 3e ont été dans mon école mais à ce moment là, je n'avais surtout pas envie de les avoir dans ma classe.

Et là, c'est différent car je sais que cela sera la dernière fois que j'aurais cette occasion (il y a 9 ans d'écart entre ma 3e et mon dernier).

En plus, à la maison, depuis qu'il est né, j'applique beaucoup de principes tirés de la pédagogie Montessori (en autres) et il manipule régulièrement le matériel que j'ai acquis personnellement.

J'ai cherché sur le net et je n'ai trouvé aucun texte stipulant qu'une enseignante ne peut prendre son enfant dans la classe.

Alors, je fais appel à vous pour connaitre vos expériences (positives ou négatives) de maman-enseignante ayant eu leur enfant dans leur classe.

Mais évidemment les remarques, critiques (positives comme négatives) des enseignantes pas encore mamans ou n'ayant pas voulu prendre leur enfant dans leur classe sont les bienvenues.

Merci de votre participation

Sophie (pas si) sage

Question aux mamans enseignantes par Sophie(pas si) sage

Publié dans la salle des maîtres

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niouth 26/05/2014 23:03

J'ai eu (sans le vouloir) mon dernier dans ma classe l'an passé (en MS, dans un double niveau PS-MS), et je dois dire qu'au début j'ai apprécié (lui aussi !!)... vers la fin de l'année ... j'étais contente de savoir qu'on allait se quitter ! EN fait, il avait sa maman quand même presque tout le temps (école + maison) par rapport aux deux premiers.... et il avait tendance à avoir moins de retenue sociale en classe ... en gros à faire des "histoires", "caprices", qu'il ne faisait qu'à la maison, avec papa maman... heureusement qu'il y avait l'Atsem à certains moments... pour gérer des moments difficiles. Je précise que j'ai la chance d'avoir un petit dernier assez scolaire, donc pas de problème ni dans les apprentissages ni ans son métier d'élève. Ce qui était bien, c'est qu'il avait déjà connu l'école, "une maitresse" en petite section, aussi, cela a été plus facile pour lui je pense de comprendre mon double statut. Voila ! Donc mon bilan : tout dépend de la relation qui existe à la maison .... ah oui, lors d'une visite on m'a dit "attention" .... à ne pas oublier de l'interroger ! peut-être tendance à moins l'interroger que les autres, car je le connais mieux ! Bon courage et bonne chance pour l'année prochaine !

Emily 19/05/2014 22:53

j'arrive un peu tard dans cette discussion, j'ai suivi avec beaucoup d'attention vos échanges. Mon petit garçon va aller en MS et j'ai la possibilité de l'avoir ou....pas!!!!!
Vos témoignages nourrissent ma réflexion, me donnent encore plus envie d'avoir mon fils avec moi mais je suis encore hésitante sur les bénéfices qu'il pourrait en tirer....
J'appréhende aussi la réaction de mes collègues ( ridicule sans doute mais on ne se refait pas!!!!)
Merci Sophie d'avoir lancer la discussion!!!

Claire KB 19/05/2014 22:10

Pour ma part, j'ai eu le 3ème de mes 4 enfants en PS et cela s'est très bien passé, malgré la grossesse en cours du 4ème pas de difficultés particulière et pas de statut particulier non plus pour lui. Je lui avais bien expliqué qu'à l'école j'étais d'abord une maîtresse et la maîtresse de tous les enfants et que je redevenais sa maman quand les autres enfants étaient repartis avec leurs parents... un jour à midi 5 il ne restait plus que deux ou trois enfants dans la classe et mon fils me dit: "et là je peux t'appeler maman ou je dois encore t'appeler maîtresse?"
C'est une année où je n'avais pas le choix, mais cela s'est bien passé et je n'en ai aucun regrets et mon fils qui a maintenant 10 ans non plus.
Cette année j'aurais pu avoir mon dernier en GS mais il fallait faire un choix: reprendre le flambeau en PS ou l'avoir en classe.. j'ai choisi la première option et nous avons le plaisir de nous retrouver en décloisonnement une après midi par semaine. Je crois que c'est avant tout une question de choix personnel... il faut savoir s'écouter en gardant une approche professionnelle mais cela ne devrait pas te poser de problème!
Fonce

edwige 19/05/2014 21:09

Je suis enseignante depuis 6 ans en maternelle et ai depuis 2 ans ma dernière dans ma classe. Je l'ai eu à 2 ans 1/2 en tant qu'élève et ça s'est toujours très bien passé: elle m'appelle maîtresse à l'école (comme mes grands qui sont en CP mais que je n'ai jamais eu puisqu'ils étaient dans une autre école), a les mêmes règles que les autres (et les applique avec bonne volonté). Je travaille en m'inspirant de la pédagogie Montessori et Freinet (inscription aux ateliers, pas d'obligation à tel moment mais plan de travail sur la semaine, mélange des PS et MS dans les ateliers...) et cela a été très profitable à ma fille puisqu'elle va passer l'an prochain de PS en GS. Je pense que pour mes 2 grands ça ne se serait peut-être pas aussi bien passé: ça dépend du caractère de l'enfant et de la relation avec son père ou sa mère.

Sophie (pas si) sage 19/05/2014 17:54

Merci à toutes pour vos réponses, je me suis délectée à les lire une par une.
Et en tout cas cela m'a conforter davantage dans mon choix et cela m'a donné de la force pour pouvoir affronter ma directrice (en ce moment, les affronts avec les adultes je les collectionne notamment à cause de mon fils dys).
Mais, quand je lui ai annoncé ce matin, elle a accepté de suite ... (Je ne sais pas si elle aussi voulait éviter un conflit car elle doit se faire opérer bientôt ...).
Donc, maintenant, j'ai hâte d'être en septembre ...

Emilie44 19/05/2014 19:42

Je suis contente que ça se soit bien passé avec ta directrice, une bonne chose de faite! Elle n'avait aucune raison de refuser de toute façon, sinon elle courait aussi le risque de créer une mauvaise ambiance dans l'équipe...

marchessou 19/05/2014 14:49

Pas de texte
ma mère étant directrice elle a eu ses trois enfants dans sa classe de petite section, et ensuite ses trois petits enfants .... cela n'a jamais posé aucun problème !!

Sarah 19/05/2014 12:22

J'ai aussi eu une mère instit, et comme ma soeur et mon frère, je suis passée par sa classe.
Je ne crois pas que mon frère et ma soeur en gardent un mauvais souvenir (c'était la maternelle, ils n'en ont peut-être plus). Par contre, moi, je l'ai eue eu CM1, niveau qu'elle découvrait (et qu'elle a détesté, ayant fait toute sa carrière avant et après en maternelle). Et ça a été une année HORRIBLE !
J'ai été sans arrêt en conflit avec elle, je provoquais des altercations, j'ai passé un nombre incalculable d'heures dans la couloir... Et en plus, c'était un petit village, nous habitions en face de l'école (vive la promiscuité !), et le niveau global des élèves était extrêmement faible (à l'époque, il y avait des enfants de 14 ans dans la classe....). J'étais une très bonne élève, mais ma mère avait peur de se faire taxer de favoritisme, donc elle me sous-notait... Bref, je ne garde pas un souvenir ému de cette année-là...



Quant à la discussion sur les enfants DYS, elle m'intéresse au plus haut point ! Je suis actuellement en conflit avec le collège de mon fils (il termine sa 5ème), car l'orthophoniste et la psychomotricienne préconisent un ordinateur pour qu'il puisse se rendre autonome dans la prise de la trace écrite (il est dyslexique et dysgraphique, mais a une vitesse de frappe incroyable). Or le collège refuse l'entrée de l'ordinateur dans la classe, même avec une préconisation de la MDPH ! Ils proposent des photocopies (mon fils devraient passer toutes ses récrés à faire la queue au bureau des surveillants pour l'accès à la photocopieuse, on a donné quand il avait le bras dans le plâtre, et c'est non : il a le droit de souffler lui aussi entre 2 cours). Ils proposent que les profs donnent les cours sur clé USB : refus des profs (enfin... pas vraiment refus, mais oubli permanent, mauvaise volonté....), un élève tuteur (je doute de la bonne volonté de l'enfant sur le long terme) et LA solution idéale pour eux : le mettre dans la classe des DYS avec une AVS.
Jusqu'à présent , nous refusions cette classe, car il s'est fait depuis la 6ème un groupe de bons copains, alors qu'il était plutôt rejeté par les autres depuis la primaire. Au moins, ça allait mieux de ce côté-là... Et puis une des profs "volontaires" a déjà sévi en 6ème sur mon fils, et je ne garde pas un bon souvenir de l'entretien que j'ai eu avec elle, finissant par la traîter de "conn..." , car, vous le ne croirez jamais : elle refusait de fournir une trace écrite du cours à mon fils et des photocopies agrandies des cartes, car sa dyslexie n'était pas reconnue par la MDPH (le dossier était en cours) ! Elle a même eu un comportement très limite verbalement vis-à-vis de lui, sous-entendant qu'il était un fainéant devant toute la classe, ce sont ses petits copains qui me l'on rapporté, tellement cela les avaient choqués. Or quand on connaît un peu les enfants DYS, on ne peut pas les taxer de fainéants...
Mais maintenant, que faire ? Devant le refus de tout effort des profs non-volontaires, je n'en peux plus... C'est un combat de tous les jours de récupérer les cours, et je me sens au bout du rouleau... Serons-nous soulagés si mon fils allait dans cette classe ? Faut-il que je continue à me battre pour l'ordi et qu'il puisse acquérir l'autonomie dont il a besoin ? Je me sens perdue, face à un mur d'incompréhension...


En tout cas, même si c'est difficile niveau personnel, je me dis qu'à titre professionnel, c'est un cadeau d'avoir un enfant DYS. Je peux dire à mes collègues, que les devoirs qu'elles donnent "c'est juste 10 minutes tous les soirs", cela se transforme à la maison d'un enfant DYS en 1h à convaincre, imposer, hurler, perdre patience, pleurer (le fils comme la maman), et à pourrir notre vie au quotidien. La réponse de mes collègues : "mais pourquoi tu fais faire les devoirs si cela se passe comme cela ?"
Là, les bras m'en sont tombé...
A priori, si la maîtresse donne des devoirs, c'est qu'elle estime que c'est nécessaire aux apprentissages, non ? Et nos enfants DYS ont tellement de difficultés qu'on se dit "c'est pour leur bien, il FAUT le faire ABSOLUMENT". Je ne fais que constater que du côté des collègues, il y a encore un énorme problème de compréhension de ces enfants. Ils sont les oubliés, les incompris et nous sommes les mamans-chiantes. Mais je reste persuadée que mon gamin a les capacités pour suivre une scolarité normale, avec un peu d'aménagements pour lui faciliter la vie (un ordi, c'est quand même pas très dérangeant comme aménagement !) alors que pour d'autres, ce serait bien confortable de le coller dans une voie de garage (je ne parle pas de la classe pour les DYS, mais de sa formation générale), et de ne pas avoir à prendre en compte la différence.

Sophie (pas si) sage 19/05/2014 17:46

Oh Sarah, je compatis car moi aussi, je n'en peux plus de ces profs qui ne veulent pas comprendre les difficultés des dys !!!! J'en ai marre de devoir me battre pour faire respecter les droits de mon fils !
La solution que j'ai trouvé pour l'instant, outre de passer pour une mère chieuse qui ose réclamer une RE afin d'avoir un malheureux bilan scolaire pour accompagner son dossier MDPH et un dossier pour le Centre Référent Robert Debré, c'est tout bêtement de le déscolariser du système EN et de l'inscrire dans un collège-lycée hors contrat avec des classes à 10 max et une VRAIE différenciation ! C'est le prix à payer pour sa santé morale (et la mienne du coup) et pour lui permettre de réaliser son rêve professionnel ... (Quitte à manger des patates tous les jours).
En tout, je te souhaite du courage dans ces épreuves.
Je n'ose dire le nombre de soirs où j'ai pleuré de dépit et de colère rien que ces 2 derniers mois ...
Bon faut que j'y retourne, y'a les devoirs de mon DYS à gérer ...

vivi 18/05/2014 21:24

OUI, OUI, OUI sophie (pas) si sage. Si tu en a envie, prends ton petit dans ta classe.
J'ai eu Julien il y a 13 ans dans ma classe de Moyens; je n'ai pas eu l'opportunité d'avoir les 2 autres mais l'an prochain: CHOUETTE! j'aurai ma petite Alice avec moi toute la journée. Il me tarde déjà! et comme Joëlle, je ne pose pas de questions inutiles.Il y aura sûrement des caprices et alors???Quelle chance j'ai de pouvoir vivre une année entière avec elle et 25 autres petits copains!!!!
S'il y a problème, tu sauras les régler!!! Une maman de 4 enfants a l'habitude dé régler les problèmes... pas vrai Isa? Suis ton intuition et saisi une opportunité que très peu de maman ont...

isa 19/05/2014 07:32

Moi aussi j'ai pensé à toi et je me disais Lise devrait être intéressée. Tu vois que les récits sont variés, chacune a fait selon comment elle pouvait ou voulait et que selon il y a eu ou non conflit, difficile de prévoir mais les conflits sont aussi fréquents à cet âge avec la phase d'opposition que traverse le petit enfant qui veut exister en se différenciant. Ce que tu vis est une bonne expérience de ta vie de mère, cela t'apprend à trouver des attitudes, des réponses et plus tu acceptes d'affronter cette situation plus tu enrichis ta panoplie dont tu auras besoin à l'adolescence de ton fils.

Lise 18/05/2014 23:09

Moi aussi, je lis depuis ce matin et je t'y attendais Isa...Tu sais pourquoi;-)
Alors, pour ma part j'ai pris mon petit garçon dans ma classe. Il terminera sa PS cette année. Et pour nous c'est plutôt : un pas en avant, deux pas en arrière, trois pas sur le côté, trois pas de l'autre côté,..." Pas toujours évident donc. Mais une bonne âme m'a dit : si tu as pris ton fils dans ta classe, c'est que tu as senti que vous aviez à en tirer des bénéfices" Alors je dirais bien comme elle, continue dans ton choix! Il y a aussi des moments difficiles mais aussi de grands soleils!!!

isa 18/05/2014 22:27

Je n'ai pas encore mis mon grain de sel dans cette discussion que je suis pourtant depuis ce matin et qui me régale parce que je lis tous les avis et je trouve ça merveilleux. Quand Sophie PSS (:-)) m'a écrit hier sa demande, je me suis interrogée sur ce que j'aurais pu lui répondre. En dehors du fait que personne ne peut lui interdire de prendre son fils dans sa classe, je lui aurais dit que je ne savais pas quoi lui dire. Ce sont des expériences tellement intimes et tellement différentes que personne ne peut vraiment dire :" Voilà ce qu'il faut faire". Et même si nos expériences sont positives ou négatives,personne ne sait à l'avance comment se déroulera l'année scolaire du fils de Sophie. Alors, la meilleure des choses est ce que vous avez fait, c'est à dire raconter et au milieu de tout ça Sophie fera son choix, même si je le connais parce qu'elle l'exprime déjà clairement: prendre son fils avec elle.
C'est vrai que tout est souvent exprimé du point de vue des adultes, et les enfants ont-ils envie d'être dans la classe de leur maman ? Je pense que la grande majorité répondrait oui. Est-ce que cela peut rendre une dépendance encore plus grande ? ça dépend des enfants et puis l'autonomie se construit aussi dans l'amour qu'on reçoit, quand Cathy dit que son fils est parti faire ses études loin, c'est sûrement grâce à tout l'amour qu'il a reçu et qui lui donne la force de l'éloignement car il sait qu'il est aimé et que son départ ne remet pas en cause cet amour.N'y a -t-il pas risque de sentiment de toute puissance de la mère qui est déjà la personne du premier lien ? Là également, il est important de vivre la relation avec un papa qui vient jouer son rôle comme vous l'avez évoqué à plusieurs reprises. Y aura-t-il des manifestations de jalousie ? Evidemment, car le petit enfant a le désir absolu de garder sa mère à lui, c'est constitutif de son développement, il passe par cette étape et je pense que cette expérience est un bon exercice pour lui, même si les menaces les plus fortes viennent des frères et soeurs en fait.Alors moi j'aimerais vous raconter combien j'ai désiré aller dans la classe de ma mère qui je le rappelle ( pour ceux qui arrivent) pratiquait la pédagogie Freinet. Je souffrais tellement dans ma scolarité que j'avais le sentiment de paradis quand je regardais la classe de ma mère et surtout la joie qu'elle avait d'enseigner et c'est cette joie que j'aurais voulu connaitre. Mes enseignantes étaient aigries et tristes dans mes souvenirs. Malheureusement même si ma mère avait voulu,elle n'aurait pas pu puisque à l'époque c'était école de garçons et école de filles et elle avait une classe de garçons. Est-ce que si j'avais été dans sa classe , je serais devenue enseignante de la même façon que je l'ai fait avec ce désir de changer les choses, personne ne le sait mais qu'est-ce que j'aurais été heureuse !!!!!

vihyko 18/05/2014 20:55

Je nai pas pris mes enfants dans mon ecole et cest un choix motivé par notre situation : mon mari est souvetn en déplacement, jai une relation opposite et fusionnel avec mon fils aîné et plutôt complice avec mon deuxième. Nous vivons déjà presque en microcosme avec mes minizhoms alors jai eu le besoin de conserver mon univers. Jai aussi toujours eu le souci du "etre le fils de la directrice", ce qu'a vecu une de mes amies d'enfance pas vraiment bien..
Désolée pour les fautes je suis sur la tablette et mon cadet me grimpe dessus ...
Ma conclusion perso serait de dire que tu dois faire comme toi tu le ressens car tu connais tes enfants et tu te connais. Personne ne peut savoir a ta place comment cela va se passer. Fais toi confiance. Je pense que sur un triple niveau cela sera sûrement plus facile car tu n'auras pas une classe que de razmots prets a s'accrocher a toi comme des moules sur un rocher ! Beaucoup de collegues ne comprennent pas mon choix d'avoir scolarisé mes enfants ailleurs car on paye la garderie, la cantine, on ne peut pas aller aux spectacles a 15h (grrr) mais chacun a sa petite vie et son petit univers.. cest un choix. ? L'important est de respecter le choix de chacun. Biz

matalcris 18/05/2014 20:40

Bonjour Sophie, je ne comprends pas bien l'opposition de ta directrice! A ma connaissance rien n'interdit d'avoir son enfant dans sa classe. Mon mari a eu ses 3 grands et a beaucoup apprécié, ils sont adultes maintenant et en garde plutôt de bons souvenirs...Je peux aussi te parler de mon expérience, beaucoup moins positive, cette année j'ai mon fils en ps dans ma classe et c'est un désastre ! Contrairement à toi, je n'ai pas eu le choix, je suis dans un petit village et je suis la seule instit de maternelle (ps/ms). Mon petit gars, super facile par ailleurs, est méconnaissable en classe, il est très jaloux et veut me montrer qu'il existe en faisant systématiquement tout ce qui est interdit en classe. J'ai espéré que cela se passe mieux avec mon atsem mais c'est pire. Bref, il ne veut rien faire (je travaille aussi avec les ateliers de manipulation), reste collé à moi pendant les récréations sans parler des réveils après la sieste... Je redoute beaucoup l'année prochaine et j'envisage même de l'inscrire dans un autre village au risque créer beaucoup de difficultés organisationnelles...
Voilà, c'est mon témoignage, je prends aussi ma fille de gs pendant les décloisonnements (3h par semaine) et ça se passe bien. Je crois que tu dois pouvoir faire comme tu le ressens, c'est essentiel...
Chrystel

Annie 18/05/2014 20:14

Je remets mon commentaire à la bonne place !!

Je n'ai pas vraiment été confrontée à la situation, ma fille est "passée" par la classe de ma collègue en TPS, j'ai trouvé ça difficile car en tant que mère, certains choix me dérangeaient mais en tant que directrice c'était difficile d'intervenir sur la pédagogie de la collègue ... après, elle est allée dans une autre école.
Dans les commentaires je vois surtout le point de vue de l'adulte qui "s'y retrouve" mais je pense que les enfants ont droit à une vie privée, qu'ils ont le droit que leur parent ne sache pas tout de leur journée (de leurs bétises ?") ...
De plus quand on s'est "pris la tête" le matin avec son enfant (ça arrive, non ?) , c'est bien d'avoir la journée pour "passer à autre chose" et ainsi avoir plaisir à se retrouver le soir...

Maxame 18/05/2014 19:11

Bonjour Sophie,
J'ai eu ma fille, puis mon fils dans ma classe de GS, tout s'est très bien passé; c'était une grande joie pour moi. Ils m'ont spontanément appelée maîtresse en classe. Le seul problème c'est que j'ai toujours fait très attention à ce qu'on ne puisse pas me reprocher de les favoriser, et donc ils sont souvent passés après tous les autres...
De toutes façon ils avaient déjà une relation à l'école différente de celle de leurs camarades: c'était leur terrain de jeu et presque (les pauvres...)leur deuxième maison.
Bonne soirée
Maxame

ClaireB 18/05/2014 18:45

Bonjour Sophie
ma réponse est plus par rapport à la pédagogie Montessori;
je trouve qu'avec cette pédagogie (qui me passionne , et moi aussi j'achète peu à peu le matériel), les enfants sont autonomes dans le bon sens du terme, ton enfant a déjà ses repères si tu fais "montessori à la maison" il a sûrement déjà une manière de fonctionner et d'être pris en compte comme un enfant ds sa globalité, le fait de devenir élève est un plus que permet l'école dans son accompagnement vers l'autre, son pair, ses pairs, et la bienveillance et l'esprit de coopération qui accompagne cette pédagogie fait à mon avis que tout est déjà réuni pour gagner ce plus; en plus ton petit a déjà l'expérience de la communauté avec 3 grands frères et sœurs! :)
et toi, que penses tu au fond? si tu imagines ton fils ds ta classe le vois tu heureux? si tu l'imagines dans une autre classe, as tu des peurs? ou bien tes peurs se situent elles dans le regard extérieur, voire l'interdit moral de la directrice de ton école? ton mari qu'en pense t il?
autre point plus: il y a un autre adulte ds la classe pour avoir un autre référent pour ton enfant ds ses apprentissages comme pour les petits secrets, ou pour raconter ce qu'il aura fait le WE; et avec cette pédagogie en classe, l'atsem est souvent également très investie (l'esprit montessori contamine vite! comme tout qd on est convaincu! :)) on le voit avec le lien que chacun ici convaincu entretient avec nos collèques atsem ;)
si je me mets à ta place et si je revois le vécu de ma fille avec des maitresses en PS qui ne connaissaient pas trop la mater.... je l'aurais prise aussi aussi... qd elle a quitté cette école en fin de MS l'an dernier car on déménageait, j'ai pleuré... d'avoir serré les dents (non de colère mais de tristesse... ); cette année, elle apprend au sens plein du terme, et est heureuse! et moi aussi :)
autre aspect: pragmatique: 4 enfants avec en plus le mercredi matin travaillé; je choisirai le plus simple! pour mon mvt cette année j'ai du prendre en compte les horaires du mercredi pour pas avoir à envoyer ma fille au centre aéré et garder un aprem à faire autre chose que la collectivité...
bises et courage pour ce choix pas simple

Cathy 18/05/2014 17:56

J'ai eu mon fils dans ma classe, il a maintenant 20 ans et je ne regrette rien, lui non plus. C'est vrai qu'on était un peu fusionnel (j'ai mis 15 ans avant de parvenir à avoir un enfant, ce fut long et difficile).
Plein de gens m'avaient prédit un avenir noir pour lui, psy et compagnie. L'an dernier, il a choisi lui même de partir à l'autre bout de la France pour faire ses études. On s'aime toujours autant, on se téléphone souvent, mais il vit très bien sa vie sans moi, et moi sans lui.
J'ai été ravie qu'il puisse venir avec moi dans ma classe, car il avait fait une expérience douloureuse dans une autre école en PS où la maîtresse n'était pas aussi bienveillante que moi. Je ne me lance pas de fleurs, mais depuis toujours j’essaie d'accueillir les petits, surtout ceux qui ne se sont jamais séparés, avec beaucoup de bienveillance et d'attention. Ce ne fut pas le cas pour mon fils qui ne voulait plus aller dans cette classe ni à l'école, jusqu'à vomir le matin.
Il a accepté de retourner à l'école avec moi, il n'était pas collé à moi dans la classe, je ne lui demandais rien de particulier, je me fichais un peu des résultats, ce qui m'importait, c'est qu'il rencontre d'autres enfants et qu'il puisse avoir une vie sociale.
Il m'appelait Cathy ou maman, mais cela n'avait aucune importance, car tous les autres enfants de la classe savaient évidemment qu'il était mon fils.
Il a ensuite continué sa scolarité dans mon école avec mes collègues, et là j'ai été vigilante à être la maman de mon fils. Voilà, ce serait à recommencer, je le prendrais directement dans ma classe, mais je n'ai pas de regret.

Elaine 18/05/2014 16:30

Bonjour,
ma fille était dans mon école (mais pas dans ma classe). Je décloisonnais avec sa maîtresse et avait donc régulièrement ma fille et ça s'est bien passé (elle était déjà en grande section). EN tous cas, il n'y a jamais eu de pb de dénomination car elle m'a spontanément appelée "Elaine". Comme ça, c'était facile, il n'y avait pas de différence entre la maison et l'école ! (bon, elle m'appelle quand même aussi maman mais c'est uniquement dans les coups de mou, le soir, pour les câlins, donc ça ne lui venait pas du tout à l'école). LA seule petite difficulté que j'ai eu, c'est en moyenne section lorsque je m'occupais de la couchette où elle dormait (les niveaux sont mélangés pour la sieste) et elle a eu beaucoup de mal à accepter que je puisse endormir d'autres enfants qu'elle...

Joëlle 18/05/2014 15:20

Oup's !
Je viens de m'apercevoir, en relisant ton message, que "ton petit loulou" est un petit garçon.
Pardon pour lui !
Et au fait : demande à ta directrice de trouver un texte qui interdit de prendre son propre enfant dans sa classe : elle aura du mal à en trouver un (et heureusement pour tous les enseignants de campagne !)
Et j'ai oublié de dire que la maternelle est vraiment le lieu privilégié pour ce genre de situation : pas le stress des résultats, des évaluations, du passage dans la classe supérieure, de leçons à apprendre ou d'exercices à faire le soir, des doutes des copains quand on réussit un travail : "eh ! bien sûr ! c'est sa mère qui lui a dit ce qu'il fallait faire !!! "
Le plaisir de la découverte, et du plaisir tout court !

Joëlle 18/05/2014 15:04

Je pourrais faire un "copié/collé" du commentaire de Marie (3 commentaires plus haut).
Tout pareil !!!
De toutes façons, à part se compliquer la vie (horaires, temps de transport, frais de garde supplémentaires...), mes enfants ne pouvaient pas aller dans une autre école (campagne oblige...) ! Et comme ni mon mari ni moi même ne sommes des gens compliqués, on ne s'est pas posé beaucoup de questions !
Comme Marie, mes enfants devenaient un élève landa passé le portail de l'école. Je ne les ai pas privilégiés, et je n'attendais d'eux pas plus que des autres. Ils vivaient leur vie de petit écoliers, , tout simplement !
Je ne commentais jamais non plus quand ils étaient "repris" par les collègues ou ATSEM (à la cantine ou pendant les récréations). Elles osaient, et elle avaient le droit ! Au contraire ! Parce qu'ils n'étaient pas parfaits, je le savais bien (ils ne le sont pas toujours d'ailleurs !!!).
Ne te complique pas la vie ! Si cela te fait plaisir et si tu sens que ton bout de chou aussi, ce n'est pas la peine de passer par la case "psy" !!!!!!
POUOUOUOUHHHHHHHHH !!!! Il y a plus grave dans la vie !!!! Je ne vois pas en quoi cela serait traumatisant ! Et puis un an est vite passé ! Si c'est simple pour toi, ce sera simple pour ta petite fille !
Tu ne crois pas qu'elle saura que tu es SA maman quand elle restera après la classe AVEC TOI (toute seule) et que TU partiras AVEC ELLE (et qu'ELLE) le soir ??
Un bricoleur aime partager le bricolage avec son enfant, un médecin doit parfois soigner, un motard fait faire de la moto, un pâtissier pâtisse, un jardinier jardine, et un enseignant enseigne !
On aime partager ce qu'on aime ? Non ?
Et ce qui est drôle, c'est de « s'entendre » le soir, quand sa fille joue à la maîtresse, ou que son fils se met à trier tout et n'importe quoi pour « montrer à son père » !
Très formateur !!! Un miroir !
Ils en gardent un bon souvenir... et moi aussi !

Danielle 18/05/2014 14:05

Bonjour,
Maman de 4 enfants je n'étais pas PE lorsque mes ainées étaient en maternelle. Pour la troisième la question s'est posée. Par commodité (mon mari est très souvent en déplacement et elle allait l’après-midi chez la même nourrice que son petit frère) nous l'avons mise dans mon école et comme il n'y a qu'une petite section (ma classe) j'allais être sa maitresse. Cette année là j'étais à 50% c'est aussi pour cela que j'ai envisagée cette solution. Je ne l'ai jamais prise avec moi en atelier ni même évaluée. Nous avions convenu que ma collègue s'en chargeait. Ma fille a joué le jeu toute l'année, à l'école elle m'appelait 'maitresse", et ne venait pas me voir, elle gardait ses distances. Cette année elle est en MS dans la classe de mon collègue et on la sent plus à l'aise, moins sur ses gardes. Du côté des parents cela s'est bien passé on a eu peu de réactions négatives insinuant qu'elle allait faire l'objet d'un favoritisme.
Pour mon dernier je ferai tout pour éviter cette situation car je travaille désormais à 100%.
On en avait parlé avec la pédiatre avant et on avait envisagée une autre possibilité si en cours d'année cela ne se passait pas bien; j'ai eu une collègue pour laquelle cela s'était très mal passée, sa fille qui souffrait de cette situation la critiquait à voix haute dans la classe (ta chanson est nulle etc...).
Danielle

GUILAINE 18/05/2014 13:27

bonjour,
en ce qui me concerne, j'ai eu mes deux aînés en classe quand j'avais les PS-MS-GS et cela s'est très bien passée avec ma fille pendant deux ans et avec mon garçon cela a été beaucoup plus difficile car la différence entre maman et maîtresse n'était pas discernable. Il était en pleine opposition(normal vu l'âge)mais à la différence des autres enfants il n'arrivait pas à intégrer les règles. A la différence des autres enfants qui sont parfois en opposition à la maison et qui à l'école n'ont pas ce besoin d'opposition, le mien l'avait à la maison et à l'école... j'ai enfin pu respirer et lui aussi quand nous avons déménagé et que chacun a "fait sa vie" dans son école. L'âge de l'école maternelle est un âge où l'ouverture sur le monde est phénoménale est le fait de rester avec maman maîtresse (dans les jupons) ne permet pas à mon avis cette ouverture. Mon p'tit dernier a sa propre maîtresse et même si je trouve que son travail avec le élèves n'est pas très intéressant ( pas de couleurs dans les cahiers, travail fastidieux de coloriage au crayon...), je préfère qu'il ait sa vie. Il faut que tu arrives peut-être à jauger le degré d'attachement et de détachement que vous avez l'un envers l'autre.... N'y a-t-il pas quelque chose aussi de différent quand à la relation mère-fils et mère -fille?

marion P 18/05/2014 12:51

Coucou, j'ai eu mes enfants dans la classe car pas le choix:
* la première, juste dans l'école, pas dans la classe
* la deuxième, ce fut un régal, elle a sur bien gérer maitresse/maman et séparait si bien le temps de classe du temps maison qu'elle en arrivait à me raconter ses journées comme si j'y étais pas. Ce fut génial
* la troisième, ni positif, ni négatif, elle n'aimait pas que je sache tout avant qu'elle me raconte.... cela l'a enfermée dans son mutisme déjà bien présent (on soupçonne syndrome asperger) mais le + a été que j'étais au courant de ses soucis et du cup j'ai pu vraiment adapter l'école pour elle. (pas sur qu'une autre enseignante aurait compris, d'ailleurs depuis qu'elle est avec ma collègue en CP, on a une phobie scolaire qui s'installe)
* quand à la 4ème, c'est l'horreur, elle a fait PS et maintenant MS avec moi, elle arrive pas du tout à gérer que SA maman s'occupe de 36 autres petits. Dés qu'un enfant m'adresse la parole, ou vient réclamer un cain, elle est jalouse et fait une bétise pour attirer mon attention. Du coup pour GS elle a demandé à changer d'école pour avoir une maman et une maitresse.... c'est ce que nous ferons

Emilie44 18/05/2014 12:31

Je n'ai pas encore d'enfant, donc je vais juste donner mon avis en tant que directrice : je ne vois pas pourquoi une directrice t'interdirait de prendre ton enfant dans ta classe si c'est ton souhait. Rien ne s'y oppose dans les textes et ça paraît une évidence d'aller dans le sens voulu par la collègue/maman.

Par contre, j'ai vécu une année une situation très difficile due au fait que le fils d'une des ATSEM était scolarisé dans l'école et qu'elle n'arrivait pas à faire la part des choses, elle se positionnait uniquement en tant que maman et en oubliait complètement son rôle de professionnelle, mais là c'était un cas très particulier.

Sinon, pour ma part le jour où j'aurai des enfants, je pense que j'aimerais assez les avoir dans ma classe. En effet, comme beaucoup d'entre nous je passe beaucoup de temps à imaginer et préparer des choses pour ma classe, donc je serais déçue que mes enfants ne puissent pas en profiter eux aussi. Forcément, les choses que l'on met en place dans notre classe sont des choses sur lesquelles on est vraiment convaincu (sacs à albums, ateliers autonomes, etc...) donc on souhaite que son enfant puisse en bénéficier, ce qu'il n'auront pas forcément dans une autre classe...

Mais bon, chaque enfant est un cas unique, donc comme c'est toi qui connais le mieux ton petit dernier, c'est toi mieux que personne qui peut évaluer si ce sera bénéfique pour lui ou non, car c'est cela qui est le plus important au final.

marie 18/05/2014 12:46

bonjour,
j'ai eu ma 2ème fille en classe de Ps avec moi. nous n'avions pas le choix. Cela s'est très bien passé. Elle m'appelait maîtresse en classe et je redevenais tout naturellement maman quand tout les enfants étaient partis. Il n'y a jamais eu de confusion. Il faut jouer le jeu jusqu'au bout, son enfant est un enfant comme les autres au sein de la classe, pas plus d'attention pas moins. Le papa a joué le jeu lui aussi pour faire raconter la journée de classe ou lire les cahiers quand ils revenaient à la maison.

Silbale 18/05/2014 11:21

Pas grand chose à rajouter si ce n'est pour aller dans le même sens que les mamans/instits!
J'ai l'expérience d'une collègue qui ayant eu 2 filles les a prises chacune dans une de ses classes. Je me souviens de la seconde, en MS, qui appelait sa mère "maîtresse" en classe et dès l'école finie revenait à "maman". Aucune confusion dans son esprit, aucune jalousie avec ses pairs. Quant à la maman/instit, avec le recul elle a adoré l'expérience.

Muriel 18/05/2014 10:30

Je voudrais surtout te rassurer!!!!
J'ai PS-MS-GS (ou avant TPS-PS-MS) et j'ai eu... mes 3 enfants dans ma classe!!!!
Et ma foi je ne pense pas qu'ils soient traumatisés! (aucune séance de psychanalyse pour l'instant....).
Il est vrai nous n'avons pas ce genre de relation hyper-fusionnelle qui peut parfois poser problème.
Tous m'ont appelé "maitresse" et le dernier m'a même vouvoyé pendant le temps de classe depuis la PS!

Les bémols que je mets sont:
- à éviter si on a un lien surdimensionné avec son enfant
- à éviter si l'enfant est déjà difficile à la maison
- à éviter si on n'en a pas envie du tout
- J'ai remarqué qu'on a tendance à en faire moins pour son enfant, notamment dans les marques d'affection: par ex je n'ai aucun scrupule quand je prends les autres sur les genoux, alors que pour mes enfants oui (c'est drôle, non? ceci dit ils n'étaient pas forcément demandeurs, donc ça ne m'a pas traumatisée non plus).
- c'était le papa ou l'entourage qui faisait le candide pour demander ce qui avait été fait dans la journée... ou bien je leur posais la question et on en faisait un jeu. Cela a créé une belle connivence de partager ce vécu scolaire (même ensuite quand ils étaient en élémentaire). Et super sympa de faire les trajets ensemble (et bien pratique!)
- Pour le lien scolaire avec les collègues quand les enfants sont plus grands et dans d'autres classes, par contre, je conseille de bien séparer le rôle maitresse du rôle maman, c'est à dire que quand j'étais à l'école j'étais la collègue et pas la maman de.... je prenais RdV pour parler de mes enfants comme tout le monde. Pour mon ainé dyslexique, cela a un peu compliqué mes relations avec sa maîtresse pendant un temps... mais ce n'est pas ton questionnement ici.
Mais tes interrogations sont complètement légitimes!

Muriel 18/05/2014 18:11

Oh comme je comprends bien vos inquiétudes!
L'avantage en grandissant, c'est qu'il peut choisir une filière scientifique avec moins de français et de langue, donc réduire les causes de difficulté.
Je me suis disputée avec la doctoresse scolaire quand il était en seconde car elle ne voulait pas apporter d'aménagements, disant qu'à force il devait apprendre à se débrouiller tout seul! Je lui ai dit "madame, je ne vous souhaite pas un enfant dyslexique mais cela vous permettrait de comprendre ce que c'est et le combat que nous devons mener au quotidien!" Oui, comme toujours, les aménagements sont au bon vouloir des enseignants...
Il faut beaucoup insister sur la notion de handicap face à ces gens obtus.
Je me suis aussi beaucoup questionnée sur les cause de la dys... est-ce inné, acquis, héréditaire????? Est-ce qu'au moment de l'entrée en lecture, ces enfants "qui réfléchissent peut-être différemment" n'utilisent pas les bonnes stratégies de lecture et s'empêtrent dans la mauvaise voie en les fixant???
Je sais qu'on ne peut diagnostiquer la dyslexie qu'en CM1, mais il y a j'en suis sure des signes prédictifs qui permettent d'anticiper, d'aider plus tôt... pour une scolarité épanouie.
Par contre, pour nous enseignant, c'est très formateur d'avoir un enfant qui ne réussit pas bien à l'école, car nous avons été (pour la plupart) de (très) bons élèves, et il est facile de n'avoir que des "y à qu'à" dans la bouche et de ne pas toujours comprendre, dans notre milieu socioculturel protégé, ce qu'est la souffrance scolaire.
Je suis sure que ton regard est déjà différent pour ton second, tu sauras anticiper et trouver les bons appuis.

Sophie (pas si) sage 18/05/2014 16:37

Merci pour ta réponse. Mon fils aussi a un QI verbal plus haut que la moyenne (124) et c'est la mémoire de travail et la vitesse de traitement qui est problématique. Il a un PAI depuis 2 ans avec 1/3 temps et photocopies. Mais ce n'est respecté par aucun de ses profs cette année. Il passe pour un enquiquineur (car devenu bavard et insolent avec certains profs), un fainéant qui pourrait mieux faire s'il le voulait. Même la directrice remet en question les bilans de l'orthophoniste par exemple car dessus il y a juste écrit "ses troubles s'apparentent à une dyslexie-dysorthographie mixte". Le pire des fois, j'ai l'impression qu'il ne cherche pas à déroger de cette image et je le sens complètement démotivé. Dur, dur au quotidien. Sinon, il voudrait pourtant faire un bac STI sin pour devenir plus tard ingénieur informatique. Je sais qu'il est capable d'y arriver mais j'ai l'impression que seul son papa et moi croyons en lui ... Les profs sensibles aux dys sont peut-être un peu plus nombreux qu'à l'époque de ton 1er, mais malheuresement ils ne se trouvent toujours pas dans tous les établissements !
Et pour en revenir à mon dernier, j'ai l'impression des fois de voir dans certaines de ses attitudes celles de mon 2e au même âge (grande facilité au niveau du langage, phase des pourquoi, aisance et intuition dans la manipulation des objets ...), c'est bien pour cela que je souhaite être très vigilente sur ses apprentissages. Je ne dis pas qu'il sera dys mais au moins au moindre doute, je n'hésiterai pas à le faire tester le plus tôt possible ...

Muriel 18/05/2014 12:28

Il a 21 ans maintenant!
Des difficultés pour l'entrée en lecture en CP chez un enfant hyper malin... diagnostic négatif en CE2 (et on en est restés là, on a cherché en vain des raisons psychologiques...), ortaugraffe épouvantable, etc... c'est en fin de 6ème qu'il a été détecté. J'ai fait passer depuis un dossier à mes collègues pour qu'elle ne passent plus jamais à côté d'un cas pareil, cela a été très formateur pour elles. Mais c'était il y a longtemps, on en parlait moins, c'était une vraie nébuleuse.
Les tests ont montré un QI de 128 en non verbal (càd ce qui n'était pas handicapé par la lecture) ,c'est te dire! Il a eu un aménagement PAI, qu'il a encore car il est en licence pro!!! C'est indispensable de faire un PAI avec un tiers-temps! Il a fallu s'imposer parfois avec certains enseignants, mais au moins lors des examens c'est moins stressant. Il a eu le BAC STI Génie Civil avec mention bien, a fait un BTS et une licence, n'a jamais redoublé. Il faut apprendre à compenser, il faut leur donner confiance car ils la perdent vite.
Maintenant (depuis 5 ans environ) notre collège de secteur a des classes TSLE, mon autre fils a été tuteur d'un dys pendant 2 ans, c'est vraiment bien. Les profs (volontaires pour cette section) sont bien plus à l'écoute qu'avant et prévoient des aménagements (codes couleur, textes à trous, traces de cours, tutorat, etc...). Dommage que mon ainé n'ait pas pu en bénéficier à l'époque!
Voilà,... si tu as d'autres questions, n'hésite pas!

Sophie (pas si) sage 18/05/2014 10:47

Oh la, la, pour l'instant vous me confortez toutes dans mon choix.
Mais Muriel, je rebondis sur la fin de ton message car mon 2e a été diagnostiqué dyslexique-dysorthographique mixte - dysgraphique dès la fin de la 6e. Et pendant toute sa scolarité élémentaire, ni moi ni mes collègues ont décelé quoi que ce soit. Et il est encore une de mes grandes préoccupations car cela ce passe mal au collège (en 4e cette année) !!!! Le tien a quel âge ?

laetitia 18/05/2014 10:24

Mais bien sur que tu peux prendre ton enfant dans ta classe, ce n'est pas interdit et heureusement car quand on n'a pas le choix que de mettre nos enfants dans notre école, on serait bien embarrassé. J'ai vécu l'expérience il y a quelques années avec ma grande en PS, c'était bien car elle avait une copine avec qui elle était très fusionnelle et du coup, elle n'a pas eu le soucis de partager sa maman avec les autres. J'ai trouvé que c'était bien de pouvoir profiter de son enfant pendant un an, elle m'appelait "maîtresse" et en était fière, et "maman" lorsqu'elle était fatiguée. J'ai cette année ma deuxième en TPS une à deux matinées par semaine (car elle est plus pot de colle que la première) ça se passe très bien également et je suis ravie de pouvoir la prendre à temps plein l'an prochain dans ma classe. Je suis contente de pouvoir profiter de leur première année d'école avec mes enfants, et j'espère que pour toi ça sera pareil.

sev 18/05/2014 10:21

Je n'ai jamais eu mes enfants dans ma classe, mais j'ai autour de moi des avis très divergents; donc difficile de te dire ce qu'il faut faire... par contre, je pense que si ton enfant a eu l'habitude à la maison de pratiquer la pédagogie Montessori, ce serait dommage qu'il n'en bénéficie plus.
C'est génial d'avoir les 3 niveaux, j'en rêve moi aussi. Mais ma collègue de maternelle n'est pas prête pour ça, donc je patiente.

Isabelle L 18/05/2014 10:18

Pour ma part, j'ai toujours souhaité garder la casquette "maman" pour mes filles , m^me si elles étaient dans mon école. J'avais l'impression (à tort ou à raison ?) que ce serait dur pour elle de partager ainsi sa maman, et difficile pour moi à gérer en plus de la classe. Il m'est arrivé de les avoir en décloisonnement mais plus tard en élémentaire.

Annie M 18/05/2014 20:12

Je n'ai pas vraiment été confrontée à la situation, ma fille est "passée" par la classe de ma collègue en TPS, j'ai trouvé ça difficile car en tant que mère, certains choix me dérangeaient mais en tant que directrice c'était difficile d'intervenir sur la pédagogie de la collègue ... après, elle est allée dans une autre école.
Dans les commentaires je vois surtout le point de vue de l'adulte qui "s'y retrouve" mais je pense que les enfants ont droit à une vie privée, qu'ils ont le droit que leur parent ne sache pas tout de leur journée (de leurs bétises ?") ...
De plus quand on s'est "pris la tête" le matin avec son enfant (ça arrive, non ?) , c'est bien d'avoir la journée pour "passer à autre chose" et ainsi avoir plaisir à se retrouver le soir...

maud 18/05/2014 11:50

coucou,
j'ai mis ma fille dans mon école, on dit aux parents de couper le cordon et on ne le fait pas soi même... hihihi... j'ai hésité longuement à la mettre dans ma classe, et puis un jour dans le cabinet de SOS médecin, un jeune médecin m'en a dissuadé, ma fille était(est) fusionnelle avec sa maman (et réciproquement) et en même temps nous sommes frontales... du coup il m'a dit qu'elle regarderait les autres faire et ferait pire pour me faire sortir de mes gongs et qu'il me serait alors difficile de rester maîtresse... Je ne regrette pas de l'avoir écouter...
elle vivait sa vie d'écolière à côté de ma classe, on se retrouvait avec bonheur pour un bisou ou un câlin réconfortant à la récré. J'ai apprécié cette proximité et en même temps cette distance, cela me permettait aussi de lui laisser un jardin secret.

Je me souviendrai toute ma vie de son 1° jour d'école,
papa était passé par ma classe en partant pour me dire impec pas de pleurs parfait, me voilà rassurée et soulagée...
à la récré je sors avec 4 ou 5 enfants accrochés à moi en larmes, je m'assoie pour pouvoir les câliner tous et là ma mouflette traverse la cour, les pousse et dit très fort : " c'est MA maman"
Cela a été compliqué de lui faire comprendre que oui j'étais sa maman mais que à l'école j'étais une maîtresse et que les autres enfants n'avaient pas la leur de maman et que c'était mon travail de les consoler (le soir elle disait à ses mamies que quand elle serait grande elle ferait le même travail que maman : consoler les enfants quand ils n'ont pas leur maman!!!)
A toussaint elle a vraiment intégrer la chose, elle allait voir sa maîtresse quand ca n'allait pas, du coup je n'ai jamais regretté de ne pas l'avoir prise en classe...

pour mon n°2 et surement dernier, on verra bien dans 3 ans dans quel état d'esprit je serai ;)

Après je rejoins Muriel, quand on s'adresse aux collègues au sujet de son enfant on doit enlever sa casquette de collègue et devenir une maman lambda... c'est aussi plus simple pour la maîtresse ou le maître.