J'aime Papa - J'aime Maman en dictée à l'adulte chez Cathy

Publié le par isa

J'aime Papa - J'aime Maman en dictée à l'adulte chez Cathy

Je t'envoie le travail fait au moment de la fête des mères et des pères de dictée à l'adulte que j'écris sur la carte que les enfants offrent.

Puis je fais un récapitulatif sur une feuille pour le classeur de vie que les enfants amènent chez eux toutes les semaines pour expliquer aux parents.

Cathy

Commenter cet article

yobrego 11/06/2014 14:45

Juste apres la fête des meres il y a eu un article ravageur dans sud ouest rochefort sur des écoles maternelles qui avaient pris l'initiative de "faire" une fête des parents et plus fête des meres et des peres pour toutes les raisons déjà évoquées.
Le journaliste était un peu provocateur ....mais les collègues expliquaient leurs choix sans aucune animosité!!!!il y a eu déferlement de haine et je pèse mes mots de haine sur le blog de Sud Ouest 360 commentaires de bile et de fiel quant à notre travail de fainéant qui détestons les enfants ;;;;;
Si vous avez envie de vous mettre la "rate au court bouillon" prenez le temps de le lire il doit encore être en ligne c'est édifiant !!!!!!!!!!!!!! alors après moi je fais comme le vent me pousse, cette année il y a eu collier capsules pour les mamans mais pas de cadeau papa , c'est le weekend de notre spectacle et c'est ça le + bô cadeau ; parfois il n'y a pas de kdo specifiques mamans non plus si le projet ne s'y prête pas mais dans tous les cas je fais attention aussi à ne pas blesser des élèves avec des poésies magnifiqueset tellement émouvantes!!!!! sauf quand on est placé en famille d'accueil et qu'on appelle la famille tonton et tata.

Cathy 11/06/2014 18:35

évidemment, il faut choisir les mots, des mots simples, des mots doux, des mots qui ne jugent pas

isa 11/06/2014 18:12

Oui c'est un sujet sensible mais c'est un sujet et un enfant a besoin de se construire dans la vérité de son histoire, parfois les histoires sont douloureuses, très douloureuses mais quand on cache avec l'intention de protéger, on se trompe, les enfants ont l'art de se sentir coupables, ils font leurs interprétations parce qu'il n'y a personne pour leur permettre de comprendre, ils ressentent que les adultes leur mentent, c'est plus destructeur pour eux que d'affronter la vérité. Les choses peuvent être dites avec des mots simples.

cathy 11/06/2014 17:00

Moi aussi j'adore ta dernière phrase.
Cette année, dans ma classe, j'avais un enfant dont la maman est incarcérée, il a écrit (par mon intermédiaire), j'aime Valou, la nouvelle compagne de son père, qui s'occupe de lui et qu'il aime, on en a parlé.
Et j'avais un enfant en famille d'accueil, qui voit sa maman, il a écrit pour elle, mais pour papa, il a dit non, il a écrit, j'aime Céline et Mika.
On en a parlé, j'en parle souvent en groupe, à tous, des situations différentes, car c'est aussi une différence, les enfants, les autres sont souvent très intéressés par ces histoires de vie différentes.
Je suis sûre que les enfants sont capables de comprendre beaucoup plus de choses qu'on imagine!
J'en ai toujours été persuadée, j'ai d'ailleurs adopté moi même un enfant qui a 20 ans maintenant. Nous lui avons toujours raconté son histoire et la notre, dès tout petit (il avait 4 mois quand il est arrivé chez nous).
Je lui ai parlé de son nombril (quand cela l'intéressait) et de ce cordon qui l'avait rattaché à cette femme qui lui a donné la vie, il n'avait pas un an....
Cela l'a grandement construit de connaître son histoire même si ce n'est pas toujours facile.

yobrego 11/06/2014 16:07

Belle traduction de mes pensées toujours un peu fouillies surtout en fin d'année.Ta dernière phrase devrait être écrite au "panthéon" de l'education nationale.

isa 11/06/2014 15:00

Oui ce sont les adultes qui en font une affaire de reproches les uns envers les autres, c'est exactement toujours le même problème, cette rivalité qui n'est bonne pour personne et surtout pas pour les enfants. Quand il y a du respect réciproque, un choix expliqué est toujours accepté, c'est quand l'entente n'est déjà pas très bonne que toutes les occasions de critiquer seront trouvées d'un côté comme de l'autre. Voilà pourquoi il est si important de créer du lien. L'affaire fête des mères n'est qu'un prétexte à se déchirer, à créer des polémiques injustes et à faire émerger les fossés qui se sont vraiment beaucoup creusés. Laisser dire que la qualité d'une école se mesure au cadeau emporté c'est faire offense au travail des enseignants mais continuer à penser qu'on peut faire notre métier sans tenir compte de la place des familles c'est se couper les ailes.

ghisaline 11/06/2014 12:25

Bonjour,
je voulais réagir sur cette article autour de j'aime mon papa, j'aime ma maman. et la fête des papas /des mamans.
Dans ma classe j'ai opté pour la fête des familles ( un bricolage/peinture + une gourmandise (petits gâteaux et sirop de menthe du jardin fait à l'école ). Le contexte des familles devient de plus en plus compliqué pour certains ( papa décédé, 2 mamans, papa inconnu ou papa absent, père violent , papa "violeur...famille d'accueil ...).
Je ne fais pas abstraction du "papa" car chacun a son histoire et sa famille "classique ou disloquée".
Pour se construire l'enfant a besoin de ses repères . Mais faire un cadeau pour la fête des mamans puis la fête des papas est tellement ancré dans la société , me donne l'impression de prendre parti et de "léser" les familles où le noyau familial est complet. A chaque réunion de rentrée , j'explique ma position mais en MAI et Juin , je sens une frustration de ne pas avoir eu quelque chose ... Qu'en pensez vous????

isa 11/06/2014 13:36

Je te remercie Ghisaline d'exposer ton dilemme et je comprends que cela suscite des interrogations: tradition et évolution de la famille, comment concilier les deux ou comment abandonner des habitudes ?
Peut-être faut-il interroger les raisons de nos choix ?
Choisir de ne plus fêter ces fêtes individualisées peut être en réaction à l'histoire de cette fête des mères ou en réaction à une société de plus en plus consommatrice ou encore comme pour toi en réaction à la difficulté d'affronter les difficultés ou modes de vie familiaux, bref il y a un obstacle qui empêche d'agir comme on l'a toujours fait. Le cas de conscience émerge souvent à la suite d'une situation qui est nouvelle et qui inquiète. Alors peut-être faut -il revenir à l'intérêt des enfants et tenter de se rappeler ce qui nous a motivés à nous faire l'intermédiaire entre une maman ou un papa et son enfant ? De mon point de vue, j'y vois d'abord l'idée de plaisir à faire plaisir, la notion de partage dans le cadeau, le sentiment d'autonomie, quand je suis capable de faire un cadeau à quelqu'un, c'est pour moi une forme d'indépendance et puis il y a le jeu dans le secret et le mystère autour de l’événement. Pourquoi fêter Maman uniquement, parce qu'il y a chez chacun, la recherche permanente de la relation fusionnelle originelle et même si cette maman ou tata n'est pas celle qui m'a fait naître (adoption ou autre), je recherche toujours ces sensations dans mes relations affectives, c'est pourquoi ce moment où j'offre ce cadeau à une personne unique est un moment fort dans mon rapport à elle. Et c'est la même chose avec le papa. Il ne se passe pas cela dans un cadeau collectif.L'enseignant est un passeur, il permet de donner à l'enfant l'occasion de connaitre ce moment qui l'aide dans sa construction relationnelle. Ayant dit cela, je ne juge pas celles et ceux qui ont décidé d'abandonner cette pratique. ce qui me préoccupe c'est qu'en évitant certaines situations liées aux remaniements familiaux, l'idée de travailler sur la famille devient une impossibilité, or les petits ont besoin de s'inscrire dans une filiation, de connaitre leur histoire, d'identifier les membres de la famille et de repérer les liens. Décider qu'il y a un modèle et que celui-ci n'est plus suffisamment représenté pour aborder le thème de la famille c'est une forme de stigmatisation, je pense qu'il faut au contraire reconnaître les diversités et en pointer la richesse, un enfant qui est en famille d'accueil a besoin de voir que ce n'est pas une "faute" pour lui mais que c'est une "chance", évidemment il serait préférable qu'il soit entouré de ses parents mais ce n'est pas le cas, alors ne rajoutons pas à son malheur notre regard qui le placerait hors norme. Il a besoin d'adultes plein d'espoir pour lui. Mais je continue de dire que je comprends que toutes ces situations peuvent dérouter et provoquer de la crainte. J'espère t'avoir aidée à y voir un peu plus clair.