A quoi ressemble votre coin peinture ?

Publié le par isa

Puisque nous sommes dans la période consacrée au domaine Percevoir, sentir, imaginer, créer et que nous travaillons également en fil conducteur l’aménagement de la classe, j’ai pensé que vous pourriez envoyer des photos ou des explications de votre espace dédié à l’artistique. Il y a toujours des idées à prendre qui peuvent paraitre évidentes pour vous mais qui ne le sont pas pour des jeunes qui débutent.

Par exemple, comment faire sécher les peintures ? Comment mettre le matériel à disposition de manière à ce que les élèves soient le plus autonomes possible ? Comment faciliter le rangement ? Comment entreposer les matériaux et le matériel ? Comment rendre le nettoyage plus aisé ...

A quoi ressemble votre coin peinture ?

Publié dans aménagement, coin, peinture

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Guinie 22/11/2014 16:30

Voici quelques nouvelles de mon atelier peinture.
Depuis le dernier message j'en ai fait tous les jours ou presque, encouragée par Isa, Silbale et Virginie90. Mais oui tout arrive !!!! J'ai bien balisé le coin avec du matériel de sport (plots + barres), pas de consigne particulière si ce n'est couvrir la feuille (fond pour déco de Noël) avec à disposition sur une table barquette et pinceaux, éponges, tampons. Je me suis souvent éloignée pour jeter un oeil sur les autres ateliers. Bon, selon les groupes, j'ai pris sur moi, respirer un bon coup, demander de poser tout le matériel, d'aller chercher un bout d'essuie-main pour essuyer les traces par terre parce que bien sûr malgré le rappel des consignes ("si de la peinture tombe on essuie..."), il y en avait un peu partout.
Vendredi dernier, la consigne était plus précise (empreintes au bouchon dans le cadre tout autour de la feuille), je m'aperçois qu'il faut être plus présente.
Le lavage des mains reste le point noir : jeu avec l'eau (gaspillage/vêtements mouillés), mains mal lavées.
Le fait d'avoir repris l'atelier en main pour sa préparation et sa gestion m'a rassuré, m'a sécurisé, avoir délimité le coin pour que les autres enfants ne le traversent pas a posé un cadre.
Merci pour vos encouragements. Comme certains enfants, j'ai eu besoin de tester, de me rendre compte que ce n'était pas insurmontable, de (re)prendre confiance.

isa 22/11/2014 17:41

Merci Guinie, c'est toujours passionnant d'avoir la suite de nos réflexions. Je te félicite d'avoir oser te lancer. Une observation que je te soumets, tu as débuté par l'autonomie pour finir par la prise en main, je crois que la démarche est selon moi inverse, mais je comprends bien que tu étais tellement inquiète que tu as eu besoin de faire autrement: voir d'abord pour apprécier ensuite. Je peux t'assurer que plus tu mèneras d'ateliers peinture et plus l'autonomie sera possible. Tout ce que tu décris ( peinture qui goutte par terre, lavage des mains qui mouille..) est normal dans des débuts de mise en place, il faut à la fois de la rigueur ( un cadre très clair et un aménagement facilitateur) et de la souplesse ( ne pas demander à des petits de 3 ans de ne pas salir du tout, ne pas s'énerver, relativiser et être convaincue que tout va s'améliorer au fil du temps). Je te dis bravo Guinie car je pense que cela t'a sûrement beaucoup coûté et que tu as tenu.

Guinie 08/11/2014 17:22

Merci à vous toutes pour vos encouragements. J'ai vraiment du mal à lâcher prise. J'accepte un peu, un certain temps et puis après je/ça m'énerve, je m'impatiente ajoutons à cela que j'ai du mal à accepter de ne pas pouvoir tout maitriser et que je manque de confiance en moi... C'est pesant d'être Guinie !
J'ai réussi, je crois, à sortir de la simple transmissions des savoirs. Plus j'ai de jeunes élèves, plus je trouve facile de privilégier la relation, les bases invisibles comme tu dis. Bon évidemment ce serait plus simple et surtout plus efficace avec des effectifs moindres. C'est pour ça que j'aime les moments en petits groupes, le lever de la sieste, regarder avec eux le cahier de liaison...
Pour ce qui est de la peinture, je m'y mets la semaine prochaine Isa, encouragée par Silbale et Virginie90. Je revois la préparation, c'est moi qui m'y colle et non mon atsem et je vais commencer par leur faire peindre des fonds pour préparer les décos de Noël de l'école. Ce blog fait du bien, merci à vous tous. Je vous tiens au courant.

Silbale 08/11/2014 16:45

C'est parfois dur, ça demande du recul, de la patience, de la confiance en soi, mais il faut accepter de ne pas pouvoir tout maîtriser... surtout en matière de créativité ou d'expérimentation... tant pis pour les résultats qui ne sont pas à la hauteur des attentes de "l'enseignant", tant pis pour les dégâts ... le plus important est que les enfants y prennent du plaisir tout en apprenant, non?
En ce moment, mes élèves apprennent à manier la pelle et la balayette à longueur de journée parce que les granulés de la table de manipulation ben... ça a tendance à rouler au sol... je vous passe les détails... mais en même temps, ils adorent! Les granulés comme le balayage... donc bon... on ne peut tout maîtriser... Courage Guinie!

Guinie 08/11/2014 11:42

Oh zut !... J'avais écrit hier soir un long article et il y a dû y avoir un problème lors de la validation, alors je recommence.
A quoi ressemble mon coin peinture ? Est-ce que j'ose le dire ?... A rien... Ou presque... C'est ma bête noire, l'art visuel, un comble quand on est en maternelle. Pourtant, c'est une des raisons (il y en beaucoup heureusement) qui m'a poussé à y venir, je me suis dis que je n'aurai pas le choix. Alors, j'en fais bien sûr mais un minimum.
Revenons à l'aspect matériel. Je n'ai pourtant aucune excuse : une classe assez grande, le chevalet aimanté 2x2 places (avec planche à trous pour pots dessous) est poussé le long du mur quand je ne m'en sers pas (donc assez souvent...), coincé entre le coin à bouger et le bac à eau (tout aussi peu utilisé...). Je me sers aussi de la très longue table des ateliers autonomes ou du couloir si je veux un plan horizontal. On a des tabliers à scratch Pi..on en quantité suffisante qui sont quasiment à hauteur d'enfant. J'ai pas mal de matériel (outils, récup et peinture/encre) mais il n'est pas à disposition des enfants. Mais voilà j'ai une ENORME appréhension pour toutes les activités salissantes (idem pour les les bacs à eau, graines, les versés Montessori par exemple). Alors, la plupart du temps je confie l'atelier à l'atsem. Quelques fois "ça me prend" et mais c'est très rare et pour ce qui est de l'atelier peinture libre, je me trouve toujours des "excuses" : manque de temps, d'autonomie pour le tablier (oui là je sais c'est le serpent qui se mord la queue : moins on fait de la peinture, moins ils le mettent, moins ils y arrivent, les manches à l'envers...), les feuilles à fixer, à retirer et faire sécher sur la corde ou l'étendoir à feuille (?), les couleurs mélangées, le lavage des mains / jeu avec l'eau / éclaboussage / tee-shirt à changer / inondation, harcèlement de ceux qui veulent passer...
Et pourtant j'ai une atsem en or : elle adore la patouille, elle a plein d'idées, elle en propose et en cherche toujours plus, ne dit rien quand il y en a un peu partout (ce qui était parfois le cas que je l'avait en MS-GS il y a 2 ans). La pauvre, je crois qu'elle doit être frustrée qu'on n'en fasse pas plus...
Avec toutes ces bonnes conditions, je ne suis pas très fière de moi..., d'autant que j'ai bien conscience que pour avoir été longtemps enseignante en élémentaire, je sais bien que les enfants ne feront plus jamais autant d'arts visuels qu'en maternelle, et que c'est un défi que je m'étais donné en fin d'année dernière que d'installer un atelier de peinture libre cette année. Mais ça c'était avant, comme dit la publicité ! J'ai un peu (beaucoup) de mal cette année avec mes loulous (l' "état de grâce" d'après vacances n'aura d'ailleurs duré que 2 jours). Peut-être qu'un atelier de peinture en calmerait certains, je ne sais pas...
Pourtant, c'est comme cuisiner, je n'aime pas ça mais je ne peux pas m'empêcher de regarder les recettes, et bien là je regarde toujours sur internet, pinterest ce que font les autres et je les envie... C'est grave, docteur ? J'ai parfois l'impression de conduire avec le frein à main... Vous lire me donne envie de me lancer, mais...

isa 08/11/2014 15:22

Merci Virginie de venir dire que toi aussi tu as eu du mal à te lancer et que finalement ça fonctionne bien. Je crois que la peur d'être débordé est partagée par de nombreux collègues, ce n'est pas rien d'avoir une trentaine d'enfants jeunes sous sa responsabilité, leur imprévisibilité est une inquiétude compréhensible. Et puis, il faut bien dire que le fonctionnement fluide n'est pas immédiat, qu'il faut accepter de passer par des phases un peu plus brouillonnes, qui sont nécessaires pour les ajustements mais qu'à force de persévérance, on passe le cap de la fluidité.

Virginie90 08/11/2014 15:08

Moi aussi, j'ai mis longtemps à me lancer. C'est la première année que j'ai uniquement des petits et je me suis enfin lancer, j'ai mis en place les ateliers autonomes et ca marche très bien, j'ai mis un coin eau en début d'année et ca a bien marché aussi. Ma prochaine étape c'est le coin peinture autonome. Jusqu'à présent, quant il y avait peinture mon atsem était toujours présente ou moi (sauf avec les ms qui étaient autonomes). Cette année, je les ai laissés tous seuls cette semaine (c'est mon atsem qui à plus de mal a ne pas être présente)
Pour mon coin, pour le moment j'ai une piste avait grande juste à côté du lavabo mais je n'ai pas encore organisé le coin avec les pinceaux, la peinture (c'est prévu prochainement).
Autrement, on a pris l'habitude avec les collègues de demander chaque année un tablier aux parents mais on perd beaucoup de temps surtout chez les petits. Je pense que l'an prochain je vais investir dans des tabliers pour la classe.

isa 08/11/2014 15:04

En te lisant, il apparaît que le cadre est un élément important de ta sécurité personnelle, ça ne sert à rien de vouloir lutter contre ce que tu es, c'est toi, tu es ainsi, alors ensuite il y a des manières d'ajuster en fonction de sa personnalité. Puisque tu veux du cadre, que ce cadre te rassure et t'aide, rien n'empêche d'avancer dans une direction en pas à pas avec à la fois une réponse aux besoins des petits et la prise en compte de ce qui te rassure. Un atelier peinture peut être exigeant non pas dans le contenu ( les élèves peuvent y être libres) mais dans le contenant c'est à dire tout ce qui est permis induit tout ce qui est interdit. A toi d'élaborer tes règles qui constitueront ton cadre. Ensuite, commence par des séances où tu es l'intervenante car c'est ta responsabilité de poser l'organisation, sois très exigeante avec le respect de ce qui a été dit, mais à l'intérieur de cela laisse les prendre du plaisir, le plaisir ce n'est pas l'anarchie, le plaisir c'est la liberté d'expression dans le respect des autres. Tu imagines le pire alors qu'ils sont capables du meilleur. Crois moi Guinie, j'ai une longue expérience et je n'ai jamais rencontré d'enfants qui n'étaient pas sensibles à l'émotion de la création, c'est sûr qu'il y a évidemment des préférences et certains seront plus créatifs en construction ou en expérience mais la créativité est le moteur du goût d'apprendre.Il te faut aussi reconsidérer les apprentissages et sortir de l'idée qu'en dehors de l'écriture, de la lecture et des maths aucune autre matière n'est digne. Tu vois, aux vacances j'ai eu ma petite Lily qui vient d'entrer au CP et je lui faisais faire sa lecture tous les jours, je la regardais lire, je l'observais et je me disais qu'elle lisait bien parce qu'elle avait d'abord beaucoup écouté sa maman lire ( et un peu sa Mamisa), parce qu'elle avait un sacré bagage en vocabulaire, en langage de manière générale, parce qu'elle avait envie et que cette motivation s'était construite au fil de sa scolarité maternelle, parce qu'elle voulait s'inscrire dans sa filiation, bref que tout ne se passait pas à l'intérieur du CP aussi excellente que soit la maitresse ou le maitre. Ton rôle en tant qu'enseignante ne se situe pas uniquement dans la transmission, mais aussi et beaucoup selon moi dans la relation, en maternelle, des bases invisibles se mettent en place, c'est un travail souterrain, mais tellement fondamental. Toute la confiance que tu donnes à tes élèves en les autorisant à s'exprimer est une pierre que tu poses pour que leur avenir scolaire soit stable. Guinie est-ce que tu veux essayer de croire en toi ?

Guinie 08/11/2014 13:47

En plein dans le mille Isa !... Une fois de plus ;-) Pfff ça remue...
J'ai longtemps fui la maternelle car je ne voulais pas surtout pas avoir des enfants partout dans une classe, qu'ils ne soient pas assis : horreur !, qu'ils ne fassent pas tous faire la même chose en même temps : inenvisageable, qu'il y ait du bruit : impensable, qu'on ne fasse pas la leçon 3 en semaine 3 : inouï, etc, etc... Et puis un jour, pour quitter une direction d'élémentaire difficile, j'ai demandé une direction en maternelle et j'ai sauté le pas. Maintenant, pour rien au monde, je ne reviendrai au côté rigide d'une classe d'élémentaire, mais comme tu le dis, des blocages persistent, heureusement pas ceux de rester assis et du bruit (enfin dans une limite acceptable). Peur de me lancer, peur de l'échec, gestion des autres si je me concentre trop sur cet atelier, je me sens vite débordée et renonce, je mets du temps ensuite à retenter l'expérience.
C'est vrai que cette année, je suis pas mal bousculée, ce n'est pas confortable. Ca questionne, il va un jour falloir oser.

isa 08/11/2014 12:11

D'autre part, j'ai le sentiment que tu as une certaine représentation de l'école (apprendre c'est être assis, c'est être attentif et silencieux, c'est faire des choses qui ressemblent aux apprentissages tels qu'on les observe en élémentaire, dis moi si je me trompe, c'est possible mais j'essaie de me mettre à ta place pour te comprendre), cette représentation de l'école ne te permet pas de prendre le risque de laisser les élèves s'exprimer avec toutes leurs personnalités, non pas que tu ne le veuilles pas mais le risque est pour toi qu'ils cassent ta représentation et que tu le vives comme un échec. C'est donc autour de ta représentation qu'il faut travailler. Vouloir une classe calme, c'est normal et c'est sain, maintenant il est bon de réfléchir aux limites que des enfants de 3-4ans ont , tu ne peux pas leur demander de rester assis pendant des heures. D'autre part, ils sont à un âge où tout est exploration, découverte, interrogation, plus le champ d'investigation est large et plus ils apprennent à se concentrer et à rester attentifs, plus on brime leurs besoins et plus on favorise leur agitation. Tu le dis toi-même, c'est le serpent qui se mord la queue. Mais toute cette réflexion que tu mènes Guinie est d'abord la preuve que tu es dans une phase de changement, ensuite que tu vas comprendre tes blocages et que progressivement ils vont s'estomper. Pour le moment, tu oses dire "Je ne fais pas", mais bientôt tu vas dire "Allez j'essaie" , rien n'est jamais irréversible, et tes élèves qui cette année te questionnent, te rendent un service merveilleux car ils t'obligent à sortir de ta zone de confort et à chercher comment agir autrement pour être au plus près de leurs besoins. Ils te permettent de continuer à apprendre ton métier et même si c'est parfois douloureux, c'est toujours le signe de vie,de dynamisme et de mouvement.

isa 08/11/2014 11:51

Alors Guinie, je trouve bien courageux de venir écrire tout le mal que tu penses de ton organisation et c'est dans ce sentiment de culpabilité que tu te débats. Je pense que si tu t'y intéresses autant ,c'est que malgré tout tu aimes ça et qu'émotionnellement tu ressens le plaisir que cela procure. Plus je te lis et plus je pense que tu sais exactement ce qu'il faut faire mais que tu penses ne pas POUVOIR, ce sentiment de pouvoir dont je parle souvent et qu'il nous faut développer chez l'enfant. Tu te mets toi-même des interdits par peur des conséquences, mais quelles sont les conséquences que tu redoutes ? Est-ce que tu es capable de les indiquer ou est-ce tout simplement une forme de peur sans objet juste la peur de l'échec de manière globale ?

Lau 08/11/2014 10:38

dans mon espace peinture il y a :
- une planche en bois fixée au radiateur font office de chevalet (--> gain de place) - sur cette planche sont fixés des petits crochets afin que l'enfant puisse placer sa feuille (perforée) seul - 2 enfants peuvent y travailler
- un petit meuble à 3 tiroirs dans lequel se trouvent 1. les feuilles / supports nécessaires à l'activité
2. les journaux pour protéger la table de travail
- une table pour 2 enfants pour le travail sur plan horizontal
- 4 tabliers suspendus à un crochet (accès facile pour les enfants) --> vieilles chemises d'homme - manches avec élastiques, velcro pour fermer la chemise- morceaux de toile cirée sur l'avant (cela évite que la peinture passe à travers la chemise)
- une bassine d'eau + savon, + essuie-main pour le lavage des mains
- le tiroir à étiquettes pas très loin pour la signature des travaux
- une armoire (étagère) pour le séchage des travaux

--> Cette organisation permet beaucoup d'autonomie chez les enfants
La seule chose qu'ils ne font pas encore (mais ça viendra prochainement) : remplir les pots de peinture
Bonne journée

isa 08/11/2014 10:49

ah j'aime que tu précises qu'on peut tout à fait faire peinture sans lavabo dans la classe, effectivement une bassine d'eau peut pallier à ce manque et ce genre de détail est important. Merci Lau

Patricia 06/11/2014 19:55

Nos tabliers sont des chemises de papa que l'on enfile en prenant soin de l'enfiler côté boutonnage dans le dos, auxquelles j'ai ajouté un élastique u poignet, cousu du velcro au col (devant de chemise mais derrière quand il est mis) et un empiècement cousu sur le devant (arrière originel de la chemise) de manière à voir s'il est bien à l'endroit (de manière à éviter d'enfiler un tablier sur lequel se trouve la peinture du précédent et de la retrouver sur ses vêtements)....Ouh, je ne sais pas si je suis très claire... Et nous aussi, nous nous entraidons pour attacher le tablier (uniquement le velcro) et je vois parfois la petite file dont parlait Silbale...c'est comique!
Chevalet pour la peinture en vertical avec trous pour placer des pots de peinture : j'utilise des pots de yaourt vide (que je récupère à la collation du jour produits laitiers).
Voila vite vite à quoi je pense.....

Valérie 93 06/11/2014 22:01

Je passe aussi du temps en période 1 pour leur apprendre à mettre les tabliers ( 2 par deux): les tabliers j'ai coupé les manches trop longues et cousu sur le devant un carré d'une vieille toile cirée qui était trop usée pour mettre sur les tables. Du coup je m'en sers aussi pour le coin eau. J'ai aussi un coin vertical avec une bande aimantée ( pratique pour mettre et enlever la feuille de peinture ) et une table en face sur laquelle est disposés les pots de peinture ( pot de yaourt en verre sinon petits pots BB) et j'ai aussi une desserte avec des outils à disposition et 1 serpillère. Quand les enfants ont fini ils vont se laver les mains tout seuls ( j'ai repéré ceux qui ont besoin d'aide) et ils mettent le tablier dans une panière. J'en garde d'autres propres ailleurs. Il n'y a que 4 places pour l'instant mais l'atelier accueille 2 ou 3 fois des enfants dans la journée. J'aime bien aussi préparer les couleurs je le fais parfois avec eux au moment de l'accueil: en début d'année cela donne envie aux enfants de participer. Et celui qui veut venir plusieurs fois peut le faire.

Silbale 06/11/2014 20:52

Tiens, ça me rappelle des heures de couture cette histoire de chemises de papas! Trop drôle parce que je les transformais sur le même modèle que Patricia! Excepté pour les manches que je coupais à hauteur des boutonnières pour ajuster aux petits bras. J'en avais même fait pour mes collègues! Vive la récup!

Lise 06/11/2014 09:33

Oui, moi j'ai un souci pour les tabliers. Il y a une réserve dans la classe donc pas de tablier personnel. Ils sont rangés dans une grosse caisse de rangement. Disposés par l'adulte sur les dossiers des chaises autour de la table du groupe qui va aller en peinture, juste avant l'atelier. Le but c'est qu'ils l'enfilent seuls et s'entraident pour l'attacher derrière. Après, c'est pour la phase nettoyage des mains que cela se complique. Lorsqu'ils en ont plein les mains, les faire retirer le tablier avant de se laver, c'est risqué mais après, aux toilettes, les manches des tabliers sont inévitablement détrempées, voir plus, et avec les tabliers en plastique, c'est pire car l'eau passe sous les manches et trempe même les pantalons par en-dessous. De même, une fois les mains lavées, il faut retirer le tablier encore plein de peinture donc de nouveau risque. Alors ma question, faire retirer le tablier avant ou après le lavage des mains? Et ensuite quand et comment nettoyer les tabliers? Et enfin, où les poser quand l'atelier est fini et avant de pouvoir les ranger? Merci pour les partages car oui quand on débute, le coin peinture c'est un peu délicat à gérer.

isa 06/11/2014 17:50

Merci Silbale pour ton aparté.
Je pense qu'effectivement, plein de petits détails, d'idées, d'astuces sont à partager avec les débutants qui pourront ainsi gagner du temps et de l'énergie. La transmission devrait être une conduite naturelle. Nous avons la chance ici de pouvoir échanger au delà de la simple équipe pédagogique de l'école, et la multiplication d'idées sera profitable à tous.
On voit bien avec le témoignage de Lise que retrousser les manches n'est pas forcément réflexe. Pour ma part, mon tableau de peinture était recouvert de dalles type Gerflor auto collantes qui se nettoient très facilement, mieux qu'un plan peint, j'avais une barre métallique tout du long de ce plan incliné de manière à accrocher les feuilles avec des aimants et les élèves pouvaient par la suite le faire eux-mêmes à la fois pour mettre mais aussi pour enlever. J'avais un plan de travail devant le plan incliné, les élèves se situant entre celui-ci et l'espace pour peindre, ce qui fait que je posais des pots de peintures sur ce plan et chacun venait se servir, il pouvait également servir à poser sa feuille peinte pour changer soi-même de feuille, l'adulte la prenait ensuite et la mettait à sécher sur des fils tendus entre deux murs ( dans un angle de la classe) à l'aide de pinces à linge en plastique ( donc lavables). Comme Silbale, j'avais des petits porte-manteaux de part et d'autres du lavabo où les élèves venaient se servir et mettaient eux-mêmes leur tablier. Nous avions un système d'élastique au niveau du cou, ce qui faisait que les enfants enfilaient par la tête les tabliers et n'avaient qu'à mettre leurs bras dans les manches.Nous avions un nombre plus important de tabliers ( 7 élèves pouvaient peindre en même temps et 6 sur une grande table rectangulaire) et il y avait autant de tabliers que d'élèves, ce qui permettait de mettre de côté ceux qui étaient trop plein de peinture. Ce sont les parents qui les lavaient ( on donnait un tablier par famille). J'avais un système de serpillère qui permettait de nettoyer avec le pied la peinture qui pouvait être tombée par maladresse, celui qui avait sali nettoyait. J'utilisais des pots de bébé récupérés auprès des familles pour préparer les peintures et l'avantage c'est qu'il y avait les couvercles, on fermait le pot pour le lendemain après avoir nettoyé les bords et le tour du pot, je faisais moi-même mes couleurs à partir des trois couleurs primaires + blanc ( j'y passais parfois du temps car j'aimais avoir de belles couleurs ou bien rechercher exactement les couleurs que l'artiste avait utilisées). Tous les outils (pinceaux, rouleaux, matériel ...) étaient à hauteur des enfants quand ils voulaient s'en servir. Voilà en gros à quoi ressemblait mon coin peinture, j'ai sûrement oublié des choses mais les questions pourront sûrement faire revenir les souvenirs. Le principe dans ma classe était d'arriver trés vite à une grande autonomie ce qui fait que c'est un atelier qui peut fonctionner tout seul contrairement à ce qu'on en pense en général, car les élèves apprécient cette liberté et respectent les règles, il faut juste bien penser son organisation.

Lise 06/11/2014 14:57

Merci beaucoup Silbale. Ta réponse m'a notamment permis de m'apercevoir que j'avais tout bêtement oublié la consigne remonter les manches du tablier. Je ne demandais que de remonter celles des habits dessous. Du coup, ce sont des blouses non plastifiées dans ta classe je suppose et achetées une année sur le budget classe et non renouvelées tous les ans...Il faudra que je regarde cela. Il doit bien en exister des pratiques sur les différents catalogues. C'est vrai que d'avoir un espace où les tabliers restent accrochés et prêts à l'emploi me paraît bien pratique. En tout cas merci.

Silbale 06/11/2014 13:32

Isa,juste un aparté pour dire ici que je trouve ton fil rouge sur l'aménagement de la classe très intéressant et questionnant!

A Lise, à propos des blouses pour les activités "salissantes", je te détaille ce que j'ai mis en place, ça te donnera peut-être des pistes...
Dans le coin peinture se trouvent 9 blouses identiques à disposition des élèves. Le but étant de les rendre totalement autonomes, les dites blouses sont munies d'une pince afin de les accrocher à des crochets adhésifs fixés sur un radiateur (ça permet de les sécher si besoin!), à hauteur des yeux et tout à côté du point d'eau (ça simplifie les choses d'avoir un point d'eau dans la classe évidemment...).
J'ai d'autres blouses en réserve mais qui ne servent que ponctuellement car habituellement, pour des raisons de circulation, 9 élèves au maximum sont présents dans l'espace en même temps.
Ensuite, on a passé beaucoup de temps en période 1 à apprendre à enfiler les blouses, se laver les mains, utiliser le matériel à disposition. On a explicité ce que les enfants pouvaient apprendre à faire seuls, quand ils pouvaient recourir à un copain, quand ils devaient demander l'aide de l'adulte...
La marche à suivre c'est: je prends et je mets la blouse seul, je la ferme seul ou je demande à un copain (scratch en haut dans le dos). Je sais que tôt ou tard, la coopération devenant naturelle je verrai se constituer une chaîne bien amusante d'enfants les uns derrière les autres en train de se prêter main forte... ^_^. Après la consigne c'est: je remonte mes manches! Et une fois l'activité accomplie on se lave les mains d'abord puis on va accrocher sa blouse pour le copain suivant.
Bien-sûr au début j'ai eu des manches trempées et des pieds mouillés mais à présent ils ont presque tous compris.
Et, bonne nouvelle, bientôt on aura un distributeur de savon fixé au mur du point d'eau! Plus besoin de s'encombrer d'un flacon parfois glissant! C'est beau la modernité!
Ah, j'oubliais.. mon ATSEM passe les blouses en machine dès que le besoin s'en fait sentir et moi je joue les couturières quand les élastiques aux poignets lâchent...