Au coeur des pleurs

Publié le par isa

Les jours traversés au milieu des pleurs et des cris demandent une sacrée énergie qui faiblit à mesure que le temps passe. Dix jours depuis la rentrée et parfois pas d'amélioration font que les doutes peuvent s'installer. Soyez rassurés, tout cela va cesser, seule la patience vous permettra de tenir et de vous protéger.

J'ai fait une petite compilation des articles déjà publiés sur le blog et qui avaient été écrits dans le but d'aider à cette traversée.

Au coeur des pleurs

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Kty Delarue 11/09/2016 15:36

coucou les keupines, chez moi, classe de PS MS GS peu de pleurs mais 1 petit tout de même qui a du mal. les autres, ont des copains chez les Moyens ou grands, alors c 'est le pied ils sont plutot fans de se retrouver. moi j'ai un coin où on peut pleurer, etre en colère mais ce petit L. n'aime pas du tout, jeter sa colère. Pourtant la marionnette Nelly lui a fait voir comment faire mais ça a fonctionné pour 2 mais pas pour lui. Figurez vous qu'étant mamie depuis 2 ans d'une petite Romane, j'ai vu et discuté avec ses parents, que lorsqu'elle n'allait pas bien, c 'est qu'elle avait un besoin non satisfait. souvent, faim, soif, peur, froid.... du coup, après 30 ans de métier, enfin, j'ai mis en route 2 petites cruches d'eau et des gobelets. les enfants peuvent aller se servir lorsqu'ils le veulent. mon atsem est à dispo pour leur apprendre... Et bien le ptit L. depuis Jeudi, dès qu'il arrive, il pleure car c 'est dur de se séparer de sa maman, mais il vient me faire un calin, je lui demande s'il a soif et hop, il me dit oui, va se servir, boit son eau, et revient avec le sourire... et bien voilà... et dans la journée, les coups de blues souvent se soldent par un ptit verre d'eau servi par soi mème.... le report de la grosse émotion, l'écoute bienveillante... et voilou... 30 ans pour découvrir cela... magique.. on apprend tous les jours de sa vie!!!

isa 11/09/2016 15:42

ça donne soif de pleurer :-)) merci Kty pour ce témoignage plein d'humilité.

ChrisdeLorraine 11/09/2016 12:20

Peu de pleurs lancinantes mais des colères alors j'ai instauré un coin de colère.
Une fillette arrive chaque matin en hurlant, tapant des pieds. Chaque matin, chaque après-midi. Alors pour quelques temps, le temps que chacun se sente bien, j'ai transformé mon espace culturel (un bien grand mot!) en espace des colères. J'ai expliqué à cette fillette que lorsqu'elle arrive, elle a le droit de se mettre en colère et je lui ai dit que si elle voulait elle pouvait s'installer sur le canapé pour mieux faire sa colère. Les deux premiers jours, peu d'effet. A partir de mercredi ,elle est allée toute seule directement sur le petit canapé et a "fait" sa colère. Puis jeudi et vendredi, pareil, assise sur le petit canapé, mais la colère fut beaucoup moins longue. On verra lundi ce qu'il en est.
Le coin colère a aussi été utile à un petit garçon qui était persuadé que sa maman était partie sans lui faire son bisou. Alors sans me fâcher ni hausser le ton, je l'ai dirigé vers le petit canapé et lui ai dit, "eh bien va sur le canapé passer ta colère et quand ça ira mieux tu reviendras."Je ne sais pas s'il m' a entendue mais sa colère fut bien courte. et il est revenu un peu boudeur.
Du coin canapé, on voit toute la classe et tous les espaces. Je pense que c'est important que les enfants voient les autres jouer ou s'intéresser à de nouvelles choses. Au début, les autres enfants regardaient aussi la fillette faire sa colère, sans doute un peu inter pelés. Mais jeudi et vendredi ,ils n'y ont même pas prêté attention. Le matin mon ATSEM n'arrive qu'à 8h40 à cause des transports scolaires alors j'ai trouvé ce petit truc pour gérer toute seule les arrivées, les familles, les enfants. ça ne marchera sans doute pas à tous les coups. En attendant, ça me convient.

Maïcé 11/09/2016 12:00

Depuis des années, j’utilise un ocarina pour jouer une berceuse après la fermeture de la porte derrière le dernier parent. Les enfants qui sont prêts font silence et s'approchent pour mieux écouter. Comme le bruit baisse, les enfants qui pleurent entendent aussi la musique et cessent et progressivement, il n'y a plus que les plus réfractaires qui continuent à pleurer. Ceux-ci sont le plus souvent emmenés par l'ASEM pour que les autres bénéficient d'un moment de calme et j'ai mis en place une tente suédoise pour s'isoler quand ils ont un coup de blues. Dans ces conditions, les enfants sont calmés vers 9h, même si quelques uns ont les yeux qui se remplissent parfois au cours de la journée, mais alors l'ASEM et moi sommes beaucoup plus disponibles pour un chagrin isolé.

Ce qui me pose plus problème, ce sont les cris et les pleurs des enfants qui n'obtiennent pas satisfaction immédiate de leur moindre désir. Même si je sais que ça traduit une angoisse profonde, ce sont des situations éprouvante pour les nerfs qui peuvent durer beaucoup plus que quelques minutes et se traduire par des accès de violence aussi dans les gestes (coup, morsure...) Que faire devant ces crises de rage?

isa 11/09/2016 14:46

Je conseille d'accepter que les enfants piquent leur colère. Comme l'écrit Chris en offrant un lieu,elle autorise cette libération de tension qui aide à soulager et finalement, l'enfant ,sachant qu'il est autorisé, ressent moins de tension et va progressivement ne plus avoir besoin de cette colère évacuatrice. Je sais bien que chaque cas peut être différent, il y a tout de même des constantes et les coléreux ne dominent pas leur colère, elle les submerge. Bien-sûr, ils expriment leur désir de toute-puissance, celle qu'ils voudraient avoir pour faire exactement comme ils le souhaitent, mais en même temps, ces enfants ont peur de ce désir, parce que ça voudrait dire que les adultes ne peuvent pas les protéger d'eux-mêmes. Obtenir tout ce qu'on souhaite est angoissant, je dirais même mortifère, et les enfants ont besoin d'avoir des adultes qui s'opposent à leurs désirs, c'est l'apprentissage de la frustration et de son auto-contrôle. D'un côté, l'adulte dit "Non tu ne peux pas faire tout ce que tu veux", et de l'autre, il lui dit :"ça te met en colère, j'accepte que tu l'exprimes mais ça ne changera rien à ma décision"

Sylvie R 11/09/2016 14:07

Moi aussi j'ai le même problème; j'ai un enfant qui fait une petite colère quand sa maman part et ensuite il va se réfugier devant l'entrée des toilettes et refuse de venir avec les autres. Au bout d'un moment, il vient mais à chaque contrariété il recommence ses colères !

Silbale 11/09/2016 10:00

Toujours des pleurs difficilement consolables oui et une quantité phénoménale de doudous cette année... mais je croise les doigts car je viens de faire la réunion de parents qui c'est très bien passé alors... je croise les doigts pour lundi! ^_^

maud 11/09/2016 09:44

Ch'ais pas ch'uis sourde

isa 11/09/2016 15:20

Ceux-ci ont besoin de repères, ils ont une grande difficulté à se situer et surtout à imaginer le retour à la maison, c'est pourquoi tout ce qui leur rappelle la maison les remettent face à leur angoisse de séparation. Ils sont malheureux et leur réconfort passe par leurs larmes plaintives, c'est un peu comme s'ils se berçaient eux-mêmes, c'est aussi pourquoi ça dure. Je recommande de les mettre le plus possible en activité en leur donnant des repères temporels. Personnellement, j'utilisais un petit réveil sur lequel je mettais une gommette pour repérer l'heure de la fin de l'activité ou du repas ou du départ à la maison, et ainsi ils voyaient le temps passer et pouvaient agir sans être dans l'attente permanente. Tu as raison, Catherine, c'est une sacrée épreuve que cette rentrée avec des petits, je vous tire mon chapeau parce que je sais combien il faut d'énergie et de force mentale.

Caherine 11/09/2016 15:00

Moi, ce ne sont pas les colères qui me gênent : l'enfant hurle, se débat, tape du pied et j'en passe mais tout finit par se calmer assez vite, non, moi je suis désemparée par le petit (souvent des garçons, j'ai remarqué) qui pleure de façon "lancinante" et que rien ne peut sortir de son chagrin (le doudou, l'histoire, la promenade, aller voir un frère ou une sœur-c’est souvent même pire-, le bac à semoule, le bac à eau, le ballon dans la cour...) dont les pleurs redoublent à chaque moment de sortie de la classe, de rupture avec les adultes (et il y en a beaucoup...),je sais par expérience que ça va finir par disparaître avec le temps, mais quelle énergie il faut montrer, quelle patience il faut déployer, quelle résistance il faut avoir!!!! QUEL MÉTIER!!!! Bon courage à toutes et surtout parler et se faire aider par les collègues quand on sent qu'on peut craquer!

isa 11/09/2016 14:47

hein quoi ? qu'est-ce que tu dis ? j'entends pas, moi aussi on m'a crié dans les oreilles et j'en garde des séquelles...