Carnet de suivi-outil de travail chez Céline M

Publié le par isa

Suite à ma proposition d’envoyer quelques photos dans les commentaires de ton post « le carnet de suivi et l’observation : plus ou moins d’observables ? « , j’ai photographié le cahier d’un petite section. 

Ce n’est pas un cahier de suivi comme le souhaite l’institution, c’est leur outil de travail au quotidien et ils y sont très attachés.

Je ne veux en aucun cas l’abandonner.

L’an prochain pour accéder à la demande institutionnelle je veux donc l’adapter. J’ai fait un petit document pour essayer d’expliquer comment. 

Rien n’est construit, j’ai bâti la page modèle à l’instant pour donner une idée illustrée de ce que je veux faire.

Tout ça ne demande qu’à évoluer, c’est assez clair dans ma tête sauf le nombre d’items à privilégier, j’en veux peu !!!

Ma réflexion évoluera grâce à nos échanges à tous et pour cela Isa je te remercie. 
 

Carnet de suivi-outil de travail chez Céline M
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Catherine 01/04/2017 10:15

Bravo pour tout ce travail!
Je me pose cependant quelques questions, notamment sur les ateliers de manipulation. J'en vois sans conteste les apports : adaptabilité aux capacités des élèves, temps de recentration sur soi, développement de l'autonomie... Cependant, je me demande si les temps d'ateliers plus classiques n'ont pas aussi des vertus, même si on les a peut-être un peu dénaturés quand on les met en place. Ainsi, j'ai des ateliers de manipulation 2 fois / semaine, mais je pratique aussi les ateliers échelonnés type matern'ailes : là aussi, on développe l'autonomie, et ce que je trouve important, c'est qu'on développe aussi la collaboration et les échanges et on peut travailler aussi plus en projet. J'ai aussi l'impression (fausse?) qu'en atelier de manipulation, on est un peu déconnecté du sens des apprentissages (ça rejoint un peu ce que l'on retrouve ensuite dans les grandes classes qui fait dire, mais pourquoi va-t-on à l'école?) : l'enfant sait par exemple qu'il apprend à écrire des lettres et copier des mots et et acquiert cette compétence, mais cela suffit-il à donner du sens à l'activité d'écriture? Il me parait enrichissant de le travailler parallèlement dans un projet qui donne du sens, par exemple on invente une histoire et on va la copier pour en faire un livre, et ça on ne peut pas le faire en atelier de manipulation? De même, on peut s'entraîner en maths à comparer des collections pour dire où il y en a plus ou moins, mais l'enjeu est plus mince qu'en situation réelle où il faut préparer par exemple un nb de cerceaux suffisant pour pouvoir jouer au jeu des lapins et des terriers par exemple. Peut-être à tort, je ferai le parallèle avec ce qu'A. Tricot appelle les apprentissages de 1er niveau, plus ou moins ce que l'on peut apprendre seul, à partir du moment où les conditions dans lesquelles on nous met sont favorables et les apprentissages de 2ème niveau qui nécessitent la présence d'une construction plus importante avec médiateur (nous d'autres élèves ou les échanges dans le groupe). Bref, je ne suis pas persuadée que les ateliers autonomes soient une réponse compléte, tout est question d'équilibre me semble-t-il.
Deuxièmement, est-il obligatoire de faire valider toutes les activités des ateliers de manipulation? Est-ce qu'on ne retombe pas dans le travers du "tout évaluer"? Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aitpas besoin d'un retour auprès de l'enfant sur ce qu'il apprend.
A suivre...

Catherine 04/04/2017 09:13

Merci d'avoir pris le temps d'apporter ces précisions qui complètent bien les 1ères explications!

isa 03/04/2017 11:17

Encore une discussion très intéressante. Les ateliers de manipulation sont un support à la curiosité intellectuelle : chercher pour comprendre, pour apprendre, ça me semble important que chaque enfant soit stimulé dans cet aspect des apprentissages, c'est à dire face à soi-même, face à son propre désir. Ces expériences d'erreur, de persévérance, de répétition, de réussite sont autant de marqueurs qui contribuent au goût d'apprendre. Lorsque cette activité a été lancée sur le blog, elle émanait de Muriel qui nous avait proposé ses ateliers libres de manipulation, dans ses explications, il n'y avait pas de validation, ni d'évaluation. Il fallait que les enfants développent leur intérêt et leurs apprentissages à partir des propositions riches et stimulantes de l'enseignant. Comme tout ce qui circule sur le blog, chacun adapte les idées à sa manière d'enseigner et c'est aussi ce qui contribue à faire naitre d'autres idées de qualité. C'est cette dynamique qui représente la force de nos échanges. En parler aide à concevoir son propre outil. Je rejoins Catherine pour insister sur la réflexion collective qu'il ne faut pas négliger et dire que les activités autonomes peuvent être un déclencheur d'interrogation mais également un moyen de s'exercer pour mieux apprendre et mieux contribuer à la vie de la classe.

Céline M 02/04/2017 17:55

Bonjour Catherine
Je commence par la fin de ton paragraphe.
Pour moi le petit cahier de mes PS ce n'est pas un cahier d'évaluation c'est un outil propre à chaque enfant pour que lui même sache ce qu'il a fait et ce qu'il doit encore apprendre. Un peu comme un plan de travail chez les plus grands.
Justement le carnet de suivi sera un cahier d'évaluation et lui ne reprendra que quelques items.
Sinon même si les ateliers autonomes sont mon mode de fonctionnement ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de collaboration et d'échanges. Et qui dit ateliers autonomes ne veut pas dire ateliers individuel, c'est différent. Il y en a certes mais en phono ils sont par deux, pour jouer aux cartes ou jeux de société ils peuvent être trois, à la table libre de bricolage ils sont trois s'ils le souhaitent. en salle de motricité les ateliers se font par équipe (2 fois par semaine), ils théâtralisent des albums ensemble sur le temps des ateliers, ils réalisent des défis scientifiques à plusieurs, faire flotter un bateau, construire un moulin pour moudre les grains de blé apportés de la ferme, on crée des documentaires sur bookcreator. Tous les ateliers ne sont pas des ateliers style Montessori. Il y a une très grande coopération entre les enfants surtout dans mon niveau PS GS. Et puis on fait beaucoup de regroupements, c'est là que je fais passer les notions, on est assis par terre, c'est vivant, on manipule, on joue ensemble et je reprends les quelques enfants fragiles l'après midi.
Et pendant la sieste mes 9 grandes section ne sont pas en ateliers autonomes, on travaille les notions mathématiques et de phono qu'ils retrouveront dans les ateliers ensuite et on travaille le projet de classe, du blé au pain en ce moment.
Merci Catherine pour ta réflexion. Au plaisir

karine k2 30/03/2017 22:17

Céline. Merci pour ta réponse. Isa a mon mail si tu veux bien me les envoyer.
Je travaille en AIM depuis plusieurs années le matin . Avant je multipliais les ateliers dans les différents domaines en les changeant à chaque période.
Jai arrêté car je ne savais pas exactement où les el en étaient de leurs apprentissages. Les el étaient motivés et faisaient les activités avec plaisir, attention, concentration.

Maintenant, en travaillant avec le matériel Montessori, j'ai constaté le besoin des el de suivre une progression. Les jeux sont comme av rangés par domaines mais avec une progression sur l'étagère. Ils s'y repèrent . Qd je ne peux pas valider car je suis en présentation ou ateliers, ils s'entraînent. Ils peuvent valider les puzzles, les défis avec un copain qui vérifient.

Pour compléter au carnet de suivi, il me semble nécessaire d'établir une progression pour qq domaines.
Les fameuses priorités!!

Tous les autres brevets et défis servent à s'entrainer pour continuer à apprendre ou le plaisir.

merci pour cette réflexion

isa 30/03/2017 22:48

C'est fait

karine k2 30/03/2017 21:25

Merci céline pour les photos.
Je pense réellement que les deux outils sont complémentaires. J'aimerai aussi évoluer vers ta présentation de la rentrée de sept et surtout vers une progression comme un chemin à suivre pour valider l'attendu. C'est ce que tu présentes pour Montessori et les couleurs.
Parfois, comme pour les puzzles ou le jeu jour/nuit, il peut avoir plusieurs modèles pour favoriser l'entrainement.

De quel site proviennent des images stp? Je les trouve bien pour des gs.

Merci

celine M 30/03/2017 21:46

Si tu parles des 2 images pour valider les couleurs je ne sais plus d'où elles proviennent. D'un cahier de suivi trouvé sur internet et enregistré sur mon ordi.

Le plus difficile dans les ateliers autonomes c'est effectivement d'éviter une accumulation d'ateliers sans réel objectif. Il est important d'avoir une progression, un chemin. je commence à y voir plus clair là dessus.
Je peux te fournir des images si tu veux.

Sylvieh 30/03/2017 17:40

J'ai la même question. Vu le nombre de fiches de suivi que tu as, je pense en effet que tu fonctionnes souvent en ateliers autonomes et cela m'intéressait que tu fecrivrs ton organisation car je me sens souvent débordée avec les sempiternels ateliers tandis .
Dans ma classe, ils prennent les ateliets autonomes après les activités... je me rends compte qu'ils sont à ce moment là becp plus calmes, "autonomes" ( la bonne blague), du coup depuis quelque temps je fais 3 activités sur le projet

Carine5962 30/03/2017 11:47

Je n'en reste pas là ;)!!! Je lis et je relis tes explications, c'est clair et ça m'aide vraiment dans ma réflexion. Bon il faudrait que je modifie un peu mon CSA, mais je trouve ta démarche cohérente et claire tant pour les enfants que pour les parents (le suivi est précis)... si tu poursuis dans ce sens je suis curieuse de te suivre, voir de t'aider... Au niveau du travail en classe tu ne fonctionnes que par ateliers autonomes?

edith 31/03/2017 16:53

Merci beaucoup de présenter ton travail. J'ai une classe à 4 niveaux à 24 et je me reconnais un peu dans ton emploi du temps. Tu as une présentation très claire des modèles à reproduire, des jeux présentés par compétence....je pense que ça va m'aider à mieux m'organiser dans mes traces qui sont "bricolées maison" et très dépareillées: ça me gêne, j'aimerai progresser.

Une question: est-ce que tu as tout le matériel sorti ou accessible tout le temps, ou est-ce que tu fais évoluer en fonction des périodes?

Je suis comme toi en observation et en aide à chaque sollicitation sur le temps de parcours individualisé, mais je suis aussi très accaparée pour valider et photographier ou cocher.
Et cela chaque matin (sauf le mercredi où je fonctionne autrement) je trouve cela très lourd.
Je connais mes ateliers à proposer pour chacun en fonction de là où il en est et en fonction de son (ses) centre(s) d'intérêt du moment. Mais du coup ma classe me semble encombrée ......et c'est un sujet de réflexion et d'amélioration pour moi actuellement.

Je ne changerai pour rien ce temps où chacun avance à son rythme, avec le soutien des adultes ou avec l'aide des autres.....mais c'est une vraie épreuve de résistance certains jours. Cela m'a appris à lâcher prise sur bien des choses en faisant confiance à mon organisation, à mon choix de fonctionnement, en faisant confiance aux enfants qui apprennent les uns des autres, à leur rythme.

Bravo à toi pour tout ce travail et cette réflexion partagée

Celine M 30/03/2017 20:35

Si personne ne donne une autre idée qui me ferait dire "mais oui c'est ça la vraie bonne idée qu'il me faut, je change", c'est vers cette orientation que j'irai.
Je fonctionne en ateliers autonomes de 9 heures à 10h45 avec un ou deux regroupements et une séance de yoga en classe où on pose son atelier sans le ranger et où on repart vers l'atelier une fois la séance terminée. Pas de contrainte de temps.
Après la récréation je suis en motricité.
L'après midi j'ai les PS après la récréation et c'est à nouveau ateliers autonomes, jeux libres, arts visuels (ATSEM) et moi qui suis disponible pour travailler une notion avec quelques enfants ou présenter des ateliers à des enfants. Les GS qui sont sur un temps libre à ce moment là interviennent pour valider les ateliers des PS si l'ATSEM est dans la peinture et si moi je suis en atelier langage par exemple.
Le matin ni moi ni mon ATSEM n'avons de groupes, d'ailleurs il n'y a pas de groupe dans la classe. Nous sommes en observation et en aide à chaque sollicitation.
Ils sont 25 élèves (9GS 12 PS et 4 TPS) et franchement je ne changerai rien, j'adore cette ambiance de classe.

Carine5962 30/03/2017 11:29

Chouette ton cahier des ateliers! J'ai des TPS/PS et je me questionne pas mal sur le sujet. J'en mettrais bien un en place l'année prochaine mais je ne suis pas encore bien au point sur le support. Cette année j'ai mis en place le CSA (avec des étiquettes à coller par les enfants, ça fonctionne bien)... je poursuis ma réflexion... Merci pour ton partage.

isa 30/03/2017 09:03

Si je comprends bien, Céline, tu comptes t'appuyer sur ton cahier des ateliers pour remplir avec l'enfant son carnet de suivi qui serait moins dense et qui viserait les compétences que tu (vous: équipe) estimez essentielles, c'est ça ?

Celine M 30/03/2017 20:19

Exactement Isa
Je compte mettre en entête de chaque feuille du cahier des ateliers la compétence visée et quand l'enfant a atteint la compétences il va coller la petite image dans le cahier de suivi.
Bien sur celui-ci serait vierge en début d'année et complété au fur et à mesure de leurs acquisitions sans distinction de niveau et ce jusqu'à la GS. C'est pour le moment la seule solution que j'ai trouvé pour garder mon outil qui fonctionne si bien, même avec les TPS et pour être en accord avec la demande institutionnelle