cahier de liaison 8

Publié le par isa

SEMAINE DU 22 OCTOBRE 2007
 
                                                                                        
 
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Nous terminons notre travail autour du VIVRE ENSEMBLE par une évaluation.
Il s’agit de donner à chacun la possibilité de mesurer le résultat de son action sur lui-même et de dire s’il est maintenant capable de se contrôler à l’école.
Cette évaluation sera reprise au cours des prochains trimestres afin de confirmer ou d’améliorer cette capacité.









image002-copie-10.gifJE SUIS CAPABLE DE ME CONTRÔLER



Mon avis:

Celui de l'enseignant:








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Marie-Laure 21/08/2009 11:17

Bonjour Isa!
Je poursuis la découverte de ton blog avec beaucoup d'intérêt et plusieurs questions me passent par la tête (je ne sais pas si je les pose au bon endroit...).
Mon problème a toujours été de gérer le temps. Pas seulement sur la journée, mais aussi sur le mois, l'année. En somme de toucher à toutes les notions énoncées dans les programmes. En début de carrière je pensais qu'il était inutile d'aller plus loin si une notion n'était pas acquise. J'ai vite constaté, aux dépens de mes élèves malheureusement (encore maintenant j'ai de profonds remords), que ce n'était pas la marche à suivre si on voulait "boucler les programmes"... les notions sont en fait retravaillées plus tard à travers d'autres activités, inutile de vouloir faire tout de suite le tour de la question. J'essaie donc de m'améliorer, mais ce n'est pas encore ça.
Quand je lis tes fiches de préparation, j'ai l'impression que d'une part tu fais travailler très tôt certaines compétences pour lesquelles j'aurais attendu (par exemple tu mets rapidement entre leurs mains des ciseaux, tu les fais très tôt travailler sur le tableau à double entrée...). D'autre part, mais peut-être que je me trompe, il me semble que tu ne restes pas très longtemps sur une notion (par exemple le rond en graphisme...mais c'est vrai que tu le retravailles indirectement par la suite en demandant de dessiner des cerceaux, des bonhommes...). A force de travailler en ZEP j'ai peut-être pris de mauvaises habitudes. Même si je suis persuadés que ce sont des enfants à forts potentiels et qu'il m'a semblé avoir toujours un bon niveau d'exigences envers eux (il n'y a pas de raison), force est de constater à travers mes pérégrinations de remplaçante, que l'on n'atteint pas les mêmes résultats d'une classe à l'autre. Peut-être que je ne leur fais pas encore suffisamment confiance? Dans quels milieux travaillais-tu?
J'ai souvent eu comme références les livres de L. Baron pour le graphisme/écriture et les mathématiques. Il y a beaucoup (trop) d'activités proposées! Mais toi,
- quelle régularité pour le graphisme, tous les jours?
- combien de séances en moyenne sur une notion?
- leur donnes-tu tout de suite crayons et feutres?
Même chose pour la numération. Je me doute bien qu'au quotidien tu les faisais compter et dénombrer à travers diverses activités. Mais dans les écoles on voit souvent qu'en début d'année on travaille 1/plusieurs/rien, puis 1, puis 2, 3...avec des jeux mathématiques aussi bien que sur fiche. Qu'en penses-tu?
Et voilà, j'ai encore écrit une tartine et je te donne plein de travail! La rançon du succès!
Merci d'avance!

isa 21/08/2009 12:12



Comme tu le dis Marie Laure les compétences sont travaillées et retravaillées sous diverses formes, en divers lieux, à divers moments. Je n'indique pas dans mes préparations que lorsque
je propose une activité découpage correspondant à un objectif d'apprentissage, les jours qui suivent, les semaines qui suivent quelquefois, je vais proposer un atelier en autonomie à l'accueil
par exemple ou en attendant les mamans ou en se levant de la sieste ... où les éléves vont s'exercer, l'adulte est là , observe, aide, encourage mais laisse aussi l'enfant explorer l'outil,
tenter différentes façons de faire....


Je commence à travailler les compétences tôt , pourquoi ? Pour ce qui est du découpage, tous les enfants aiment ça.Enfin ! On leur permet de prendre une paire de ciseaux, cette motivation
est moteur , il faut s'en servir, quand les enfants ont un grand désir , ils sont capables de déjouer leur maladresse et finalement avec des petits cours particuliers ,chacun atteint le
niveau demandé dans la joie et non sous la contrainte.
Pour l'apprentissage du graphisme de la figure ronde, celle ci correspond à la gestuelle naturelle de l'enfant, bien sûr, ils vont apprendre à fermer leur cercle, mais spontanément
cette figure ne leur pose pas de problème. Concernant le graphisme, je  fais peu de fiches  d'exercices systématiques où l'enfant va s'entraîner à faire des ronds, par contre,
lors de la période d'apprentissage, on fait des ronds tous ensemble dans des ateliers informels ( je m'asseois près d'un petit groupe et nous faisons des ronds sur une feuille comme ça, en
s'amusant à changer de couleur pour chaque rond par exemple, ils adorent voir la maîtresse faire le même exercice qu'eux, c'est extrêmement motivant, de plus, je joins toujours la parole au
geste, on dit comment on fait ).


pour répondre à tes questions précises, le graphisme avec une fiche et l'élève qui fait des traits pour faire la pluie alors qu'on ne parle pas de la pluie, je n'en ai JAMAIS fait,
quel ennui ! par contre, on s'entraîne quand on a appris une notion mais on dit qu'on s'entraîne, souvent sur des feuilles vierges.
difficile de dire à quel rythme.
Pour acquérir une compétence, il faut en moyenne avoir confronté l'élève à trois situations diiférentes concernant cette compétence pour faire l'évaluation.
et oui je leur donne tout de suite des crayons, des feutres , des stylos, et nous apprenons à les distinguer: on ne colorie pas avec des feutres mais avec des crayons de couleur, on écrit avec
des stylos et des crayons à papier...
Pour la numération, les objectifs" comptine numérique" et " dénombrement" ne sont pas les mêmes, effectivement nous comptons ensemble ( surtout au dernier trimestre), et je fais beaucoup de
manipulation avec des cubes, des clippos ou toute sorte de choses, encore une fois, les fiches tombées du ciel avec des exercices hautement abstraits n'ont jamais fait partie de mon arsenal
pédagogique, j'ai toujours préféré me fabriquer mes fiches quand il était temps de passer à l'évaluation.
Enfin, j'enseignais dans une école pauvre d'une commune rurale pauvre avec une population défavorisée, nous avions le record dun nombre de familles nombreuses du département mais  nous
avions aussi les autres communes environnantes où la population était plus diversifiée. Cependant , nous aurions pu être classés en ZEP sauf que c'était la campagne et que les ZEP rurales
sont rares.
Mais quand on enseigne , il faut être ambitieux pour ses élèves, il faut croire en eux et leur dire notre confiance, il faut cultiver leur curiosité et être d'une grande disponibilité et il
faut aussi ne pas juger leur famille.