langage d'évocation et récits de vie

Publié le par isa

SOMMAIRE


le livre du blog pour vous guider et vous aider à vous lancer dans des projets audacieux


langage d'évocation et récits de vie
récits de vie pour un livre
écrire un livre en petite section : quelles contraintes ?
une séance de récit de vie
oser sa parole dans le récit de vie
obstacles rencontrés lors du récit de vie
obstacles rencontrés lors du récit de vie(suite 1)
obstacles rencontrés lors du récit de vie(suite 2)
apprendre le langage d'évocation en écoutant, en s'entraînant
motivation des élèves et récits de vie
récits de vie et gestion du temps
conclusion et récits de vie

la marionnette de classe

 

conseils pour l'organisation du voyage de la marionnette

renforcer le lien famille-école en échangeant la marionnette

la valise de Dalma

organiser la situation de récit

organiser le dessin sous la dictée à partir du récit

organiser la diffusion des récits avant la fabrication du livre

le carnet de voyage outil multiple

fabrication du livre de récits

vous convaincre

le carnet de voyage (détails)

la valise et l'entretien de la marionnette ( détails)

le récit (détails)

l'organisation pratique( détails)

questions sur les (détails) 1

questions sur les (détails) 2

questions sur les (détails) 3

récit et bilan langage

la valise de la marionnette qui part dans les familles ( photos)

carnet de voyage de la marionnette ( photos)

carnet de voyage de Calinours chez Géraldine

la séance de récit en photos

le livre de la marionnette dans les familles en photos

la marionnette dans les familles chez Sara

 




« Un des problèmes majeurs de l’accès à la parole chez l’enfant, c’est précisément cette capacité à transformer les faits en évènements » Philippe Meirieu.

 

Quelles situations de communication vont aider les élèves à acquérir le langage d’évocation pour ensuite entrer dans le texte écrit ?

 

 Les premières traces de récit passent par le cahier de liaison dans lequel l’élève et sa famille retrouvent les évènements de la vie de classe. L’album langage permet dans un premier temps un langage descriptif qui ,avec l’aide de l’adulte, va devenir narratif.

 

Mais les situations d’apprentissage supposent une programmation des progressions. C’est pourquoi, le moment est venu de proposer aux élèves une situation de récit de vie dont la difficulté majeure est de rapporter des évènements à leurs pairs qui ne les ont pas vécus. Cependant , la nécessité de construire de nouveaux savoirs et savoir-faire induit que l’élève se sente progresser et que les défis relevés l’incitent à persévérer. Pour cela , la situation difficile doit être compensée par une vraie motivation à la vivre.

 

La réflexion menée est de créer un cadre de projet de classe dont tous les élèves sont acteurs, nourris du lien collectif que représente l’échange de la marionnette.

 

Ainsi donc, pour ce dernier trimestre, dont la dominante est « Le langage au cœur des apprentissages », les élèves vont emmener , chacun leur tour, la marionnette chez eux pour en faire le récit au retour en classe. Ce récit de vie constitue un excellent exercice de langage d’évocation. L’étayage de l’adulte est primordial dans le sentiment de prise de risque que cet exercice constitue pour l’enfant. Il lui faut affronter le groupe ( le récitant est face au groupe) et donc oser prendre la parole : un vrai défi pour les faibles parleurs, surmonter ses difficultés à s’exprimer, rapporter une histoire constituée d’éléments personnels, répondre aux exigences du contrat . Il est donc primordial de créer un cadre sécurisant pour poser des conditions favorables. Pour cela, l’intégration de la famille au projet rassure l’élève, la famille est sollicitée puisqu’elle accueille la marionnette. Cette confiance réciproque situe l’élève dans un climat de respect. De plus , cette pédagogie d’ouverture aux parents les incite à s’intéresser au travail scolaire et à prendre leur place comme partenaires essentiels.

 

A suivre.

 

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véronique 22/03/2010 18:37


Bonsoir Isa
Depuis une quinzaine de jours , NINO , notre mascotte, est invité chez un enfant de la classe chaque soir .
Il part avec sa petite valise et son carnet de voyage "Les aventures de NINO".
Je suis ravie de ce que cela provoque chez les enfants ainsi que chez les parents qui jouent le jeu à fond ( photos , récits variés , aventures diverses comme se retrouver dans un camion de pompier
, au sommet de la tour Eiffel......)
Pour les parents qui ne peuvent pas imprimer les photos , je glisse une petite clé USB , et je m'en charge.
Le lendemain , inutile de prévoir des séances de langage motivantes , elles viennent spontanément, et les enfants osent prendre la parole devant tout le groupe afin de partager leur vécu .
Encore merci Isa pour toutes tes idées et je conseille vraiment à tout le monde de tenter cette belle expérience, riche à tous les niveaux ( sans oublier l'affectif.....c'est si important chez ces
petits bouts !!!!) 


isa 22/03/2010 19:45


merci beaucoup Véronique d'apporter ton témoignage, c'est tellement intéressant de parler de ses expériences.


Cécile 19/05/2008 14:20

Bonjour ISA
Le projet du livre sur les récits de vie de la marionnette est encore une fois vraiment très intéressant!!! Mais petite question: est-ce-que vous fesiez un seul livre pour la classe ou un pour chaque enfant??
A bientôt
Cécile

isa 19/05/2008 14:36


Nous faisions un livre par élève ( broché, illustré par les élèves) c'est un gros travail pour la maîtresse mais c'est un vrai bonheur professionnel , une trés grande gratification. Les familles
étaient à fond dans ce projet, j'ai des mamans qui revenaient me voir en me parlant encore de Dalma la marionnette en me disant tout le plaisir de ce projet vécu par leurs enfants et elles-mêmes.
De même, comme je mettais les récits au fur et à mesure dans les cahiers, elles me disaient attendre le vendredi avec impatience pour lire ce que les enfants racontaient.


violaine 20/04/2008 21:20

Bonjour,
Je voulais juste témoigner de mon expérience.
Dans ma classe de PS, nous faisons cela depuis le début de l'année. Chaque week-end, un enfant emmène Gaspard (notre mascotte, un petit chien en peluche)chez lui. Et le lundi matin, il raconte son week-end aux autres élèves en s'appuyant sur les photos, dessins, collages que ses parents ont mis dans le cahier. C'est extrèmement positif. J'ai entendu parler des enfants qui ne s'expriment jamais autrement dans la classe. Ils osent prendre la parole (plus ou moins fort) et les autres écoutent. L'étayage de la maîtresse est fonction de l'enfant, mais certains se débrouillent très bien seuls. La mascotte crée un lien affectif entre les enfants, et tous attendent avec impatience le moment de l'emmener à la maison.
Merci encore pour votre site.
Violaine

isa 21/04/2008 09:11


OUi, Vilolaine, tu vas retrouver un peu ta démarche. J'explique progressivement le projet durant cette semaine de "repos", je donne les enjeux pédagogiques et le cadre à poser. Je sais que c'est
une pratique de nombreuses classes, je l'ai fait durant une vingtaine d'années et mes observations m'ont permis de la faire évoluer. Il est important de la valoriser et de guider ceux qui
souhaiteraient s'en inspirer.
merci encore


bab 19/04/2008 18:57

yéééééééé .. voilà qui répond à mes questions !!