La rentrée et les pleurs

Publié le par isa

En répondant à Vanessa, j’ai évoqué une des grandes difficultés de la rentrée : comment agir avec les enfants qui pleurent ?

C’est un moment déroutant et angoissant les premières années.

Il faut accepter cet état de fait.

Heureusement ,cela ne touche pas tous les enfants mais il est vrai que les pleurs sont très communicatifs.

Il me semble important de ne pas précipiter la séparation ,le premier jour, et de laisser le temps à la fois à l’enfant mais aussi aux parents d’accepter cette rupture.

 

Il y a différents types de pleurs :

  1. Certains enfants pleurent quand leurs parents sont encore dans la classe et s’arrêtent dés qu’ils ne les voient plus.
  2. D’autres hurlent, crient, tempêtent à leur départ ; la crise dure quelques minutes puis cessent.
  3. D’autres encore pleurent à retardement en réalisant l’absence au bout de quelques temps.
  4. D’autres pleurent sans discontinuer , inconsolables, refusant toute activité.

 

 

Comment agir ?

 

L’enseignant va rapidement percevoir la meilleure façon de faire , pour ceux qui débutent ,voici quelques conseils nés des nombreuses rentrées en petite section.

 

Dans le cas n°1 ( pleurs avant le départ des parents), ce type d’enfant a besoin d’être rassuré. Souvent il suffit de passer des bras de Maman à ceux de Maîtresse pour que le calme revienne, ce sont des enfants qui ont besoin du contact physique, ils veulent donner la main, tenir le pantalon, s’accrocher à la blouse de Maîtresse.

 

Dans le cas n°2 ( crise avec hurlements) ,ce sont souvent des enfants qui ne veulent aucun contact, ils ont besoin de crier pour exprimer leur angoisse. Il ne faut pas chercher à les prendre, il faut veiller à ce qu’ils ne se sauvent pas ( fermer les portes voire à clef si celles-ci donnent sur l’extérieur) et les laisser piquer leur colère, celle-ci ne dure pas. Finalement ils réintègrent le groupe et se montrent souvent actifs.

 

Dans le cas n°3 ( pleurs à retardement) les paroles et le contact peuvent aider à soulager l’angoisse passagère. Il ne faut jamais nier la douleur de l’enfant «  Je sais que tu es triste parce que ta maman et ton papa sont partis, je te comprends, tu vas les retrouver tout à l’heure, ils vont venir te chercher. A l’école, tu apprends aussi à quitter ton papa et ta maman et après vous êtes contents de vous retrouver ; moi , je suis là et je reste avec toi » . Il faut souvent répéter, les enfants veulent entendre les paroles qui les soulagent. Quelquefois j’indique sur l’horloge en collant une gommette l’heure des retrouvailles, bien que petits, ils voient le déplacement des aiguilles et il pressentent le temps qui passe. C’est d’ailleurs aussi pour cela qu’il faut rapidement leur donner des repères visuels du temps pour les aider à attendre ( journée en photos avec petit personnage qui se déplace au fil des activités). J’accepte aussi les doudous, les tétines pour que la coupure ne soit pas brutale.

 

Dans le cas n°4 ( pleurs inconsolables), je ne vous cache pas qu’il s’agit de la pire situation, de la plus difficile à gérer surtout si elle dure au-delà des fameux quinze premiers jours.

Ce sont des enfants qui ont beaucoup de difficultés avec le groupe, ils ont le souhait d’être seuls avec l’adulte, c’est pourquoi lors des premiers regroupements, il vaut mieux quelquefois les confier un petit moment à l’ATSEM avec laquelle ils se promènent dans l’école plutôt que de faire subir au groupe les pleurs incessants que rien ne calme ni le contact , ni les paroles.

Cependant il faut aussi savoir s’appuyer sur le groupe et quelquefois demander :  « Qui veut donner la main à Mickaël, il est un peu perdu sans sa maman et son papa, il faut le rassurer ? » Il y a toujours des enfants prêts à soutenir le petit copain et cela peut fonctionner.

Enfin il y a ceux, rares de mon point de vue, qui ne réussissent absolument pas à projeter le retour de leurs parents et qui vivent comme un abandon chaque séparation. Pour ceux-ci ,il faut beaucoup de souplesse et de patience, il peut être envisagé ( si cela est possible) de garder la maman un peu plus longtemps et progressivement diminuer son temps de présence en classe.

 

En tout état de cause, l’enseignant doit se sentir en confiance, il sait que ces pleurs sont inhérents à la séparation. Il veille à offrir de la douceur, de la compréhension et de la sécurité. Il se montre très présent y compris aux récréations ( lieu angoissant), il met en place au plus vite des repères temporels et des activités motivantes ayant un sens pour les élèves.

 

Si le découragement le gagne, qu’il songe qu’à la fin de l’année, ce sera lui qui sera triste de voir partir ses petits élèves…….

Publié dans rentrée scolaire

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Manon 08/11/2016 10:28

Bonjour, ma fille de 3 ans a fait sa rentrée en septembre, la première semaine a été un peu difficile mais elle s'est très vite habitué, malgres le fait qu'elle répétait chaque matin qu'elle ne voulait pas y aller, je la déposait sans pleurs. Mais depuis le retour de vacances, elle s'est mise a pleurer chaque jours et ils l'ont d'ailleurs changer a plusieurs reprises car a force de pleurer elle s'etait vomit dessus. Je ne sais plus quoi faire elle n'y va pourtant que le matin depuis la rentrée je la récupère chaque jours a 12h . j'ai beau lui expliquer qu'elle y va pour s'amuser avec les copains pour apprendre de nouvelles choses que ensuite je la récupère et qu'elle va manger a la maison rien n'y fait chaque jours la même chose et des le réveil elle me dit qu'elle ne veut pas y aller. Cela me déchire le coeur de la deposer chaque matins et de devoir la laisser en pleurs .....

isa 08/11/2016 13:01

Je pense Manon qu'il te faut te convaincre que tu as pris la bonne décision. Tu souhaites que ta petite fille aille à l'école pour les raisons que tu donnes ( socialisation: copains, apprentissages) alors tu l'accompagnes dans cette difficile séparation qui va lui permettre de s'affirmer et de développer son autonomie. Actuellement, son autonomie affective ( s'éloigner des personnes qu'elle aime) est mise à rude épreuve, c'est pourtant en surmontant celle-ci qu'elle va se construire la force d'affronter d'autres situations dans sa vie. Elle a besoin d'entendre que sa base de sécurité ( famille) est stable et continue. Parle lui de ce que tu fais pendant qu'elle est à l'école, et ne nie pas sa tristesse "Oui tu es triste de me quitter, c'est normal, on s'aime, mais je continue de t'aimer même quand je ne suis plus avec toi, voilà ce que je fais pendant que tu es à l'école avec tes copains et ta maitresse(tes occupations), je suis tellement contente de venir te chercher à l'école et je sais que bientôt tu te sentiras mieux". Courage à toi Manon.

nadège 18/10/2016 10:18

Bonjour isabelle,
contente de trouver un endroit où l'on voit que l'on est pas les seuls dans la difficulté des pleurs à l'école.
J'ai des jumeaux de 3 ans bientôt, Sacha et Louis. Ils ont fait leur 1ère rentrée et à vrai dire j'étais assez contente car les 15 premiers jours pas de larmes le matin, juste des colères quand même pour Sacha les jours de cantine au moment d'aller manger.
Et puis on a dû s'absenter une semaine pour aller voir mon grd-père et là au moment de retourner en classe, des crises de larmes tous les matins (Sacha pleure tellement qu'il déclenche les larmes de son frère) que ce soit au péri-scolaire ou dans la classe, la séparation est très difficile.
La maitresse me dit que les journées sont difficiles avec Sacha car très colérique. Apparemment, il hurle au moment d'aller à la cantine.
Il ne fait pas la sieste car n'arrive pas à s'endormir.
Je ne sais plus trop quoi faire, j'ai essayé la méthode de discuter avec lui de tout ça, de le rassurer en lui expliquant que je devais aller travailler mais qu'il me reverrais tout à l'heure. Je lui est demandé de m'expliquer pourquoi il se mettait en colère, de le faire verbaliser.
J'ai également essayé de ne plus lui en parler du tout, pour ne pas qu'il y pense, pour détourner son attention mais rien n'y fait!
J'ai pris une garde à domicile pour éviter de les mettre tous les jours toute la journée et à la cantine, du coup maximum 2 fois par semaine ils font journée complète et les autres jours ils rentrent se reposer à la maison.
On me dit que la solution serait peut-être au contraire de les mettre tout le temps, comme ça ils s'habitueraient.
Je ne sais vraiment plus...et je suis un peu désemparée...de le voir triste comme ça...

isa 18/10/2016 14:49

Bonjour Nadège,
oui , beaucoup d'enfants pleurent lors de la rentrée et même ensuite parfois, c'est le cas de ton petit Sacha. Tu me dis que tes fils ont bien accepté le changement pour les 15 premiers jours sauf au moment de la cantine pour Sacha. Et puis les choses se sont dégradées suite à une absence d'une semaine. En te lisant, je vois que tu veux faire du mieux possible en espérant que Sacha acceptera de ne pas trop se rendre malade à cause de la cantine. Tes garçons sont très jeunes ( à peine 3 ans), ils font deux longues journées car tu me parles de péri-scolaire ( c'est ça ?) et les autres jours ils finissent à midi, tu as organisé du mieux que tu peux mais tu doutes que ton organisation soit la bonne. Les jeunes enfants ont besoin de régularité et besoin de se reposer dans de bonnes conditions, ton petit Sacha est tellement fatigué d'avoir pleuré ou fait des colères qu'il ne parvient même plus à trouver le sommeil. Je pense que ton organisation est bonne et qu'aller tous les jours à la cantine serait trop pour lui, tu pourras l'envisager progressivement en cours d'année. Accepte qu'il ait besoin de ce passage difficile pour vivre sa séparation, ne te rends pas malade de le voir triste car cela contribue à renforcer son mal-être, dis lui que tu sais qu'il n'aime pas aller à la cantine mais que les jours où il y va , tu ne peux vraiment pas faire autrement. Il a besoin d'entendre qu'il a le droit d'être triste et que cela va passer et dans quelques temps il sera content d'aller manger avec ses copains et son frère. Les vacances d'automne qui arrivent vont lui permettre de retrouver son énergie et cela devrait aller mieux à la rentrée. Fais lui confiance, il a des ressources et toi aussi.

amandine 16/09/2016 13:59

Bonjour isabelle,
merci pour ce blog très interessant. J ai un souci avec ma puce de 4 ans est demie qui est rentrée ce lundi en MS, elle était l année dernière dans une école montessori ou dans l'ensemble la journée se passait bien, meme si elle cherchait les limites et n'écoutait pas toujours très bien, elle était prise en charge individuellement, avait ses affaires, des ateliers activités interressantes, etc... Nous avons changer d'école car nous avons déménager, elle a donc fait sa rentrée tardivement ce lundi dans une petite école privée. Notre fille est dans la classe de la directrice, qui travaille à mi temps, une autre instit est la le reste du temps. Le premier jour avec la directrice tout s 'est bien passé, les autres jours beaucoup moins...Notre fille dit ne pas aimé la seconde maitresse (c'est vrai qu'on sent bien qu'elle n'accueille pas l'enfant individuellement), elle se sent perdue et laissée à elle meme, elle pleure beaucoup et cherche à se sauver...les règles sont bien entendues différentes de l'ancienne école, ici toutes les affaires que nous avons apportées sont mises en commun, notre fille a beaucoup de mal avec ca, elle réclame ses lingettes, etc...
apparement le temps de la cantine se passe bien, la sieste aussi, mais le retour en classe (apres la sieste suscite a nouveau des pleurs...), je pense qu'elle s'ennuie, elle me dit ne pas faire de travail dans cette école, et que les autres dont tous "n'importe quoi"... J'en viens en regretter l'ancienne école, je ne sais plus trop quoi faire car ca me fait du mal de la savoir mal et pas à l'aise la journée, j'aimerai qu'elle ait envie d'aller à l'école et qu'elle y fasse des choses interressantes...je sais qu'elle comprend tres bien qu'on va la récupérer le soir et qu'elle ne se sent pas abandonnée car elle va a la danse le mercredi matin et tout se passe bien, elle adore...

isa 16/09/2016 20:01

Bonsoir Amandine, je sens bien que la rentrée est aussi difficile pour ta fille que pour toi, car après tout cela ne fait qu'une semaine d'après ce que je comprends. Tu me dis aussi que vous avez déménagé, cela fait donc deux bouleversements dans la vie de ta petite puce. Il me semble normal qu'elle soit aussi "hostile" à cette école et qu'elle regrette son ancienne école, mais aussi son ancienne vie. Elle est encore dans l'insécurité que provoquent tous les changements de vie, elle a besoin de se sentir en confiance, il faut donc que tu la rassures et que tu lui dises que tu as confiance en elle et qu'elle va parvenir à se faire des amis et à s'intéresser aux activités proposées. Il est vraiment encore un peu tôt pour dire que cette école ne lui convient pas et qu'elle va s'y ennuyer. Elle a surtout besoin de voir ses parents en confiance vis à vis des personnes à qui elle est confiée. Comment s'était passée son entrée dans l'école précédente ? Te souviens-tu des débuts ?

Emilie 15/09/2016 19:37

Merci pour votre réponse très rapide ! Le fait qu'il y'ai 4 niveaux dans la classe ne vous semble pas être un problème ? Je précise aussi qu'elle est dans une école diwan , vu qu'elle parle bien ( dixit la maîtresse ) je me demande si une autre langue ne la perturbe pas trop ...

isa 16/09/2016 14:46

C'est une chance pour elle de pouvoir apprendre une autre langue,

isa 16/09/2016 14:26

Non une classe multi-niveaux n'est pas un inconvénient, les élèves se sentent solidaires et stimulés.

Emilie 15/09/2016 15:38

Bonjour je viens de voir votre blog et surtout j'ai vu que vous répondiez aux parents ! Ma fille de 3 ans viens de rentrer en petite section . Les premiers jours elle ne pleurait pas enfin pas au moment de la déposer . Mais aujourd'hui l'atsem m'à dit qu'elle pleurait enfin chouinait beaucoup surtout la première heure . Ce qui me dérange c'est qu'elle avait l'ai agacée par ce comportement , je ne l'ai pas trouver de très bonne humeur à dire vrai ^^ Ma fille demande souvent de rentrer à la maison et elle demande beaucoup d'attention , à du mal qu'on en s'occupe pas d'elle . Elle n'à jamais été en crèche ni en nounou cela peut il être lier ? Je rajoute que dans sa classe il y'a 4 niveaux ( TPS , PS , MS et GS ). Merci emilie

isa 15/09/2016 18:00

Bonjour Emilie, oui je réponds aux parents parce que c'est difficile les moments de rentrée et que trouver une oreille attentive peut parfois dénouer les noeuds qu'on croyait impossibles à défaire. Je lis avec attention ton message et je ne suis pas très étonnée de ce que tu dis, voilà maintenant 15 jours que la rentrée a commencé et les adultes qui prennent en charge les enfants (enseignants, atsem, animateurs ...) commencent à ressentir de la perte d'énergie. Il faut dire qu'il en faut beaucoup pour assurer le réconfort de tous ces petits qui pleurent en même temps. D'autre part, les enfants aussi sont soumis à toute cette tension et parfois craquent un peu malgré des débuts favorables. Il ne faut pas t'inquiéter Emilie, tout cela va rentrer dans l'ordre. Ta petite fille apprend que l'école qui offre tout plein d'activités formidables est aussi un lieu de contraintes lié au fait qu'il faut tenir compte des autres, des règles. C'est parfois difficile à accepter car comme tu le dis, elle n'a pas été confrontée à cela depuis qu'elle est née, c'est donc un bouleversement pour elle mais elle a les ressources pour s'y adapter et tu dois lui faire confiance. Concernant l'atsem, essaie de te dire que c'est passager parce qu'elle déploie beaucoup d'énergie en ce moment et qu'elle a eu ce matin un passage à vide. Imagine ce que c'est que d'avoir tous ces petits à consoler durant des journées et des journées. Oui c'est son métier mais cela ne veut pas dire qu'elle se sent toujours au top.Nous avons tous dans nos différents métiers des moments de moins bien, il faut savoir être indulgent. Garde lui ta confiance, c'est ce qui va le mieux l'aider. Et puis informe toi auprès de l'enseignante (si tu peux la voir) afin qu'elle te donne son avis sur le comportement de ta petite fille. Tout va rentrer dans l'ordre, sois confiante.

lisa 10/09/2016 10:30

Bonjour et merci pour ce blog, je suis complètement perdue face à la situation suivante : mon fils de 3 ans vient d'entrer en ps. C'est un enfant très sociable qui a su s'adapter en une journée à la crèche où il allait quelques jours par mois pendant mon congé parental ; il y passait des journées aussi longues et même plus que celles de l'école et lorsque que je le récupérais il sautait de joie en me disant toujours deux choses :"les dames sont très très très gentilles" et "c'est super la crèche, j'adore aller à la crèche". Cela fait une année qu'il parle avec envie de l'école je n'ai donc pas été surprise quand le jour de la rentrée s'est bien passé et qu'il nous a presque sommés son père et moi de le laisser jouer. Malheureusement j' eu un mauvais premier contact avec sa maîtresse que j'ai voulue prévenir qu'il était en fin d'acquisition de la propreté, en effet au lieu de prendre cette information de façon positive elle s'est braquée et m'a répondu froidement qu'il devait être propre etc. Depuis je n'ai de cesse d'entendre le pire à l'encontre de cette femme (devrait déjà être à la retraite, n'aime pas les enfants, est très brusque, ne donne jamais aucune information etc.) et même le personnel de l'école se montre désolé que mon fils soit "tombé" avec elle ce que je lui cache même si je suis consciente qu'il doit ressentir mes inquiétudes. Les 4 premiers jours il est allé à l'école sans pleurer alors que tous ses petits camarades hurlaient et tremblaient devant la maîtresse qui restait d'ailleurs toujours impassible. Le 5ème jour il s'est mis aussi à me dire qu'il ne voulait plus aller à l'école, que les dames étaient méchantes, que la maîtresse hurlait sur les enfants et les grondait tout le temps, qu'on lui avait dit qu'il était "interdit de pleurer" !!! et autres histoires suspectes de douches suite aux accidents de pipi, douche qu'il me refuse désormais à la maison !!!! Ce fut le début des séparations tragiques pendant lesquelles il me suppliait de le garder. J'ai essayé de m'appuyer sur la maîtresse pour le consoler en lui demandant quelles activités ils allaient faire, réponse : "vous croyez qu'on sait ce qu'on fait, non ça ne marche pas comme ça, cela dépend du temps qu'il fait" (véridique), aucun geste pour le rassurer. Je lui ai demandé plusieurs fois comment ça allait pour lui en classe, réponse :"il s'est encore fait pipi dessus aujourd'hui" et rien sur son comportement sinon qu'il ne pleurait pas en classe. Je l'ai récupéré un soir en larmes car il s'était blessé dans la cour et avait le genou en sang, elle n'avait rien remarqué. Cette nuit mon fils a fait une terreur nocturne très impressionnante pendant laquelle il me suppliait de le garder à la maison. Je suis déchirée, je sens que je suis complètement braquée contre sa maîtresse mais je ne sais pas si je dois céder à l'angoisse de mon fils ou continuer de le mettre à l'école en sachant que la maîtresse ne sera jamais une partenaire. Je travaille à temps partiel mais je n'ai aucune solution pour le faire garder.... bref je suis désespérée.... que me conseille-vous s'il vous plaît ?

isa 10/09/2016 12:28

Bonjour Lisa, en lisant ton témoignage exprimé dans toute sa sincérité, reconnaissant que tu doutais du bon professionnalisme de cette enseignante, je partage avec toi une inquiétude vis à vis de cette personne. Il est toujours difficile d'anticiper une année sur les quelques jours qui viennent de se passer et d'autre part, sachant que cette rentrée est aussi une épreuve pour les enseignants, certains pour se protéger se "blindent" dans leur émotivité. Cependant, ce que tu décris est la façon dont tu as ressenti les choses et pour moi, c'est ce qui compte. Il y a donc eu clairement un manque profond de communication et une volonté rigide de ne pas prendre en considération ton intérêt pour ce qui se passe à l'école avec ton fils. Les nouveaux programmes 2015 donnent pourtant clairement le principe de la relation avec la famille, voici un extrait : Une école qui accueille les enfants et leurs parents
Dès l'accueil de l'enfant à l'école, un dialogue régulier et constructif s'établit entre enseignants et parents ; il exige de la confiance et une information réciproques. Pour cela, l'équipe enseignante définit des modalités de relations avec les parents, dans le souci du bien-être et d'une première scolarisation réussie des enfants et en portant attention à la diversité des familles. Ces relations permettent aux parents de comprendre le fonctionnement et les spécificités de l'école maternelle (la place du langage, le rôle du jeu, l'importance des activités physiques et artistiques...).
L'expérience de la séparation entre l'enfant et sa famille requiert l'attention de toute l'équipe éducative, particulièrement lors de la première année de scolarisation. L'accueil quotidien dans la salle de classe est un moyen de sécuriser l'enfant. L'enseignant reconnaît en chaque enfant une personne en devenir et un interlocuteur à part entière, quel que soit son âge.
Tu vois combien la confiance est primordiale et si ton fils ressent que tu n'es pas en confiance, il est certain qu'il se trouve dans une insécurité affective qui l'envahit et le submerge. Pour ma part, avant de prendre toute décision définitive, je pense qu'il est important de dépasser les 15 premiers jours qui sont les plus douloureux et d'envisager un changement si la situation reste figée, c'est à dire si ta relation avec cette enseignante est toujours la méfiance et si ton fils continue de manifester de la souffrance. Dans ce cas, demande à rencontrer la directrice et à faire part de ton inquiétude en t'appuyant sur les nouveaux programmes et la relation d'information qui est maintenant obligatoire, si aucune solution n'est possible de ce côté là, envisage un changement d'école. C'est assez rare que je le conseille mais pour moi, la maltraitance est parfois plus insidieuse qu'on ne le pense. Je ne connais pas la réalité de ta situation et je ne veux pas juger trop vite car comme je te le dis la rentrée est un moment très difficile pour tout le monde ( enfants, parents, enseignants et atsem), c'est pourquoi je pense qu'il faut la passer pour pouvoir ensuite prendre une décision réfléchie. Bon courage, Lisa.

angela 09/09/2016 10:45

bonjour

mon fils vient de faire sa rentree en petite section il a 3 ans et demi et cela est tres dur pour lui crise de larme colere il tape des pied il hurle refuse d aller a lecole il dit quil ne veut pas y aller
j etais en congé parental ya six mois jai repris le travail il était chez une nounou mais surtout amie de la famille et pas d autre enfant que lui et tt se passé bien
il va au periscolaire le matin une petite demi heure et apres ecole et cantine je le recupere a 15 h 15 depuis la rentree pas un jours sans larme et de tres grosse colere
hier il a mm vomi et cematin au periscolaire il a fait une crise terrible cela me fait de le laisser ds cet etat mm si je sais que jai pas le choix cest terrible en tant que maman de ressentir la detresse de son enfant
cela fait du bien de voir que mon cas et pas isolé et que bcp d enfant on du mal a s adapter mais que faire face a ca ::: en sachant que cest tte la journee quil pleure et que son angoisse ne le quitte pas mm en rentrant a la maison et refuse aussi de manger au petit dejeuner

isa 09/09/2016 12:24

Bonjour Angela, comme tu peux le lire dans les commentaires précédents, la période d'adaptation est normale et la détresse exprimée est une étape dans cette séparation. Ton petit garçon change totalement de vie et c'est difficile pour lui. Il a besoin de se sentir en sécurité mais pour le moment, il ne connaît personne donc il est inquiet. Petit à petit, il va prendre ses repères , il va constater que les personnes qui s'occupent de lui ne changent pas, il va aller vers les autres enfants et découvrir la joie de jouer avec un autre de son âge. Il va se réjouir des activités qu'il pourra faire qui sont différentes de la maison. Tu peux lui faire confiance, il est capable de surmonter ce difficile passage.

STEPHANIE POMMIER 08/09/2016 11:28

Bonjour
Mon fils de 3 ans et 4 mois vient de rentrer en PS. Il était en crèche depuis qu'il a 5 mois toute la journée. Il n'a jamais pleuré à la séparation et s'est toujours rendu à la crèche avec le sourire et volontiers. Il était impatient de rentrer à l'école.
Il n'a pas pleuré le 1er jour à mon départ mais la journée a été difficile. Etant séparé de ses copains, j'ai cru qu'il avait perdu ses repères et j'ai demandé qu'on le change de classe pour être avec ses copains. Le matin dans sa nouvelle classe, il était heureux de revoir ses copains et n'a pas pleuré mais idem journée difficile. Et depuis, il pleure et me dit qu'il ne veut pas aller à l'école et la séparation est très compliqué.
Je n'arrête pas de lui parler, lui expliquer que c'est comme la crèche et que je reviendrai le chercher mais rien à faire... je suis désemparée et je ne sais plus quoi faire ou dire. Comment expliquer son changement de comportement et surtout je ne sais plus comment réagir. Merci pour vos conseils

isa 08/09/2016 11:50

Bonjour Stéphanie et merci de ta confiance. Cette situation qui pourrait être identique à la première séparation lors de son entrée en crèche n'est pas comparable, même si avoir vécu la collectivité va l'aider plus que tu ne le penses. Cette entrée à l'école est un bouleversement et ,selon les enfants, l'inquiétude générée va avoir besoin de s'exprimer de manière plus ou moins forte. La meilleure manière d'aider ton enfant est d'abord d'accepter qu'il te montre combien cela est difficile pour lui de se séparer de toi pour entrer dans un monde inconnu avec de fortes attentes ( tous les parents souhaitent la réussite de leur enfant et l'espère). Ne t'inquiète pas, tout cela est normal, et encore plus parce que nous sommes dans les 15 premiers jours qui sont les plus difficiles. Tous les enfants ne réagissent pas de la même façon et ce n'est pas parce que ton fils pleure qu'il ne va pas s'épanouir dans cette classe, fais lui confiance, il va parvenir à surmonter cette épreuve. Il est important qu'il entende qu'il a le droit de pleurer, que tu le comprends et que tu sais que dans quelques temps, il ira à l'école avec plaisir. Ne sois pas désemparée, ça te fait mal de le voir pleurer, de devoir le quitter mais pourtant c'est cette séparation et toute la confiance que tu lui donnes ( et son papa également) qui vont l'aider à devenir cette personne autonome et forte que tu lui souhaites d'être. Si c'est pour toi trop douloureux, ne peux-tu pas quelques jours demander à son papa de l'accompagner, souvent ça se passe mieux avec les papas parce que le lien garçon-maman est très fort et gêne à la séparation ? Je te souhaite Stéphanie de retrouver de la sérénité. Tu as déjà su trouver de l'aide en venant ici, il n'y a pas de raison que les choses ne s'améliorent pas, c'est vraiment ta volonté et je suis de tout coeur avec toi.

Amélie 02/09/2016 14:26

Bonjour,

Mon fils de 4 ans est dans la situation n°1. Depuis qu'il va à la crèche, 3 mois, et maintenant en 2° maternelle. Tous les matins ce sont des pleurs... Je sais par les instit/pureicultrices qu'à peine partie, il s'arrête. Voudrait-il me faire culpabiliser de le laisser? Quelle attitude adopter? Nous parlons beaucoup et je lui ai expliqué bcp de choses, que maman doit travailler, qu'il va s'amuser, qu'on va se retrouver, ... Que sa petite soeur qui a 2 ans de moins ne pleure pas car elle sait tout ca.... Quand c'est papa ou quelqu'un d'autre, aucun probleme.
Pourtant je ne m'eternise pas; rituel du gros calin debout, et bisou au revoir. Et dès que je m'eloigne il hurle, vient s'accrocher à mes jambes... Devrais-je etre plus ferme? Pas de calin si tu pleures? Je ne sais plus quelle methode adopter.
Merci pour votre aide.

isa 03/09/2016 10:18

tout ce que tu lui diS*

isa 03/09/2016 10:17

Bonjour Amélie, et merci de ton intérêt pour le blog. Ton petit garçon fait comme il peut et il pleure sincèrement. De ton côté, tu fais aussi du mieux que tu peux et tu constates que ça ne fonctionne pas. Premièrement, on ne peut pas comparer les réactions de ses enfants parce qu'ils sont uniques et donc différents. Ton fils a besoin d'être rassuré, il sait bien tout ce que tu lui dit, mais il a sûrement besoin d'entendre que la séparation, ce n'est pas la perte de ton amour :"Je pars mais je continue de t'aimer très fort", est-ce que tu peux lui laisser quelque chose de toi ( foulard odorant de maman ou photo de maman...)? Ce qu'il ne supporte pas, c'est uniquement le moment de la séparation, puisque tu dis qu'ensuite il se calme, c'est donc ce moment qui est particulièrement douloureux. De ton côté, tu ne supportes pas sa tristesse et la violence de ses pleurs, c'est normal, toute maman réagit avec son coeur et son instinct maternel, cependant, il y a des étapes à franchir et si tu t'inquiètes trop de cette séparation, ton petit garçon le ressent, ce qui va l'inquiéter à son tour et rajouter à sa propre angoisse de séparation. On voit bien en te lisant que c'est vraiment quitter sa maman qui est source d'anxiété puisque tu dis qu'avec Papa, il ne se passe rien. Il y a donc une interaction commune entre toi et ton fils pour cette peur de se quitter. Tu le sais mais je préfère insister : pour que nos enfants aient le goût d'apprendre, ils doivent accepter la séparation afin de pouvoir s'ouvrir au monde et avoir envie de l'explorer, mais pour se séparer, il faut avoir l'assurance de continuer à être aimé malgré l'éloignement. C'est autour de ça que se joue votre séparation. Il ne faut donc absolument pas que tu le menaces de le priver de câlins, ce serait pire pour lui. De la même façon, ne pars pas trop vite, laisse le s'installer dans son univers avec toi à ses côtés puis préviens le que tu vas partir mais que tu restes encore un peu avec lui, dis lui ce que tu vas faire pendant que lui sera à l'école et dis lui que tu continueras de penser à lui et de l'aimer et que tu auras hâte de le retrouver mais qu'il faut savoir se séparer. J'espère que mes quelques conseils t'aideront.

sand 05/01/2016 14:11

bonjour, ce blog est il tooujours actif?
merci

isa 08/09/2016 12:05

Est-ce que ça va mieux Amélie ?

amelie 08/09/2016 11:34

Un grand merci pour vos précieux conseils.
Amélie

isa 05/01/2016 14:50

Oui Sand

Julie 21/09/2015 15:05

Bonjour,

Je me lance aussi. Je suis maman de Jules 2 ans et demi qui vient de rentrer en pré petite section début septembre. Les 2 premières semaines ont été horribles, pleurs et hurlements quand je le laissais et pleurs toute la matinée à chaque changement d'activités. À la récréation ce n'est pas mieux....
Avec la maîtresse nous nous sommes mis d'accord il ne va pas à l'école le vendredi matin.
Depuis la semaine dernière il n'y a plus de pleurs quand je le laisse mais par contre la maîtresse me dit qu'il pleure toute la matinée. Il me demande....
C'est moi qui le garde depuis fin janvier et avant il était chez la nounou.
Il a très peur des autres enfants, de l'effet de groupe et n'aime pas se faire bousculer. Il ne joue pas avec les autres.
Pourtant quand je le récupère il me dit qu'il a passé une bonne matinée que c'était bien.
Je ne sais plus quoi faire....

isa 21/09/2015 15:42

Bonjour Julie, merci de ta confiance et de ton intérêt pour le blog.Est-ce que ton petit Jules a avec lui quelque chose qui peut l'aider de manière transitoire ( doudou, tétine + photo de sa famille ou foulard de sa maman....)? La rentrée est toujours difficile et pour les plus jeunes, c'est un bouleversement. D'après ce que tu dis, Jules semble avoir l'attitude classique d'un petit enfant qui rentre à l'école, peur des autres, ne pas jouer avec d'autres, pleurs, tout cela est fréquent et ne semble en rien anormal. Il montre une volonté à y retourner puisqu'il ne se plaint pas et ne pleure plus quand tu l'emmènes. On voit donc bien des progrès dans son adaptation. D'après ce que je comprends, il n'y va que la matinée, ce qui est bien pour un tout jeune enfant. Je pense, Julie, qu'il faut encore un peu de patience, il va s'adapter. Ton accompagnement bienveillant va l'aider à surmonter cette séparation qui est encore douloureuse et qui selon les enfants peut l'être encore un certain temps. Tu peux lui dire qu'il a le droit de pleurer parce que pour le moment c'est son moyen pour se soulager et qu'il en a besoin tout en le rassurant et en lui disant que bientôt il n'en éprouvera plus le besoin. Cette manière de ne pas stigmatiser les pleurs l' apaise, il ne se culpabilise pas de pleurer, il ne sent pas la tension des adultes qui l'intiment d'arrêter et c'est souvent ce qui fait qu'il n'en éprouve plus le besoin parce qu'il sent la confiance. Je comprends que pour une maman ce soit difficile de voir combien cette épreuve est douloureuse pour son enfant, mais les séparations ne sont jamais faciles, et il s'agit là d'une séparation initiatique qui peut déterminer d'autres moments dans la vie. Enfin, si tu sens que ton petit garçon souffre trop (dans la durée), qu'il est vraiment inconsolable et que malgré tout ce qui a été fait pour lui, son adaptation semble ne pas réussir alors mieux vaut reporter son entrée à l'école de quelques mois. Mais actuellement, il est encore possible qu'il s'adapte bien.

Audrey 18/09/2015 22:14

Bonsoir, j'arrive un peu tard étant donné que le dernier commentaire date de 2013 mais je suis tellement désemparée que j'essaie que me lance quand même.
Mon loulou Noé aura 3 ans mi-novembre. Il était auparavant chez une nounou de ses 7 mois jusqu'à cet été. Il connaît entre autres les couleurs primaires, les formes de bases et sait compter jusqu'à 10. Ayant une grande sœur de 8 ans que nous allions accompagner et rechercher ensembles à l'école, il a très vite eu envie d'y aller lui-même et depuis juin, il prend son cartable à chaque fois que l'on s'apprête à sortir car il croit que je vais l'emmener à l'école. C'est donc sans surprise que ses 3 premiers jours de rentrée (mercredi matin, jeudi et vendredi toute la journée) se sont très bien passés, pour dire il m'a même mise dehors pour pouvoir jouer (ce qui est frustrant mais plutôt arrangeant étant donné que je travaille).
Seulement voilà, le week end passé, Noé n'a pas pu retourner à l'école en raison d'une sévère gastro accompagnée de fièvre +++ et j'ai donc pris des jours pour le garder à la maison toute la semaine.
Au retour à l'école le lundi suivant, je le sentais un peu réticent mais il ne pleurait pas. Enfin jusqu'à qu'une petite camarade arrive en pleurant et là, ça été le début de la fin. La petite stagiaire est venue le prendre et je suis partie mais il hurlait et le soir venu la maîtresse m'a annoncé que c'était une véritable catastrophe, il avait pleuré toute la journée en classe, à la récréation, à la cantine (il a quand même mangé) et l'après midi aussi (sauf à la sieste il a bien dormi). Et toutes les journées de la semaine ont été à l'identique (je ne l'ai pas mis le mercredi car je ne travaille pas).
Du coup, je m'effondre chaque matin une fois dans ma voiture après l'avoir déposé, je me fait du mauvais sang toute la journée et ne suis pas efficace dans mon travail et je stresse quand je vois l'heure d'aller le chercher se rapprocher car chaque soir je me fais "alpaguer" par la maîtresse (ou l'atsem ce soir) devant les autres parents où l'on me dit que mon fils est une catastrophe, que je DOIS ABSOLUMENT trouver une autre solution. Sachant que je viens d'emménager dans cette commune, je n'ai pas de nounou et qu'après finalement sa 1ère semaine complète d'école, on ne lui donne pas sa chance de s'intégrer. Je leur ai expliqué que je n'ai pas vraiment le choix, que j'essaie de trouver une nounou (vu qu'elles ne veulent plus de mon fils et ceci depuis le 1er jour de pleur qui était le 3ème jour d'école), mais juste pour le midi et l'après midi ce n'est pas facile de trouver, que pour une femme seule cest très coûteux et surtout, cela ferait encore un nouveau lieu et une nouvelle personne et une nouvelle organisation pour mon Loulou. Est-ce vraiment la solution ?
Bref, comme vous l'avez sûrement compris (vu mon discours décousu), je suis complètement perdue, au bout du rouleau et je passe mon temps à pleurer en me demandant ce que j'ai raté et en essayant de trouver LA solution (j'ai déjà fait les 3/4 de la liste des assistantes maternelles de la commune sans succès).
Si vous me lisez et avez connu des situations similaires, je vous remercie d'avance de votre partage. Et si par bonheur Isa me lit également et me répond, je la remercie chaleureusement de l'avis qu'elle pourra me partager.

isa 18/09/2015 23:52

Oui Audrey je te lis et je te réponds aussitôt. Ton message n'a rien de décousu et j'ai bien compris ton embarras. Je voudrais te dire que ma quatrième fille a pleuré un bon mois sa première année et pourtant elle avait une maman spécialiste de la petite section donc tu n'as rien fait de mal. Seulement voilà ton petit Noé est sensible à tous les changements de sa vie et l'école est un bouleversement important. Il arrive que les premiers jours se passent bien et que la semaine suivante soit catastrophique et je m'étonne de l'empressement de l'enseignante à te demander une autre solution. C'est beaucoup trop tôt pour juger de la maturité ou non d'un enfant à supporter l'école. Ton petit garçon sent aussi tous tes tiraillements et il te sent inquiète donc il l'est également. Il veut retrouver la vie où vous alliez ensemble chercher sa sœur. Tu dois lui expliquer que ce n'est pas possible et que grandir c'est se séparer de sa maman tout en continuant à d'aimer très fort mais en pensée en attendant de se retrouver. Propose lui d'emmener une photo de toi ou un foulard avec ton odeur. Plus tu auras confiance en sa capacité d'adaptation et plus il va y parvenir. Il faut de la patience et tout va se caler. Je comprends vraiment ce que tu vis parce que je l'ai vécu et je sais combien c'est déchirant mais il est possible de surmonter sans baisser les bras. Si tu as des questions, j'y répondrai volontiers.

Virginie 04/11/2013 14:33


Bonjour,


Merci pour votre article, qui en tant que maman d'une petite fille qui pleure beaucoup, me réconforte un peu.


Depuis la rentrée de septembre, ma fille, qui est en petite section, pleure tous les matins. Elle pleure une bonne partie de la matinée d'après ce que me dit sa maîtresse. Ce
matin, après les 2 semaines de vacances, elle a pleuré jusqu'à la récréation. Je me doutais que la reprise serait difficile mais pas à ce point. Sa maîtresse, à la sortie ce midi, m'a dit
qu'elle se sentait "démunie" face aux pleurs de ma fille (j'avais l'impression qu'elle en avait aussi un peu assez). Par contre, elle participe aux activités, en pleurant certes, mais elle
participe (enfin à presque toutes).


Je précise que la maîtresse, qui est aussi la directrice, fait classe à mi-temps. La fin de la semaine est assurée par un jeune professeur des écoles, avec qui les choses ont l'air de mieux se
passer (pas ou presque pas de pleurs pendant la matinée avec lui).


J'aimerais trouver une solution pour aider ma fille. Je sais que ce n'est pas en m'angoissant que cela ira mieux, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Je me doutais bien qu'après avoir
été gardée par sa grandmère (même pas de halte-garderie, erreur fatale), l'adaptation serait dure, mais c'est pire que ce que j'imaginais.


Merci d'avance pour votre réponse,


 


 

isa 04/11/2013 18:19



bonjour Virginie, et cela me fait plaisir qu'une maman ose venir jusqu'ici pour exposer ses difficultés qui sont parfois bien insupportables à vivre, c'est une belle marque de confiance
que j'apprécie. J'imagine Virginie que ta petite fille pleure au moment de se séparer de la personne qui l'accompagne, est-ce toi ? Je lis dans ton témoignage qu'elle a été gardée par la famille
et tu penses que c'était une erreur, vous avez choisi avec son papa en pensant que c'était le mieux pour elle, inutile de te sentir coupable de ce choix. Il indique que vous recherchiez de la
sécurité et de la confiance, sûrement deux choses qui sont encore un peu compliquées pour toi actuellement vis à vis de cette maîtresse, cela peut être malgré toi, c'est ta nature, tu es sûrement
une maman protectrice. Du coup, ta petite fille le ressent et ne se sent pas non plus ni en sécurité ni en confiance, sauf avec ce maitre qui semble être plus rassurant, c'est donc bien la preuve
qu'il n'y a pas d'impossibilité à son adaptation. Tu veux aider ta fille, accepte qu'elle exprime son désarroi, dis lui que tu as toute confiance en sa maîtresse et qu'elle va bientôt réussir à
aller à l'école sans crainte comme ses copains d'école. Tout ce que je te dis paraît bien simple voire simpliste mais ce sont les mots qui agiront sur elle parce qu'ils auront été pensés et
prononcés par toi et aussi son papa. Plus tu penses qu'elle ne va pas s'adapter, plus c'est ce qui arrive, tu le dis toi-même dans ton message. La maîtresse est démunie , dis -tu, cela arrive
parce qu'elle ressent des résistances et que ta petite fille lui renvoie son incapacité à la rassurer, c'est aussi difficile pour elle, elle a besoin de votre aide et surtout de votre confiance à
toi et au papa. La responsabilité est partagée, chacun espérant que l'autre a une solution. Il n'en existe pas qui soit miraculeuse, il faut beaucoup de patience, de tolérance et de
bienveillance, dans cet état d'esprit , il y a fort à parier que ta petite fille trouvera son apaisement. J'espère t'avoir aidée, n'hésite surtout pas si tu as encore des questions.



saupin 07/09/2010 09:23



Bonjour encore mille merci pour votre réponse et votre acceuil vous avez su trouvé les mots justes pour m'aider à comprendre encore mieux ce qui se passent en ce moment dans nos têtes
! Continuez ainsi je ne manquerai pas de mettre mon grain de sel dans d'autres discussions... ps : hier soir mon fils ne voulait pas partir de l'école ça fait plaisir à voir.Bonne
continuation et bonne rentrée à tous ! 



saupin 06/09/2010 11:13



Bonjour à tous, bravo pour cet article, cela m'éclaire et me donne les clés pour arriver à surmonter les pleurs de mon fils le matin. En effet, depuis jeudi dernier il pleure chaque matin à
chaudes larmes et ne veut pas me quitter. Cela me déroute car il semblait heureux et prêt pour sa première rentrée. Il a pourtant été en crèche et chez une nourrice durant 3 ans : nous
avons connu des moments difficles au début à la crèche alors que chez sa nourrice il n'a jamais pleuré le matin. Je ne suis pourtant pas une maman angoissée mais depuis jeudi dernier il
pleure et se met à hurler tous les matins lors de notre séparation. Il s'arrête net dès que je suis dans le couloir. Sa maîtresse et son atsem nous ont dit  qu'il passait une très bonne
journée et que le moment critique était le matin. J'ai donc décidé de mettre son papa à contribution ce lundi pensant qu'avec son papa tout irait pour le mieux. hé bien, il a
encore beaucoup pleuré et la séparation avec son père a été aussi difficile, l'atsem  l'a encore pris en charge...J'ai lu et relu votre article et vos commentaires qui vont m'aider à
adopter le bon comportement. Je n'ai jamais connu ça avec mon aînée et cela me rend triste il faut l'avouer...Chris



06/09/2010 18:25



bonjour Chris et bienvenue sur le blog, pas facile en tant que maman de laisser son enfant pleurer et de ne rien y faire à cause de notre absence, c'est accepter de confier son enfant à
d'autres personnes et les croire capables de réconforter son enfant, pas facile cette délégation, elle introduit l'idée de séparation et d'autonomie. De plus , vous me dites que votre petit
garçon a déja connu cette séparation par la crèche et la nounou, cependant les enjeux de l'école ne sont pas les mêmes, et votre enfant n'est pas sans ressentir cela, quand votre enfant rentre à
l'école,vous savez ( sans forcément y penser) qu' il vous quittera quand il la quittera, c'est dire l'importance accordée à ce lieu de passage. Vous voyez combien sans que les mots soient
dits, cette séparation a une importance particulière pour vous et pour lui.On a beau se dire, c'est normal , il a l'âge, il va s'adapter, on se retrouve face à la tristesse de son enfant et cela
nous est insupportable, la tristesse fait partie de la vie, faire croire à ses enfants que la vie n'est que joie et bonheur serait illusoire et néfaste, entrer à l'école peut ( pas toujours)
engendrer de la tristesse, c'est une réaction normale à un vide vécu. Croyez dans ses capacités d'adaptation, il a besoin de cela et acceptez qu'il soit consolé par une autre personne que vous.
La différence de comportement entre votre fille est votre fils est aussi tout simplement liée à leur  relation à vous, les petits garçons pleurent plus souvent que les petites filles en
moyenne, vous avez eu raison d'envoyer votre mari, un papa c'est le tiers séparateur , c'est celui qui a la tâche d'ouverture sur le monde avec ses enfants. Je pense que vous avez toutes les
clés et que vous savez exactement ce qui convient le mieux à votre enfant, ayez confiance et suivez votre propre pensée. Bien entendu, si vous avez besoin d'en parler encore, le blog vous
accueille.



Isabelle 05/09/2010 22:42



J'ai le cas dans ma classe cette année d'un petit garçon qui a pleuré toute sa première journée de façon inconsolable. Je sais qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions. La famille de cet
enfant ne voulait le scolariser que le matin dans un premier temps mais s'est heurtée à l'intransigeance de la directrice. Celle-ci a beaucoup stressé les nouveaux parents aux inscriptions
de juin en insistant sur l'obligation de scolariser tous les enfants à plein temps dès la rentrée et sur les horaires (portail fermé à 8h30, les parents attardés dans les classes se font
houspiller quand ils sortent "trop tard"). Bref, cette famille aborde l'école très remontée contre la directrice et avec beaucoup d'angoisse, que le petit manifeste bryamment! Je suis
vraiment désolée de cettte situation et me sens prise entre 2 feux : la pression de la directrice et ma philosophie personnelle qui voit les parents comme des partenaires, qui préfère
aménager l'accueil au cas par cas et préfère un enfant à mi-temps le matin et serein plutôt qu'un enfant assidu toute la journée mais en difficulté d'adaptation, parce que c'est trop pour lui
d'un seul coup. J'ai proposé aux parents de se laisser 2 semaines d'observation-adaptation et de considérer un accueil que le matin si l'enfant continuait à pleurer autant après 15j. Mais je sais
qu'en négociant cela avec les parents, je vais me heurter à la directrice, qui se retranche derrière les demandes de l'administration et risque fort de me signaler à l'inspectrice.
Comment gèrerais-tu la situation Isa?



isa 05/09/2010 23:28



je pense que tu as bien fait car les parents vont se sentir rassurés par ta compréhension et ta souplesse, il y a de grandes chances que cette attitude soit favorable à l'adaptation de
leur petit garçon. Sois confiante. Je suis d'accord avec l'idée que l'école c'est toute la journée mais il y a manière et manière de le faire comprendre, la rigidité n'est pas opérante, elle
trouble la relation. C'est souvent une marque de manque de confiance en soi, elle manifeste la peur d'être surprise par une situation imprévisible ou qui pourrait se reproduire, la peur de la
hiérarchie qui agit comme un bouclier contre l'esprit d'initiative et l'innovation, pour certaines collègues le plan vigipirate a permis de mieux se refermer pour éviter l'intrusion qui
déstabilise une personnalité peu sûre ( parfois cachée sous une haute estime de soi).



Sabrina 22/08/2010 15:11



Tout d'abord merci mille fois pour ce site et le travail fourni. J'ai une PS à quart temps cette année, un public que je ne connais pas (n'ayant fait que du cycle 3 jusque là), et quel réconfort
de lire tous ces conseils et préparations qui vont me permettre de ne pas paniquer, douter sur le contenu et me consacrer davantage à faire connaissance avec ces petits (le comportement, les
réactions et adapter les miennes).


Cela dit je me pose une question concernant le cas n°2 des pleurs. J'ai bien compris que ce type d'enfant refusera le contact physique et se calmera tout seul mais cela me rends mal à l'aise de
le laisser pleurer dans son coin (tout en essayant une première fois de le calmer) en attendant qu'il se calme. Ai-je tort de culpabiliser? Les autres enfants ne seront-ils pas perturbés par le
fait que je le laisse dans son coin? Dois-je donc le laisser et continuer mes activités avec le reste des élèves même s'il se roule par terre?



isa 22/08/2010 20:00



oui cela peut paraître difficile mais si tu insistes pour prendre ce type de petit dans les bras ou par la main, tu accentueras ces cris et ce sera encore plus compliqué, alors qu'en le laissant
piquer une bonne colère tu acceptes qu'il exprime son émotion, et finalement, il reviendra vers toi.



fabienne 05/09/2009 16:52

Bonjour tout le monde
Je viens de découvrir ce blog, un vrai bonheur ! Merci Isa. Je voulais juste dire à Joëlle d'essayer de ne pas trop s'inquiéter car hélas , pour compliquer un peu les choses, plus les parents sont angoissés plus l'enfant le sera. Lui expliquer qu'on comprend sa peine mais que nous, papa et maman, on est heureux pour lui qu'il aille à l'école, qu'il va grandir avec des copains , qu'il va y faire de nombreuses activités, qu'il sera fier d'apprendre et de nous montrer ce qu'il sait faire. On est fier de lui! Heureux de le voir devenir "un peu grand"... Le temps de séparation est complexe. Si on reste trop en classe ,c'est un peu, comme si on lui disait ( inconsciemment: Oh oui c'est difficile, oh oui c'est douloureux...) Alors qu'en fait une séparation bien assumée par les parents sera facilitée chez l'enfant. Je pense que le doudou peut aider : il le posera ensuite , plus tard, dans le panier à doudous ou dans son sac...Alors , à mon avis , oui rester un peu en classe mais pas trop car en ne restant pas longtemps c'est aussi lui signifier qu'on a très confiance en lui, qu'on est fier de lui et qu'on a confiance à l'école. On a choisi de l'y envoyer, non parce qu'on travaille, non parce qu'on n'a pas d'autre choix mais plutôt parce qu'on est content qu'il devienne "grand" et qu'on est fier de lui !

isa 05/09/2009 17:16


Merci beaucoup Fabienne de ton message pour Joëlle, je viens d'écrire le mien et je vois que nous nous rejoignons complètement, effectivement grandir demande de franchir des étapes ce qui
induit la plupart du temps de la peur, mais grandir c'est vivre.


joelle 05/09/2009 16:09

Bonjour
Je viens de tomber avec bonheur sur votre blog!
Je suis maman d'un petit garcon de 2 ans et demi , qui vient de faire sa 1 ere rentrée!!
En TPS , je viens de vous lire concernant les pleurs et j'avoue etre dans le cas 4, c'est a dire que le 1 ere matin il n'a rien dit au moment de notre départ et a pleuré toute la matinée en se rendant compte qu'il n'avait plus ses repéres. et le lendmeain matin dés l'arrivée a l'école jusqu'a midi sans cesse. C'est trés dur , j'ai demandé a son institutrice qui m'a dit qu'elle n'avait pas réussit a le calmer ( pleurs lancinants) étant dans une classe de 29 eleves de MS et lui faisant parti de 4 TPS, il y a aussi une atsem .On a beaucoup discuté avec notre fils pour positiver cette rentrée et le rassurer par rapport a l'abandon. c'est un petit d'ordinaire trés sociable, et qui est trés heureux d'aller a l'ecole.
Du coup nous sommes un peu perdus et j'aimerais des conseils pour arriver a ce que ca se passe au mieux. En sachant que nous voulions le mettre a l'ecole que le matin progressivement et qu'il gardé en assistante maternelle .
En attendant de vos nouvelles
une maman un peu perdue !!

isa 05/09/2009 17:11



Bonjour Joëlle,
Je vous remercie de me faire confiance et de m'interroger sur la situation de votre petit garçon. Vous ne pouvez pas encore dire que votre fils appartient à la 4 eme catégorie car dans ma
description j'ai bien précisé qu'il fallait que cela dure plus de 15 jours, ce qui n'est pas encore son cas. Je comprends trés bien que cela vous inquiète déjà car c'est trés douloureux de
laisser son enfant alors même qu'il vous réclame et ne veut rien entendre. La séparation est un moment douloureux pour les enfants mais aussi pour les parents et notamment les mamans qui sont
tiraillées entre le désir de voir grandir leur enfant et celui de le garder avec soi pour le protéger. Cependant, la vie d'un enfant est de quitter progressivement ses parents, elle n'est
pas de rester dans le giron familial. Votre petit garçon est jeune, trés jeune, il me semble que pour sa première année, une fréquentation à mi-temps est suffisante, si cela vous est possible.
Ensuite, votre accompagnement doit être rassurant, parlez lui de votre retour ou de celui de sa nounou, dites lui ce que vous ferez ensemble quand vous vous retrouverez, donnez lui quelque chose
à vous ( type foulard avec votre odeur) en lui disant que de cette façon vous êtes toujours un peu avec lui, dites lui aussi que vous allez penser à lui pendant que vous serez ailleurs. Il faut
tenir durant 10 à 15 jours, je sais ,cela peut paraître long mais si au delà de cette durée, votre enfant a toujours autant de mal , il faudra envisager autre chose, une autre forme d'adaptation.
Ce sont des moments difficiles à passer, mais qui permettent à votre enfant de grandir, d'exister en dehors de vous. C'est cela l'éducation: permettre à ses enfants de devenir des êtres autonomes
et responsables avec leur propre pensée. Tenez bon ,Joëlle et sachez que votre petit garçon continuera à vous aimer même si vous avez le sentiment qu'il exprime une certaine
détresse, faites confiance aux personnes à qui vous l'avez confié, ce sont des professionnelles.



cécile 27/08/2008 11:32

Bonjour!
Concernant les pleurs des petits à la rentrée, j'ai découvert en arrivant dans mon école il y a deux ans, les activités de "caché-trouvé", pour mettre en place la permanence de l'objet. Ce genre de petit jeu marche très bien : l'enseignant cache une petite boule de cotillon sous un verre opaque, et demande à l'enfant où elle est. Il soulève le verre et la trouve. Puis on prend deux verres de plus, on cache la boule sous un verre, on les mélange doucement, et l'enfant doit retrouver sous quel verre elle se trouve. Ca les captive, et pour les petits qui n'ont pas toujours bien acquis la permanence des choses même quand on ne les voit pas, c'est très utile! Ils ne voient plus leur maman, mais elle n'a pas disparu, elle est ailleurs et va revenir. Après, les enfants s'amusent eux-même à cacher la boule et à la retrouver, ça les rassure.
Voilà, je vous fais part de ce petit "truc" qui m'a beaucoup aidée!
Cécile

isa 27/08/2008 13:07


merci cécile,c'est un peu l'histoire du petit Hans dont parle Freud dans l'épisode de la bobine....


Marion 25/08/2008 22:05

Oui,je pense avoir compris...Reste à me lancer,je te tiendrai au courant au fur et à mesure de mes avancées...Et merci encore!

isa 26/08/2008 11:55


ok


corinne 25/08/2008 13:38

merci pour ce bel article, très bien détaillé, très explicite, c'est vraiment intéressant de vous lire, merci de partager toutes vos idées, expériences et réflexions avec nous, bonne rentrée !! Corinne

isa 25/08/2008 14:45


Bonne rentrée surtout à vous Corinne.


marion 25/08/2008 09:38

Bonjour Isa ! Super contente de te retrouver après ces vacances peu ensoleillées ... Quel bonheur de te lire à nouveau (d'ailleurs en te lisant "plus avant" cet été , je me suis rendue compte que ta petite Lily était arrivée sans doute en même temps que mon petit dernier Nelson ( le 26 janvier ?))... J'ai aussi découvert Boisseau grâce à toi , un régal ! mais j'aimerais bien que tu m'expliques , si c'est possible , les histoires de "feed-back" , il n'est pas très locace là-dessus et ça ne me paraît pas évident , surtout au début , après j'imagine qu'avec l'expérience ... Pour les pleurs ,l'année dernière j'ai eu le cas d'une petite fille vraiment inconsolable avec des pleurs non-stop , et qui "couvraient" vraiment tous les autres bruits de la classe ... une bonne quinzaine de jours ... très dur ! et "j'ai craqué"...càd que j'ai demandé à la maman(elle ne travaillait pas )de la reprendre et de refaire un essai plus tard ...Elle me l'a ramenée après la Toussaint et là c'est passé comme une lettre à la poste ! Je pense qu'il faut aussi se laisser cette marge de manoeuvre qd c'est possible ... certains enfants ne sont pas prêts (cette année je vais avoir des 2 ans du mois d'Août!)... il leur faut un petit peu plus de temps ... Voilà , mon "petit dernier" pleure justement , j'y cours ! , bisous , à bientôt de te lire et mille mercis encore ...

isa 25/08/2008 12:27



Très contente aussi de vous retrouver, merci Marion.


Concernant le feed-back, voilà comment j’ai compris et comment j’agissais. Il s’agit simplement de reprendre ce que l’enfant dit
 « en écho » en quelque sorte soit en répétant sa phrase soit en la reformulant. Exemples :


Feed-back répétitif :



« j’ai joué aux billes, j’ai gagné une bille de bison »


feedback «  tu as gagné une bille ? »


« si tu tiques la bille, c’est toi qui gagnes »



 


Feed-back en zone proximale de développement ( c’est pompeux, mais ça veut dire que tu répètes en améliorant un tout petit peu
au-dessus de ce que l’enfant sait dire et il est censé répéter spontanément ou plus tard derrière toi)



« chat dormir »


feedback  « le chat, il dort »


« chat i dort »



 


Le feed-back a plusieurs vertus, il permet à l’enfant d’entendre ce qu’il a voulu dire formulé dans un langage correct, cela lui
indique comment mieux le dire, mais c’est aussi un bon moyen de relancer la conversation et d’inviter l’enfant à donner des détails, une justification, une argumentation sans qu’il se limite au
oui ou non que souvent les questions des adultes imposent en fermant ainsi la discussion ; et enfin, l’enfant se sent compris, écouté, reconnu et c’est dans cette confiance qu’il ose
parler.


C’est effectivement un exercice verbal un peu complexe au début car nous avons souvent tendance à questionner, à parler à la place de,
il faut se contraindre à écouter et à relancer en étant humble et proche de l’enfant.


 


As-tu compris Marion ? Est-ce suffisant ?