semaine 7 "J'ai trés peur"

Publié le par isa

 

LE LIVRE DE LA SEMAINE

 

 Voici un petit extrait d’une interview donnée à Ricochet par l’auteur de notre livre Claude K Dubois  qui explique le sens de son travail :

 



Ricochet
: Y a-t-il des thèmes que vous aimez davantage traiter ?


Claude K. Dubois : Je ne pense pas en termes de thèmes à traiter. En fait, je ne dessine pas pour le côté graphique je dessine pour traduire l'émotion et la partager. Ce qui m'anime, c'est de parler des sentiments intérieurs des personnages, de leurs questions face un monde, de leurs étonnements. On ne comprend pas tout quand on est petit et j'aime traduire cela dans les yeux, d'y mettre quelque chose d'un peu fort pour parler des incompréhensions du plus jeune quand il tombe dans le monde, quand il essaie de comprendre ce qui l'entoure et tente de se débrouiller. L'enfant est dans un monde qui le dépasse. Il ne sait pas comment faire, il agit à sa façon.

 

 

OBJECTIFS :

 

devenir élève :   découverte d’une activité de l’école : LE DECOUPAGE, coopérer grâce au jeu des mots du corps.

 

Agir et s’exprimer avec son corps : lancer haut fiche 5 .

 

Percevoir, sentir, imaginer, créer : mouvement artistique de référence «  Dada » artiste : Höch, composition à partir de collages, approche du dessin du bonhomme.

 

S’approprier le langage :  album langage,nommer les principales parties du corps (vocabulaire à connaître à trois ans) : corps, bras, doigt, jambe, pied, genou, dos, épaule, ventre, tête, front,figure, visage, joue, nez, œil, yeux, oreille, langue,bouche.

 

Découvrir l’écrit :  reconnaissance de sa carte de présence avec son prénom en capitale d’imprimerie.

 

Découvrir le monde : jeu de catégorisation : parties du corps.

 

 

 

COMMENTAIRES :

 

Je vous propose un autre extrait d’un livre de Françoise Dolto

 « La cause des enfants » : « Nous voulons donc que nos enfants aient la sécurité. Soit. Mais la sécurité pour quoi faire ?… Si le prix de la sécurité, c’est de n’avoir plus d’imagination, plus de créativité, je crois que la sécurité est un besoin primordial, mais il n’en faut pas trop. Trop de sécurité étête le désir et le risque qui est nécessaire pour se sentir à chaque instant « vivant », « mis en question ». 
A notre époque, au lieu d’initier l’enfant à la sécurité par une parole claire sur la manipulation de tous les objets, on le met à l'abri en le parquant.
En fait, l’enfant, bien plus jeune qu’on ne croit, est tout aussi capable qu’eux… Mais à condition qu’ils le mettent en confiance, lui enseignent la technologie de leur savoir-faire, et fassent comprendre et intégrer la réalité des choses auxquelles eux-mêmes, en vérité, sont confrontés, enseignant le pourquoi des risques et des dangers. L’adulte qui aura expliqué auparavant que le danger serait le même pour lui que pour l’enfant s’il s’y prenait de la même façon dont l’enfant s’y est pris ne l’humilie pas et ne le culpabilise pas.
C’est cela, éduquer un enfant : c’est l’informer par anticipation de ce que son expérience va lui prouver. Et de cette façon, il sait qu’il ne doit pas faire tel geste, non pas qu’on le lui ait défendu, mais parce que c’est imprudent, par la nature des choses, par les lois universelles, et aussi par son manque d’expérience. »

 

Il me semble intéressant de réfléchir sur cette attitude basée sur le respect et la confiance. Nous protégerons nos enfants en les informant mais aussi en les laissant élaborer des réponses à leurs propres peurs grâce à leur imaginaire. Quant à l’utilisation de la paire de ciseaux, elle trouve aussi un écho à ce texte. Les élèves sont mis en garde sur les risques et les gestes à ne pas faire mais ils accèdent à une autonomie constructive.

 

Durant l’accueil Lundi matin , les dessins des bonhommes réalisés par les familles dans le cahier de liaison sont mis en valeur dans un endroit de la classe. Les élèves commentent avec l’enseignant.

 

LES REGROUPEMENTS :

Regroupement 1 9h30-9h45 :

 

Lundi: Dalma félicite les élèves pour les beaux dessins de bonhommes qu’ils ont dans leur cahier. Il se demande si chacun d’eux est capable d’en faire autant. Un élève volontaire vient dessiner devant les autres qui le guident. L’enseignant propose que chacun s’entraîne à dessiner un bonhomme. Les élèves participant à l’atelier langage sont invités à expliquer comment dessiner un bonhomme à partir d’une photo prise quand Dalma a desssiné la semaine dernière ou bien une image représentant un bonhomme.

 

Mardi : L’enseignant propose de classer collectivement les dessins faits hier , d’un côté, ceux où les élèves reconnaissent un bonhomme et de l’autre ceux où ils ne reconnaissent pas un bonhomme. Le constat est qu’ il faut encore s’entraîner. Les dessins sont affichés par groupes et en longueur.( Bien entendu un bonhomme tétard est un bonhomme reconnaissable)

     

    Jeudi : Même déroulement que Mardi, l’affichage doit montrer si une amélioration est observée grâce à la longueur des lignes des dessins de chaque catégorie.

 

     Vendredi: Même déroulement que Jeudi, l’enseignant dit aux élèves qu’ils dessinent cette fois-ci pour leur cahier de liaison à emporter à la maison.

 

ATELIERS avant la récréation

N°1 S’approprier le langage

«  Je parle avec l’aide de mon album langage»

 

Objectifs : développement de la maîtrise du langage, travailler le langage d’évocation, travail en petit groupe.

Compétence visée :  rappeler en se faisant comprendre un évènement vécu collectivement.

Support  : album langage

Matériel :photo de Dalma dessinant un bonhomme ou image d’un bonhomme

Consigne : « tu regardes la photo et tu m’expliques comment faire pour dessiner un bonhomme »

 

 

N°2 Percevoir, sentir, imaginer, créer

«  Je dessine un bonhomme»

 

 Objectif : découverte du corps dans sa globalité et sa représentation.

Compétence visée : représenter l’image du corps humain.

Support  : feuille A4

Matériel :  pot de feutres par élève.

Consigne : « Tu essaies de dessiner un bonhomme»

 

 

 

 

 

Regroupement 2 10h30-10h45 :

 

Lundi: Dalma a pris le livre de la semaine :« J’ai très peur », il veut que l’enseignant le lise, il dit qu’il aime avoir peur des fois. Lecture du livre puis l’enseignant demande aux élèves de faire avec lui la liste des choses qui peuvent faire peur. Ils notent toutes leurs propositions.

Il leur propose de réaliser quelque chose qui fait peur ( un monstre ….) en découpant et en collant des morceaux de papier.

 

      Mardi : Lecture du livre de la semaine. L’enseignant présente un collage de Höch, il demande aux élèves de nommer ce qui est reconnaissable, il prend ensuite des collages réalisés hier pour imaginer si cela fait penser à des monstres ou quelque chose qui fait peur, ne faut –il pas ajouter des parties de corps comme Höch fait pour faire bizarre ou peur ?

 

   






Jeudi
 : Lecture du livre de la semaine. L’enseignant propose que les élèves énumèrent tout ce qui fait peur au petit personnage du livre, a-t-il les mêmes peurs évoquées par les élèves Lundi et que l’enseignant leur relit. Qui sait comment faire en cas de peur ? L’enseignant prend note.

 

     Vendredi: Lecture collective du cahier de liaison.

 

 ATELIERS après la récréation et la sieste

 

 

N°1 Découvrir le monde

«  Je découpe»

 

 Objectif : évaluation diagnostique du découpage.

Compétence visée :  savoir choisir et utiliser l’outil adapté à la technique demandée.

Support  :petites feuilles de canson marron et noire.

Matériel :  paire de ciseaux, règle, tournevis, pince multiple….

Consigne : « Il faut découper des morceaux de papier qui tu colleras pour faire quelque chose qui fait peur , qu’est –ce qu’il faut que tu prennes pour découper ? »

L’enseignant est présent et évalue chaque élève Lundi et Mardi. Les jours suivants, est mis en place un atelier de prise en charge des élèves repérés en difficulté .

Objectif : aide aux élèves en difficulté, apprentissage de la technique de découpage.

Compétence visée : utilisation d’un objet technique : la paire de ciseaux.

Matériel : paire de ciseaux + feuille de bristol ou rigide ( bande rectangulaire).

Consigne : «  Je vais t’apprendre à tenir ta paire de ciseaux et à couper le bord du papier »

N°2 S’approprier le langage/ devenir élève

«  Je joue au jeu des mots du corps »

 

 Objectif : développer la coopération entre élèves.

Compétence visée :  savoir nommer les différentes parties du corps ( vocabulaire à savoir à 3 ans)

Matériel :  photos montrant une partie du corps.

 

Consigne : « Untel vous montre une photo et vous devez dire ce que vous voyez ».

 Avec l’aide de l’ATSEM ( qui supervise mais intervient le moins possible) ,le groupe est composé d’un élève repéré au bilan langage comme performant, il joue le rôle de meneur de jeu, il montre les photos les unes après les autres, les autres élèves du groupe doivent nommer la partie du corps reconnue,celui qui donne le bon mot gagne la photo, le meneur de jeu donne le mot juste en cas d’erreur ou de non réponse. Progressivement, il peut solliciter un élève de façon à ce que tous participent équitablement.

Le jeu est recommencé autant de fois et le meneur de jeu peut être changé à condition qu’il soit capable de nommer toutes les parties du corps montrées.

 

 

N°3 Percevoir, sentir, imaginer, créer

«  Je colle pour réaliser quelque chose qui fait peur en m’inspirant de la technique de Höch»

 

Objectif : plastique : développer sa perception des compositions, inspiration mouvement « Dada » , artiste de référence : Hannah Höch

Compétence visée :  composer un assemblage . Notion : dissociation.

Support  : feuille bristol

Matériel :petits papiers découpés par l’élève + yeux, bouches, mains, doigts, jambes, oreilles découpés préalablement par l’adulte+ colle.

Consigne : «  pour réaliser quelque chose qui fait peur, tu colles tes petits papiers pour faire le corps et tu ajoutes des yeux, des nez , ce que tu veux pour faire bizarre»

 

 

N°4 Découvrir le monde

«  Je classe les images en catégorie »

 

 Objectif : apprentissage de la catégorisation.

Compétence visée :  classer en deux catégories.

Matériel :  photos montrant une partie du corps + images d’objets.

 

Consigne : « Tu ranges les images où tu vois une partie du corps ensemble et les images d’objets ensemble».

 

 

 

LES FICHES:

Fiche de catégorisation. pdf

 

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amb 15/10/2009 19:56


Pour avancer dans le dessin du bonhomme, nous chantons sur l'air d'Alouette une chanson: Ah! fillette ....ah! fillette je dessinerai: je dessinerai la tête, je dessinerai la tête, et la tête!et
la... etc. Puis à chaque fois les enfants proposent et un enfant va dessiner sur le tableau (ou une grande feuille). Sur plusieurs jours les enfants repèrent ce qui manque et la fillette se
complète!
Autre sujet: j'ai toujours des difficultés à trouver où se situe la fiche suggérée pour le cahier de liaison à la fin de la semaine (par exemple pour Petit ours brun a peur du noir). Y a-t-il un
"chemin" à prendre à chaque fin de semaine et lequel? merci beaucoup


isa 15/10/2009 20:03


en fait, je n'ai pas fait de rubrique cahier de liaison , du coup, il faut aller dans le sommaire, préparations 2008-2009 domaine d'activité devenir élève tu cliques et tu as toutes les
préparations et tous les cahiers de liaison de la période, il faut faire défiler pour arriver sur les fiches correspondant à petit ours brun a peur du noir.
Je vais réfléchir comment faire plus simple.


vanessa T 28/09/2009 20:43


Je voulais revenir sur le dessin du bonhomme, que personnellement j'aborderai un peu plus tard dans l'année.. j'aime beaucoup l'idée de prendre du recul en confrontant les différents dessins et en
les classant sur le mur pour évaluer les progrès..par contre, en ce qui concerne le modèle à donner je reste dubitative.. ou bien on leur donne un exemple de bonhomme simpliste et à mon avis on
tend à leur imposer ce type de bonhomme, ou bien on leur donne un dessin académique et ils se sentiront peut être un peu desarmés devant l'ampleur de la tache ! En m'inspirant de ton blog l'année
dernière, j'avais demandé aux e de dessiner un bonhomme, puis de me le décrire. En le décrivant, certains on repéré eux même des incohérences dans la représentation ou des manques et se sont auto
corrigés pour ma plus grande joie ! Les bonhommes les plus réussis ont été ceux faits collectivement ou chacun va rajouter un détail manquant.. pour cette année, j'aimerais trouver encore plus de
pistes mais sans leur imposer un modèle figé. J'aimais bien par exemple le bonhomme de prevert ( je crois ?) que l'on dessine dans l'air en écoutant la voix enregistrée. ainsi les uns et les autres
opèrent sans être influencés, mais en étant pourtant guidés pour les étapes du dessin. Et vous, qu'en dites vous ?


isa 28/09/2009 21:06


Tes propostions sont intéressantes et à y réfléchir, je suis bien d'accord avec toi, mais il faut bien commencer et j'avoue qu'il est difficile de faire sans faire. Il y a un moment un
modèle qui va apparaître, en regardant par exemple comment font les autres.Effectivement, le risque est le stéréotype, cependant j'ai constaté que la richesse arrive dés lors que les conditions de
création font partie de l'univers de la classe, et je n'ai pas le sentiment d'avoir eu des bonhommes qui ,tous, se ressemblaient, ils ressemblaient bien à leur auteur par contre. C'est donc une
forme de mise en route, d'élan , de désir , rien ne motive plus un élève que de voir l'autre faire, le phénomène identificatoire marche énormément. Mais ton interrogation m'intéresse et doit nous
amener à y penser.


laurence 30/10/2008 20:25

bonjour j'ai visité ton blog super , je suis moi même enseignante en maternelle et j'ai vu que tu écrivais des livres comment fais tu pour les publier j'écris aussi des histoires
à bientôt laurence

isa 31/10/2008 09:57


Laurence, les livres écrits sont le résultat d'une pédagogie du projet et il s'agit de réunir des récits d'élèves ayant emmené la marionnette de la classe chez eux. Je n'ai malheureusement
jamais publier ces livres, cela s'arrêtait aux limites du nombre de familles de la classe, je les brochais moi-même après avoir beaucoup utilisé la photocopieuse !!!! Rien de professionnel en
matière d'édition. Par ailleurs, je n'écris pas de livre personnellement, peut être devrais-je y songer !


Anne Laure 11/10/2008 10:39

Bonjour, merci Isa de permettre tous ces échanges si riches !
J'avais envie d'apporter un peu de mon expérience à propos d'une vie d'instit qui peut n'être qu'une course ou pas.
J'ai commencé à enseigner en petite et moyenne section en 2001, il y a donc 7 ans, alors que ma fille avait 4 mois et son frère 2 ans. Mon autre fille est née en 2004. Mon temps a toujours été compté quant aux préparations et autres !
Avant d'être en maternelle, j'avais des CM, c'est dire si le changement fut brutal ; de plus, être en maternelle n'était pas un choix, j'ai pris la classe qu'on me laissait dans la nouvelle école où j'arrivais. Autant cette perspective de la maternelle ne m'enchantait pas au départ, autant je ne laisserais ma place à quelqu'un d'autre pour rien au monde maintenant !
Des le départ, j'ai fait le choix d'avoir une vie professionnelle riche mais aussi une vie de famille, de couple et personnelle.
Afin de ne pas laisser le temps de preps empiéter sur le reste, j'ai fait le choix suivant : chaque année je me suis consacrée à un domaine d'activité de la maternelle que j'ai travaillé à fond (lectures, formation, expérimentations...)ce qui veur dire que les premières années, les élèves ont eu le minimum requis dans certains domaines et qu'au cours du temps mon enseignement s'est étoffé pour devenir plus réfléchi, plus riche, plus structuré... Je pense qu'il est illusoire de penser qu'on peut tout faire en même temps et il est impossible d'être parfait. Je pense que les élèves qui sortent maintenant de ma classe sont mieux outillés pour conduire leur scolarité que ceux d'il y a 7 ans ; mais cela ne veut pas dire que mes anciens élèves n'ont rien appris non plus !
D'autre part, le fait de ne pas avoir tout le temps le nez dans mes preps me permet de profiter de ma famille et de sortir de chez moi ! Il me semble essentiel qu'un enseignant soit ouvert au monde qui l'entoure, visite des expos, aille au cinéma, ait des amis (et pas seulement des enseignants !!!), car une enseignante épanouie dans sa vie personnelle ça doit être nettement plus agréable pour les enfants et leurs parents !
En fait, je voulais dire tout cela aux collègues qui se sentent parfois submergées dans leur travail ; il vaut mieux parfois une préparation un peu plus légère et une maîtresse reposée et souriante !
Et avec l'expérience, les preps se font de plus en plus vite...eh oui, c'est possible !
Anne Laure

isa 11/10/2008 12:53


Je suis tout à fait en accord avec ce que tu dis, l'équilibre se trouve au fur et à mesure de l'expérience. Je note tout de même que l'administration en demande de plus en plus ( réunions,
évaluations, soutien ...), ce qui n'était pas mon cas en début de  carrière.Merci Anne-Laure de ton témoignage.


Marion 09/10/2008 21:05

Et encore merci d'ailleurs !!! Je découvre HANNAH HÖCH encore avec toi , sa biographie est tout aussi passionnante que son oeuvre !
Mais diable !!! Isa , j'en reviens tjs au même , comment faisais - tu pour bosser , élever tes enfants et en plus te cultiver à ce point , moi j'ai l'impression d'être un culbuto , j'aimerais que les journées fassent 48 heures , mais je ne trouve pas le temps pour "engranger" autant que toi !!! Mille mercis forcément pour nous faire partager tout ça !!!

isa 10/10/2008 09:51


Marion, tu as vu mon âge !!!!!! J'ai fait les choses les unes après les autres comme tu le feras, j'ai une passion pour l'art  donc je m'informe et c'est une source de plaisir mais
quand mes enfants étaient petits, je n'avais pas beaucoup de temps, j'avais un mari qui faisait des études et qui travaillait en même temps donc peu disponible au quoitidien(durant 8 ans étalés)
même si quand il était là , il était bien présent. J'ai assumé cette situation parce que je savais qu'elle ne durerait pas et qu'un jour , j'en profiterais ( c'est mon cas actuellement). J'ai aussi
eu 4 enfants faciles même si l'éducation demande beaucoup de présence et de répétition et mon travail me passionnait, bien que j'ai eu moi aussi comme vous toutes des élèves casse-tête.
Donc je te rassure, Marion ,  j'ai beaucoup couru, je préparais ma classe le soir quand mes enfants dormaient, je leur demandais de ne pas crier quand je rentrais de l'école, je n'avais pas
envie de les aider à faire leurs devoirs , ils sont devenus trés vite autonomes, je le faisais un peu ( choses à apprendre) mais cela me barbait, donc je comprends parfaitement les parents qui
voient les devoirs comme une corvée. Je préférais mille fois leur lire des contes, aller me promener avec eux dans la forêt, faire des gâteaux avec eux, jouer aux barbies , aux légos
ou aux "play mobil".Je m'intéressais à leur scolarité, on en discutait, on cherchait ensemble comment résoudre une difficulté passagère mais être assise à côté d'eux pour faire les devoirs, non
merci. Au final, j'ai vu que j'avais raison d'agir ainsi avec eux. Au fait Marion pour changer de sujet, comment vont tes petits élèves bougeurs ?  


Guilaine 09/10/2008 20:47

Merci Isa pour tout ce que tu fais , vraiment. Je découvre avec ce blog beaucoup de choses qui m'enrichissent et enrichissent mes élèves... et enfants. C'est vraiment sincère, merci beaucoup: ce soir ma fille se racontait un livre et le racontait à ses élèves fictifs et j'ai vu le fruit de l'entraînement à raconter une histoire, merci beaucoup Isa.

isa 10/10/2008 09:23


OUi, j'ai vu sur ton blog, cela m'a fait plaisir de voir mes idées reprises, et travaillées à la manière de Guilaine, j'aime l'idée que vous gardez votre libre-arbitre et votre patte
personnelle qui exprime votre sensibilité et votre passion. Concernant le récit du livre, c'est tout à fait cela, mon objectif était que les élèves voient le livre comme une source de plaisir et
aient envie progressivement de s'émanciper et développent une vraie envie d'apprendre à lire, car celle-ci se construit et l'école maternelle est fondamentale. Quand les parents me disaient : "il
ou elle me réclame des livres", j'étais aux anges.
pour ma part dans ma classe, j'avais mis en place une forme d'évaluation. A chaque période, les élèves devaient dire les trois activités qu'ils avaient préférées parmi 6 que j'avais
sélectionnées et qui étaient représentatives de l'école.A la fois, ils devaient exprimer un choix et en même temps cela m'indiquait les activités sur lesquelles je n'avais peut être pas été
performante.Concernant lire ou écouter un livre, en début d'année, c'était peu choisi, mon objectif était qu'en fin d'année, celle-ci fasse l'unanimité et c'était le cas majoritairement.