tribune libre: le stress des enseignants

Publié le par isa


TRIBUNE LIBRE
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auteur de l'article: Guilaine

 

 

Pour résumer brièvement les articles que j’ai lus dans le dernier numéro de Sciences humaines de mars 2009(N°202) à propos du « stress des enseignants » et que j’ai trouvés intéressants car ils permettent de mettre des mots sur des situations que nous connaissons souvent dans notre métier (du moins en ce qui me concerne...) En tout cas, la lecture permet de faire un petit travail de « catharsis ».

Je garderais en mémoire la troisième partie de ce triptyque qui s’intitule « comment l’affronter ? » et qui résume très bien notre attitude dans des situations de stress avec trois mots simples : la prise, l’emprise et la déprise.

L’attitude de prise consiste à « prendre les choses en main ». Ici on a la meilleure attitude, c’est à dire celle où l’on contrôle les choses. Ensuite, face à la multitude de tâches et la gestion de celles-ci, nous nous trouvons parfois dépassé  et l’on se trouve en situation d’emprise. C’est à dire que nous ne sommes plus en situation de contrôle mais c’est plutôt la situation qui nous contrôle ! A partir de là, comme je pense qu’on ne sait plus par quoi commencer devant tout ce qu’il y a à faire,( Et c’est vrai en maternelle , il y a tellement de choses à apprendre et à faire apprendre que les journées ne semblent parfois pas assez longues…) on se détache de notre métier ce qui nous amène parfois à donner la priorité à des choses qui le sont beaucoup moins et qui se résume par le mécanisme de « déprise ». Pour illustrer cette dernière posture, je me suis moi-même trouvée dans ce dernier schéma et je donnais alors priorité à de petites choses que j’avais pendant longtemps remis à plus tard, comme recoudre ce petit bouton ou planter ce clou. Je ne me laisse jamais dépasser par la situation car finalement je finis toujours par prendre les choses en main mais cela ressemble une petite déprise.

Enfin, l’article se clôture sur ce qu’Isa a elle-même retenu, à savoir l’importance de la communication, de la solidarité c’est à dire le travail d’équipe. C’est en cela, je pense que je me retrouve avec ce blog, dans le besoin de parler, dans le besoin de voir ce qui se fait dans d’autres classes aussi pour apprendre encore mon beau métier !

 


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IHLER Delphine 02/03/2009 21:50

L'année dernière, j'ai travaillé pour la première fois en maternelle. Nous étions une équipe assez soudée mais sans plus.
En milieu d'année, le psychologue qui intervenait dans la crèche de la ville est venu discuter avec nous une fois par mois, pour faire le lien entre la crèche et l'école, au début pour évoquer certains cas sensibles mais nien vite, nous avons élargi le débat. Cette aide extérieure nous a énormément apporté. Nous avons pris du recul sur notre pratique, sur nos petits (et gros) soucis, nos réactions parfois disproportionnées car guidée par des souvenirs anciens...
Il nous disait qu'il animait des groupes de paroles chez les éducateurs, chez le personnel de la crèche... Pour toutes les professions impliquées dans l'éducation. Ces groupes de paroles ne sont pas prévus pour les enseignants et c'est bien dommage. A chaque fois, je suis sortie très tard de l'école mais beaucoup plus forte. Cela nous a aussi permis à toutes (équipe exclusivement féminine) d'échanger beaucoup plus, de réellement"souder" l'équipe autour de nos forces et de nos faiblesses.
Bref, maintenant que j'ai changé d'école, je réalise tout ce que ces rencontres ont pu nous apporter... et ça me manque terriblement.

isa 03/03/2009 09:19


merci Delphine, cela mériterait peut être des précisions ,c'est une expérience trés intéressante en effet.