réponse à Cyrille sur les rituels: 2 l'appel

Publié le par isa

Cyrille : "...deux questions auxquelles vous avez peut être déjà répondu ( si c'est le cas je suis désolée de vous faire répéter) :
- A quel moment de la journée faites vous les rituels de la date, présent, absent etc. et sous quelle forme ?"

Pour expliquer ma façon de faire l’appel , il est utile d’aller lire l’article sur les cartes de présence afin de connaître les outils d’apprentissage utilisés.

Ainsi chaque matin, durant le temps d’accueil ( l’école débutait à 8H40, la classe était ouverte dés 8H30 et l’accueil se prolongeait jusqu’à 9 H en début d’année et 8H50 en fin d’année), les élèves reconnaissaient leur carte de présence et l’affichaient.

Puis 5 minutes avant de partir en EPS ,un groupe se formait autour du tableau de présence ( uniquement ceux qui le désiraient, les autres continuaient leur activité), je prenais le cahier d’appel et notais ,tout en lisant le prénom et le nom de chaque élève, leur présence validée par la carte ou leur absence validée par le groupe.

Au fil des jours, à l’appel des noms, les élèves devaient répondre : «  Je suis là » afin d’apprendre à répondre à l’appel de ses prénom et nom, même si l’affichage de leur carte attestait de leur présence. L’appel n’était donc pas un moment où chacun devait être assis à attendre d’être nommé, chacun était de toute façon appelé et devait répondre à cette demande.

Pourquoi ce choix pédagogique ? Comme je l’ai expliqué à plusieurs reprises dans ce blog, j’ai toujours cherché à diminuer les situations d’attente où l’indiscipline et l’agitation deviennent prévalentes sur l’intérêt pédagogique. Des petits élèves de 3 ans vont , certes, devoir apprendre à attendre, à différer leur satisfaction immédiate, à se contrôler mais en tant que professionnels, il me semble nécessaire de savoir adapter nos moyens pour atteindre ces objectifs. L’appel s’ajoutant à un regroupement autour d’un travail, d’une discussion puis parfois la présentation du dit travail , la formulation des consignes puis la reformulation des consignes, cela fait beaucoup trop pour de si petits élèves dont l’attention est très limitée surtout quand ils ne sont pas en activité. Pour avoir une classe calme, il faut préserver cette capacité d’attention.

Publié dans organisation

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