à propos des marottes chez Edith: tribune libre

Publié le par isa

tu écris

« Je vous livre mes premières expérimentations d’utilisation des marottes « Je veux des pâtes » gentiment proposées par SylT ainsi que les pistes que je souhaite travailler dans ma classe.
Je précise que jai rédigé ce travail en vue de vous en faire profiter, je ne 
rédige pas tout le temps comme ça, mais ça ma aidée à y voir clair pour faire lechoix de me lancer ou pas, dans cette nouvelle modalité de travail, et pourquoi le faire. Ca me rend aussi visible mon action denseignante, tout ce travail quotidien quon fait sans toujours en avoir conscience mais qui est le fondement de la relation à l'apprenant »

+ FICHE ANALYSE

marottes.jpg

 

edith

Publié dans tribune 2014

Commenter cet article

edith 31/01/2014 13:00


Les répétitions ne se passent pas trop mal, il y  a beaucoup d’engouement….mais personne
ne les a utilisées librement pour le moment malgré leur installation à l’accueil


J’ai accepté,
lors des restitutions, des formules plus à la portée des enfants.  A la fin de l’exploitation, je voudrais arriver à une réécriture par les enfants et
une prise de photo des personnages dans les « décors » + ajout de bulles avec le texte adapté sur les photos numérisées. Le tout sera visible sur la tablette de la classe.

isa 31/01/2014 13:54



oui donc finalement tu fais un livre en langage adapté, mais tu le refais entièrement avec les élèves.  Il serait intéressant de le faire par petits groupes pour voir quelles sont
les restitutions syntaxiques majoritaires et qu'est-ce qui leur a posé le plus de difficultés ? Un grand groupe aplanit celles-ci puisqu'il y a toujours les élèves les plus à l'aise qui parlent
au nom des autres. Après le grand groupe peut permettre de choisir le texte définitif en triant dans les propositions de chaque groupe.



edith 29/01/2014 19:09


Pour Monique:


Il faut faire un choix...Isa m'a aidé à aller dans une direction d'analyse de la pratique, et j'en suis ravie car cela m'a beaucoup apporté. Mais je ne le ferai pas tous les jours.


J'ai poursuivi le travail sur 2 séances encore. Et pour résumer:


séance 3: Collectivement, j'ai demandé aux enfants de retrouver les paroles de chaque personnage, sans ouvrir le livre pour avoir des confrontations d'avis sur le moment où arrive telle ou
telle phrase, pour voir quel était le degré de mémorisation.


Puisque l'album s'y prête j'ai demandé de découper l'histoire en moments que j'ai matérialisé sur une ardoise pour chaque moment. J'ai écrit ou fait un petit logo pour repérer: le
petit-déjeuner, le repas de midi, le repas du soir, la colère dans la chambre, le gâteau au chocolat, le lendemaine...soit 6 étapes.


Séance 4: Par groupe de 4 (les 4 personnages de l'histoire) devant le reste du groupe et de la maîtresse qui a rejoint les bancs, j'ai fait défiler les ardoises pour aider à la mise en scène. Les
enfants échangeaient entre eux pour apprendre à se placer, pour raconter.


La prochaine séance sera axée sur la mémorisation des dialogues par tous...c'était encore dur...je pense faire un peu comme pour apprendre une chanson: je dis la phrase, le groupe répète...puis
un enfant seul, puis un autre.


Je pense aussi laisser les marottes en libre accès pour "libérer" un peu la parole, les laisser jouer comme ils veulent.

isa 30/01/2014 15:40



J'ai travaillé avec des grands sur la mémorisation de dialogues quand je faisais décloisonnement marionnettes, c'est complexe pour eux, d'autant que cela demande de répéter, répéter
,répéter. Dans le livre "Je veux des pâtes" , certains dialogues font jusqu'à trois phrases de suite, c'est beaucoup et il y a des tournures peu utilisées dans le langage courant telle que
"Pourrais-je avoir du gâteau au chocolat moi aussi ?", c'est ce que j'appelle le langage acédémique qui peut bloquer, oui nous aspirons à ce que les enfants parlent ainsi mais il faut reconnaitre
que peu d'adultes se montrent en exemple avec ces expressions. Boisseau préconise de réécrire les textes des albums en langage adapté, c'est à dire en reprenant ce que les enfants diraient
spontanément afin de ne pas décourager le langage.



Monique 26/01/2014 16:06


Merci Edith pour la précision de ton document. Il donne un éclairage très interessant sur cette activité et ammène à nous interroger, nous aussi, sur la pratique de ce genre d'activité.


Je suis d'accord avec toi aussi, je me reproche souvent de ne pas mettre noir sur blanc les activités que je mène pour aider à ma réflexion et pour garder une trace mais souvent, c'est le temps
qui manque (ou peut-etre que je ne prends pas ...)

isa 26/01/2014 19:53



le faire de temps en temps est déjà un début, c'est inenvisageable pour tout ce qu'on fait,il faut être réaliste.