atelier langage chez Elaine commenté par Isa

Publié le par isa

salle des maitres

 

ELAINE RACONTE:

ça y est, ce matin, c'est décidé, je me lance dans les cahiers de langage. J'ai découpé mes petits cahiers, préparé un coin spécial dans la classe, j'ai mis un temps spécifique dans l'emploi du temps. Je peux y aller !
Ah... il faut des photos pour parler... Pas de pb, j'en ai déjà pris depuis le début de l'année, elles sont dans l'ordi, je n'ai donc plus qu'à les imprimer ! Euh... l'imprimante n'a plus d'encre... euh... j'avais enfin décidé de me lancer, y a pas moyen, je dois trouver une solution de rechange !... ça y est, je sais ! J'ai tous les petits dessins que nous avons vus  lorsque nous nous sommes repérés dans l'école. Ces dessins représentent les actions que nous pouvons ou devons faire dans les différents lieux de l'école. Les élèves les connaissent déjà un peu, ça ira.
Après la récréation, je m'installe à ma petite table et leur explique qu'ils vont pouvoir venir discuter avec moi chacun leur tour. 
Premier élève : je lui présente le cahier, lui dit que dedans il va pouvoir coller des images qui lui plaisent, qu'il pourra me raconter des choses et que je les écrirai. Je mets plein de dessins devant lui et lui propose de choisir celui qui lui plait le plus... il regarde... et choisit... UN PETIT GARCON AVEC UN DOIGT SUR LA BOUCHE ! C'est notre dessin pour signifier qu'il faut être silencieux (dans la salle de couchette et au regroupement lorsque quelqu'un parle). 
ça sert à quoi déjà ce cahier de langage ? ça m'a fait beaucoup rire qu'il choisisse ce dessin. D'autant que c'est un élève très bavard d'ordinaire ! il m'a dit "Là, y'a un petit garçon, il fait chut..." et c'est tout !

ISA COMMENTE

Bonjour Elaine, 


Alors permets moi de faire plusieurs observations, même si j'ai bien compris que ton message avait un côté anecdotique.


Je te félicite pour ta détermination et sur le fait que tu n'aies pas baissé les bras malgré les difficultés matérielles.

Oui,un atelier langage se prépare, c'est à dire que ton matériel support doit être prêt à l'avance.

Tu dois savoir ce que tu veux travailler comme objectif, disons qu'actuellement on va être plutôt sur l'utilisation du pronom Je, il est donc évident qu'il te faudra des photos où l'enfant va se reconnaitre pour parler de lui.

Ensuite le formulation de ta demande  va induire ton objectif, c'est à dire, "Tu as choisi cette photo, dis moi ce que tu vois......" "Raconte moi ce que tu fais....." "et puis quoi encore ....." Il ne s'agit pas de faire juste parler un élève mais de le guider vers "parler mieux". Tu écoutes et tu répètes ce qu'il dit en améliorant légèrement pour qu'il reprenne ta formulation, il ne le fait pas, tant pis, il finira par le faire, l'exercice répété le favorisera.


D'autre part, la première fois qu'on organise un atelier langage, les élèves sont déroutés parce qu'ils n'ont absolument pas l'habitude d'être écoutés par un adulte qui écrit, il y a donc des interrogations sur les attentes, c'est aussi pour ça qu'il faut dans ta présentation lui expliquer que tu le fais parler pour qu'il apprenne à parler de mieux en mieux , que c'est ton travail avec lui. Aussi ce petit garçon qui ordinairement parle beaucoup a dû se dire, la maitresse me demande de lui rappeler les règles et celle qu'il faut que je suive c'est celle du silence, d'où son choix. Voilà pourquoi le choix des photos est important parce qu'il s'agit de revenir sur leur vécu, c'est la situation la plus stimulante avec des enfants de cet âge. Enfin, pour finir, n'attends pas des romans, les petits font quelques phrases et c'est ainsi dans la répétition qu'ils acquièrent la confiance et l'usage de cet exercice. Néanmoins sur deux phrases on peut déjà voir si notre objectif est atteint ou non.

 

ELAINE REPOND


En t'écrivant hier, j'avais bien dans l'idée de montrer que la façon que j'avais eu de procéder n'allait pas et que la bonne volonté, le "allez je me lance", ne suffit bien sûr pas du tout ! Mon message d'hier avait donc, comme tu le dis, un côté anecdotique mais aussi et surtout ironique ! Dans le genre leçon "comment planter un atelier langage ?". 
 Aujourd'hui, j'ai donc continué de voir des enfants, mais je m'y suis prise différement : avec des photos prises dans l'école (puisque c'était bien mon idée première). Et, non, je ne m'inquiète pas qu'ils ne me disent que peu de choses la première fois (et même les fois suivantes d'ailleurs). Pour cette période, nous sommes sur les actions dans l'école et comme j'ai pris les élèves en photo, ils peuvent donc parler en disant "je". En fait, j'ai déjà utilisé les albums échos avec les enfants déficients auditifs (classe de 8 élèves) et je m'appuie aussi sur les fiches proposées sur le site SACLO pour travailler autour de la syntaxe. Ce qui me faisait peur, en maternelle, c'était le nombre. Comment oser me lancer dans ce temps de langage en tout petit groupe (dont j'étais convaincue de l'intérêt), alors que tous les autres sont seuls, en activité dans la classe. Mais j'ai enfin réussi à dépasser cette crainte qui me bloquait jusqu'à présent et même si ma première séance n'était pas assez préparée et n'a donc pas fonctionné comme elle aurait dû, cela m'a permis de commencer et je pense que je ne suis pas prête de m'arrêter ! 

 

 


Si comme Elaine, vous souhaitez me soumettre une situation soit parce que vous avez besoin de savoir comment vous y prendre mieux parce que vous avez des doutes ou des insatisfactions, soit parce que vous avez besoin d'un avis, n'hésitez pas à partager avec nous vos moments de pratique. Les éclairages seront profitables à tous.


Publié dans la salle des maîtres

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catherine 12/10/2013 15:10


Moi aussi je me suis lancée en lisant ce que tu avais écrit Isa, merci ! Pour l'instant je tâtonne pour trouver le moment idéal  :à l'accueil , j'ai encore des enfants qui pleurent, ensuite
certains ne veulent pas abandonner le jeu commencé, j'ai essayé au moment du travail en groupe : ils ont tous voulu venir à la fois et je me suis retrouvée un peu débordée (6 enfants c'était
trop) finalement j'ai enchaîné les groupes mais ça ne me satisfait pas (lassitude de ma part et puis grande difficulté pour gérer ceux qui collent, qui ferment leur cahier en attendant du coup la
colle débordante fait qu'on ne peut plus ouvrir le cahier sans déchirer la photo... et écrire parallèllement ce que me dit le petit dont je n'avais jamais entendu la voix)J'ai trouvé un petit
créneau de 10 mn avec 3 enfants dans la classe juste avant la sortie de 11h30 (tous les autres sont déjà partis avec l'ASEM pour la cantine, dans mon école il y a 3 services de cantines!)C'est
idéal mais en principe cela ne va pas durer, il y a peut être le retour dans la classe après la sieste (je n'ai que le lundi, je ne travaille pas le jeudi et les autres jours c'est le merveilleux
péri scolaire!) Donc voilà où j'en suis ... Je tâtonne, je tâtonne. Je me suis bien retrouvée avec l'imprimante qui ne marche pas; Ce moment demande en effet une préparation minutieuse!!!

isa 12/10/2013 15:41



En fait Catherine cela devrait être un atelier à part entière comme tu le fais pour un travail en peinture ou bien sur fiche ..., cela veut dire que les autres élèves sont dans une
activité qui ne sollicitent pas ton attention. D'autre part, je choisissais le groupe d'élèves au départ , pas question de choix parce que j'essayais d'avoir un groupe hétérogène et réduit,
ensuite je les prenais aussi en petit groupe après la sieste, il arrivait que je travaille avec uniquement des élèves en difficulté mais pas si tôt dans l'année pour que les autres soient un peu
plus autonomes. Et puis, il faut de la régularité, des repères, de la répétition de situation pour que les élèves s'imprègnent de toute cette organisation. Le moment de collage dans les cahiers
c'est aussi un moment d'apprentissage, à bien expliquer. Il ne faut pas se décourager trop vite, comme tout le reste, cela demande du temps. Enfin, c'est un choix prioritaire si on le désire, si
tu penses que tu veux passer plus de temps dans d'autres apprentissages et que le langage n'est pas ce à quoi tu peux consacrer un temps certain sous cette forme alors effectivement mieux vaut ne
pas le faire plutôt qu'épisodiquement. Tu vois ce que je veux dire, pour moi, c'est un vrai choix d'orientation pédagogique pour lequel on accorde une vraie place dans son emploi du
temps.



Isabelle L 11/10/2013 08:02


J'ai effectivement fait une erreur en regroupant 6 élèves en difficulté de parole, mais le jeu a bien fonctionné toute la semaine, diverses propositions sont sorties, intéressantes et
enrichissantes pour le groupe. L'agitation relève de plusieurs choses : j'ai mis en place depuis l'an dernier les ateliers échelonnés (fini les groupes de couleur ) et je perfectionne
l'organisation petit à petit, il faut de la persévérance car cela ne roule pas d'un coup ! (d'ailleurs j'en profite pour remercier Emilie44 je crois que c'est elle qui a partagé l'idée de brevets
collectifs en affichage avec les photos des enfants, cela marche bien) L'atelier pâte à modeler ne doit pas être à leur gout cette semaine je rame pour qu'il persevere eux aussi !!! Et puis
l'école est en ébullition en ce moment , fin des travaux et déménagement pour bientôt.

isa 11/10/2013 08:21



ah effectivement, c'est bien d'apporter des éléments de compréhension, et cela démontre aussi que tout changement est toujours source d'inquiétude donc d'agitation ! En tout cas, je ne
saurais trop te conseiller de persévérer car oui au début ce genre d'organisation demande de la rigueur mais ensuite l'aisance des élèves est
telle qu'on ne revient plus jamais en arrière...Bonne journée


Et pour la pâte à modeler , la semaine prochaine fait leur faire des hot-dogs comme l'a proposé et montré Emilie ICI



nadetdje 10/10/2013 22:04


Merci de faire partager tous ces échanges. Ils nourissent mes réflexions.

Isabelle L 10/10/2013 20:16


Grand moment de solitude et d'ENERVEMENT pour moi ce matin, séance de langage reprise avec un groupe mêlant timides et problemes de langage. C'était la 1ère séance  du livre "La grammaire
avec des jeux de cartes" chez Retz. C'est un livre que j'ai acheté il y a 2 ans et que je me décide à utiliser, génial, il comporte des jeux ciblant un objectif syntaxique précis. Le 1er objectif
étant "formuler une question avec une phrase simple" ça tombe bien car cette année la marotte de la classe part tous les week end chez un élève (les 11 ms, que j'avais déjà l'an dernier,
commencent et les ps l'inviteront après) donc tous les lundis un enfant raconte et les autres posent des questions. et puis c'est une situation qu'on retrouve souvent dans la vie quotidienne de
l'école (lacets, pantalon ou manteau à ouvrir , fermer, ... il faut bien demander !)


Bref le jeu : distribution de cartes images (camions ou voitures de 4 couleurs possibles) et demander une carte (visible) à un camarade pour faire une paire et la gagner. 


La classe est très dissipée depuis le début de semaine (pourquoi donc ? il ne neige pas, il n'y a pas de vent, et il ne pleut pas !!!) J'ai donc passé mon temps à rappeler la consigne au groupe
"pâte à modeler" et les règles de vie aux autres alors que mon groupe était muet (ou moi sourde !) certains disaient :


"veux ça " (moi voix "limite" UNTEL ARRETE DE LANCER LA PATE A MODELER)


(moi voix douce) "la voiture bleue ?" (moi, voix moins douce !) BIDULE FAIS CE QUE J AI DEMANDE


"ça" 


(voix douce) " à qui tu veux demander la voiture bleue ?" (voix de moins en moins douce : TRUCMUCHE QUE FAIS TU ?)


"ça"


Bon je ne vous refgais pas toute la séance mais je suis sortie exténuée !!!


 


C'est pas grave demain je recommence !!!!

isa 10/10/2013 22:15



quand je lis ton témoignage Isabelle, je vois que tu cumules les difficultés : des élèves en difficulté uniquement, une première séance, quelque chose de nouveau pour toi ( ce jeu), une
semaine agitée.


Alors le conseil que j'ai envie de te donner serait de "tester" ton jeu d'abord avec un groupe hétérogène afin de voir quelles difficultés il peut poser. Ensuite , je suis réservée quant
au groupement d'élèves en difficulté dit groupe de besoin en début d'année parce que le groupe classe n'est pas encore stabilisé et suffisamment autonome ( même si tu as des élèves MS déjà
connus), du coup, c'est beaucoup plus compliqué. Enfin "poser une question" est trés difficile , autant les enfants sont capables de demander un bonbon , autant dans un contexte d'apprentissage ils ont beaucoup de difficulté à formuler,  il s'agit d'une mise en pensée (
savoir à l'avance dans ma tête ce que je veux demander) et pour beaucoup c'est complexe et il est certain que les premières séances vont être difficiles, c'est pourquoi avec un élève plus à
l'aise, celui ci propose et le groupe se trouve entrainé, l'imitation va fonctionner. Donc tu vois Isabelle, tu t'es mise toi même en difficulté, quand on voit de l'agitation dans sa classe, la
première chose est de s'interroger sur son travail, son organisation, si c'est trop difficile les élèves décrochent si c'est trop facile, ils s'agitent, oui il y a des phénomènes climatiques mais
pas que...


En tout cas merci de te livrer si généreusement parce que c'est toujours intéressant de réfléchir ensemble à la situation.



vivi 10/10/2013 18:18


Impressionnant la quantité d'imagiers proposée par le site que propose Elaine. Cela a l'air très intéressant. Merci pour ce lien.

ClaireB 10/10/2013 15:09


peggy, me vient une idée en te lisant: pourquoi ne pas faire verbaliser les autres enfants du petit groupe que tu as autour de toi, sur la photo de celui qui ne s'exprime pas (encore) ? ex
"raconte moi ce que tu fais sur ctte photo, j'écris ceque tu me dis" et si rien: "que fait X sur cette photo?" réponse de Y: "elle dessine ", et toi de rebondir: "c'est ça, tu dessines sur cette
photo?" alors j'écris "je dessine" ça te va?" qqchose du genre;


cela permet à l'enfant d'être aussi valorisé que les autres sur sa photo à lui (il aura "sa" phrase; et comme ça parle de lui, reconnu par ses pairs, il pourra le réinvestir à un autre moment?
(d'où l'importance de ce que prescrit Isa: laisser les cahiers langage en libre accès, ainsi que le voyage à la maison);


j'avais une ps l'an dernier qui n'osait pas parler sur sa photo, je ne mettais rien, mais je savais pour l'avoir entendu communiquer avec sa mamn ds le couloir qu'à la maison, qu elle raconterai
ses photos; ça ne m'a jamais inquiétée;


c'est à partir de janvier que cette petite a commencé à parler sur un sujet d'étude dirai je, alors qu'on commençait le travail sur les lettres, les prénoms les initiales, et les contes; lle
était à fond, et en septembre qd j'ai pris des nouvelles, (j'ai changé d'école), macollègue m'a dit: "tu verrais comme elle parle!"


patience, ce travail sur le cahier de langage va te réserver plein de surprises!


Merci Isa car j'ai pu faire ce travail l'an dernier avec les ps grâce à tous tes conseils, c'est fabuleux; je suis en train de voir comment l'adapter avec des ms/gs cette année. ce n'est pas ma
classe mais la directrice que je complète est ok. pour l'instant je cogite en lisant toutes mes pages de retard sur ton blog Isa, avec un bras en moins.... en arrêt cause tendinite du long
biceps... aïe... en portant un sac de classe un peu trop lourd! vive le fractionné et la classe ambulante...


 

isa 10/10/2013 16:17



oh Claire, tu ne ferais pas du tennis en cachette plutôt pour une tendinite du biceps


pour les plus grands c'est pareil, même inspiration avec des objectifs plus grands, le seul bémol sera sûrement de limiter certains car sinon c'est une tendinite du poignet que tu vas
avoir !



Peggytoune 10/10/2013 12:57


Merci à Elaine d'avoir rapporté ses difficultés car effectivement, elles me permettent de comprendre certaines de mes erreurs. Ta réponse, Isa, me montre que j'en
attendais peut être trop de mes petis élèves. J'ai toutefois été satisfaite de l'échange privilégié qui s'instaure lors de l'atelier. Les enfants ont montré par leur enthousiasme (certains
voulaient même revenir...) qu'ils apprécient que la maîtresse n'écoute qu'eux, presque en tête à tête, qu'elle donne de l'importance à leur parole, puisqu'elle érit ce qu'ils lui disent... J'ai
même deux ou trois "gros parleurs" (dont un petit bègue) qui ont produit des phrases complexes très bien articulées au niveau de la syntaxe alors qu'un des élèves qui s'exprime le mieux s'est
contenté de me dire "Je dessine"... j'étais un peu "sur ma faim", alors je lui ai demandé avec qui il était à cet atelier (piste graphique), quel outil il utilisait pour dessiner, sur quel
support. Mais s'il a répondu à mes questions, il n'a pas répété mes reformulations...


Le gros point négatif de ces séances, pour moi, est que deux de mes élèves n'ont rien dit face à leur photo et à mes questions... J'ai verbalisé à leur place, mais
elles n'ont pas répété. L'une ne parle pas le français à la maison, donc je comprends, mais la seconde est malheureusement mutique uniquement avec moi...(snif) Bref, dans ces cas là, que faire ?
je n'écris rien sous la photo, ou je signale "l'enfant ne s'est pas exprimé" ?


Merci de m'éclairer un peu (encore !)

isa 10/10/2013 16:13



C'est une question fréquente, j'y ai répondu assez souvent , tu peux encore le lire ICI, personnellement, je pense qu'il faut savoir
respecter le temps de chacun tout en le considérant comme les autres, aussi capables que les autres. Donc les enfants réservés ou non francophones ont besoin de cette activité comme les autres,
cependant il est bon de ne pas être trop intrusif et dans l'attente. Ils doivent sentir que leur parole est attendue mais aussi libre et que pour le moment ( nous sommes en Octobre) ils peuvent
choisir d'observer avant de parler, cela n'empêche pas que tu les sollicites et que tu les questionnes gentiment. Tu notes refus ou  X ne dit rien sur la page si aucun mot n'est venu. Pas
question de les culpabiliser, de dire " Tu vois les autres copains parlent et toi non" ni " Allez pour me faire plaisir" ou " Papa et Maman ne seront pas contents" enfin je pourrais en citer
plein de ces phrases anodines qui marquent et blessent les enfants qui ne sont tout simplement pas prêts d'oser leur parole. Au contraire, il est préférable de leur dire " Tu ne peux parler ou tu
ne veux pas parler , cela veut dire que tu n'es pas encore prêt, ça va venir, tu vas y arriver, je suis là pour t'aider, c'est mon travail, prends ton temps" Ce type de discours soulage et
parfois décoince la situation parce que l'attente n'est plus la même.