ateliers autonomes chez Edith: tribune libre

Publié le par isa

mars 3

auteur: Edith

 

l'autonomie en maternelle


FICHE ateliers 1

FICHE ateliers 2

FICHE ateliers 3

FICHE ateliers 4

 

 

Depuis septembre je cherche à organiser des panières de jeux en autonomie, avec
plus ou moins de succès. En fin de période 3, je suis arrivée à quelque chose
qui fonctionnait mieux


Les panières sont utilisées sur un temps d’atelier qui prolonge l’accueil :
J’actionne une boîte à musique et c’est le signal de la répartition dans les
groupes : il y a 4 groupes qui tournent tous sur
- un atelier « Puzzle » supervisé par l
'ATSEM
- un atelier autonome (plus ou moins, selon qui participe) de pâte à modeler
avec modèles à reproduire vus dans un article précédent
Les 2 groupes qui restent ont accès :
- aux coin-jeux un peu plus longtemps (avec système de collier)
- aux ateliers de construction proposés en atelier libre à l
'accueil
- au coin-livre
- aux panières avec fiche de suivi pour noter les réussites


Bilan :
Certains enfants sont assidus, d’autres n’y vont jamais
Certains jouent à 2 ou plusieurs mais le niveau sonore a cependant bien
diminué.
L’évaluation des réussites n’est pas l’objectif final de certains. D’autres sont
friands de savoir qu’ils ont  réussi.
Le contenu et le nombre des panières est suffisant pour un groupe d’élèves,
d’autres ont envie de plus de changement.
Les plus petits se rappellent des panières de la période 2, et les redemandent.
Jeux et échanges intéressants avec tous, notamment pour les 2 plus petits.
…mais
ils sont avec moi
…donc on ne peut pas appeler cela des ateliers autonomes

A prévoir :
- mettre au propre les réussites et inciter les plus réticents à participer :
(voir fiche de suivi individuelle + représenter les objectifs des panières)
- prévoir une fiche individuelle pour inciter la participation, pour
individualiser mes attentes et les progrès de chacun
- rendre possible l’utilisation plus fréquente des panières
- faire évoluer les contenus
- chercher plus d’idées de manipulation visant à développer la motricité fine
- développer l’utilisation en autonomie par les plus petits

Publié dans tribune libre 2

Commenter cet article

sylvie 06/03/2012 19:12


Je dois dire qu'avec toutes vos propositions, photos, explications vous me mettez l'eau à la bouche avec vos ateliers autonomes.


Pour l'instant je les propose comme un atelier parmi 4 autres qui sont plus dirigés et plus traditionnels et axés sur mon projet, cela fonctionne assez bien même bien mais je vois bien
qu'il faut que je fasse évoluer car comme dit Isa, la curiosité doit être aiguisée en permanence pour que l'intérêt perdure. Ces ateliers autonomes sont basés plus spécifiquement sur la
préhension, la manipulation: ils sont présentés dans des boîtes de bonbons carrées en plastique récupérées en boulangerie, chacun sa boîte et on range  le matériel quand on a fini pour
pouvoir échanger avec les copains après. Le souci est peut-être le rangement: on empile les boîtes pour les ranger et je les range sur un meuble qui n'est pas à leur portée par manque de place.
je souhaite trouver un endroit qui leur permet d'y accéder l'après midi car je pense que c'est le moment idéal pour qu'ils les réutilisent.  merci d'aiguiser ma curionsité à moi aussi.

isa 07/03/2012 11:35



je pense Sylvie que tout changement peut se faire progressivement et ta démarche est autant valable qu'une transformation radicale, je crois que chacun s'approprie les idées avec sa
personnalité et sa manière de faire, ce qui est important c'est cette capacité à analyser ( comme tu le fais) et à décider d'explorer encore d'autres voies possibles. En agissant ainsi, tu
prépares une évolution qui n'aurait peut-être pas été possible devant l'ampleur du travail que de tels ateliers peuvent représenter aux yeux de certains.



Emilie44 04/03/2012 18:58


Moi aussi j'ai constaté ça. Même mon élève le plus agité habituellement a été fasciné et a voulu faire des ateliers ou regarder les autres faire, alors que
d'habitude c'est très loin d'être le cas...

isa 04/03/2012 19:18



C'est trés intéressant de nous livrer ce type d'observation, c'est tellement important de trouver des activités qui vont aider les élèves à se contrôler pour s'intéresser à la
découverte.



Muriel 04/03/2012 16:01


Lorsque les élèves utilisent les ateliers autonomes tels que je les décrit dans le document que vous connaissez, je remarque justement qu'il n'y a pas d'agitation.
Cette remarque est d'ailleurs notée également dans l'excellent livre de Béatrice Missant "des ateliers Montessori à l'école maternelle". Pourquoi? Nous avons déduit que dans un panel d'activités
variées, l'enfant choisit d'instinct celle où il se sent bien: du transvasement s'il a besoin d'action, des défis logiques s'il a envie de se creuser la cervelle, dela finesse avec les pinces à
épiler s'il abesoin de concentration,etc... les ateliers appaisent les vifs et éveillent les "mous"... L'enfant choisit selon là "période sensible" (concept cher à Maria Montessori) où il se
trouve :c'est aussi pour cela que pendant plusieurs séances il choisira peut-être le même jusqu'à en avoir fait le tour.


PS:Je parle de Maria Montessori qui est mon inspiratrice, mais mes ateliers en sont une très libre adaptation qui s'éloigne sans doute parfois de ses principes,
que les puristes se rassurent...

isa 04/03/2012 19:19



merci beaucoup Muriel de prendre le temps de nous donner toutes ces précisions et de lancer des ouvertures à différentes pédagogies.



Emilie44 04/03/2012 13:55


Oui, c'est pour ça que j'ai pris modèle sur un des documents trouvés ici (celui de Muriel je crois?) et que j'ai prévu pour presque tous les ateliers une évolution
possible pour les complexifier.


 


D'ailleurs, j'ai trouvé la semaine dernière à super U un ensemble de 4 pinces à épiler (le tout à 2€) dont l'une a des bouts arrondis. J'ai donc acheté le lot, les 3
pinces pointues seront pour moi et la pince arrondie est mise de côté pour un futur atelier plus précis que les ateliers actuels avec les pinces à cornichon!

isa 04/03/2012 14:51



oui j'ai bien vu tes prolongements possibles et je notais cela pour les lecteurs intéressés par cette approche des ateliers autonomes mais aussi pour expliquer ce qui fait qu'en général
l'agitation gagne ( en dehors des problèmes de comportement difficile) , mais quand une classe s'agite, il faut aller chercher dans les propositions d'activités qui peuvent être inadaptées
maintenant , alors qu'elles étaient adaptées auparavant. C'est en ça qu'un enseignant est un chercheur, il a à trouver et tenter des solutions à chaque nouveau problème tout au long de son année
scolaire. Je constate que tu anticipes et que ton esprit pédagogique est toujours en alerte, c'est fou comme ce métier nous lâche difficilement.



Emilie44 04/03/2012 12:44


Alors moi qui ai des ateliers de manipulation libre dans ma classe (uniquement depuis une semaine), pour l'instant je fonctionne comme Muriel : il n'y a pas de fiche
de suivi, j'observe juste ce que font les élèves et leur demande de venir me voir quand ils ont fini une activité.


 


Mes ateliers sont disponibles sur une de mes 4 tables dès l'accueil. Pendant l'accueil, j'ai :


1- une table pour les ateliers libres


2- une table de manipulation de pâte à modeler


3- une table recouverte d'une grande feuille de mur à peindre pour les dessins libres


4- une table avec des jeux de manipulation


5- les coins-jeux de la classe


 


Ensuite, je ferme les tables 2 et 3 (on range ce qui est sorti dessus) et on commence progressivement les ateliers dirigés par moi et mon ATSEM. Dès qu'un des deux
ateliers dirigés est fini, les enfants peuvent demander à s'installer sur les places libres pour faire des ateliers libres. Et je peux vous dire qu'ils guettent les places et sont très motivés!
Je n'ai jamais eu autant d'enfant en activité simultanément sur les tables depuis le début de l'année!! ;-)

isa 04/03/2012 13:47



Les élèves sont actifs dans la nouveauté et la découverte, c'est ça éveiller la curiosité. C'est pourquoi quand une activité est connue, archiconnue et à la portée de tous, il est temps
de la complexifier et de poser à nouveau un problème à résoudre. C'est pourquoi je pense que le moment d'accueil doit offrir cette progressivité afin de stimuler cet éveil. Avec 38 ateliers
possibles tu donnes une large marge de découverte. A toi ensuite d'observer les activités qui vont petit à petit être délaissées.



Muriel 04/03/2012 11:57


Merci Edith pour le partage de ton expérience mais aussi de ton questionnement.


Pratiquant ce genre de dispositif (cf le lien donné par ISA dans le commentaire précédent), j'y privilégie de la manipulation et de
l'expérimentation plus "libre", c'est à dire avec moins de fiches de suivi, que je garde pour les "ateliers plus traditionnels", mais c'est un parti-pris, et tout fonctionnement
est valable bien-sur. Disons que cela peut répondre à ton questionnement sur l'accessibilité aux plus petits, qui ont d'avantage besoin de tâtonnement et peut-être moins d'une attente de produit
fini comme l'incitent les fiches de suivi.


Personnellement, j'apprécie d'OBSERVER ce qui est produit dans des ateliers "ouverts" (c'est à dire une induction avec plusieurs possibles) et de rebondir sur les
trouvailles progressives des enfants pour les enrichir en donnant des pistes de réinvestissement aux élèves. La démarche est du coup un peu différente, et légitimise le temps de présentation par
les élèves (d'où la colonne vocabulaire de ta grille) que j'essaie (pas facile) de conserver à l'issue des temps d'ateliers libres (quand j'ai le temps...) .


Les autres temps de classe peuvent aussi enrichir les activités, car il est intéressant de tisser des liens entre les différents moments d'apprentissage pour
réinvestir et transférer. (par exemple lors d'un travail sur les formes, nous avons fabriqué des tracettes en classe de carrés, rectangles, triangles... Celles-ci ont rejoint le tiroir
tracettes et gabarits de mes ateliers de manipulation autonomes).

isa 04/03/2012 13:39



voilà des ouvertures possibles, l'idée d'Edith semble rejoindre la préoccupation largement ressentie qui est de toujours suivre ce que chacun fait et d'en garder la trace, l'idée de
Muriel est de donner à explorer dans une liberté d'action et ne répondant pas à un résultat forcément attendu, l'élève s'auto-évalue au regard des photos correspondant à l'atelier ou pas, car
après tout, l'inventivité et le détournement de l'activité peuvent aussi naitre de ces ateliers.



cerise 04/03/2012 10:03


très bien Edith. ton organisation m'inspire MAIS je cherche une organisation matérielle ! des panières !! sur étagères ?? 


je cherche, je réfléchis  


 

isa 04/03/2012 11:23



tu peux trouver des idées d'organisation matérielle ICI dans
les différentes propositions des collègues.