Colombe et son petit malentendant: la salle des maîtres

Publié le par isa

salle des maitres

COLOMBE ECRIT

Cette année j'accueille 30 élèves dont un enfant malentendant et appareillé... aussi, Isa, apprendre les bienfaits du silence cela va être un évidence cette année... A ce propos, collègues qui avaient déja accueilli des enfants malentendants quels conseils auriez vous à me donner pour faciliter l'intégration de ce petit?

 Et surtout merci de m'indiquer des supports visuels, documentaires, livres de littérature enfantine qui me permettent de répondre aux questions des copains sur les appareils auditifs.

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Elaine 21/10/2012 17:36


Tout à fait, le cahier de langage est particulièrement intéressant pour ces enfants. Bien sûr l'interaction sera moins riche qu'avec certains mais justement. Il faut que tu prennes le temps et tu
verras en fin d'année il arrivera certainement à t'en dire des petites choses. Si cet enfant a un peu de signes, c'est l'occasion de s'en servir (peut-être même que tu peux les coller dans le
cahier de langage en l'associant au mot à l'oral). Le pointage est aussi important. J'ai beaucoup utilisé les albums echos de Boisseau avec mes élèves sourds et ça a permis de mettre en place des
structures syntaxiques simples et de poser peu à peu des mots sur leur vécu.

colombe 20/10/2012 10:22


le cahier de langage et nos malentendants ? comment faire? je lui en fais un aussi ou pas? il ne peut pas commenter ...et encore moins le bilan de langage!


et pour d'autres enfants à besoins particuliers qui n'ont aucun langage à leur disposition se pose le même problème. merci de vos conseils

isa 20/10/2012 10:58



oui chaque élève a son album langage et chaque élève est sollicité de la même manière sur le bilan langage. Si des sons sortent de sa bouche, tu tentes de les retranscrire pour noter son
activité langagière, sinon tu le laisses pointer avec sa main ce qu'il voit , c'est déjà du langage quand l'enfant cherche à montrer à l'autre et tu écris X m'a montré telle ou telle chose. Je
pense que cette activité doit être un moteur et inciter les enfants à faire les efforts mais aussi à se considérer comme les autres. ce n'est pas parce qu'ils seront pris en charge par ailleurs
par des professionnels de la rééducation qu'ils n'ont pas à avoir l'attention de leur maîtresse au même titre que les autres. Le langage commence par le non verbal, ton rôle est aussi de leur
donner des raisons de parler.



Elaine 16/09/2012 18:02


Bonjour,


ce qui est super pour cet enfant, c'est qu'il a une véritable langue maternelle : la langue des signes puisque ses parents l'utilisent. Malheureusement, souvent les enfants sourds ont des parents
entendants et la langue qu'ils utilisent (l'oral) n'est pas naturelle pour l'enfant sourd. Le décalage dans l'apprentissage du langage est donc grand. Tu as beaucoup de chance d'avoir quelqu'un
de spécialisé qui vient dans ta classe pour utiliser la langue des signes avec ton élève sourd, profites-en bien !

marie-Claude 16/09/2012 17:41


Bonjour,


J'ai intégré l'année dernière dans ma classe de PS/MS un enfant sourd et muet. Agé de 3 ans, il était en PS. Nous avions une traductrice en langue de signes qui venait 2 fois une heure par
semaine pour nous aider à communiquer avec lui.


Nous avons travaillé sur les albums proposés par Isa. La seule chose, c'est que je transmettais les livres à la famille de l'enfant le vendredi soir pour une lecture pendant le weekend. Chose
très rare, les deux parents de mon élève sont également sourds et muets. Aussi ils lui "signaient" le livre pour que leur enfant comprenne l'histoire.


Nous avons appris avec toute la classe beaucoup de signes. Par ewemple, nous avons chanté à la fin de l'année une chanson et nous avons intégré les signes que nous connaissions pour montrer aux
parents les progrès que nous avions fait en communication.


Cet élève a passé une excellente année en notre compagnie. Il venait en classe volontiers et il a réussi petit à petit à communiquer de mieux en mieux avec ses camarades en utilisant des moyens
non verbaux. Ils se sont inventés un langage.


Cette situation m'a permis d'évoluer dans ma pratique car je cherchais sans cesse des moyens pour communiquer les consignes par des mots et des gestes associés, compréhensibles par tous.


Suite à la réunion de l'équipe éducative de fin d'année, nous avons convenu que je le garderai une année de plus pendant la MS. Cette année, le dossier MDPH est enfin passé en commission :
l'élève va pouvoir bénéficier d'un spécialiste en langue des signes et en pédagogie pour les sourds et malentendants qui viendra également 2 fois par semaine pendant une heure. Il m'a déjà
apporté des fiches avec des dessins qui représentent les signes pour dire certains mots en lien avec l'école les règles de vie etc... 


Voilà, si tu souhaites plus de conseils n'hésite pas à me contacter.

isabelle 14/09/2012 22:15


Pour ma part, j'ai commencé directement dans l'enseignement spécialisé avec plusieurs formules : classes annexées dans une école ordinaire (type CLIS),  classes spécialisées en établissement
,accompagnement en milieu ordinaire, ...et au bout de 10 ans, je me suis dit que j'allais aller enseigner en classe ordinaire, avec éventuellement un ou 2 pts sourds, car je trouvais qu'une à 3
interventions hebdomadaires en classe était plus qu'insuffisant (+ éloignement établissements/domicile + interventions dans les écoles = 500 kms par semaine + suivi des mêmes enfants pendant plus
de 6 ans etc). C'est comme ça que je me retrouve PE tout court. Ce n'est pas toujours évident de coder en enseignant, alors je ne peux pas TOUT coder... mais je suis satisfaite de cette
expérience. Victor bénéficie d'un vrai bain de langue... et les progrès sont impressionnants.


C'est enrichissant aussi de passer du Spécialisé à l'enseignement ordinaire, on se rend compte que tout ne relève pas du handicap, mais parfois de difficultés particulières. J'espère pouvoir
continuer à accueillir des petits sourds dans ma classe, mais je ne suis pas reconnue Spécialisée dans l'Education Nationale... Cependant, ma formation initiale m'aide beaucoup dans le milieu
ordinaire, au niveau du langage oral et écrit, c'est clair!


Voilà pour le pourquoi du comment...

Elaine 13/09/2012 18:55


Bonsoir Colombe,pour savoir si tu as des instits pouvant t'aider près de ton école, n'hésite pas à contacter ton inspection ou les conseillers péda.


Pour ce qui est de mon parcours et de mon "changement de voie", voici en quelques lignes mon parcours. En PE2, j'ai fait un remplacement d'un mois dans une classe de CM1 qui accueillait 2 enfants
sourds et dans cette même école il y avait 2 classes spécialisées. Le contact avec ces 2 élèves m'a plu et m'a plongée dans un univers qui m'intriguait. EN récréation, je voyais les autres
enfants sourds signer (utiliser la langue des signes) entre eux et cette langue m'attirait vraiment. Alors, dès ma 2ème année dans l'enseignement j'ai demandé un poste dans un établissement
spécialisé. Bien sûr je n'avais pas de formation spécifique mais l'académie de Lyon manquait d'enseignant spécialisé alors j'ai eu le poste. Cette première année j'ai suivi des élèves intégrés et
je les aidais en classe ou en soutien individuel ou petit groupe. Convaincue que j'avais trouvé ce qui me plaisait vraiment, j'ai demandé la formation etj'ai ainsi passé le CAPSAIS option A. A
partir de là, j'ai enseigné dans des classes spécialisées plutôt oralisantes (niveau à peu près CP) puis plutôt en langue des signes, puis le public évoluant peu à peu je me suis retrouvée avec
des élèves sourds avec d'autres difficultés ou handicaps. C'était passionnant (surtout le travail en équipe avec les orthos, éducs, psys, psychomot...) ! Mais au bout de 10 ans, je commençais à
m'essouffler et j'avais besoin de me retrouver face à des enfants sans trop grosses difficultés, avec la parole et capables de suivre des apprentissages un peu plus scolaires. Alors je me suis
dit que je faisais une pause (et je considère encore être en pause, la surdité ne me quittera pas comme ça et je sais que j'y retournerai). Et pour débuter dans l'enseignement "ordinaire" je me
suis dit qu'il n'y avait rien de tel que de commencer par la petite section... Voilà... Et je me plais vraiment en petite section !


Elaine

isa 13/09/2012 19:11



trés intéressant, vraiment !!!



colombe 13/09/2012 18:25


Ah si j'oubliais une question? Des personnes comme vous, Elaine, Isabelle.... vous êtes performantes et spécialisées si je puis me permettre qu'est ce qui fait que vous revenez vers une classe
ordinaire? J'imagine que j'ai peut-être tout prêt de mon école des gens aussi "savants " qui pourraient m'aider comment le savoir?

colombe 13/09/2012 18:19


Un grand merci à tous, je n'ai pas encore tout bien compris mais je sais où est l'info quand j'en aurais besoin au moment opportun....pour le moment ,je note avec intérêt les conseils pratiques :
séparer parole et action, bien penser à se mettre en face..... c'est ces petits gestes du quotidien que j'ai besoin d'intégrer pour le moment .Ca coule....mais pas encore de sources!!!! Inventif
et tolérant je suis bien d'accord isa, mais j'ai quand même le sentiment de "ramer" un peu seule dans ma classe.. on nous en demande de plus en plus avec des enfants très" différents" et on
compte beaucoup... sur notre inventivité et tolérance!!!


L'humain que je suis, fatigue.. et l'enfant qu'il est, n'est pas dignement accueilli dans nos structures actuelles.. intégrer, intégrer c'est un joli mot bien galvauder!


Heureusement il y a vous tous!!! et la chanson des petits pieds et la boîte à bisous nous ont apporté de belles notes de chaleur!!

isa 13/09/2012 19:09



crois moi tu ne sais pas combien ce petit va avancer en étant avec toi, oui je suis d'accord et je l'ai vécu pour T mais aussi pour d'autres qui parfois me faisaient pester comme toi
après les instances, l'administration, bref le système qui nous abandonnait. Seulement, il faut toujours se mettre à la place des parents un petit moment et se demander si cela nous arrivait
qu'est-ce qu'on aimerait ? Alors bien-sûr on voudrait avoir le maximum ,c'est juste et il faut le revendiquer mais en attendant les enfants passent et il faut faire.



Elaine 13/09/2012 12:53


Bonjour,
juste une petite remarque sur le LPC et la LSF. Le LPC n'est pas une langue, c'est un code qui aide à lire sur les lèvres et à discerner les sons qui pourraient trop se ressembler. La LSF par
contre est une langue à part entière. Donc effectivement, il faut bien voir avec les parents quel mode de communication a été choisi : français oral (avec peut-être aide du LPC) ou langue des
signes. Mais il faut aussi bien se dire que ces enfants n'ont que 3 ans et que cela fait peut-être peu de temps que les parents sont au courant de la surdité de leur enfant. Il leur faudra donc
peut-être du temps pour l'accepter, s'informer, se former... Il est donc fort possible que l'enfant ne connaisse aucun signe et à cet âge il est un peu difficile de compter sur eux pour qu'ils
vous en apprennent.
Toutefois, tout ce qui est visuel va l'aider et tous les mimes, mimiques, photos, dessins que vous utiliserez lui seront précieux.
D'autres petites habitudes l'aideront :
toujours faire attention que l'enfant soit face à vous ou face à la personne qui parle (donc ne pas lui parler en même temps que vous accrocher quelque chose au tableau, ne pas lire une histoire
la bouche cachée par le livre, si un enfant parle redire ce qu'il a dit ou montrer quel enfant parle pour que l'enfant sourd le regarde bien)
bien articuler
isoler les mots importants, par exemple en donnant une fois la consigne en entier puis en ne disant que le mot important (en montrant peut-être un petit picto ou dessin)
pendant un atelier, si vous avez l'habitude d'aider en soutenant l'action par la parole (ex : « maintenant monte le crayon vers le ciel... »), ça ne lui sera pas bénéfique. Il ne pourra
pas (ou difficilement) agir et écouter en même temps, il faut donc séparer les deux. Il sera peut-être préférable de le soutenir en lui montrant en miroir ou carrément en se mettant deriière lui
et en lui tenant la main pour le guider.
Pour les difficultés de séparation (qu'on retrouve chez beaucoup d'enfants entendants aussi, on le sait bien), c'est vrai que c'est plus dur de les consoler et rassurer car la parole ne suffit
pas ou ne convient pas. Pourquoi ne pas prendre une photo des parents, de la coller dans une maison et de lui faire aussi un emploi du temps en photos et/ou dessins. A la fin de cet emploi du
temps, collez aussi la photo des parents, comme ça tout au long de la journée, il est possible de lui montrer où vous en êtes et lui montrer qu'à la fin, il verra ses parents.
Enfin, bien sûr l'acquisition du langage est essentielle et primordiale, mais vous n'êtes pas seule à vous en occuper (il y a forcément une orthophoniste que le prend en charge et l'appeler/ la
rencontrer sera certainement une aide précieuse). Ceci veut dire que pour l'acquisistion des autres compétences (en maths par exemple), il est important de veiller à ce que la consigne ou
l'activité ne passe pas trop par l'oral. Toute activité ne doit pas se transformer en séance de langage. Alors, il ne faut pas hésiter à se servir de dessins:photos:pictos pour les consignes et
chercher du matériel qui implique l'action ou la recherche souhaitée (et là, tout ce qui est atelier autonome est parfait !)
Bon, comme la collègue CAPEJS, je pourrais en parler des heures donc je m'arrête vite pour ne pas vous noyer !
A très bientôt
Elaine

isa 13/09/2012 14:16



mais c'est passionnant et je trouve que nous sommes si peu informés !


maintenant que vous avez donné chacune et chacun vos expériences ou vos idées. Je raconte à mon tour la mienne. J'ai eu moi aussi un petit enfant sourd dans ma classe, il était appareillé
depuis assez tôt et avait donc une certaine compréhension. Il faut dire que son frère aîné avait "essuyer les plâtres" et lorsque T est né, les parents savaient à quoi s'en tenir et ont tout
anticipé. D'autre part, ils étaient suivis l'un et l'autre dans un centre spécialisé, celui-ci a, d'ailleurs bien préparé la venue de T dans ma classe, j'ai fait sa connaissance l'année d'avant,
il est venu faire des essais. J'avais une instit spécialisée du centre qui venait tous les jeudis matins dans ma classe et qui traduisait à T en langage de signes ce que je disais, mais il
semblait déjà bien comprendre. Comme vous l'avez dit, je le plaçais en face de moi et je restais le plus possible visible pour lui. Il ne parlait presque pas quand il est arrivé à l'école. Mais
c'était un petit garçon curieux, vif, persévérant, intelligent, motivé, intéressé et trés trés ouvert aux autres, c'est ce qui m'a le plus surprise dans son intégration. Il eut rapidement des
copains et riait de bon coeur avec eux. Il adorait les comptines et chansons. Le lundi en début de matinée , il allait au centre, son cahier de liaison servait à son institutrice pour le faire
travailler et c'était donc un lien entre l'école , la famille et le centre. Comme j'utilisais beaucoup les photographies, il avait matière à construire son langage. Ce fut un régal que d'avoir un
petit garçon aussi intéressé.A  la fin de l'année , il raconta comme ses autres copains ce qu'il avait fait en emmenant la marionnette chez lui , ce fut court mais compréhensible. La même
année , j'avais un autre élève d'une grande instabilité, et mes difficultés furent sans comparaison avec lui qu'avec T, même si j'avais compris avec l'expérience que tous ces élèves qui nous
mettent au défi d'être différent avec eux, nous en apprennent énormément sur nous-mêmes et qu'ils ne nous demandent juste que de faire notre travail. Oui nous sommes payés pour tous les élèves ,
pas seulement pour les bons élèves ou les faciles mais aussi pour ceux qui nous compliquent l'existence et nous forcent à être inventifs et tolérants.



Isabelle 12/09/2012 22:40


Bonsoir,


Je suis Professeur pour Enfants Sourds à la base (titulaire d'un CAPEJS) et je suis instit "ordinaire" depuis 6 ans.
J'ai réussi à avoir un petit sourd (j'ai dit à l'IEN ASH que c'était beau de faire passer des Chevrié Muller à des PS pendant qu'un autre enfant, à qqs kms de là, n'avait pas d'accès à la langue
française du tout, en PS) que je suis depuis la MS. Il est actuellement en CP.


En fait, la 1ère chose à déterminer est le choix du mode de communication pour l'enfant, par la famille : Langue des Signes Françaises (LSF) ou Langue française Parlée Complétée (taper ALPC sur
le net et vous tomberez sur l'Association qui vous explique tout, qui vous propose des supports codés etc.), ou Langue Française sans aide spécifique (LABORIEUX LABORIEUX!!!).


Prenez contact avec l'Inspecteur ASH, il doit avoir à votre disposition un DVD intitulé "Sourd et scolarisés".


Le pb, c'est que l'Education Nationale n'est pas prête à recevoir ces petits sourds, et certains établissements spécialisés ne proposent pas les différents modes de communication. Je code en
classe (projet LPC pour mon petit Victor) et je demande un codeur LPC depuis 2 ans. Pas de codeur à l'Education Nationale évidemment. L'an passé, ils m'ont proposé de former une AVS au code en
juin, qui soit prête pour l'année de CP, et qui restera pendant 6 ans, cad jusqu'à l'entrée en 6ème. L'AVS est bien là, mais n'a reçu aucune formation. Victor est un enfant brillant. Il a juste
besoin de PERCEVOIR COMPLETEMENT la langue française. Bien sûr, un retard de langage subsiste, mais que de progrès en 2 ans!


En tous cas, vous n'aurez pas à "décoder", c'est l'enfant qui va apprendre, par imprégnation, à décoder.Si vous apprenez à coder, c'est génial!


3h de code par semaine = 3h de LANGUE FRANCAISE par semaine. C'est ridicule!!! Il faut exiger plus pour ces enfants (cf taux d'illétrisme des adultes sourds très élevé en France), et surtout, un
peu chaque jour.


En gros, il faut du visuel, mais aussi beaucoup beaucoup de langage. Attention aux articles. Un enfant sourd perçoit le et la de la même manière par exemple. Avec le code, plus d'ambiguité!


Il ne faut donc pas se contenter de montrer... et de dire ensuite "il comprend bien". Oui, mais il comprend quoi?


C'est l'acquisition de la langue orale et écrite ensuite qu'il faut viser.


Mais il faut un accompagnement de l'enfant, c'est clair : orthophoniste OBLIGATOIRE, et codeur LPC ou Professeur Spécialisé qui signe en LSF selon le projet de l'enfant. Sinon, l'enfant n'aura
pas de langue, il ne faut pas rêver (cf acquisition de la langue française chez l'enfant entendant).


Je vais arrêter là car j'écrirais des jours sur ce sujet. Je suis prête à expliquer, aider... sans problème!


 


Bonne soirée.
Isabelle


 

isa 13/09/2012 00:04

Merci beaucoup pour tous ces conseils et tous ces témoignages, c'est tellement intéressant et vous semblez toutes si attentives et si averties. Bravo de venir ici et de prendre le temps de conseiller et rassurer une collègue ! Quelle belle image de l'enseignement !

cyan 12/09/2012 20:50


J'ai eu un élève mal entendant (dans une classe de cp). Je devais surtout faire attention à bien articuler et à veiller que l'enfant puisse voir constamment mes lèvres car ils lisent aussi sur
les lévres. Je portais en permanence un appareil aussi (au tour du coup) mais ça date, les appareils ont certainement évolué.


En maternelle, je te conseille de toujours utiliser un support visuel pour expliquer une consigne et d' accentuer  ta gestuelle. Je pense aussi que ce sont des enfants qui savent signer,
n'hésite pas à demander à l'enfant de t'apprendre quelques signes (ceux de base : j'ai soif, je suis triste...). Il sera content de t'apprendre aussi des choses ;)


C'est la maman du petit garçon que j'ai eu qui m'a expliqué tout ça ;)

Isabelle L 12/09/2012 19:35


Le codeur LPC oui, apparemment j'aurais droit à une formation en Octobre, l'éducatrice se renseigne et mon directeur de son côté va voir avec l'inspectrice. Renseigne-toi aussi, ils veulent
l'intégration de tous, pas de problème, mais donnez-nous les billes ! On met en place une équipe éducative dès octobre, on attend que l'adaptation soit faite (c'est ok de ce côté, elle est ravie
de venir à l'école!) ce qui permet de rencontrer tout le monde, et d'enclencher un suivi régulier.


Ce qui est frustrant en début d'année c'est l'impression de dire "non" tout le temps, on le fait avec les autres mais avec eux on verbalise l'interdit, on explique, on échange, là je me sens
parfois démunie, mais j'excelle en grimaces


 

colombe 12/09/2012 19:14


Quoi dire ?c'est toujours délicat de parler du handicap d'un élève...il ne parle pas, il est appareillé des deux oreilles, je me demande ce qu'il entend, la famille me dit qu'il entend
normalement mais j'ai un doute et puis dans une classe de 30 il ya beaucoup de bruits surtout en début d'année...c'est une première rentrée donc la séparation est encore douloureuse mais il se
sent déjà bien dans la classe  il est volontaire et joyeux. Il "vocalise "quand on chante, il aime beaucoup les jeux de doigts .. N'hésites pas à me poser des questions précises
car je ne vois ce que je peux te dire de plus merci d'avance :)

colombe 12/09/2012 19:05


Merci pour ton aide Isabelle... j'apprends déjà que tu reçois une aide active d'une éducatrice en classe, c déjà un bon point en ce qui me concerne le petit n'a pas commencé ses séances au centre
des malentendants j'attends donc...Le codeur LPC lol! va falloir que j'apprenne à décoder...Ca s'adresse aux enfants de petite section? :)

Elaine 12/09/2012 18:52


Bonjour à toutes les deux,


je venais d'envoyer un commentaire mais je crois qu'il s'est perdu en route... Sinon, tant pis, cela  fera une redite...


en fait, j'ai travaillé 10 ans dans un établissement pour enfants déficients auditifs et je ne suis retournée à l'enseignement "ordianrie" (même si ce n'est jamais ordinaire d'enseignenr !) que
l'année dernière (et j'accueillais alors un enfant sourd dans ma classe). Je suis donc relativement novice en classe de petite section à 30 élèves, par contre j'ai peut-être des pistes à vous
proposer ?...


POur cela j'aurais besoin d'en savoir un peu plus sur ces enfants.


Une chose est sure : tout ce que vous mettrez en place pour eux seront en fait bénéfiques pour beaucoup d'autres !


Je vous laisse donc les décrire un peu plus, et je cherche ce qui peut être le plus pertinent pour eux.


A très bientôt


Elaine

Elaine 12/09/2012 18:44


Bonjour,


pour tout dire j'ai travaillé 10 dans un établissement spécialisé qui accueille des enfants déficients auditifs, et l'année dernière je suis retournée dans l"l'enseignement ordinaire" (même si ce
n'est jamais ordinaire d'enseigner !) en petite section et j'ai accueilli un enfant sourd dans cette classe. Alors oui, peut-être que je peux t'apporter quelques petites pistes ?... Est-ce que tu
pourrais me présenter un peu plus cet enfant pour que mes réponses soient le mieux adaptées ?


Une chose est sure : ce que tu mettras en place pour cet enfant seront en fait bénéfiques pour beaucoup d'autres !


J'attends donc que tu m'en dises un peu plus et, en fonction, je cherche ce qui pourrait te servir.


A très bientôt


Elaine

isa 12/09/2012 19:29



quelle bonne coïncidence ! comme quoi échanger c'est ce qu'il y a de mieux !



Isabelle L 12/09/2012 18:40


Je serais très interessée par le vécu et les outils des collègues concernés, car j'accueille moi aussi une petite fille sourde cette année, elle se fait appareiller vendredi.  L'éducatrice
qui la suit dans un centre, intervient une demi journée par semaine dans ma classe, puis un codeur interviendra 2X2H car elle va apprendre le LPC (codage pour accompagner le langage). Pour
l'instant elle n'entend absolument rien, et ne parle pas non plus. J'ai demandé à l'éducatrice de venir en deux fois 1H30 plutôt qu'une fois 3H pour me suppléer lors des activités langage, elle
me l'a proposé mais n'est pas certaine de pouvoir.


C'est là qu'on prend toute la mesure du "langage au coeur des apprentissages" !


Colombe, on pourra certainement s'entraider.