comment faire pour qu'enseigner soit un plaisir ?

Publié le par isa

A l'heure des résolutions, des voeux, des souhaits, j'ai trouvé opportun de vous livrer ma position sur la question . Ma liste n'a rien d'exhaustif, chacun pourra la compléter selon son regard.

« Comment faire pour qu'enseigner soit un plaisir »

 

  •  Bien préparer ma classe, savoir où je vais, connaître mes buts c'est à dire identifier mes objectifs, penser ( donc noter) la préparation matérielle à prévoir, savoir ce qu'il faut dire aux élèves pour qu'ils sachent eux aussi où ils vont, identifier les élèves concernés par tel ou tel travail.
  • Faire un bilan quotidien sous forme de journal en notant ce qui a posé problème et en y réfléchissant afin de chercher une solution ou une amélioration, voir ce qui a été pour valoriser mon travail et en tirer satisfaction.
  • Rechercher la confiance des parents en m'intéressant à eux et en étant accessible, disponible, à leur écoute et en sachant expliquer ce que je fais et pourquoi je le fais.
  • Prendre le temps d'observer les élèves individuellement afin de mieux les connaître et donc de mieux les comprendre dans leurs difficultés, commencer les observations par les enfants qui posent problème, prendre des notes qui vont permettre de prendre du recul et d'analyser l'observation. M'imposer un regard équilibré ( ce qui est bien, ce qui est moins bien) pour éviter le phénomène de rejet toujours préjudiciable pour les deux( le maître et l'élève).
  • Faire fonctionner mon imagination et ne pas avoir peur d'être ambitieux, oser inventer, tester, créer, innover.
  • Mettre au clair mes principes éducatifs donc les règles de vie à installer dans la classe et m'y tenir, le cadre imposé est une protection importante et nécessaire pour les élèves.
  • M'attacher à avoir une classe agréablement décorée, rangée où chacun a plaisir à vivre.
  • Prendre en compte le regard des élèves sur les activités en les sollicitant sur ce qu'ils ont préféré ( sondage en fin de période ou trimestre).
  • Valoriser les élèves pour qu'ils développent une estime d'eux qui leur permette de réussir dans les apprentissages.
  • Partager avec mes collègues mes trouvailles, mes inquiétudes, mes satisfactions.

 


Publié dans organisation

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vanessa T 09/01/2010 19:08


Il est bien vrai que tout cela facilite grandement la tâche et la vie de l'enseinant et de ses élèves, mais quand prendre le temps de vivre pour ses propres enfants, son mari, sa famille? car tout
cela est extremement interessant, enthousiasmant, mais hélas, le travail de l'enseignant n'a pas de fin.
C'est bien paradoxal puisque c'est ce côté où tout est à réimaginer chaque année qui me plait autant dans le métier, toutes ces portes ouvertes vers l'experience inédite et la création de nouvelles
voies pour apprendre à apprendre ..
Mais nous rigolons souvent avec les collègues, car le dimanche soir venu et que nos proches nous demandent si nous avons -enfin -préparé la classe, nous répondons invariablement qu'on a fait ce
qu'on a pu, dans le temps imparti !


isa 10/01/2010 11:01


La perfection n'existe pas Vanessa, et nous serons toujours imparfaits , en acceptant de renoncer à cette toute puissance, nous nous rendons service ainsi qu'à ceux que nous aimons et à ceux
avec lesquels nous travaillons. Il faut trouver l'équilibre qui nous donne le sentiment de bien faire notre travail sans abandonner notre famille. C'est différent d'une personne à l'autre, il n'y a
pas de règles universelles. C'est au fond de soi, de manière intime en focntion de son tempérament et de ses conditions de vie, ce n'est pas pareil quand on a une grande famille que lorsqu'on est
célibataire. Je pense qu'il faut écouter son intuition. Encore une fois, mon blog peut frustrer, j'en suis consciente, c'est pourquoi je mets des bémols et je dis que les préparations sont à
adapter, qu'il faut y ajouter de soi-même, car nous vivons tous des choses différentes, on ne peut calquer, d'autant plus qu'il faut aussi être à l'écoute des réactions de ses élèves qui peuvent
nous emmener ailleurs . Enfin ,enseigner devient aussi un plaisir quand notre vie personnelle nous va et qu'elle ne pâtit pas de notre trop grand investissement scolaire. C'est tout cet équilibre
qu'il faut réussir à construire. Merci d'emmener le débat sur des terrains de réflexion générale.


Marie-Aimée 03/01/2010 12:05


avril prochain..... le temps passe trop vite, surtout avec un boulot à temps plein à côté lol


Marie-Aimée 03/01/2010 11:16


merci beaucoup pour cette liste !!! une piste de réflexion supplémentaire pour moi dans ma prépa du concours
une très bonne année à toi


isa 03/01/2010 11:55


Merci Marie-Aimée et bonne préparation, c'est pour quand ?


Christine F. 03/01/2010 10:02



Absolument d’accord avec tous ces points. Particulièrement avec le dernier. Je pense même en effet que tout commence par là. Les choses ne se jouent pas seulement au sein de sa classe  mais au niveau de toute l’école. Se parler, échanger, élaborer puis porter ensemble un projet, afficher une unité indéfectible de toute l’équipe devant les
enfants bien sûr mais aussi devant les parents. D’accord, ce n’est pas toujours simple, il faut accepter des compromis mais quel bénéfice au bout du compte !  J’ai pu constater que même les plus rétifs(ves) y trouvent des satisfactions. Un ou une enseignant(e) qui trouvera en arrivant dans une école une équipe
accueillante, ouverte, avec un projet  et une réelle complicité professionnelle ne pourra alors qu’appliquer avec profit les premiers points détaillés
ci- dessus.


Des exemples qui peuvent être travaillés ensemble ne manquent pas, en voici quelques uns pris un peu au hasard :


·        Décider les règles de vie de la cour, de la BCD : réalisation avec les élèves de
photos ou d’images pour un affichage commun à tous


·        Décider de proposer un gabarit commun à toute l’école pour le petit panier de Pâques
chacun y mettant sa touche personnelle pour la décoration.


·        Décider de procéder à un tri sélectif des déchets dans toute l'école avec les mêmes
poubelles dans chaque classe (intervenant, communication auprès des parents,…)


Il y a ainsi mille et une idées propres aux situations de chaque école et qui peuvent être développées pour la satisfaction de tous. Je pense profondément qu’il faut arrêter de penser uniquement
individuel et s’investir davantage dans la vie collective de l’école. C’est tout le bien que je vous souhaite à tous et à toutes pour cette nouvelle année 2010 !
Christine F.


isa 03/01/2010 11:02


oui Christine, nous pouvons être différents, n'avoir pas les mêmes façons d'agir dans nos classes, n'avoir pas les mêmes centres d'intérêt cependant pouvoir travailler ensemble dans
l'intérêt de tous. Entendre le point de vue de l'autre sans vouloir imposer le sien, c'est l'art de la communication respectueuse, ça se travaille, c'est un cheminement parfois difficile
mais qui donne de grandes satisfactions ensuite.