contes détournés par Michelle: tribune libre

Publié le par isa

atu écris

Michelle

Suite à la consultation régulière de votre site, notamment sur les ouvrages pour la préparation de lecture animée, je me permets de vous annoncer la parution de mon recueil de contes Van Hooland M., 2014, CONTES DETOURNES aux éditions l'harmattan, collection Saisons des Contes.
Parmi les titres, vous trouverez: le petit pou sait, les bottes de Seth Lieu, Cent grillons, les belles au bois dormant, le petit chat peut ronron rouge, Blanche Neige et le chiffre sept, la suite du chat botté, etc.

Ces contes ont été créés lors d'un rendez-vous contes! ludique et thématique: pendant 45 minutes, je conte un premier conte, puis j'improvise deux contes à partir du choix du public des personnages, lieux, sur des supports ludiques. chaque rendez-vous est thématique: contes détournés, contes de randonnées, contes pour rire!

Certains contes peuvent convenir pour des classes de 5 ans avec l'adulte et le travail sur les contes détournés: Le beau petit dindon, le petit pou sait, le petit chat peut ronron rouge, les bottes de Seth Lieu. Le beau au bois dormant. D'autres non car trop longs, etc. Certains sont en train d'être adaptés pour les plus petits (d'un côté petit recueil, de l'autre, album). 

 L'exploitation peut se faire en réseau, en lien avec les contes sources et les contes détournés, liés à la culture littéraire et leur bibliothèque intérieure et là, il y a beaucoup de déclinaison: les personnages, etc.. Comme c'est dans un recueil, c'est-à-dire uniquement du texte, cela permet d'envisager beaucoup de déclinaison graphique (cf l'ouvrage album: activités artistique en cycle 1 qui donne des idées.).

 Si le conte est transmission d'un patrimoine, il est aussi création, éducation. Il entre dans l'apprentissage de la langue, de la compétence de communication, du développement cognitif, de l'humour, de l'imaginaire, de la création. Suivant les lieux et les personnes, il se suffit à lui-même ou bien il est utilisé comme moyen. pour ce qui me concerne quand je conte, ce n'est pas le nombre d'écoutants qui est important, c'est la qualité de l'écoute, la qualité de la relation, de l'interaction qui s'instaure entre le conteur et l'auditeur acteur. Par exemple, dans les foyers ou MECS (maison d'enfants à caractère social), en rapport avec ma méthode de travail, je conte pour un/e seul/e adolescent/e à chaque fois et chaque fois, passe le conte, le conte inventé pour l'occasion, le conte pour rire, pour se détendre, pour penser sa vie et alors, l'adolescent/e se risque au conte et il/elle aime cela. Et si il/elle hésite, il/elle demande à réfléchir dans sa chambre, et il/elle revient quelques jours plus tard avec une histoire. Par ailleurs, il faut insister sur un point: le conte est aussi pour les adultes. Dans de nombreux lieux, nous arrivons à des situations inverses à ce qui était à l'origine du conte: le conte n'est plus pour l'adulte. Parce que l'adulte n'a pas d'enfants l'accompagnant, il lui arrive de ne pas pouvoir écouter des contes. Des bibliothèques invitent des conteurs connus et pour les écouter, il faut être accompagné d'enfants. Cela se produit aussi dans des manifestations de villages. Quand je conte en maison de quartier par exemple, je précise chaque fois que les adultes sont les bienvenus. 


En vous remerciant pour votre attention

 

 

Site : contes-et-histoires de résilience

 


Publié dans tribune 2014

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