débat " l'évaluation dans une école qui cherche à encourager": la salle des maîtres

Publié le par isa

salle des maitres

 

Bonsoir tout le monde,

 

Voici notre débat de Février. 

 

Son déroulement s’organise ainsi :

  •  Prise en compte de la situation-problème
  •  Hypothèses de compréhension sur la réticence et le sentiment d’être perdu de certains enseignants.
  • Description de vos organisations évaluatives et de vos souhaits.

J’aimerais que nous prenions comme objectif principal et ligne de conduite : l’encouragement des élèves et observer la compatibilité des pratiques avec ce but pédagogique.

 

La durée est fixée (au maximum) à 2H.

Les règles sont le respect et la non-violence verbale.

Les principes sont la liberté d’expression et le non-jugement de l’autre.

 

Le thème de réflexion porte sur :

L’évaluation dans une école qui cherche à encourager

 

La situation-problème est la suivante :

Marie doit réfléchir à l’évaluation des élèves de sa classe de petite section. 

Elle ne sait pas si elle doit tout évaluer.

Elle ne sait pas si elle doit faire part de ces évaluations aux parents.

Elle ne sait pas si elle doit utiliser un codage lisible pour les élèves qui indiquerait le niveau de réussite.

Elle ne sait pas à quel rythme elle doit organiser des évaluations bilans.

Elle s’interroge sur les types d’évaluation qui permettent aux élèves de mesurer leurs progrès.

Elle aimerait encourager ses élèves, mais comment faire pour aborder les erreurs sans décourager et entamer l’estime de soi.

Marie sait qu’elle a à se mettre en accord avec les attentes de l’institution.

Elle sait que cela va lui prendre beaucoup de temps.

Elle sait que des collègues sont consternés par ces livrets d’évaluation.

Marie réfléchit.

 

Je vous propose d’ouvrir le débat dés maintenant ….

 

Bienvenue dans la salle des maîtres du blog "école petite section"

 

 

Publié dans la salle des maîtres

Commenter cet article

delf 10/06/2012 14:52


Merci pour le lien!!!


Oui en effet, articuler théorie et pratique n'est pas toujours facile, et nous n'avons pas toujours le temps de tout faire.. Faire des choix!! Je suis ravie de lire ces échanges de pratiques et
d'opinion, ça me fait toujours cheminer... Et comme tu disais plus haut, je n'arrive jamais à dire "ça y est je suis au top".. je suis en constante recherche!! Pour le rapport, je n'ai pas encore
tout lu non plus.. 200 pages.. pfiou.. et sur le portfolio, c'est rapporté dans un article du snuipp... Ceci dit, je pense que le portfolio ressemble en quelque sorte aux cahiers de réussite,
enfin dans ce que je comprends..


Merci à toi!!!

Delf 10/06/2012 14:08


Bonjour,


Je réagis tardivement mais votre débat m'intéresse même si j'ai survolé les commentaires (je prépare ma classe, je garde tout pour lire en profondeur plus tard). Je suis PEMF en maternelle, et
cette année, je passe un master2. Mon mémoire est justement sur l'évaluation en maternelle, du coup vos réactions m'intéressent vivement...plus précisément j'ai ciblé sur l'appropriation de
l'évaluation par les élèves et les parents... ce qui ressort concernant les parents, c'est qu'ils attendent des éval dès l'entrée en maternelle.. pas des notes, mais des retours sur ce que sait
faire leur enfant


Concernant les livrets, je suis d'accord, ils sont imbuvables et incompréhensibles et ne servent à rien. nous les avons abandonné cette année (enfin!) Les textes ne demandent qu'un bilan de fin
mater... Le bilan n'est pas forcément un livret, il peut prendre la forme d'un cartable dans lequel on met tout ce que l'enfant sait faire, et chaque cartable sera différent ( c'est pas de moi,
mais de l'IEn mater de mon département). Perso, cette année on est parti sur une fiche bilan dans chaque domaine, mais pour l'an prochain je m'oriente vers le portfolio ( préconoisé par Viviane
Bouysse dans le rapport sur la mater qui vient d'être publié). Je ne sais pas encore comment je vais le remplir mais les brevets de maternailes me plaisent bien...


Concernant les codes, en effet, les smiles sont déconseillés, puisque l'enfant peut l'assimiler à la maîtresse...


Dans ma classe j'utilise pour les fiches (pas la majorité du travail) un code couleur vert bleu orange + rouge. le rouge n'est quasi jamais utilisé puisqu'il correspond à un travail non fait,
enfin à partir des MS je "sanctionne" (j'aime pas ce mot) un comportement: l'enfant qui n'a pas voulu le faire, qui a déchiré volontairement.. autant dire que je ne l'utilise jamais...


Pour les autres couleurs, je leur explique toujours en commençant par "j'ai bien travaillé, je me suis appliqué" et ensuite vert: je n'ai pas fait d'erreurs, bleu j'ai fait qq erreurs et orange
j'ai fait beaucoup d'erreurs.
je travaille bien entendu à côté de cela sur le statut de l'erreur: sa place dans l'apprentissage. On ne se moque pas d'un copain qui s'est trompé etc etc.. tous les jeudis, les MS rangent leurs
travaux écrits dans leur classeur et ils peuvent pendant ce temps là me poser des questions sur leur évaluation. On analyse etc etc.. Bien sûr qu'ils veulent des ronds verts, mais les bleus ou
oranges, je pense qu'ils ont compris... Lire à ce suejt l'educ enfantine de... je n'ai plus la réf sous les yeux mais il y a un article d'une PEMF de Chalons qui fonctionne un peu ainsi...


Quant à ce que j'évalue par observation, je ne leur donne pas forcément le résultat mais par contre je fais des bilans avec eux " c'est bien tu sais faire ça, maintenant tu pourras apprendre
ça"
Toujours valoriser ce que sait faire l'enfant.. forcément!


C'est intéressant ce sujet, je suis ravie d'avoir fait mon mémoire dessus, et comme dit De vecchi "changer sa façon d'évaluer, c'est changer toute sa pédagogie.. et ce n'est pas un mal".. et en
effet, avoir pris le temps de m'arrêter et d'analyser ma pratique d'éval a modifié pas mal de choses chez moi (même si je garde ma ligne directrice!!!)


Bon dimanche!! et merci pour cette discussion

isa 10/06/2012 14:39



merci Delf pour ton intervention dans ce débat et pour le partage sur l'évaluation ainsi que les mises à jour actuelles, à ce propos, je suis dans la lecture de ce fameux rapport, je ne
suis pas encore arrivée au portfolio préconisé mais tout cela m'intéresse vivement, c'est assez stimulant toutes ces recherches et remises en question. Après il y a ce qui est écrit et ce qui est
possible de mettre en place dans sa classe de manière concrète, c'est pourquoi ce blog se veut un lieu de réflexion mais aussi un lieu d'échange de pratiques.


Je suis tout à fait d'accord avec toi, les recherches et les prises de recul sur sa pratique sont extrêmement bénéfiques pour celle-ci. Et surtout il n'est jamais trop tard pour innover
et se remettre en question.


Je te donne le lien sur l'article et bien-sûr les commentaires à propos de la notion d'erreur. C'est ICI



géraldine 12/02/2012 19:22


Tout à fait d'accord avec l'idée de réflexion sur l'évaluation: il ne faut pas perdre de vue le but à atteindre, ce débat m'a permis (comme toujours
!) d'y voir plus clair !Concernant l'inspection: Appel lundi de l'IEN pour annoncer une fermeture de classe avec blocage ainsi qu'une inspection d'école à partir du lendemain. Ce qui me met
en rogne, c'est que j'essaie d'encourager mes élèves et de mettre l'éclairage sur leurs progrès et qu'en inspection, c'est tout le contraire qui se passe: "Madame ceci ne va pas, ceci non plus"
et fin de l'entretien De plus,  le contenu de l'entretien  n'était pas fondé sur mon travail mais sur des thèmes annexes ( ma voix, mes tics de langage) Bref, à l'issue de l'entretien,
je me demande sérieusement: Ah quoi bon tous ces efforts, tout ce travail, toute cette reflexion sur ma pédagogie. Il n'y aurait pas Isa et les copines collègues, je m'interrogerais sur ma valeur
et mon utilité !

isa 12/02/2012 19:46



Tu as eu le sentiment qu'elle ne voyait que tout ce qui n'allait pas, c'est ça ?


En te remémorant cet entretien, tu es sûre qu'elle n'a pas eu des observations positives ?


On a quelquefois tendance à n'entendre que ce qui nous "blesse" surtout quand on passe beaucoup de temps en préparation et qu'au bout du compte, ce travail n'est pas reconnu,
identifié.


C'est facile à dire mais je te le dis tout de même, tu es reconnue par tes élèves que tu aides et qui tiennent à toi, tu es reconnue par tes collègues, par les parents qui te manifestent
de la satisfaction ( pas tous bien sûr mais c'est important des petits témoignages).


Tu sais sûrement que tu as encore du travail pour avancer dans ton métier, c'est le lot de toutes et tous, personne ne peut dire: " ça y est je suis au top !"


Tu sais aussi que tu as de la valeur et une utilité, il te faut ne pas douter et réfléchir à ce que cette mauvaise expérience va t'apporter sur la connaissance de toi-même. Chacune de nos
expériences nous en apprennent beaucoup sur nous et malheureusement ce sont les moins bonnes qui nous font le plus progresser.


Maintenant, certaines personnes ayant obtenu un certain pouvoir sur les autres s'en servent pour se réhausser encore et toujours , il y a fort à parier que ces personnes sont en grande
manque de confiance malgré ce qu'elles semblent montrer. Il faut aussi s'interroger sur ces attitudes hautaines qui blessent parce que la relation est déséquilibrée dans un rapport hiérarchique.
Je ne dis pas que ton inspectrice est ainsi , je lance des hypothèses. Elle arrivait avec une gêne certaine si une fermeture est programmée, un peu sur la défensive sûrement, cela donne des
attitudes critiques. 



géraldine 12/02/2012 18:18


Je viens de relire ce débat, auquel je n'ai pu assister pour cause d'inspection surprise.  Ceci dit, c'est dommage car ce débat était plus
constructif et positif que mon entretien post inspection ! 


 Pour moi, remplir des livrets pour  des PS c'est un cauchemard: stress garanti pour tout le monde: enfants, parents, enseignants
!


Il est vrai que pour l'enseignant, ça peut être un outil pour aider les élèves qui en ont le plus besoin et identifier leur difficulté et pour
évaluer son travail. Je déteste ça mais je le fais tout de même (moi aussi j'ai la pression). J'essaie toutefois de rester positive dans mes commentaires et je rencontre systématiquement
chaque parent qui en exprime la demande ( un tableau de RV est affiché dans le vestiaire lors de la remise des bulletins.)


Lors des entretiens avec les parents, je rassure (chacun évolue à son rythme), je positive en mettant en avant les compétences acquises . Bref je
relativise et je félicite l'élève pour les progrès accomplis, les efforts fournis et je l'encourage ! La motivation passe obligatoirement par l'énoncé des progrès et des efforts fournis
.


Je remercie Alexa et C° pour les idées de cahiers de réussite, je pense que les collègues seront aussi intéressées que moi.

isa 12/02/2012 18:48



beaucoup trop de flou qui débouche sur des réactions comme la tienne, peur de mal faire et de ne pas être assez dans l'évaluation, au final, l'attitude est d'en faire trop pour s'assurer
d'en faire, bref il y a une vraie réflexion à mener sur le but à atteindre. Alors inspection surprise car tu as demandé de ne pas être prévenue ou bien c'est nouveau ?



Isabelle L 10/02/2012 07:54


Cela me rappelle ce qu'avait dit une psy, (il y a fort fort longtemps en mon début de carrière !) qui était si juste que j'y pense souvent : AVANT d'entrer à l'école chacun s'extasie sur le
moindre progrès du petit enfant quelque soit le moment où arrive ce progrès, tout l'entourage crie bravo, le félicite, on le répète à qui veut l'entendre. Et puis vient l'école et l'acquisition
du progrès est considérée comme normale dans le meilleur des cas, et s'il ne vient au moment attendu, c'est terrible !

isa 10/02/2012 10:05



je crois qu'on oublie de s'émerveiller mais ne soyons pas trop critiques envers nous-mêmes, en vous lisant je vois bien que beaucoup de choses sont faites pour aider les petits élèves, et
le doute s'immiscie quand on veut absolument trop bien faire.



Muriel 09/02/2012 19:10


Ce que dit Valérie me fait penser à ce reportage "l'école à bout de souffle" qui est passé sur France 5 il y a 3 semaines environ... on y voyait comment l'évaluation envahissait l'école, la
grande d'abord (élémentaire) puis la maternelle.... on se serait cru au Japon... Bonjour le stress et la recherche de la performance... Puis on voyait un pays nordique où on ne note qu'à partir
de 12 ans... Comment trouver le juste milieu entre l'évaluation qui permet de se situer et de se motiver et... l'autre... celle qui casse et rebute?


Quel challenge! Quel formidable métier!!!

isa 10/02/2012 09:54



C'est pourquoi l'heure des choix est arrivée et chacun peut agir.



Valérie 93 09/02/2012 18:06


Hier soir je n'ai pas pu être là...j'avais le nez dans les livrets!!!!!! Et en lisant vos réflexion je rebondis: oui moi aussi j'ai du mal avec ces termes "pédagogiques" tellement imbuvable pour
nous parfois et donc forcément pour les parents qui sont dans une attente énorme vu la conjoncture actuelle...comment les rassurer, il faut bien c'est important de donner confiance, à l'enfant et
à ses parents . Bien sûr que pour un enfant de 3 à 5 ans qui commence sa scolarité c'est énorme de leur demander autant d'évaluation ( je pense aux GS):  les élèves sont stressés dès la
maternelle, ils sentent les pressions des adultes qui oublient comment évoluent les enfants: ils prennent du temps pour apprendre, ils ont aussi besoin de recommencer, de valider, d'expérimenter,
de rêver aussi... J'ai toujours voulu refuser les livrets pour les TPS et PS mais par contre un entretien avec les parents c'est très important car on fait le point et on discute des réussites et
des difficultés , et on cherche une solution avec l'enfnat. Oui parfois l'enfnat n'y arrive pas car sa vie d'enfnat est parasité par des problèmes personnels c'est important de le noter.


Les enfnats sont demandeurs de notes en élémentaires lorsqu'il y en a mais d'autres solutions xiste...le système n'est pas immuable.


Bref j'ai quand m^me rempli mes lvrets imbuvable en sautant des cases "établir des liens entrecertains apprentissages et des actes de la vie quotidienne" , " contrôler ses émotions", comparer et
ranger selon un critère: la contenance, la taille, la forme, la masse" ( très pratique pour la taille de la case à remplir!!)" situer les objets les uns après les autres( en gros c'est les
puzzles!!!


Donc la semaine prochaine j'ai 23 rendez-vous pour expliquer le livret aux parents!!! Non je rigole!!!!! je vais les rencontrer plutôt!!


Merci pour les liens utiles!!!


 

isa 10/02/2012 09:52



Tu as raison d'insister sur la relation aux parents et la nécessité d'expliquer comme l'a fait remarquer Antoine en début de débat.



Muriel 09/02/2012 17:32


Bonjour à tous,


Hier soir, je n'ai pas pu être avec vous, hélas...


Mais j'ai bien lu tous vos commentaires, très pertinents comme
toujours.


Voici ce que J'ai envie de répondre à Marie (notre collègue virtuelle du
début) , … mais ce n’est que mon opinion…


Marie doit réfléchir à
l’évaluation des élèves de sa classe de petite section.


Elle ne sait pas si elle doit
tout évaluer.Mais non, pourquoi??? D'abord TOUT, c'est impossible: on
fait trop de choses à l'école maternelle! Et puis en plus ça évolue tout le temps! Par contre donner (à soi etaux élèves) des repères pour voir qu'ils progressent et que c'est "drôlement bien de
devenir grand et de savoir faire de nouvelles choses", oui!


Elle ne sait pas si elle doit
faire part de ces évaluations aux parents. Pendant l'année, rendre compte des activités réalisées, il
y aura bien des fiches de suivi et autres productions commentées, des photos,...


Elle ne sait pas si elle doit
utiliser un codage lisible pour les élèves qui indiquerait le niveau de réussite.Les fiches de suivi, qui sont très encourageantes pour les
enfants, sont généralement lisibles pour eux car imagées. Les traces, photos etc aussi. Ily a des codages intéressants avec un petit escalier qui montre si on est autonome et à l'aise... Moi j'ai
beaucoup utilisé des smileys car j'en ai en tampon: une série trempée dans du bleu c'est le codage de l'enfant (ce qu'il pense de son travail) et un en rouge pour la maîtresse (of course): on
discute ensemble mais je laisse choisir l'enfant afin qu'il apprenne à juger son travail Et contrairement à ce qu'on pense, ils ne se mettent pas que des têtes qui sourient! Et je pense qu'il
faut arrêter de stigmatiser "pas de ceci ou pas de cela": je n'ai jamais eu d'élèves traumatisés par la "tête mécontente" (qu'on ne met pas si souvent que ça) parce que c'est mis dans la bonne
humeur et en discussion et sans y attacher une importance démoniaque non plus!!! Je pense que dans les cas cités plus haut les parents avaient peut-être fait le forcing auprès de leur enfant en
croyant bien faire (tu as eu des têtes qui sourient aujourd'hui, mon chéri?)?


Elle ne sait pas à quel rythme
elle doit organiser des évaluations bilans. Perso je n'évalue QUE SI CA ME SERT A QUELQUECHOSE: je fais
des évaluations diagnostiques avant une grosse notion , pendant j'observe beaucoup, et
éventuellement à la fin un quelque chose qui me permet de faire le point sur ce qui est su (ex une situation de faire-faire qui valide un
vocabulaire, un reraconter pour vérifier une compréhension, une situation de transfert pour vérifier la stabilité d'une notion...donc pas obligatoirement une fiche!!!) mais c'est pas forcément
pour remplir une case d'un livret, mais pour servir à l'élève et à moi. Pas de bilan de fin de période (ça me hérisse le poil). De plus, en PS2, il y en a qui ont 1 an d'écart (janv-dec), donc
1/3 de vie en + ou en -, c'est trop important...


Elle s’interroge sur les types
d’évaluation qui permettent aux élèves de mesurer leurs progrès. Il y a des livrets de progrès (l’AGEEM en fait un très
bien). J’avais essayé d’en faire un en collant les images des acquisitions mais cela n’était pas gérable avec une classe, j’ai abandonné… En tenant compte du ratio temps/efficacité, je me suis
tournée vers des dispositifs plus humbles et directs. Par exemple je coche sur des listes individuelles les prénoms reconnus par chacun lors de l’appel rituel (progressif dans chaque graphie)
pour les MS : ils adorent et réclament à voir leur progrès. Du coup, les PS2 réclament aussi dans l’année à faire l’appel et ont leur fiche aussi!(mais que s’ils le demandent, que ça
les intéresse) Et puis je pense qu’il faut envisager des dispositifs qui permettent aux élèves de revisiter les notions tout au long de l’année, c’est plus facile de voir les progrès que sur un
module de quelques semaines. Les ateliers autonomes sont un bon support pour cela.


 

isa 10/02/2012 09:49



et Marie pourra se faire sa propre idée en lisant tous nos commentaires, je pense également que l'évaluation ne peut pas envahir les classes et que c'est de la responsabilité des
enseignants que de préserver leur pratique de cette tendance. Le but de l'évaluation est d'améliorer l'aide individuelle, faut-il avoir encore le temps pour cela si celui-ci est passé à
évaluer.Ainsi des choix doivent être faits, l'équipe pédagogique a sûrement son rôle à jouer dans ceux-ci. Merci Muriel pour toutes tes propositions.



maud 08/02/2012 23:47


perso je n'aime pas les évaluations et encore moins les notes particulièrement en PS. Je le fais car j'y suis obligée.


Je pense que si on enlève le système de notations la vie scolaire des jeunes enfants s'en trouverait facilitée.


Mais c'est tout un système qui est à revoir ainsi que des mentalités basées sur l'élitisme, dont nous sommes malheureusement les dépositaires et même les
"transmetteurs".


Je ne vise pas un rabaissement des niveaux bien au contraire. Je pense franchement que les évaluations pénalisent une grande majorité d'enfants et ne servent qu'aux
élites (souvent sociales) pour rester entre elles et se conforter dans l'idée que tout est bien comme cela.


Je n'ai pas toujours enseigner en PS, j'ai aussi vu des CP et less enfants laissés sur le bas côté de l'EN, les SEGPA! et bien se dépasser en temps que profs pour
leur donner confiance et envie d'apprendre devrait être suffisant pour l'EN.


Les notes ne reflètent rien d'autre que la capacité ou non à recracher une connaissance à un moment précis sans se soucier de savoir si l'enfant s'en souviendra ou
l'utilisera correctement plus tard.


Alors oui bien sur il faut savoir où ils en sont dans leur savoirs, compétences, connaissances, pour mieux les aider, les guider mais de grâce arrêtons les
évaluations sommatives, qui sont source d'angoisse, de stress et de déviances comportementales.


Ah je précise j'ai plutôt été une élève dans la moyenne haute de la classe, donc pas aigrie par les notes (cela s'est gâté au lycée mais mon bac S-SVT a été empoché
du premier coup sans avoir jamais redoublé.)


Par contre j'ai toujours été très bavarde (aie aie aie les observations à ce sujet...) et depuis quasiment le début de ma scolarité je
n'ai cessé de me demander pourquoi les adultes s'évertuaient à vouloir nous faire rentrer dans des petites cases bien trop étriquées sans moyen de s'en échapper.


Je déteste les notes, et les notations. Une note c'est petit, mesquin, moqueur, fragile, instable, destructeur. Tout le contraire de ce que je voudrais que
l'Education Nationale soit pour les enfants.

isa 09/02/2012 11:31



ton point de vue est affirmé Maud et merci de cette franchise. Je vois bien le paradoxe d'un choix qui serait contraire à ce que demande l'institution, maintenant que demande-t-elle
?


Au cours de mes recherches, concernant l'école maternelle ( je me situe là), je n'ai trouvé que cette phrase: " Les éléments d'évaluation des élèves sont régulièrement portés à la
connaissance des parents", par ailleurs, je n'ai pas trouvé les éléments d'évaluation sauf pour cette nouvelle mesure 2010 en fin de grande section. J'en conclus que les éléments d'évaluation
sont laissés à l'appréciation des écoles et même des maîtres. On voit bien dans le débat d'hier que chacun a sa méthode, y compris concernant les livrets scolaires. Personnellement, je ne
remplissais que la partie appréciation de fin d'année en recopiant ce que j'avais écrit dans le cahier d'évaluation que nous avions créé dans notre école et dont je parle dans le blog . Mais
c'était il y a déjà 5 ans !!!! Comme Antoine, je notais sur les fiches de travail quand j'avais aidé l'élève, j'écrivais Oui quand c'était juste et Non quand cela ne l'était pas, puis je
présentais les nouvelles fiches d'essai intermédiaires et la fiche réussie avec un Oui quand l'enfant était parvenu à surmonter les difficultés. Ce qui n'apparaissait pas sur la fiche c'est la
discussion avec l'élève sur "c'est normal quand on apprend de ne pas savoir faire tout tout de suite, tu vois là que tu as besoin d'essayer encore et toi untel comment as-tu fait , peux tu
expliquer à unetelle comment tu as réussi ?" Par ailleurs, toutes les fiches de performance que je propose , tous les défis, toutes les discussions sur les critères de réussite et sur ce qu'on
est en train d'apprendre sont pour moi des moyens d'évaluation que les élèves s'approprient et font qu'ils apprennent à penser leur réussite, le
moyen de faire. Au final, je dirais que la seule chose que l'enseignant doit garder en tête c'est : " Qu'est ce que je veux que l'élève soit capable de faire  et qu'est-ce qui montrera qu'il
a su le faire ?" En cherchant à répondre à cette question on établit déjà des critères de réussite et on fait de l'évaluation. La question de la note est autre chose, il s'agit d'un moyen pour
situer l'élève dans le groupe classe, en ce qui concerne la maternelle, elle n'a pas sa place. La note est une donnée subjective dans la mesure où elle s'attribue souvent en fonction des autres,
l'influence du groupe est indéniable même avec un barême trés détaillé ( à quelques exceptions près : un devoir de maths trés technique ..) , il y a une grande part de subjectivité dans la
notation. Elle est donc une sorte de miroir où le regard des autres est d'une grande pression pour des enfants sensibles, fragiles, en manque de confiance ou avec une trop grande exigence envers
eux-mêmes. C'est un débat, j'avoue que je n'ai pas un avis vraiment tranché sur le sujet, j'ai le sentiment que cela pourrait fonctionner si l'école était ce lieu de sécurité dont je parlais dans
le débat où le regard positif et déterminé de l'enseignant faisait que les élèves soient acteurs de leur évaluation et non pas que la note soit utilisée comme une sanction, un moyen de pouvoir
sur l'autre dans une relation détériorée, ou encore une pression permanente.


La suite de ce débat pourrait être " le goût d'apprendre, qu'est-ce que c'est, d'où vient il quels moyens , quelle pédagogie pour le développer ?"



Marlene 08/02/2012 23:11


De même, je vais me coucher.


Merci pour ce débat. De bonnes pistes pour réfléchir, notamment sur les cahiers de réussite et de progrès.

isa 08/02/2012 23:12



merci Marlène pour ta participation, oui je pense que nous allons avoir des suites à ce débat.


Merci à tous les participants, nous avançons dans la réflexion, les réponses se trouvent souvent dans notre propre tête.



Solène 08/02/2012 23:04


Bon, malgré que ce sujet m'intéresse beaucoup, je vais vous abandonner car je tombe de fatigue... Et il faut encore tenir 2 semaines et demi, donc je vais aller rejoindre mon lit... Bonne nuit à
tous. Et merci Isa pour ce débat.

isa 08/02/2012 23:09



merci Solène, encore une fois, nous avons lancé une réflexion et chacun y trouvera ses réponses, c'était trés trés intéressant, je pense que nous allons encore avoir de quoi partager.
Bonne nuit Solène






cyan 08/02/2012 23:01


Pour le tableau pas de photos, je suis sur le pc de boulot de mon mari ...donc aucune photo à moi ici.


Je peux expliquer, en donnant un exemple simple: reconstituer son prénom en lettres mobiles.


Niveau 1: J'ai réussi à poser quelques lettres sur mon prénom (une photo d'un travail avec juste une ou deux lettres de poser)


niveau deux: j'ai reussi à poser toutes mes lettres


niveau 3: j'ai réussi à reconstituer mon prénom avec un modèle 


niveau 4 : sans modèle 


Il y donc 4 colonnes et les élèves placent leur étiquette sous le niveau atteint.


Après pour les encouragements , je pense que si les élèves s'intéressent au travail de l'autre , on avance ...mais les jugements de valeur,même positif, j'aime moins.


Je préfére les voir s'intéresser à l'autre . Je pense que c'est ça qui encourage l'enfant et que ça l'aide à s'améliorer. (après je suis en pleine lecture d'ouvrage sur l'éducation
 nouvelle, non violente....)

isa 08/02/2012 23:07



merci Cyan, je ne parle pas de jugement de valeur, je parle d'encouragements,  c'est à dire qu'on discute ensemble de la façon de faire pour réussir, chercher à expliquer comment on
a réussi pour donner son "truc" aux autres. Ainsi on décode le cheminement et on permet d'encourager l'autre à tenter aussi. Bien entendu que l'écoute et l'attention portées sont importantes et
cela fait partie aussi de l'encouragement pour moi.



Solène 08/02/2012 22:44


L'an dernier j'avais un groupe classe que j'ai suivi deux ans. Et j'étais très fière d'avoir réussi à construire avec eux une entraide, cette envie d'aider l'autre à progresser. Cette année pour
essayer de construire de nouveau cette atmosphère de travail, j'ai mis en place depuis janvier des groupes hétérogènes pour les ateliers avant la récréation et des groupes homogènes (des groupes
de besoins) pour les ateliers après la récréation. Lors des ateliers avant la récréation, c'est là que certains enfants aident les autres à faire. Mais les groupes de besoins permettent aussi à
certains enfants de prendre confiance en eux. Je pense en particulier à une petite fille qui ne parle que très peu, et le fait d'être avec d'autres enfants petits parleurs, je la sens s'épanouir
un peu plus parce qu'elle sent qu'elle n'est pas la seule à avoir quelques difficultés dans un domaine.

isa 08/02/2012 22:59



oui il y a effectivement nécessité de cette diversification, l'enseignant est un organisateur qui doit mener son groupe et adapter sa pratique. L'évaluation est un outil,
elle indique, elle montre les étapes, elle donne de l'élan, et elle tire une conclusion, mais l'essentiel est ce qui se passe entre l'enseignant, les élèves et le savoir.



Marlene 08/02/2012 22:42


Oui pour certains élèves qui ont des difficultés à acquérir certaines notions, je me demande comment faire pour les aider, comprendre leur cheminement. Il faut du
temps pour comprendre chaque enfant.


Et l'inquiétude de certains parents n'aident pas les enfants. Ou alors, les parents qui, au contraire, ne s'interessent pas à l'école.


Je pense vraiment me pencher sur les cahiers de réussite, pour le second semestre ou pour l'année prochaine (s'il n'y a pas de fermeture!)



isa 08/02/2012 22:54



je crois qu'il y a à creuser cette question: " pourquoi a-t-il fait cette ou ces erreurs ?" , on trouve plus facilement la remédiation dés lors qu'on a compris


est-ce qu'il faut répéter parce que manque d'attention ?


est-ce qu'il faut encore et encore proposer un entrainement ?


est-ce que c'est parce qu'il lui manque des notions antérieures ?


est-ce parce qu'il a des représentations fausses  qui l'empêchent d'accéder à la compréhension ?


est-ce parce qu' il faut complètement changer de stratégie car la manière d'expliquer n'est pas adaptée ?


est-ce qu'il faut tout simplement expliquer la méthode ( exemple il ne sait pas coller donc forcément il ne peut faire cet exercice qui demande cette capacité ) ?


bref il y a à s'interroger , me semble-t-il !



sandrine 08/02/2012 22:31


j'ai l'impression qu'il faudrait un mode d'emploi pour rassurer les parents. beaucoup de mamans viennent me parler à la fin de la classe, je sens qu'elles attendent des conseils, certaines ont
peur du jugement, certaines ne disent pas toute la vérité et puis s'ouvrent progressivement. Etre parent est difficile. La peur de ne pas avoir fait de son mieux de ne pas avoir préparé son
enfant correctement... Nous avons des astuces, des petits trucs que les familles aimeraient avoir je crois.


Pour les termes du livret je pense qu'il faut rester simple. Lorsque je fais une fiche j'écris la consigne et les compétences que j'évalue et je reprends ces mêmes mots dans le livret donc les
parents peuvent retrouver le travail réalisé et "voir"

isa 08/02/2012 22:47



oui c'est compliqué parce que l'éducation est devenue un enjeu familial majeur, la réussite scolaire est surinvestie et les nombreuses décisions concernant l'école en font encore plus en
ce sens. J'ai découvert en préparant ce débat, les évaluations de GS ( fin d'année) mises en place en 2010, je dois vous dire que je suis tombée de ma chaise. Cela m'affole et je
crains que cela ne renforce l'attente parentale et réactive l'angoisse de l'échec.



Alexa 08/02/2012 22:30


Mon livret est un mélange entre le travail de Charivari et celui d'Armelle:http://psmsclasse.eklablog.com/cahiers-de-progres-2010-2011-a4493690

isa 08/02/2012 23:00



merci beaucoup pour ce lien Alexa



cyan 08/02/2012 22:27


oui il y a un moment collectif juste à la fin des ateliers. Chaque enfant  (ils sont 5 ou 6 par jour) vient poser son étiquette sur le niveau atteint (il y a une photo ou une image qui
permet à l'élève de visualiser). Mon objectif c'est que l'enfant prenne le temps de revenir sur le résultat de son travail, qu'il arrive à verbaliser ce qu'il a réussi à faire et ce qu'il devrait
améliorer. S'il n' y arrive pas : certains sont persuadés d'avoir atteint le dernier niveau. j'en profite alors avec l'aide des élèves pour reformuler la consigne et les critéres de
réussites. 


Pour répondre à la question:


Il y a émulation car les élèves  veulent absolument mettre leur étiquette au dernier niveau (je garde mes tableaux au fil de l'année car nous refaisons régulièrement les activités pour
chercher à s'améliorer))


Pour les encouragements, je préfére que l'envie vienne de l'élève  lui même. Ils sont très fiers de déplacer leurs étiquettes vers la droite lorsqu'un niveau suivant est atteint. De plus ils
sont encore petits et sont centrés sur leur reussite ...(donc peu d'encouragement des autres )


Par contre , il est vrai que de gérer les commentaires négatifs ou remarques non appropriées sur le travail réalisé, ça n'est pas simple...(ils ne sont pas fréquents mais ça arrive..)Je pense que
pour certain enfant, il serait bon que je prenne quelques minutes à part (en tête à tête ) pour la verbalisation des  réussites...


 

isa 08/02/2012 22:43



ça m'interesse aussi tes tableaux , crois tu que tu pourrais nous en faire une photographie ou quelque chose qui nous aide à visualiser ?


oui je suis d'accord que les petits n'encouragent pas spontanément, c'est un état d'esprit qui s'acquièrt dés lors que les adultes incitent. On peut commencer si jeune, ils ont la
capacité à s'ouvrir à cela dans la mesure où ils ressentent eux-mêmes le plaisir de ces encouragements.



Alexa 08/02/2012 22:25


Isa, pour répondre à tes questions:


- Concernant la réévaluation des compétences, je laisse plutôt mûrir les choses, même si la plupart du temps les compétences sont des compétences transversales ou des compétences que l'on reprend
fréquemment.


- Concernant la place de l'évaluation dans mon enseignement, la mise en place de ce cahier me permet de savoir plus précisément vers quoi m'orienter (surtout pour mon élève en difficulté). Et
puis, j'essaye de manière régulière d'indiquer,  par l'affichage des images, ce que nous travaillons comme apprentissage. Les mêmes icones sont reprises sur les (quelques) fiches de travail
proposées. Du coup, ensuite, il suffit de reprendre les fiches avec les enfants pour valider telle ou telle compétence.


- Oui, Isa, je veux bien partager. Mon livret est sur mon blog mais je peux te l'envoyer dès demain. Dis-moi comment faire? 

isa 08/02/2012 22:38



je vais te contacter via ma messagerie pour l'échange.


je pense aussi qu'on peut s'appuyer sur l'erreur afin de démontrer la nécessité de s'exercer à tel ou tel apprentissage, bien des préparations EPS que je propose sont construites autour
de cette idée. Mettre les élèves en difficulté face à une situation problème, observer les erreurs, les difficultés avec eux, en conclure qu'il y besoin d'apprendre en s'entrainant, puis
réévaluer ensuite pour mesurer la différence entre la situation initiale et celle finale.


Les cahiers sont les traces, ils marquent le temps et permettent le souvenir. C'est aussi important de voir qu'on a progressé là où on avait des difficultés, cela démontre qu'on a su
surmonter.



Solène 08/02/2012 22:24


Alors au niveau du groupe classe, cette année j'ai des enfants qui sont des leaders et qui "interviennent" sur le travail des autres. Par exemple, j'ai un élève qui a un comportement d'un PS de
septembre, il est encore beaucoup dans l'agitation, dans la manipulation, la "patouille" alors que les autres sont maintenant posés. Ces leaders observent souvent ce petit garçon et l'aident, le
dirigent.
Par contre, d'autres en ont rien à faire et ne s'occupent que de ce qu'ils font.

isa 08/02/2012 22:33



quelle organisation peut agir sur le groupe pour qu'il se montre solidaire et surtout que les critères de réussite pour tel ou tel apprentissage soient compris et discutés éventuellement
?


Je crois vraiment au groupe et à l'effet que les enfants ont entre eux, l'esprit de solidarité, de recherche collective et de considération les uns des autres donnent l'émulation, l'envie
de partager, de faire comme, de montrer. Je pense que chacun se nourrit de l'autre.


Ce qui me semble essentiel , c'est le désir d'apprendre, chacun n'en est pas doté mais le plaisir observé de tel ou tel qui montre aux autres, qui s'enthousiasme est un levier pour faire
émerger ce désir. Qu'en penses-tu ?


 



Antoine 08/02/2012 22:20


Merci pour le lien vers le livret de charivari. C'est toujours intéressant de voir des livrets qui mettent en avant les progrès.

Magali 08/02/2012 22:18


Je mets le lien du cahier de progrès de Charivari (qui sert quand meme à évaluer...)


http://charivari.eklablog.com/ceintures-de-couleurs-et-cahier-de-progres-en-maternelle-a1433588


J'aime les dessins, ça parle aux enfants et aux parents, ça me permet de ne rien oublier dans ma programmation, de laisser avancer ceux qui avancent tout seuls... et d'aider à avancer ceux qui
traînent.

isa 08/02/2012 22:27



merci Magali, je vais prendre le temps d'aller voir ensuite.



Marlene 08/02/2012 22:18


Pour expliquer l'erreur aux enfants, en fait ça dépend d'eux. Déjà, j'explique qu'on peut se tromper, qu'on a le droit. et puis je leur laisse faire une autre
fois.


Si c'est vraiment raté et si en reprenant avec lui ça ne marche pas, je laisse et la feuille ne sera pas mise avec les autres, il refera plus tard dans
l'année.


Par contre, on n'a pas le droit de mal faire son travail, on essaye quand même.


Pour le cahier de progrès, je viens de voir celui du site de charivari et je le trouve bien.


C'est vrai que comme dit Alexa, on peut toujours trouvé une compétence qui progresse.

isa 08/02/2012 22:26



oui le regard positif est essentiel, et la confiance qu'on accorde à l'élève aura un effet sur lui, c'est certain. Je crois qu'il ne faut jamais abandonner l'idée de trouver le moyen qui
va aider celui qui est en difficulté, l'enseignant est un inventeur, il n'y a pas une solution unique pour résoudre un échec scolaire, chaque élève est différent et apprend différemment, personne
ne peut apprendre à sa place mais l'enseignant a pour tâche de chercher ce qui lui conviendra à lui. Il a pour tâche de diversifier et de s'adapter, c'est compliqué et cela demande de comprendre
pourquoi l'élève fait telle erreur, il me semble important de trouver cette réponse. est-ce une question que tu te poses ?



sandrine 08/02/2012 22:12


Evaluer certaines compétences me paraît nécessaire car je peux faire une "photographie" à un moment donné des connaissances de mes élèves. Avec tout ce que nous apprenons dur de connaître chacun
et ses progrès rééls. Après ces évaluations je sais qui a encore besoin de manipuler, qui a des difficultés d'organisation... ce qui me permet soit de modifier mes groupes ou d'organiser des
ateliers de besoin, de mettre ensemble certains enfants.. j'évalue pour me rappeler et pour les aider. Je les encourage beaucoup et n'oublie jamais qu'ils ont le temps ! Ce sont souvent les
familles qui leur mettent la pression. j'ai une élève qui récite toutes les lettres de son prénom sans être encore capable de le coller à l'endroit. Et maintenant elle essaie de l'écrire. Je
freine je parle aux parents mais rien n'y fait ! Donc il est vrai que ces livrets peuvent être "négatifs"

isa 08/02/2012 22:20



Comment agir auprès des familles pour que leur regard change  et que la confiance s'installe ? C'est une difficulté, n'y -a-t-il pas là une réflexion à mener ? Pourquoi les parents
sont si inquiets ?



Solène 08/02/2012 22:08


Les évaluations nous permettent de réguler notre enseignement. Par exemple, si on voit qu'un travail n'a pas été réussi par beaucoup d'enfants, c'est qu'on n'avait mal conçu ce travail, l'attente
était trop haute.
De même, ces évaluations nous permettent aussi de faire des petits groupes de besoins. Pendant l'accueil le matin, il m'arrive de prendre le temps de reprendre un travail avec certains enfants.
Ou alors, cela m'a permis de faire des groupes de besoins langagiers pour faire un peu comme Sara.

isa 08/02/2012 22:18



Evaluer est donc un outil indispensable pour connaître ses élèves, à la fois pour savoir où ils en sont, s'ils progressent et au final si l'apprentissage est acquis. On voit bien dans
tous vos témoignages que l'investissement des élèves pour prendre la mesure de leur travail est recherché, ce sont les outils et surtout la nécessité d'encourager qui est la question
essentielle.


 On parle peu du groupe, je pense qu'il y a à réfléchir aussi de l'influence du groupe dans l'encouragement et le soutien , y as-tu recours ?



alexa 08/02/2012 22:05


Marlène, 


Pour mon cahier de progrès, à chaque fois, je réévalue les enfants qui n'avaient pas complètement acquis. Et à chauqe fois, je trouve une compétence à réévaluer dans le positif. Et de voir leur
sourire lorsqu'ils cachent (en partie ) la première étiquette claire montre qu'ils ont compris qu'ils progressaient.

isa 08/02/2012 22:14



ce serait intéressant que tu nous envoies un petit aperçu de ton cahier de progrès, tout nous intéresse ici.


ainsi donc tu reprends ce qui n'a pas été acquis , sous quelle forme : groupe de besoin, travail individualisé, ou bien tu laisses les choses mûrir ?



Magali 08/02/2012 22:01


Bonsoir, pour ma part, j'ai opté pour le cahier d'évaluation de Charivari : plein d'images que l'on colle losrque l'on a acquis la compétence. On voit les progrès en couleurs, c'est assez parlant
pour les enfants et pour les parents. Pas trop chronophage pour les enseigants... Avec les livrets traditionnels, je trouve que les parents sont noyés dans notre vocabulaire... "non maîtrise de
l'outil scripteur..."

isa 08/02/2012 22:11



voilà exactement ce qui nous avait fait bondir lorsque nous avions reçu les premiers livrets, ces termes nébuleux qui nous posaient problème, chacune comprenant différemment, on le voit
bien encore avec des notions comme objectifs et compétences pas toujours trés claires.


il s'avère que l'institution choisit d'utiliser un langage "incompréhensible" et que les parents ne regardent que les "acquis", il y a une pression surajoutée avec ce jargon qui laisse un
sentiment de distance trop importante entre l'école et la famille.


Mais je constate que chacun dans son école fait ses petits arrangements avec les livrets et qu'il n'y a pas d'uniformité. C'est à la fois une liberté d'action mais c'est aussi ce qui pose
problème puisque personne ne sait trop ce qu'il "doit" faire.



Marlene 08/02/2012 22:00


J'ai pensé faire un livret de progrès, à remplir avec l'élève pour qu'il se rende compte de leur progrès, mais pour les élèves qui progressent lentement, je trouve
dur pour eux de rester dans le orange. (perso, je ne mets pas de rouge, j'aime pas)


Et pour les parents, ceux qui m'en parlent, c'est ceux qui sont contents du comportement.


Pour qu'ils se rendent compte de ce que font les enfants, car je ne fais pas des fiches à fond, je fais un cahier de vie avec une fiche par semaine qui reprend ce
qui a été fait dans la semaine, avec des photos.


 


Pour moi, si les enfants sont heureux de venir à l'école, s'ils respectent les règles et s'intègrent bien, c'est déjà beaucoup en petite section. Le langage aussi
est très important et j'y fais très attention.


Et oui, on évalue tous les jours, perso je note les choses que je remarque régulièrement, progrès, nouveauté.

isa 08/02/2012 22:06



comment tu abordes l'erreur avec les enfants en difficulté ?



Alexa 08/02/2012 21:55


Bonsoir,


Voici mon expérience: Cela fait 4 ans que je suis en maternelle et que je me questionne sur l'évaluation. Au début, je n'envisageais à aucun moment un livret d'évaluation. J'ai commencé comme
Solène avec des smileys mais je me suis retrouvée dans la même situation où certains enfants étaient complètement axés sur ces appréciations. J'ai donc ensuite utilisé un code couleur ce qui ne
me satisfait toujours pas. 


J'ai ensuite longuement réfléchi à un outil permettant de transmettre aux parents les acquis de leur enfant. Après avoir cherché, j'ai fait un "mix" de différents cahiers de progrès  pour me
créer le mien. 


Pour remplir ce cahier, les enfants collent les images photocopiées en couleurs en fonction des acquis. Les images sont soit de couleurs vives si la compétence est acquise, soit de couleurs
pastels si les compétences sont en cours d'acquisition. 


Ce principe permet aux enfants de voir réellement leurs progrès.


Ce principe me convient tout à fait, mais la mise en place cette année a été quelque peu mouvementée (un gros projet en période 2 et pas d'atsem, et 4 semaines d'absence cette période!), ce qui
fait que je tatonne encore un peu.

isa 08/02/2012 22:04



ou je vois à peu près ce que tu veux dire, je sens bien le désir de faire à la fois pour l'élève et pour sa famille, ce qui veut dire que les enseignants pensent que ces deux directions
sont importantes dans l'investissement scolaire.


ce qui m'intéresse aussi c'est cette recherche sans cesse renouvelée de faire ses outils, pour adapter à son enseignement.


je renouvelle ma question, quelles répercussions ont ces évaluations sur la pratique ?



cyan 08/02/2012 21:51


bonsoir


Dans ma classe j'utilise les brevets depuis deux ans . Je les colle dans un classeur que je donne aux parents deux fois par an: janvier et juin. Je ne fais pas de livrets d'évaluations , je
trouve que les brevets suffisent Ils permettent aux parents de voir toutes les activités invisibles et de voir à quel rythme leur enfant évolue (car chez nous , les parents ont tendance à
réclamer des livrets...).


Et pour moi, cet outil est très pratique . Même si je n'ai que des TPS et des PS, j'essaie toujours que pour un même atelier, il y ai trois ou quatres niveaux pour s'adapter à tous les élèves
(objectif: chacun doit être en activité et y trouver un intérêt).


Par contre, les élèvent ne remplissent pas leur brevet eux même . J'utilise un tableau grand format du brevet  accroché à la vue de tous et l'élève vient dire ce qu'il a réussi à faire et je
lui demande d'essayer le niveau suivant la prochaine fois (je ne le fais pas pour toutes les activités mais juste celle que je trouve incontournable ).Je mets en place un tableau par semaine.


On a décidé pour l'année prochaine de construire un outil commun à l'école : un cahier de réussite. Mais je pense continuer mes brevets car ça me convient bien. 


 

Clémence 01/09/2015 23:15

Bonjour Cyan,
Je suis en pleine réflexion sur les brevets. Serait-il possible d'avoir un exemple de tes brevets?
Les élèves eux-mêmes te disent s'ils ont réussi même si tu n'as pas vu??
Merci

isa 08/02/2012 21:59



tu introduis donc du collectif à travers le tableau que chacun vient commenter, quelles sont les réactions des élèves entre eux ? y - a-t-il encouragement, émulation ?



sandrine 08/02/2012 21:48


Bonsoir à tous


Je viens d'être inspectée et nous avons évoqué l'évaluation ! j'ai un livret avec les items évalués du trimestre et deux colonnes : je sais faire et je continues à apprendre. Mon inspecteur a
apprécié les termes qui restent positis. Les smileys ne sont pas bien vus dans mon école car mal vécu par l'enfant d'après le médecin scolaire. Dixit : l'enfant fait de son mieux et ne comprend
pas pourquoi le bonhomme n'est pas content. Nous annotons d'un bravo ou d'un travail à reprendre avec des explications au besoin. Mon inspecteur pense qu'une évaluation diagnostique est
essentielle pour connaître les élèves et ce qu'ils savent. Je lui ai montré ce que tu fais ISA et ce que je reprends pour la seconde période (Noël; les microbes : dur d'évaluer vraiment) et il a
trouvé cela très bien. Je réalise une évaluation en mars et en fin d'année. Cela vous a -t'il aidé ? j'attends vos réflexions c'est un éternel sujet de discorde dans les équipes et selon les
écoles les livrets varient beaucoup..

isa 08/02/2012 21:57



merci Sandrine pour ton retour d'inspection, j'aimerais comprendre pourquoi on choisit d'évaluer ses élèves, quel est l'objectif réel  et surtout qu'est-ce que cela apporte et
modifie dans la manière de pratiquer ?



Solène 08/02/2012 21:46


Pour moi, la maternelle doit faire entrer les enfants tranquillement, sans les brusquer et sans les mettre en échec. Pour moi, l'objectif c'est qu'ils viennent avec envie à l'école sans être
découragé par ce qu'on leur demande, qu'ils viennent en se disant qu'ils sont là pour apprendre et qu'ils arriveront à faire le travail demandé.

Par rapport aux smileys, j'ai beaucoup passé de temps à analyser ces réactions. Pour certains, je pense qu'ils assimilent le bonhomme pas content à "la maitresse n'est pas contente de ce que j'ai
fait". Et donc ça touche l'affectif.
Pour mon élève l'an dernier qui était stressé, je sais que ce n'était pas ça, parce que malgré tout il arrivait à me dire : " ce n'est pas grave, j'arriverai à le faire plus tard, on est là pour
apprendre." Mais les parents me disaient que le soir ça le travaillait quand même d'avoir "raté" son travail.
C'est pour ça que je pense que les brevets, ça marche plus sous la forme de challenge : "je vais essayer pour atteindre tel niveau". On parle moins d'échec.

isa 08/02/2012 21:55



tu as raison, le bonhomme donne un signal affectif, il sourit: c'est bien, la maîtresse est contente, je suis un gentil garçon...


il ne sourit pas: c'est mal, la maîtresse est déçue, je suis une vilaine fille. Je pense qu'il y a ce risque et notamment quand tous les travaux sont "évalués". Cependant, cela participe
de la lisibilité de sa réussite, alors comment faire, comment inciter les élèves à vouloir progresser sans les atteindre affectivement et que l'erreur ne soit pas une blessure ?



Marlene 08/02/2012 21:46


Salut,


En ce qui me concerne, je viens de finir les "livrets" de mes élèves. J'ai des TPS, PS et des MS.


Pour les TPS, ce n'est pas un livret mais les fiches de travail (très peu) avec une petite observation sur l'enfant : son intégration, son comportement, le langage.
Mais en restant toujours positive car je pense que les enfants, surtout en maternelle, ont le droit de prendre le temps d'apprendre.


 


Pour les PS : une fiche avec les grands domaines et quelques exemples pour chaque avec une observation. Je mets des commentaires surtout pour le langage et le
devenir élève.





Pour les MS, c'est plus important, 3 pages, mais je ne mets que acquis ou en cours d'acquisition, les enfants ont le temps d'apprendre. Les commentaires vont plus
sur le langage et le comportement et sur le fait que les enfants se mettent au travail, essayent et terminent ce qu'ils ont commencé.


 


Je trouve dur de mettre des choses négatives en petite section, même en moyenne section. Mais les parents sont demandeurs aussi. Comme pour les fiches. S'il n'y en a
pas, les parents pensent que les enfants ne travaillent pas.


 


Voilà mon avis, mais chaque année, je me pose des questions sur l'évaluation.


Marlène. (PE depuis 4 ans, donc débutante)

isa 08/02/2012 21:50



merci Marlène pour ton expérience. Tu dis que les parents sont demandeurs, comment les intégrer dans une manière de montrer les progrés de leurs enfants sans que cela soit risqué pour
l'estime de soi. L'école ne doit -elle pas être un lieu de sécurité dans lequel l'enfant ne vit pas une pression évaluative permanente ? Les enseignants ont à inventer des outils, des relations
qui rassurent les parents et encouragent les élèves mais voilà lesquels ?



Solène 08/02/2012 21:38


Je suis assez d'accord avec Marieno. On a l'impression qu'on ne respecte plus les besoins et le rythme des enfants.

isa 08/02/2012 21:39



mais qui oblige ? pourquoi les enseignants pensent qu'il faut absolument toujours tout évaluer ?


 



Antoine 08/02/2012 21:35


Je ne connais pas le système des brevets. Mais j'ai vu dans des écoles un cahier de réussite ou les enseignants marquaient uniquement à quel date les enfants étaient capable de réaliser tel ou
tel chose. Elles rajoutaient un cahier de progrès ou l'enfant refaisait le même exercices trois ans de suite et l'on voyait les progrès. Mais je suis d'accord il faut le faire en équipe sinon pas
de sens.

isa 08/02/2012 21:38



on voit bien que l'évaluation c'est pour l'enseignant, pour l'élève, pour la famille et pour les collègues, comment différencier tout cela ?


ce cahier de progrès était lisible par l'élève, j'imagine ?



Solène 08/02/2012 21:30


En fait, ce qui pourrait me convenir et convenir aux enfants (pour ne pas les stresser, pour les encourager...) ce serait les brevets comme dans Maternailes. Mais cela est compliqué je trouve
quand on ne reste pas dans son école. (pour ma part, je viens d'arriver dans une nouvelles école). Il faut bien  connaitre le matériel de son école et puis, il faudrait que toute l'école
soit dans la même optique... Quand j'en ai aprlé avec mes collègues en début d'année, elles m'ont regardé avec de gros yeux. Du coup, j'ai eu peur de me lancer toute seule, surtout si ce n'est
pas suivi après...

isa 08/02/2012 21:36



l'intérêt pour toi c'est que l'élève voit s'il a réussi ou non, c'est ça ?



marieno 08/02/2012 21:29


ce qui me dérange auj dans l'éducation nationale c'est ce sentiment de devoir à tout moment évaluer les enfants..quel respect du rythme, des besoins....quand est-ce que l'on apprend, tâtonne,
expérimente , cela demande du temps et j'ai l'impression que nous n'en avons plus.

isa 08/02/2012 21:36



sommes nous "obligés" ? quel espace de liberté avons nous ?



Solène 08/02/2012 21:23


Alors pour ma part, cette question d'évaluation me préoccupe vraiment beaucoup!
L'an dernier, j'utilisais des petits bonshommes pour le travail qui me servait d'évaluation. Mais j'avais dans ma classe deux enfants très très stressés, et les bonshommes les préoccupaient
beaucoup et même si je leur expliquais pourquoi ils avaient ou non réussi le travail demandé, ce qui les intéressait ce n'était que le petit bonhomme qui sourit. Il y en avait un qui s'en rendait
malade s'il n'avait pas un bonhomme vert qui sourit. Du coup, cela m'a beaucoup gêné de voir que les enfants pouvaient être stressés dès la maternelle... Du coup, plus de bonhomme sur les
évaluations pour ma part. Mais je n'arrive pas à trouver quelque chose qui me convienne...
Cette année, je note dans un grand cahier si la compétence a été atteinte dans les ateliers que je propose. En fait, mon cahier ressemble beaucoup au tableau de Tilekole! (dont je me sers
maintenant pour transmettre aux parents les bilans). Je note que soit cela a été atteint, soit cela doit etre encore travaillé.
En plus, je note des observations plus précises sur les enfants (notamment en langage, le comportement...).
Et quand il y a des fiches d'évaluation, je marque bbien que c'est une évaluation et je marque dessus si la compétence est acquise ou non. (mais je trouve que ça revient un peu aux bonshommes
donc je ne suis pas encore satisfaite de ça).

isa 08/02/2012 21:35



qu'est ce que tu comprends de la réaction de tes élèves face aux petits smileys ?



Antoine 08/02/2012 21:23


En l'occurence ce sont les parents d'élèves qui ne voulaient pas de la mise en place des livrets car ils avaient peur que cela laisse une trace et que les livrets soient transmis au cp. J'ai
longtemps été remplaçant et je confirme que chaque année dans toutes les écoles j'entendais parler des livrets. Le problème c'est de savoir à qui il s'adresse (aux élèves, aux parents, à
l'institution...) et à quoi il sert.


Pour les travaux de tous les jours en P.S., je ne marque pas les erreurs mais je mets les différents essais et au besoin je rajoute fait avec l'adulte pour ceux que j'ai du aider.


 

isa 08/02/2012 21:31



Je vais tenter de répondre, mais je viens de perdre ma connexion, là je suis sur mon iPhone, ça complique beaucoup, je suis désolée


ça y est c'est bon, donc je disais que la question que tu poses est juste, et cela montre combien ce qui entoure ces livrets est vague.


sommes d'accord pour évaluer systématiquement tout ce qui est demandé aux élèves ?


à quoi correspond ce qui est noté dans les livrets ?



Antoine 08/02/2012 21:13


Heureusement non, mais c'est un sujet qui nous a occupé toute l'année dernière. C'est pour cela que je commence par cela. L'évaluation, nous la pratiquons en permanence (même sans le vouloir
certaines fois). Mais je pense que le plus compliqué reste la transmission de cette évaluation aux parents et aux élèves...

isa 08/02/2012 21:17



effectivement l'évaluation c'est quand on donne une consigne et qu'on observe l'adéquation de la réponse.


Je remarque que ce sujet est indémodable car nous aussi dans notre école dans les années 91-92 nous avons réfléchi au mode de présentation de l'évaluation pour éviter ce livret imbuvable
que nous avions découvert à l'époque, mais pourquoi cela semble si imbuvable et sommes nous si réticents ?



Solène 08/02/2012 21:12


Ah me voila me voila!!!! juste à temps après le diner!

isa 08/02/2012 21:14



bonsoir Solène, moi aussi je viens de coucher ma petite Lily que j'ai en garde à cause de l'absence de ramassage scolaire .


alors raconte nous ce que tu as à dire sur le sujet, que t'inspire le cas de Marie ?



Antoine 08/02/2012 21:08


Dans notre école, les livrets donnés aux parents n'ont été mis en place que l'année dernière uniquement pour les G.S.. (Qui est la seule obligation institutionnelle). Pour les autres niveaux nous
avons décidé de ne pas donner de livrets d'évaluation. Les collègues qui le souhaitent (dont je fais partie) reçoivent tous les parents individuellement en fin d'année ou plus tôt si nécessaire
ou s'ils le souhaitent.

isa 08/02/2012 21:10



bonsoir Antoine , ravie de débuter avec un homme , ce qui ne s'est jamais vu de tous les débats.


Est-ce que pour toi l'évaluation se résume aux livrets ?