l'inspection en débat dans la salle des maîtres: préparation

Publié le par isa

salle des maitres

Prochain débat inspiré des commentaires et fréquents mails reçus qui me demandent de l’aide pour leur inspection, ce sujet préoccupe tout en étant peu analysé ni évoqué dans les pratiques de formation. L’intérêt de discuter « à froid » de ce moment de vie d’enseignant réside dans l’utilité de connaître les différentes méthodes pratiquées, de poser les enjeux et de parler de ce qu’on ressent ( ça c’est pour Maud qui nous a sorti une étude sur l’importance de parler de ce qu’on ressent). De plus, il me semble indispensable que sur le blog, ceux qui vont être inspectés puissent trouver des élèments qui les aident à prendre du recul.

 

Partant toujours d’une situation de difficulté que j’ai imaginée, je vous propose d’échanger ensemble les observations qu’elle nous inspire.

Nous envisagerons des hypothèses de compréhension: pourquoi les enseignants sont-ils inquiets face à leur propre évaluation ?

Puis nous proposerons des suggestions sous formes d’hypothèses élaborées à partir des attentes des uns et des autres. 

Notre prochaine rencontre est fixée

 au Mercredi 14 Mars à 21 H.

 

Voici la situation que je vous soumets, je vous la donne dés aujourd’hui pour permettre à ceux qui ont l’intention de venir débattre d’y réfléchir au préalable.

 

Le thème : L’inspection , l’évaluation de l’enseignant.

 

Le téléphone vient de sonner à l’école. La directrice raccroche et vient trouver Caroline dans sa classe : « C’était l’inspection, tu vas être inspectée la semaine prochaine »

Caroline sent son cœur battre plus rapidement, elle a soudain très chaud. Tout se bouscule dans sa tête : «  Voyons la semaine prochaine, je devais travailler sur les plantations, mince , ça risque d’être compliqué, les élèves peuvent s’agiter durant les séances, je ne sais pas si je vais me lancer dans cette activité. Mais bon, si je ne fais pas ça , qu’est-ce que je vais faire qui soit en rapport avec le thème des fleurs, oh la la , ça va me stresser, c’est sûr. Et puis il y a Thomas qui ne tient pas en place , comment va-t-il être ce jour-là ? Et puis, mes affichages ne sont pas assez importants, et mes préparations sont-elles assez détaillées. Ma programmation n’est pas complète, je pensais être inspectée l’année prochaine. »

La panique s’empare de Caroline ,un moment, elle n’arrive même plus à réfléchir. Elle sait qu’elle va passer tous ses jours à penser à cela, et peut-être même toutes ses nuits.

En rentrant chez elle, elle annonce la nouvelle à son mari qui lui dit que tout va aller très bien, qu’elle travaille déjà beaucoup, qu’elle est consciencieuse et qu’elle n’a pas à s’inquiéter. Malgré les paroles rassurantes, Caroline n’a plus que cette inspection en tête.

Elle redoute ce moment. Pourquoi ? Elle ne le sait pas.

 

  Je vous rappelle que dés 21 h un article annoncera le début du débat, qu’il faut participer en écrivant un commentaire, que la page doit être réactualisée pour suivre les autres commentaires ( ctrl+F5), que chacun peut choisir une couleur de police pour aider à une meilleure lisibilité.

 

A mercredi

 

 

 

Publié dans la salle des maîtres

Commenter cet article

Solène 14/03/2012 18:39


Je voulais aller dans l'Aube, pour me rapprocher du travail de mon conjoint. Cette année, à nous deux nous faisons 150 km pour aller travailler, et la fatigue s'accumule, sans parler d'avoir
l'impression de ne pas pouvoir avancer du côté des projets personnels... Je sais qu'il y a encore pire comme situation par rapport à la mienne, mais bon, j'espérais beauocup cette année...

Solène 14/03/2012 11:42


Coucou!

J'aurais bien aimé participer j'ai eu droit à l'inspection le mois dernier, malheureusement, depuis lundi je suis complètement démotvée car je n'ai pas eu ma mutation encore une fois... Bref, du
coup, je passe mes soirées en profitant de mon ami...

isa 14/03/2012 14:08



tu voulais aller où ? Courage Solène, tu vas réussir à surmonter ta déception, fais comme tu veux pour le débat, je comprends bien que l'école soit pour le moment source de
désillusion.



maud 13/03/2012 18:38


arf désolée ce soir ciné entre copines...

isa 13/03/2012 19:54



Bon ciné mais le débat n'est pas ce soir, Maud.



Mélina 11/03/2012 16:25


Bonjour Isa,


La reconnaissance est bien au coeur du sujet avec le thème de  l'inspection ou  des relations avec les parents. Lorque l'on pratique un métier tel que le nôtre (mais il y en a d'autres
bien sûr)) sans compter nos heures, en ayant toujours (ou presque) nos projets à l'esprit et en investissant beaucoup de notre personne... et surtout en relation avec des enfants et donc en lien
avec tout ce qui touche la société  et son évolution, alors  oui, nous avons besoin d'un minimum de reconnaissance. Mais, nous ne l'avons pas toujours ; avec les parents, nous pouvons y
parvenir avec certains parents, si nous pratiquons le dialogue, la communication de notre travail. Mais avec notre hiérarchie, cela me semble plus difficile. Tout dépend de l'inspecteur, de ses
"dadas", de ses directives ; nous pouvons être portés aux nues ou cassés mais ce peut être aussi l'indifférence. ON nous apprend et nous demande d'encourager nos élèves et de valoriser leurs
efforts, leurs progrès mais cela ne s'applique pas forcément à nous. Comment ne pas éprouver de sentiment de découragement, d'envie d'abandonner lorque notre investissement n'est même pas reconnu
? Je t'avais contactée, Isa, après une inspection sans  point négatif mais sans réelle valorisation et avec une augmentation de note très réduite ; et bien 2 ans après, j'ai "digéré" mais je
n'ai pas oublié et je continue parce que je trouve mes satisfactions auprès des élèves mais j'avoue que je commence à redouter le jour où un inspecteur reviendra dans ma classe... C'est
infantilisant comme situation et c'est là le deuxème mot clé à mon sens. 

isa 11/03/2012 17:15



on aurait presqu'envie de débuter le débat tellement tes remarques suscitent de réactions. Il y a beaucoup de choses dans ce que tu dis: dadas, portés au nues, cassés, indifférence,
découragement,sans réelle valorisation, digéré, pas oublié, redouter, et surtout infantilisant.


Tout cela interroge, est-ce ce qui est ressenti ou ce qui est objectivement observé ? Voilà des pistes de réflexion qui lancent ce débat qui touche au regard porté sur soi-même. Merci
Mélina de nous donner des ouvertures à cette réflexion.



anne berry 11/03/2012 11:50


bonjour


après une inspection cette semaine où notre inspecteur, pas méchant, a mis des gros mots et a complètement déstabilisé ma collègue qui fait un travail fabuleux et qui a un rapport avec les
enfants magique, hier, un samedi am, je me suis embrouillée 1/2h au tél avc un père d'élève obtu.je résume bcpl'histoire, tt le monde en connait une ds ce sens : ma collègue inspectée n'a aps
remise une élève à la bonne personne, l'erreur a été réparée de suite mais la famille en est aux insultes : le père m'a traité d'incapable et m'a raccroché au nez. c'était la 1ère fois depuis 31
ans que j'enseigne que ça m'arrivait et j'en suis complètement chamboulée. j'ai même décidé de partir en retraite plus tôt que prévu. moral ds les chaussettes pourtant mon boulot c'est ma vie,
enfin pas que... Mais je pense que les gens ne vont pas aller en s'arrangeant (cette annnée c'est la 1ère année aussi qu'on autant de pb avec les atsem) alors je crois qu'il est temps d'arrêter.
que faire d'autre?

isa 11/03/2012 13:08



bonjour Anne,


ce que m'inspire ton commentaire c'est que le manque de reconnaissance est le sentiment paratgé entre ta collègue et toi, l'une par son inspecteur, et toi par le parent d'élève. C'est un
terrain à explorer que je t'invite à venir partager avec nous Mercredi. D'ores et déjà, je pense que partir sur un incident et un mauvais ressentiment n'est peut-être pas la bonne décision, dans
la mesure où le risque est de ne garder que ce mauvais sentiment en guise de conclusion, alors que ta carrière est ta richesse,elle doit se conclure de manière ouverte et non fermée, elle a
besoin d'un aboutissement digne de ce qu'elle a été. Une page qui se ferme est un bouleversement dans une vie, elle se prépare et elle se vit dans l'apaisement d'un bilan satisfaisant. Résumer
son départ à un ras-le-bol est dommageable selon moi. Alors que faire ?


Les relations humaines sont un aspect trés trés important de ce métier et parfois nous sommes amenés à être bousculés, à des moments où nous sommes plus vulnérables, cela a des
conséquences plus importantes. Personnellement, je te conseillerais de reprendre la discussion avec ce papa, le meilleur étant en face à face. Reconnais lui la peur que peut être la situation a
engendré chez lui et donne lui les changements que vous avez décidés pour que la situation ne se reproduise plus. Il est aussi question de reconnaissance pour lui. Tente d'apaiser le dialogue
pour que tu te sortes toi aussi de ce mauvais sentiment.



Alexa 10/03/2012 22:59


Mince, je serai au théâtre mercredi.... j'aurai bien aimé donner mon avis.


Je relirai tout jeudi et ajouterai peut être ma pierre à l'édifice à ce moment là.

isa 11/03/2012 17:16



on tentera de te laisser des choses à dire



La maîtresse des petits 10/03/2012 14:38


j'crois bien que je suis de l'avis de MAUD: l'inspection...

isa 10/03/2012 21:44



oui, à développer ...



maud 10/03/2012 09:27


tu connqais mon point de vue sur les inspections... mais j'essaierai d'être là.

isa 10/03/2012 09:32



c'est ça qui est important Maud, donner son point de vue, rassembler ce qu'on a à dire sur le sujet dans un article que chacun pourra retrouver lorsqu'il aura à préparer son inspection.
Toutes les voix sont à entendre, cela me semble tellement enrichissant et qui sait, nos idées peuvent peut-être donner des idées aux décideurs.....



Sylvie R 10/03/2012 08:34


Ca tombe bien. j'attends le coup de fil de l'inspection d'un jour à l'autre pour m'entendre dire la même chose. A mercredi alors.

isa 10/03/2012 09:25



à mercredi Sylvie, c'est un sujet qui réunit au delà de la petite section !