la construction des règles chez l'enfant (6)

Publié le par isa

regles

Cet article a été écrit précédemment et pourrait tout à fait faire partie de la série "Je recycle", il vient en prolongement des précédents billets puisqu'il propose une graduation des attitudes éducatives. J'aimerais avoir vos réactions pour y ajouter d'autres attitudes ou bien pour dire ce qui fonctionne le mieux chez vous... bref un débat autour de la manière d'agir face à un trouble.

Devant la demande fréquente de difficulté à gérer le groupe d’élèves , je me suis dit qu’il y avait sûrement un besoin de répertorier  des attitudes éducatives qui permettent d’agir avec les élèves indisciplinés, vous allez reconnaître certaines de vos actions, cette liste est inspirée en partie des travaux de  Redl et Wineman ( ce n’est pas récent mais c’est toujours d’actualité), elle n’est pas exhaustive, il y en a sûrement d’autres encore, elle permet déjà d’avoir en tête des méthodes d’intervention , d’y réfléchir, de s’approprier celles-ci et d’y avoir recours avant l’épuisement nerveux. Souvent, le recours à la sanction est presque la seule réponse apportée au comportement transgressif, ce qui fait qu’il n’y a pas de nuances , ni de graduations dans l’éventail des réponses, les élèves ont besoin de comprendre qu’agresser un autre élève n’est pas la même chose que déchirer la page d’un livre. 

 


1- L'intervention par un signal non-verbal : c’est éveiller l’attention d’un élève qui s’apprête à faire une bêtise sans le menacer pour autantexemple : le pointer du doigt.


2- Le contrôle par la proximité ou le toucher :
 exemple :en regroupement le perturbateur est assis à proximité de l’enseignant une main posée sur le bras.


3- Participation émotive de l’adulte qui manifeste son intérêt aux activités de l’enfant :
 exemple : l’enfant qui pleure à qui l’on demande de nous parler de ses jouets ou donner la parole à celui qui s’agite.


4- Décontamination de la tension par l’humour : la technique agit par diversion, exemple : en cas d’agitation du groupe dire : « eh bien les petits amis, je crois bien qu’il est temps de se détendre les jambes si on allait faire une farce à Laurence l’ATSEM, on va lui faire croire que nous sommes partis »


5- Aide opportune : exemple : au regroupement agitation due à l’ignorance l’enseignant répond à la place du groupe.


6- L’interprétation comme intervention :
 il s’agit d’aider les élèves à comprendre une situation qu’ils ont mal interprétée ou de les amener à découvrir leurs propres motivations exemple : face à un non respect évident des livres, nous opposons à l’enfant une interprétation de son comportement ( tu ne veux pas que je puisse raconter les livres en les abîmant ainsi)


7- Regroupement :
 changer la disposition des places, modifier la distribution des  enfants par rapport aux adultes exemple : en sortie scolaire, l’enseignant récupère l’élève qui se montre agité dans un groupe dont la responsabilité est donnée à un autre adulte.

 

8- L'intervention verbale directe : très courant exemple : « Martin ! reste assis ».


9- Retrait de l'enfant de l'activité :
 les critères favorables qui doivent être pris en considération sont : danger physique, le groupe alimente l’état de désorganisation de l’élève, l’amour propre de l’élève doit être sauvegardé, éviter la contagion, il faut imposer des limites exemple : en EPS ; celui qui n’obéit à aucune consigne est écarté temporairement, 


10- Arrêter physiquement l'enfant: arrêt d'agir (avec calme)... Intervention de dernier recours, requis lorsqu'il y a un danger potentiel dans le comportement de l'enfant pour lui-même ou pour les autres enfants.

la chaise à réfléchir dans la classe.


 

11- Attribution d'une responsabilité : favoriser la valorisation des compétences ou du désir d’aider en responsabilisant l’élève difficile exemple : tu es responsable du ramassage des cartes de présence.


12- Injonction paradoxale:
 dire à l'enfant le contraire de ce qu'on attend de lui, à utiliser avec beaucoup de discernement exemple : tu ne cries pas assez fort, je pense que tu peux crier encore plus !


13- La confrontation positive:
  exemple : Qu'est-ce que tu veux vraiment dire?


14- La reformulation
: demander à l'enfant de répéter les règles.


15- Tonalité de la voix:
 élever ( le moins souvent possible) ou abaisser la voix ( le plus souvent possible)


16- La réparation:
 exemple : Mélanie a écrit sur le téléphone, l’enseignant lui donne une éponge pour qu’elle nettoie ce qu’elle a fait.

 

17- Permission et interdiction formelle : la permission permet d’encourager les élèves dans une attitude de confiance , la technique d’interdiction formelle se définit par un NON qui est dit de telle manière que toute discussion pour modifier cette décision devient inutile. Enfin je terminerai par une interdiction tabou qui n'est plus formulée aux enfants et dont ils doivent pourtant entendre la réalité par les adultes , je parle de l'interdiction de TUER.exemple :A l'occasion d'un moment d'agressivité :"  Tu lui as donné un coup de poing et lui veut te rendre ton coup de poing, mais alors à ton tour, tu voudras lui rendre son coup de poing, et donc lui aussi le voudra, mais quand est-ce que vous vous arrêtez ?Quand l'un de vous est mort ? Mais ça c'est absolument interdit de tuer quelqu'un !"

Publié dans devenir élève 2013

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Muriel 03/10/2012 20:21


Merci ISA pour le temps pris à me répondre!


Ah ah, je vois que me petite provoc du "dressage" fait réagir! Disons que , tout en respectant la
personnalité de chacun, nous les aidons à se construire une attitude d'élève. Apprendre à attendre son tour, à lever le doigt, à écouter, à se mettre en rang, à obéir... Il y en a pour lesquels
le chemin est long! Et on répète, et on recadre,..., c'est pour cela que je disais "on dresse"... on peut très bien voir dans ce mot le côté "dressé": "debout", "droit"...


 


Je suis d'accord avec toi: Je fais aussi les interventions paradoxales: ça marche bien! Mais dans le feu de l'action, ou quand la situation peut-être
dangereuse (comme ne pas vouloir donner la main dans un déplacement dans la rue...) il estparfois  difficile de se montrer conciliatrice, il y a urgence...


Je me suis rendue compte en effet que l'observation créé un rapprochement avec l'élève, l'observé en a même le sourire parfois... Il faut s'organiser pour
pouvoir y parvenir... hem hem...


Mais c'est vrai que je suis fatiguée de ma rentrée, nous n'avons pas une minute à nous, nous sommes de service à toutes les récréations, et juste hier par
exemple 12h de travail non stop, de 8h à 20h (école + miam sur coin de bureau+ reclasse où je jongle d'un niveau à l'autre + soutien +
réunion du sou des écoles dans la foulée...)... bref mes bonnes intentions sont parfois un peu... écrasées par la réalité du
terrain...

isa 03/10/2012 21:45



je comprends bien Muriel, les journées de fous ça ne donne pas trop d'objectivité !!! Tu es pardonnée pour ton dressage:)))



Christine F. 03/10/2012 12:09


Oui, Isa, je ne peux que constater , comme toi, (en tant que maître d'accueil temporaire), le dramatique manque de formation des étudiants. C'est effectivement moins la théorie que la psychologie
enfantine qui pose problème. Les étudiants ressentent presque tous, assez violemment, cet abîme dans leur formation. Lorsqu'ils atterrissent sur la "planète Ecole Maternelle", ils arrivent
confiants, avec de beaux projets, parfois de très belles fiches de prép. ou une idée assez claire des progressions  mais aucune idée des rouages de la gestion de groupe. Ils sont pressés de
prendre en main le groupe classe, même un court moment, et là, trop souvent, l'atterrissage est assez mouvementé (je suis gentille). C'est donc surtout là dessus que je travaille avec eux.
J'essaie de leur montrer les bons côtés du métier en relation étroite avec la gestion du groupe et la psychologie des élèves de 3-5 ans. Je les encourage aussi de plus en plus à venir consulter
ton blog car c'est le seul outil interactif et "réactif" qui s'intéressent vraiment à eux et vers lequel ils puissent se tourner en toute confiance. C'est incroyable, tu ne trouves pas ! Ton blog
est devenu, avec tous les apports de chacun, notre Super Conseiller Pédagogique. Bien sûr dans chaque circo il y a des conseillers péda qui à mon sens n'en n'ont presque plus que le nom tant ils
sont chargés d'autres tâches par les inspections. Ils interviennent généralement quand on les appelle vraiment au secours (du moins chez nous, je ne veux pas généraliser), càd généralement trop
tard.


D'un autre côté, on peut avoir lu tous les meilleurs bouquins sur le sujet, avoir écouter tous les bons conseils des anciens, être venu tous les jour sur ton blog, etc. mais tant qu'on a pas
expérimenté réellement sur le terrain cela ne sert pas à grand chose...les temps des stages pratiques sont beaucoup trop rares et trop courts (à mon sens). La formation devrait aussi pouvoir
expliquer comment analyser ses pratiques et où trouver des ressources, etc., etc.  Et je suis très frustrée à chaque fin de stage de les laisser partir si peu armés car je sais que ce manque
de formation pèsera lourd les premières années. J'espère seulement que les choses vont évoluer dans le bon sens.


Tout ce blabla pour te dire encore bravo pour la clarté des conseils donnés, on en a TOUS tellement besoin.


Enfin, (et après cela j'arrête de blablater) d'accord avec le l'importance du temps d'observation pour chaque élève. Je m'y suis mise grâce à toi il y a 2 ou 3 ans (?) suite à tes articles, et je
m'en félicite à chaque fois. Non, ce n'est pas du temps perdu et Oui cela aide vraiment à mieux comprendre les élèves et à créer un climat de confiance entre eux et nous. J'insiste, c'est
vraiment utile et nécessaire si on veut se donner la peine d'avoir un autre regard sur les élèves, notamment sur les enfants qui "nous" posent problème (les agités comme les plus discrets).


Bon , j'entends crier "à table", c'est mon mari qui cuisine ce midi, nous sommes le 3 octobre, fête de la réunification de l' Allemagne, jour férié dans tout le pays du voisin et donc aussi pour
les travailleurs frontaliers comme mon époux. ( le pied ! pendant qu'il est au fourneaux j'ai le temps de blablater à mon aise)


 


 


 

isa 03/10/2012 13:33



bon d'abord :))))))))))))))))))))) , ça c'est pour ton mari qui cuisine, moi le mien le fait tout le temps, on a passé un contrat pour la répartition des tâches sauf que cette année, il
est absent toute la semaine alors je grignote. Ce midi je me suis quand même fait des bons petits légumes du jardin. Et enfin, je te remercie pour le blog "conseiller pédagogique", c'était mon
projet, il atteint son but, quel bonheur ! Je partage aussi ton avis sur le fait que la pratique est bien trop absente du cursus et que rien ne vaut la confrontation directe, d'ailleurs c'est
aussi mon objectif: guider mais pas remplacer, chacun a à se construire sa propre pratique. Mais je pense que le réconfort, le soutien ( ç'est mon mot), l'accompagnement, les encouragements, les
mises à distance pourraient être donnés par l'institution, les moyens de communication sont maintenant tels que cela ne me semble pas insurmontable. Les conseillers sont certes pris par leurs
occupations nombreuses et diverses, cependant quelle est leur tâche majeure, quelle fonction ont-ils choisie en devenant conseiller, quelles sont leurs ambitions, quelles sont leurs valeurs? A
nouveau, il est encore question de choix et dans la vie, nos propres choix nous élèvent, et la paperasserie ne fait pas le poids face à un jeune prof en détresse........ Réquisitoire un peu
partisan , Isa !!!! Parfois, je manque de retenue.



colombe 03/10/2012 11:39


oui c'est ETREMEMENT IMPORTANT ce que tu dis là...!!! J'imprime !

Muriel 03/10/2012 10:06


Ce problème de gestion me parle beaucoup cette année car j'ai plusieurs petits élèves qui sont encore dans la toute-puissance, et ont de la peine à gérer la
frustration! Ils étaient déjà là en PS1, avec leurs bouderies et leurs refus, mais continuent encore cette année...(ils en font voir de toutes les couleurs à leurs parents chez eux aussi...) Bien
sur, cela entraîne les autres, et même certains GS s'agacent... Chose rare, j'observe cette année des coups et des bousculades, que je n'avais pas avant...


Du coup je suis obligée de me fâcher, l'ambiance est plus tendue,... Les essais sympas fonctionnent bien sur, mais sont parfois insuffisants: ils semblent
n'écouter que quand on "crie" c'est désolant! Et puis, à force de récidives sur des situations quotidiennes, on n'a plus envie d'être "sympa et drôle"!!...


Bref du coup il faut blinder chaque mouvement pour éviter les dérapages, .... c'est épuisant! Et surtout cela ne convient pas au mode de classe que
j'affectionne, basé sur la confiance et le simple respect...


Bon je sais, c'est le début d'année, on "dresse"...

isa 03/10/2012 10:41



C'est pourquoi il est essentiel de prendre le temps d'observer, c'est mon cheval de bataille parce que je pense réellement que ce temps "perdu" est si précieux par la suite. L'observation
va te permettre de rentrer en proximité avec l'enfant qui te pose souci, ce sont des liens invisibles qui se créent et qui vont t'apporter un regard différent que celui de l'agacement que je
perçois.


Ces petits dont tu parles avec leur toute-puissance et leurs bouderies ne sont pas à leur place et la cherchent; ils sont sur un mode de l'insatisfaction et ont compris qu'on ne
s'intéressait à eux que lorsqu'ils avaient ce type de comportement. C'est un cercle vicieux, ils n'existent que par ces manifestations, mais comme celles-ci provoquent du rejet de la part des
adultes alors ils ont encore plus de craintes qu'on les oublie et du coup, ils ne cessent de provoquer l'adulte. Il faut trouver comment rompre cet enfermement. L'observation ( toujours ressentie
par l'enfant) lui indique que l'adulte s'intéresse à lui et qu'il a le souhait de l'aider. D'autre part, en réfléchissant sur la manière d'agir avec eux, tu changes ton regard sur eux. Tant que
tu es dans l'agacement, la tension, la peur de leurs crises, tu les installes dans leur cercle vicieux. Avec eux, il faudrait presque utiliser le discours paradoxal: " Continue tes bouderies,
j'adore ça ! C'est mon travail que d'aider les enfants a arrêté de bouder mais pour le moment je n'y arrive pas alors continue de bouder, il faut que je comprenne"Ce genre de paroles peut
désamorcer leur élan, dans la mesure où ils sont dans l'opposition, si tu autorises leur comportement, tu te mets en accord avec eux et pour le moment ils n'en ont pas envie, du coup, ils
s'arrêtent. Par ailleurs , ils entendent que ton travail c'est de les aider, car bien sûr ils ne sont pas satisfaits de leur attitude, ils en souffrent. Ensuite tu reconnais ton impuissance mais
tu n'en fais pas une montagne, tu acceptes de ne pas réussir, c'est important aussi de dire "on peut rater mais ce n'est pas la fin du monde" et enfin tu leur dis qu'ils t'aident à les
comprendre, tu les valorises dans leur attitude pourtant rejetée ordinairement, ça c'est le plus étonnant pour eux, et avec les enfants il faut beaucoup utiliser la surprise, c'est pourquoi le
discours paradoxal ne peut être un exercice fréquent car sinon ça ne fonctionne plus, la surprise n'est plus opérante. Voilà rapidement quelques réflexions pour toi Muriel, dis moi ce que tu en
penses.


Je rajoute que ce n'est surtout pas du dressage parce que sinon on se prépare à des retours de bâtons terribles, nous les aidons à se construire en tant que sujets libres , avec un esprit
critique et une capacité à vivre avec les autres dans le respect et la joie de vivre.



christine G 03/10/2012 09:52


arrêt d'un élève qui fait du chahut lors des déplacements: le regarder fixement dans le regard jusqu'a ce qu'il réintègre sa place,sans mot dire et sans baisser les yeux même lorqu'on a le
sentiment qu 'il ne va pas céder.


Je suis toujours étonnée de voir les comportements des collègues parfois si éloignés par rapport aux règles.Pourquoi une cour de récré est elle si différente en fonction de l'adulte référent avec
les mêmes enfants?Comment discuter de cela en équipe sans jugement de valeurs sur l'autre? Certains ont un regard panoramique qui voit tout et rien, d'autres voyent tout...même si en amont on
s'est mis d'accord sur les régles générales de fonctionnement!

Marnie 28/09/2014 11:15

Très vrai Isa ! Je me reconnais dans tes mots. C'est ma première année (PES) : de nature douce, réservée, peu de confiance en moi (bien que je me sois bien améliorée ces dernières années !), je n'ai jamais été face à de l'autorité (j'ai toujours été sage...). Du coup, là, Petite Section, ça me fait bizarre ! Effectivement, je manque de confiance et d'assurance donc il m'arrive d'éviter de reprendre des élèves lorsque je vois qu'ils sont trop nombreux à faire une bêtise ("mais comment je vais réussir à me faire entendre/respectée? Et si ça marche pas?").
Ce week-end, je me remets beaucoup en question, c'est pas facile (j'en rêve la nuit de cette histoire d'autorité haha) et dès demain, j'attaque avec de nouvelles résolutions ! Ca va être difficile mais il faut le faire !

isa 03/10/2012 10:14



oui effectivement ,le regard peut dire beaucoup de choses, mais c'est aussi tout ce qu'on porte en soi, c'est à dire la détermination, quand je dis le ton indique, les gestes aussi,le
regard également mais aussi notre corps. L'autorité est dégagée par tous nos signes non verbaux, et dans ceux ci , il y a la confiance en soi, il  y a la volonté, il y a la persévérance et
il y a aussi la bienveillance car l'autorité n'est pas une volonté de soumettre mais une volonté d'aider à se maîtriser pour être une personne sociable. Alors certains  ont cette autorité de
manière intuitive, d'autres auront à l'apprendre, je crois que nous avons aussi à travailler sur nous-mêmes pour acquérir un état d'esprit. Dans la différence que tu décris, notamment en
récréation (c'est assez parlant la récréation car c'est un exercice difficile pour l'autorité)cette façon de balayer sans rien voir vient (selon moi) du désir de ne pas être confronté à sa propre
autorité " Je regarde sans voir car si je vois, je vais être obligée d'agir et j'ai peur de ça !". C'est donc en analyse de pratique que l'enseignant pourra exprimer ses réticences, non pas en se
confrontant à ses propres incapacités mais en parlant de la récré, en partant de situations imaginaires où il faudra se positionner " Est-ce que j'interviens ou pas ?" où il faudra écouter les
autres points de vue et s'interroger sur la cohérence de sa propre attitude, où il faudra redéfinir les critères d'une récréation acceptable ..... Bref c'est ce genre de réunion que l'on ne fait
jamais sauf peut-être de manière informelle autour d'un café ou d'un repas.



Emilie44 02/10/2012 13:59


C'est une très bonne idée cet article, ça permet de mettre tout ça à plat. J'utilise pas mal de ces techniques, c'est assez intuitif, ça vient avec l'expérience. Par
contre, je trouve dommage qu'on ne nous ait pas parlé de tout ça à l'IUFM, ça m'aurait évité de stresser face à la gestion du groupe lorsque j'ai commencé ma carrière (il y a 11 ans, déjà!), et
ça m'aurait évité quelques erreurs "de débutante"...

Marnie 28/09/2014 11:10

Je suis tout à fait d'accord : débutante cette année (PES), je me retrouve totalement submergée par tout ce qui est gestion du groupe, connaissance de l'enfant... On ne nous en a très peu parlé à l'ESPE et j'apprends tout grâce à tes articles... Merci !

isa 02/10/2012 14:35



La formation pour encadrer le groupe d'élèves est au stade embryonnaire dans les IUFM, alors qu'il s'agit de la base de l'enseignement, bien des souffrances du métier sont liées à cette
difficulté, le manque de formation à la  psychologie des enfants est aussi un manque et tous les futurs enseignants n'ont pas choisi psycho à la fac !!!! Dans bien d'autres métiers de
l'éducation ces notions sont bien plus présentes dans les formations. Il faut croire que les enseignants ne devraient être que des têtes bien pleines. Ceci dit, Emilie l'erreur est créatrice,
comme pour nos élèves,sachons accepter nos imperfections.