la journée de Camille du 7 Septembre 2012

Publié le par isa

salle des maitres

Moi je ne vois pas d'inconvénient à faire "la journée de..." !!! au 
contraire, tous les conseils et expériences sont les bienvenus!
Déjà aujourd'hui, j'ai tenté de repenser à ton message et j'ai eu le 
sentiment de mieux vivre la situation. Et du coup, si maîtresse est 
moins stressée, les enfants aussi! Je vais essayer donc essayer de 
décrire plus précisément ce qui se passe avec ce petit garçon.
Par exemple, j'ai dans la classe un petit tableau noir à hauteur des 
enfants. Le petit N. y a joué puis est parti papillonner ailleurs 
jusqu'au moment où il s'est rendu compte que d'autres enfants y jouaient 
à leur tour. Il s'est précipité vers le tableau en hurlant (de vrais 
cris stridents qui font monter le palpitant à 140!!!!!) et en criant 
"mon crayon à moi, mon crayon à moi" et en tapant les autres enfants et 
en jetant toutes les craies par terre (situation de frustration 
difficile à gérer). Je me déplace donc pour l'aider à accepter la 
situation, pour tenter de l'apaiser. Je pose une main calmement sur son 
bras et je lui dis "tu vois, il y a plein de craies, si tu veux, toi 
aussi tu peux jouer". Seulement, à mon seul contact, il a commencé à se 
débattre et à hurler "je veux pas, je veux pas, laisse moi" (je ne le 
touchais plus) en s'écroulant par terre. Du coup, je finis ma phrase en 
espérant que malgré les cris il "entende" et je retourne à ce que je 
faisais juste avant, le laissant là, par terre, et criant. les cris durent 
environ 30 secondes de plus et sans aucune raison (apparente!) repart 
jouer à autre chose, un grand sourire aux lèvres...
Autre exemple: petit moment regroupement pour une petite comptine et mon 
petit N. refuse toujours de nous rejoindre et court partout dans la 
classe. Je lui demande de nous rejoindre (sans l'obliger à s'asseoir). 
je me dis que si je le laisse galoper dans la classe je vais avoir tous 
les enfants qui vont se lever par la suite et ça va pas être gérable. Le 
temps de regroupement est prévu de durer 10 minutes maximum pour ne pas 
imposer un moment trop long assis, sur les bancs. je lui dis "Viens nous 
rejoindre, nous t'attendons pour chanter la chanson. tu n'es pas obligé 
de t'asseoir. si tu en as envie, tu peux venir sur mes genoux ou je peux 
t'amener une chaise rien que pour toi". j'ai pour nous toute réponse un 
enfant qui se met en face de moi et se met à hurler en me regardant!!!! 
Bon... donc il continue de galoper mais du coup j'ai un petit qui 
s'installe sur la chaise une petite qui me rejoint sur les genoux. à ce 
moment là, mon atsem le prend par le bras et le met dans le coin 
regroupement et moi j'attrape une autre chaise pour l'installer. je lui 
prend le bras pour lui proposer de s'asseoir, il hurle, se débat (le 
contact physique est décidément compliqué pour lui!). je tente de le 
mettre sur mes genoux mais continue de donner des grands coups de pieds 
et coups de poings donc je le lâche et il reste là à mes pieds à pleurer 
trèèèèès bruyamment. Je lance la chanson et avec les autres enfants nous 
chantons (quelques un sont apeurés par le spectacle perturbant que nous 
offre N. et se mettent aussi à larmoyer....). A partir de la deuxième 
moitié de la chanson (tourne petite moulin.... ) il se lève, tout
sourire et "danse" au milieu du coin regroupement.
ce genre de situation se reproduit à chaque frustration, ce qui équivaut 
à peu près à toutes les .... 10 minutes! Donc les matinées sont longues 
et un peu décourageantes. je voudrais réussir à trouver un point d'appui 
pour l'aider à s'intégrer et s'adapter à l'école. dur dur...

CAMILLE

Publié dans la salle des maîtres

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Camille 10/09/2012 18:43


Et voilà! grâce à tous vos encouragements et conseils, je suis arrivée remontée à bloc ce matin! Un peu plus de fermeté, de conviction dans le "non" et de l' "ignorance" quand il fait ses
"crises" et j'ai l'impression d'avoir eu plus de répercution sur lui. J'ai eu la possibilité sur des temps calmes de lui ré-expliquer pourquoi il ne faut pas ci ou ça... il y a même eu des
actions positives dans la matinée!!!! yeah ! Et alors, il m'a sorti deux choses qui m'ont sciée: "moi je suis petit, je peux pas m'asseoir avec les autres" (ah, oui, mais vois tu ici, tout le
monde est petit et pourtant tout le monde s'asseoit!!!! tu es COMME les autres) et "moi j'ai mal à la tête" (oui, alors peut être que si tu cris moins, si tu es plus calme, tu auras moins mal à
la tête! et moi aussi par la même occasion.... hum...). Enfin, voilà, on va y arriver, on va y arriver! merci à toutes/tous  et bon courage à chacun (e) pour son/ses propres petits N. Ces
petitous sont des boîtes à mystère dont il faut trouver la clé et après, on peut enfin découvrir les trésors qu'ils cachent (oulala! je deviens poète avec la fatigue!)

isa 10/09/2012 21:32

Ah vraiment super, je sens ta détermination et ta confiance, bravo Camille et merci de prendre le temps de partager avec nous cela !

vihyko 08/09/2012 16:40


t'as raison isa, je pense pas à mal c'est pour situer de qui je parle, moi je l'appelle ma nounouk ( diminutif de son prénom) et je l'adore cette gosse ! je l'ai connu dans le ventre de sa maman,
ça fait 3 ans que je la vois toutes les semaines à l'école venant chercher sa soeur ( sauf l'année dernière, grande soeur étant passée en CP !) alors quand je parlerais d'elle je dirais ma
nounouk ! de toute façon j'appelle tout mes élèves par des diminutifs, c'ets pas bein pour le langage mais c'ets plus fort que moi.., j'ai un répertoire inépuisable..

isa 08/09/2012 16:47



je préfère ma nounouk , c'est vrai qu'elle est trisomique et que c'est son handicap, mais elle est une
personne (pas tout à fait comme les autres), mais elle est cette personne, et pour en avoir fréquenté, ils ont beaucoup de choses à nous apprendre sur notre propre humanité. 



katia 08/09/2012 16:26


Bonjour Camille, moi ça fait quelques années que j'ai des ps et des enafnts comme ça j'en ai déjà eu 3 ou 4 (plus un qui était autiste mqis là il ne pouvait pas se maîtriser).


C'est dur nerveusement et physiquement et en plus ça te met la classe en l'air.


Je ne peux que te dire ce que j'essaie dans ces cas là, tu peux toujours tenter et si ça ne marche pas tu nous redis et on peux chercher autre chose.


Moi dans les cas de cris et refus de tout je me mets à hauteur de l'enfant j'essaie de maintenir un contact(ma main sous le menton ou sur son épaule ) pour qu'il me regarde.


Ensuite jelui dis " tu a le droit d'^tre triste parce que ta maman t'as laissé, elle va revenir te chercher tout à l'heure ne t'inquiète pas. Toutes les mamans vont revemir quand on aura chanté,
joué.... Avec les copains on veut s'amuser avant que les mamans arrivent pour avoir plein de choses à leur montrer tout à l'heure. Si tu ne veux rien faire avec nous c'est dommage pour toi mais
tu ne dois pas nous empêcher de nous amuser. Alors si tu ne veux rien faire ne fais rien mais surtout fais le silencieusement car tu déranges tout le monde. Si tu veux venir apprendre une
comptine pour la dire à maman tout à l'heure n'hésites pas."


Ca peux paraître bizarre mais souvent ça fonctionne (sauf problème de handicap où les émotions sont alors incontrolables)


Voilà ce que je peux te conseiller.


Bon courage et n'aies pas de scrupules si ton monstre monstrueux reste dans son coin quelques temps, certains observe le groupe de loin mais rares sont ceux qui n'ont pas envie de rejoindre le
groupe. Pour les autres explique leur que si lui n'est pas prêt on va lui laisser un peu de temps et que pendant ce temps là on va bien s'amuser. Si tu leur montre l'untérêt qu'ils ont à rester
vers toi ils n'iront pas crapahuter plus loin.

elisabeth 08/09/2012 15:16


Tout à fait! J'ai eu l'exemple ou plutôt des exemples d'enfants "enfermés" dans leur détresse cette rentrée, qui pleuraient,trépignaient  beaucoup et à chaque fois que j'essayais de les
solliciter,de les distraire ils repartaient de plus belle...Je les ai laissés et après "s'être déchargé" de toutes leurs émotions ils se sont mis à participer, à s'intéresser!!


Il a fallu laisser le temps au temps,semble-t-il!

isa 08/09/2012 16:39



oui pour certains cette décharge émotionnelle est nécessaire pour se libérer des tensions que ce bouleversement procure dans leur vie.



elisabeth 08/09/2012 13:34


Les rentrées ne sont jamais simples pour personne!! ni pour les enfants (constat personnel:3 enfants!) ni pour les parents et encore moins pour les enseignants!


Il faut,à mes yeux,prendre son mal en patience les 2 voire 3 première semaine, histoire que tout le monde s'habitue à tout le monde!!


Pour rassurer certains et certaines,j'ai sensiblement les mêmes cas de figure (crises,pleurs...) mais travaillant dans un RRS, j'ajouterai enfants non francophones à 95 %,communautés turques,
maghrébines dans lesquelles la séparation avec la mère est d'autant plus dure + demandeurs d'asile (Mayotte,Russie,Arménie....)des enfants..que dis-je des familles en souffrance,sans parler des
familles et/ou enfants placés en foyer d'accueil!!!!


Et la cerise sur le gâteau!!j'ai 8 TPS sur les 23 TPS-PS,.....


OUI j'ai demandé ce poste!! avec bientôt 15 ans de carrière en CP-CE1!!


J'ai voulu changer!!et je ne suis pas déçue!! le rapport à l'enfant non seulement en tant qu'élève mais aussi en tant qu'individu à part entière m'intéresse!


Je pense que c'est à travers une pédagogie humaniste et en combinant nos objectifs avec un tant soit peu  psy.comportementale que nous pouvons arriver à avoir une classe harmonieuse!

isa 08/09/2012 13:50



Beau défi Elisabeth qui , avec une telle volonté, ne peut que réussir ! Effectivement toutes fragilités familiales viennent compliquer les séparations, et ce sont ces enfants qui auront à
gagner et prendre tout ce que l'école leur offre. C'est pourquoi il est déterminant de les accueillir avec professionnalisme en ayant le recul nécessaire pour affronter leurs cris et leurs
détresses. Alors pas encore donnée mais une astuce qui vaut ce qu'elle vaut pour supporter les cris, je pensais aux maternités à ces lieux où le pleur est totalement accepté, et je me disais
qu'il y avait de ça dans notre rentrée, une sorte de nouvelle naissance avec ces cris qui accompagnent. Essayez et dites moi si ça fonctionne, pour moi, ça marchait !



steph 08/09/2012 12:22


Oups !! les fautes d'orthographe !! Z'ai pas fait attention en tapant.. pardon !!

steph 08/09/2012 12:20


Je radote.. je pensais ne pas avoir publié, du coup je l'ai fait deux fois !

isa 08/09/2012 13:12



de deux manières différentes 



steph 08/09/2012 12:16


Je me reconnais bien dans ton témoignage ! J'ai un petit qui m'a frappé le premier jour, au point que m'a boucle d'oreille a décollé à l'autre bout de la salle ! Mais je l'ai compris, j'ai bien
vu que j'était la responsable de sa séparation d'avec ses parents..je ne l'ai pas lâché, il ne me quitte plus aujourd'hui ! Jusqu'au bureau...


J'ai un autre petit qui ne voulait ni quitter son sac, ni son manteau... la peur de rester. Il est resté ainsi toute matinée, mais n'a plus pleuré. Il refuse de venir s'asseoir en rassemblement
avec nous ! Mais peu importe ! Il est sage sur sa chaise loin de nous.. et il écoute ! Hier, nous avons mis le pyjama à notre marionnette, il est venu de lui meme.. il lui faudra du temps. Maiis
j'avoue... c'est adorable..

Gwen 08/09/2012 12:13


Le commentaire de Maud refléte ma pensée. Ne te décourage pas.

steph 08/09/2012 11:41


Comme je me retrouve dans la de ta classe... moi j'ai un petit qui n'a pas voulu quitter son sac et son manteau.. ben tanpis ! Il finira bien par les ôter. Il s'asseoit sur une chaise tout seul à
une table pendant que nous sommes en regroupement..jee trouve ça tellement mignon... il reste sage mais ne souhaite pas se joindre à nous. Patience... quand je me suis mise à sortir ma
marionnette pour la mettre en pyjama... il est venu s'asseoir avec nous !!  Il leur faut du temps

isa 08/09/2012 12:40



pour lui ,les objets sont ce qui le rattache à sa maman, alors patience effectivement !



Camille 08/09/2012 10:37


En fait, mon petit N. est de fin août (pour répondre à Vihyko) et c'est un enfant qui s'exprime très bien. De ce que j'ai appris, puisque j'ai un peu discuté avec les parents mais pour un premier
jour j'ai pas voulu en faire trop, histoire de pas braquer les parents : il n'a jamais été en collectivité (étant dans un village, j'ai eu des "échos" comme quoi la maman avait essayé de le
mettre à la halte garderie mais avait dû l'en enlever car ça se passait trop mal...) et les parents ont beaucoup de difficultés aussi à la maison ce qui fait qu'ils espèrent que l'école va
changer quelque chose (du coup, j'ai pas de pression du tout!!!! hum...). Après ce n'est pas seulement un enfant sans limite. J'en ai un autre comme ça, qui du coup me semble super facile à
gérer, à qui il faut tout dire, plusieurs fois et qui regarde avec un sourire en coin quand on le "gronde". et j'ai aussi une petite qui est croit que les enfants qui l'approchent le font pour
l'agresser donc elle hurle comme si on la torturait dès qu'un enfant s'approche un peu trop près d'elle! (je connais la famille, j'ai eu le grand frère en MS l'an dernier et le papa m'avait
agressée - j'ai vraiment cru qu'il allait en venir aux mains- car son fils était tombé dans la cour et s'était fait mal à la bouche et aux dents). Donc ces deux là, je gère ! je cerne leur
problème ou j'ai une clé pour voir comment ça va venir. Mais là, je sais pas ... en plus ces cris sont terrifiants pour les autres petits qui ne comprennent pas son attitude et ça en fait même
pleurer certains. Alors moi qui ai fait un boulot sur moi même pour aborder la classe de Ps zen et ne pas m'énerver ou hausser le ton quand ça marche pas comme je voudrais -ce qui est mon gros
défaut mais j'y travaille et pour l'instant j'y suis arrivée (yessss!)- ben je me sens dégoûtée quue ce climat serein que j'avais espéré soit mis à mal par ce petit et surtout que je puisse rien
y faire! Et pour parfaire le tableau, hier dans le tumulte des toilettes, en me retournant j'ai fait uen griffure au visage du petit N. et j'ai pas eu le temps d'expliquer quoique ce soit à la
maman qui est partie trop vite quand elle a récupéré son fils... du coup elle a téléphoné pour avoir des explications et m'a dit que son fils lui avait dit que je l'avais griffé pour le
punir!!!!!!! et là, je me suis dit que les em.... commençaient! Donc merci pour ces encouragement car au moins, je me sens moins seule et démunie!

isa 08/09/2012 10:51



Un conseil quand il se passe ce genre d'incident ( griffer par maladresse un enfant), demander aux parents d'attendre à la sortie pour leur expliquer la griffure. C'est absolument
nécessaire, toujours prendre les devants. si tu rates la personne, tu l'appelles, si c'est la nounou qui vient, tu dis que tu vas appeler les parents, bref toujours parler et donner sa propre
explication.


Tu vois qu'il y a tout de même du positif puisque tu parviens à te contrôler. Je sais bien combien c'est difficile, j'ai eu dans ma carrière des enfants de ce genre et cela demande une
énergie folle. C'est normal que la famille espère une amélioration grâce à l'école, qui ne le penserait pas ? Maintenant il faut gagner leur confiance et surtout ne pas se retrouver dans une
situation de conflit parce que l'amélioration ne peut venir que si les deux pôles sont d'accord pour agir ensemble. Si le petit N sent qu'il y a harmonie et entente , il va tenir compte de tes
réactions, sinon il va exprimer le négatif des parents et cela ne risque pas de s'arranger. Il est donc impératif que tu les vois pour des explications apaisantes. 



maud 08/09/2012 10:02


Allez Camille courage! perso j'admire ta patience, mais si quand même il arrive à se poser un peu et à avoir le sourire c'est déjà bon signe, ce n'est peut-être
qu'un petit garçon sans limites qui a grandi avec zéro frustration.


on en a un petit comme cela, je reste loin de lui car à son contact j'ai le bouillomètre à 3000, il n'écoute rien, ne semble pas comprendre pourquoi on lui dit non,
pourtant hier en récré, quand je lui ai dit non pour la 500ème fois en m'approchant il est descendu tout seul du vélo et l'a sorti de notre pelouse synthétique tout de suite sans me défier
du regard et sans rigoler!


je pense du coup avec soulagement que ce petit va nous donner du taf mais qu'une fois les limites bien posées et bien comprises ça va aller.


 


Après tu peux toujours faire appel à la psy scolaire qui pourra te doonner un regard extérieur.

isa 08/09/2012 10:27



je partage ton observation Maud, ce petit garçon semble avoir besoin de ces fameuses limites, et sa manière de réagir montre son fonctionnement avec l'adulte. Il crie, l'adulte craint ses
crises et du coup le ménage mais cela ne le rassure pas . Effectivement, on sent Camille que tu crains ses réactions et c'est logique, mais il a besoin d'un adulte qui lui donne sa place et qui
lui dise qu'ici c'est l'école, que la maîtresse n'est pas maman, que tu es payée pour lui faire l'école ( oui on peut dire aux enfants que c'est notre travail que d'être maitresse et qu'on est
payé pour cela, ça les rassure sur le fait qu'on veuille prendre la place de leurs parents), et que sa place est parmi les autres , qu'on s'occupe de tous, qu'il ne peut être abandonné puisque
c'est notre travail.



Joëlle 08/09/2012 09:44


Allez Camille soit fière de toi! Tu as réussi à faire un regroupement et je suppose déjà des petits ateliers. C'est formidable. Le petit N., je crois que nous l'avons tous ou nous l'avons déjà
eu. 1 seul, c'est pas si mal. Personnellement, j'en ai 3 dont 1 non francophone et un enfant du voyage ( famille sédentarisée tout de même).


Peut-être que tu devrais prendre le temps d'un entretien avec les parents et l'enfant. Cela peut t'aider à mieux cerner la situation familiale, à rassurer les parents qui ont peut-être un
souvenir traumatisant de l'école. Mettre en confiance la famille, voir leur enfant dans la classe permet souvent de débloquer des situations conflictuelles et génératrices d'angoisse pour
l'enfant. Autre chose, si le petit N coopère pendant 10 minutes et calmement plus le sourire, rien n'est désespéré. Voilà pour ma contribution à t'aider. Tout cela avec beaucoup d'humour et de
dérision car je sais que rien n'est la solution miracle. Courage.

vihyko 08/09/2012 09:23


ce que tu décris est effrayant... j'ai eu un peu le même genre y'a deux ans sauf que je n'avais pas les cris, mon N. à moi, nathan ( peut être le mêm prénom ?lol) faisait de
l'écholalie. cette année, idem mais c'est ma tite trisomique. Il ya deux ans, j'avais orienté les parents vers le cmp ( centre médico scolaire)


pour moi, il y a un truc pas net chez cet enfant, qu'en est-il au niveau langage ? quel âge a-t-il ? car si il est de fin 2009, ça peut encore être de l'immaturité et se modifier.


en tout cas bon courage.


avec N., je faisait ce que je pouvais et je l'isolais souvent mais la plupart de mes regroupements n'étaient pas faisable en entire car je passais ma vie à le rasseoir, ce que je vais faire avec
ma triso cette année mais bon, au moins, je le sais d'avance.

isa 08/09/2012 10:18



Vihyko, ne dis pas ma triso, ça me gêne, je ne peux pas te dire pourquoi mais je n'aime pas ces diminutifs qui réduisent les personnes à leur handicap. Je sais bien pour te connaître
maintenant que tu ne penses pas mal, et je suis certaine aussi de ton dévouement pour ces petits élèves, on voit combien tu l'acceptes et tu anticipes son comportement et tes réponses, voilà
pourquoi je me permets de te le dire. En lisant Camille, je perçois grâce aux détails qu'elle donne bien, un petit enfant possessif, colérique et un peu théatral, il se met en scène pour ne pas
se faire oublier. C'est exarcébé chez lui mais il faut reconnaitre que beaucoup d'enfants sont capables de faire ce genre de crise. Il ne supporte pas le contact pour le moment, et ne supporte
pas les autres non plus. Si on reprend l'article sur la construction des règles (2), on retrouve presque tous les déclencheurs dont j'avais parlés: possession d'un objet, refus de l'adulte,
promiscuité , il ne manque plus que sa propre difficulté à accomplir une tâche, ce qui ne devrait pas tarder non plus. Voilà donc le tableau parfait ! Pour moi, il a besoin d'être contenu par des
mots et je pense qu'il y a vraiment besoin de communication, Vihyko,tu as raison de demander son niveau de langage, car effectivement cela peut aussi expliquer ces réactions violentes qui
expriment l'impossibilité de dire dans laquelle il se trouverait. Mais les petites bribes de phrases que tu nous donnes, laisse penser qu'il sait parler. Peux tu en dire plus à ce propos