la salle des maîtres: l'école idéale (la relation aux familles)

Publié le par isa

salle des maitres

 

Durant cette dernière période, je vous propose une série d’articles à réaliser ensemble et dont le thème serait « L’école idéale pour nous ».

Il serait question d’imaginer sans tenir compte des moyens de la meilleure organisation possible si on en avait la possibilité.

Bien souvent, nous sommes dans le constat et nous nous plaignons de tout ce qui ne va pas ( à juste titre).

Aussi en prenant le parti de regarder les choses par l’autre bout, c'est-à-dire en inventant des systèmes qui selon nous pourraient nettement améliorer notre intérêt général, je fais le pari que des idées peuvent émerger et nous aider à réfléchir à des changements.

Cependant pour faire naître des idées réalisables , il faut parfois passer par l’utopie et le rêve.

En conséquence, vos interventions ne doivent pas être limitées par l’idée d’impossibilité.


J’invite donc tous les lecteurs de ce blog ,enseignants ou non enseignants,

à participer à ce remue-méninges.

 

Cette série sera déclinée autour de sujets divers et sur lesquels nous pourrions imaginer un idéal :chacun se plaçant dans son intérêt personnel et général à la fois.

Laissons parler notre imaginaire et ne craignons pas d’être hors sujet ou bien ridicule.

 

Ce n’est pas si simple de se dire : « Et finalement, qu’est-ce que j’aimerais, quelle serait pour moi la situation idéale ? ».

 

J’ai ,un moment, hésité à faire un débat autour de cette question, mais j’ai pensé que cela demandait une certaine réflexion que l’immédiateté du débat ne pourrait permettre.

 

Les sujets abordés seront les suivants :

  1. la relation aux parents
  2. les conditions d’enseignement ( effectif, rythmes scolaires, hétérogénéïté…)
  3. la formation initiale et continue
  4. la relation entre collègues, ATSEM et la fonction de direction
  5. l’inspection
  6. la classe idéale et la cour de récréation ( matériel, architecture…)

 

 

Pour commencer, rêvons à notre relation aux parents ( sujet qui me tient particulièrement à cœur), imaginons comment nous pourrions les accueillir, comment nous pourrions préparer cette relation, ce que serait un partenariat école-famille idéal, et pour les parents qui lisent le blog comment ils imaginent leur place , oublions les plans vigipirates, les histoires d’assurance, toutes les contraintes et tous les préjugés, imaginons un monde nouveau………..


 

Quelques mots ou des longs discours, peu importe la participation,cette salle des maîtres s'ouvre à tous les dialogues, que chacun s'exprime en toute confiance ,avec le désir d'aider les uns et les autres par sa réflexion, avec l'envie d'agir. Les avis divergents font bien-sûr partie du principe d'un remue-méninges.

 

J’espère que vous avez envie de rêver.

 

Publié dans la salle des maîtres

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Monique 11/05/2011 08:50



J'arrive un peu après la bataille mais le débat m'intéresse. Je rappelle juste que l'Institution nous accorde 24 heures par an pour les travaux en équipe pédagogique et relations avec les parents
!!!


J'ai 35 élèves cette année, calculez combien de temps je peux consacrer à chacun...Le reste étant du bénévolat...


Je pense, ceci dit, que la relation aux parents est essentielle (encore plus en ayant aussi le point de vue de maman d'élève). En Petite Section, nous accueillons des parents qui doivent "devenir
parent d'élèves", cette notion devrait être prise en compte dans notre emploi du temps. Dans l'école idéale, l'enseignant de Petite section aurait un temps supplémentaire à leur accorder, déduit
du temps global de travail.


Pour ma part, j'ai opté pour :


- une matinée portes ouvertes en juin parents / enfants avec jeux en classe, visite des locaux (ma directrice est présente et, cette année, j'aimerais que mon ATSEM soit là aussi)


- rentrée échelonnée sur 4 groupes afin que là aussi l'accueil des enfants et des parents soit de meilleure qualité.


-réunion de parents en septembre à nouveau pour afiner les questions pédagogiques


- blog de classe où je fais un détail quotidien de nos activités. Il a changé la vie de la classe car les parents me font beaucoup plus confiance, ils sont tous étonnée par la densité d'une
journée de classe de leur enfant, ils peuvent reprendre des activités, ils peuvent se tenir au courant de ce qui se passe quand l'enfant est malade et surtout, surout, ils peuvent en parler avec
leur enfant. Comme me l'a fait remarquer une inspectrice qui n'y était pas favorable : je désacralise l'école !!!


- dans l'école nous organisons un petit accueil thé ou café en septembre dans la cour de l'école pour commecer à créer des relations plus chaleureuses et nous organisons des événements type
Grande Lessive auxquels les parents sont invités à participer.


 


Notre école vit dans un très bon climat même s'il y a toujours des tensions avec des familles "pathologiques" ou avec ceux qui n'ont aucun intérêt pour l'école à part celui de faire garder
l'enfant gratuitement pendant 6 heures ( même malade)


 


Mais j'aimerais en faire plus ! Comme dans une école où j'étais avant, pouvoir organiser l'après-midi des accueils de parents pendant le temps de sieste sur des thèmes importants de la
parentalité : alimentation, sommeil, télévision, autorité... avec l'aide de professionnels. Pour les familles fragiles qui ne se rendront pas dans d'autres lieux, seule l'école pourrait faire ça.


Je pense qu'un directeur déchargé dans chaque école serait l'idéal (à condition qu'il garde des heures d'enseignement et de présence auprès des enfants obligatoires -pour ne pas oublier ce que
c'est ) afin de pouvoir passer plus de temps avec les familles. Dans l'école dont je parlais plus haut, la directrice allait parfois "se faire payer le café" dans les familles dont les enfants
avaient le plus de problèmes et c'était toujours un mieux pour l'enfant.


Et effectivement un lieu chaleureux d'accueil des parents qui ne soit pas le bureau du directeur ni la classe serait très intéressant.


Au lieu des 60 heures d'aide personnalisée en Petite Section, donnons du temps aux familles et les enfants progresseront !



isa 11/05/2011 11:45



tout ce que tu dis   fait écho avec ma propre vision de la relation idéale, je pense effectivement que la lutte contre l'échec scolaire passe aussi par cette condition, cette
prise de conscience se fera petit à petit inéluctablement.



david 08/05/2011 19:20



Le texte du BO qui explicite les passages anticipés et les maintiens ne cite et ne concerne donc que le cycle 2 et le cycle 3 en fait... C'est un point très peu connu des
directeurs... Pour un maintien ou un passage anticipé, il faudrait en référer à l'IEN et à la psychologue scolaire, mais ne surtout pas décider tout ça seul dans son coin. Je dis ça vite fait,
pas chez moi, entre 2 portes, sans avoir le temps de retrouver le texte...


Mais au regard des textes, la maternelle n'est pas concernée par les maintiens ou les sauts de classe.



isa 08/05/2011 19:35



il y a pourtant eu des passages anticipés de TPS en MS à une époque ainsi que MS en CP et idem pour les maintiens en GS, c'est vrai qu'avec le passage aux cycles il semble me rappeler
qu'un seul maintien et une seule anticipation sur la scolarité primaire étaient autorisées. Quant à décider tout seul dans son coin, cela ne doit pas se faire, les démarches exigent conseil de
maîtres, psychologue et ien, me semble-t-il ! Ce serait intéressant d'avoir le BO.



Krol 08/05/2011 16:59



Ce que j'en pense, Isa?
C'est que je suis en total accord avec chacun de tes propos (c'est d'ailleurs assez étrange  de voir ses réflexions exprimées de manière si claire par un autre clavier!)
Juste quelques éléments complémentaires quant à cette famille avec son histoire bien particulière -en y réfléchissant, toutes les familles ont leur singularité, que nous ne connaissons pas
toujours-. Cet enfant est le dernier d'une fratrie dont les ainés ont un handicap qui n'a pas été diagnostiqué de façon précoce, par la maman, à l'époque en congé parental (j'ai l'impression que
c'est une situation douloureuse d'ailleurs pour elle), pourtant ceux-ci poursuivent une scolarité maternelle plus que "normale", au point que l'on en oublierait leur handicap!  Avant même la rentrée du petit dernier, la maman, affolée, a souhaité envisager le fait qu'il fasse une Toute Petite Section mais qu'ensuite il intègre avec
les autres PS  la classe de Moyenne Section. Pendant notre entretien du 1er septembre, je lui ai demandé de me laisser le temps de me faire une idée de ses compétences et de nous rencontrer
régulièrement (à chaque période) pour faire le point. C'est ce qui a été réalisé: j'ai évoqué tous les points forts de cet enfant (il y en a en effet) et les domaines dans lesquels il avait enore
à construire des apprentisages mais, j'ai l'impression que dans l'esprit de la maman, peut-être sans qu'elle s'en rende compte, la décision a été et restera prise.
Je vais réitérer mes arguments, mais, évoquer que son petit dernier va bien et qu'il n'y a pas lieu de forcer sa scolarité pour montrer que l'on est un  bon parent et de "rattraper" un  vécu avec ses autres enfants, je ne suis pas sûre de trouver les mots!
Dommage...
Allez, soyons optimistes: je n'ai pas de boule de cristal et  tout se passera peut-être bien en fin de compte....enfin...  j'espère....




isa 08/05/2011 18:46



Tu crois que cette maman considère ,comme certains parents que la maternelle pendant 3 ans c'est suffisant ou bien souhaite-t-elle que son petit dernier ait un an d'avance ? Tu vois la
nuance ?


Si c'est la premiére raison, je leur présentais l'avantage pour leur enfant d'avoir le privilège d'avoir une année maternelle supplémentaire qui leur offrait une bonne chance de réussite
d'apprentissage de la lecture ( les statistiques le disent) par contre en les mettant dans la situation de faire comme les enfants ayant un an de plus qu'eux, on leur retirait cet avantage et on
leur donnait  une certaine injonction de prouver qu'on ne s'était pas trompé sur leur compte. Et pourtant, un grand nombre perde leur année d'avance durant leur scolarité, ce qu'ils vivent
comme un échec.


dans le second cas, mon discours était plutôt ce que j'ai dit dans le commentaire précédent.


Et puis , il est intéressant de discuter avec les deux parents, parfois le désir n'est pas forcémént le même.


Je trouve que cette maman s'est donnée une responsabilité énorme en portant le non répérage du handicap de ses autres enfants, elle aurait besoin d'être allégée de ce poids.



Krol 08/05/2011 13:01



La scolarité d'un enfant peut aussi parfois être pour le parent un tel enjeu, qu'il pousse à le
faire "sauter" une classe: je pense en particulier à un élèveTPS scolarisé dès septembre, qui maîtrise vraiment la langue orale, dessine de façon figurative, n'est pas encore dans la
reconnaissance de son prénom ni de ceux des copains, et ne semble vraiment pas s'ennuyer en classe.
Je doute du bien fondé de son passage (direct) en moyenne section mais comment faire comprendre à ce parent , sans dévaloriser  la réussite scolaire de son enfant, qu'il ne faut pas non plus
la surévaluer et vouloir lui faire prendre de l'avance à tout prix?
L'école idéale serait pour moi, une école dans laquelle les enfants (et enseignants) seraient enchantés d'aller (sans volonté de l'instrumentaliser).






isa 08/05/2011 15:54



c'est une question , Krol , tu as raison, mais elle illustre bien ce que je disais dans la réponse précédente,l'évolution de la société et souvent  cette demande de forcer le
parcours pour s'assurer (illusoirement) de la réussite.


C'est une demande qui doit être entendue et la relation de confiance instaurée au préalable donnera d'autant plus de crédibilité à l'avis de l'enseignant.


Quand des parents me faisaient ce type de demande, j'écoutais leurs arguments, la plupart du temps ceux -ci étaient: " J'ai peur qu'il ou elle s'ennuie", "Nous pensons qu'il ou elle va
perdre l'habitude de travailler si c'est trop facile" ou encore " Ca peut lui donner une année d'avance en cas d'échec plus tard "...., je les laissais exprimer leur façon de voir et je
n'attaquais pas leur désir, je commençais par leur dire qu'ils avaient la possibilité de le faire effectivement , avaient-ils tout mesurer ? Et mon premier argument était de les emmener le plus
loin possible " Ainsi votre enfant selon vous partira faire ses études supérieures à 17 ans, il devra assumer une vie d'étudiant plus précocement que les autres, vous êtes d'accord avec ça ?",
cette mise à distance avait pour certains un impact fort, la plupart du temps , il n'ont pas en tête cette perspective. Puis, je reprenais leurs arguments: l'ennui , la facilité, le joker
redoublement et nous les regardions d'un point de vue pédagogique , selon moi un enseignant a à se préoccuper de tous ses élèves et si l'un est plus en avance que les autres, il adapte sa
pédagogie, c'est la même chose pour ceux qui sont en difficulté et c'est bien la raison d'être de la pédagogie différenciée. Je leur donnais enfin mon avis: " Je n'y suis pas favorable" , il est
important d'être clair et de se positionner. Si malgré une discussion ouverte les parents restaient sur leur point de vue, les démarches étaient entreprises.


C'est vrai que c'est compliqué de savoir au juste si ce choix est le bon ( choisir que l'enfant fasse une scolarité normale), il y a tellement d'exemples de situations différentes et de
classes sautées, mais dans la perspective d'une vie entière, je ne vois pas quel est l'intérêt d'une année scolaire en moins.


J'y vois un désir parental de reconnaissance et d'admiration à travers la réussite de son propre enfant, une manière de dire: " Je suis un bon parent" et c'est sur ce doute là que notre
rôle d'enseignant peut jouer en rassurant les parents sur leur compétence parentale.


Qu'en penses-tu Krol ?


 



Clementine 08/05/2011 11:41



Bonjour,


J'aime beaucoup votre blog et tout le travail coopératif qu'il suscite. Alors je me jette à l'eau et participe avec le peu d'expérience que j'ai (2 ans de travail comme PE titulaire dont une en
maternelle cette année avec des TPS PS et MS dont un enfant autiste).


Je suis d'abord une maman de 2 petits garcons turbulents de 7 ans et demi et 3 ans et demi. Pour avoir pris des congés parentaux et m'être occupé à 100% de mes têtes blondes, je sais que la
relation clef dans l'éducation se joue entre l'enseignant et les parents.


J'ai beaucoup souffert de l'attitude de certains instit qui prenaient de haut mes enfants et se méfiaient de moi, parce que justement... en étant PE on est classé "dangereux" aux yeux de certains
collègues.


Bref... un autre sujet :-)


Je me suis dit que si je devais conduire une classe à moi toute seule, je devais ne pas avoir peur des parents, je devais les associer à mon projet.


Pour l'instant, cette attitude ne m'a joué aucun tour. J'accueille les parents et les enfants le matin aussi longtemps qu'il le faut. Je serre les mains, je salue, je souris, je discute avec
chacun s'il en a envie. Je me laisse du temps, je laisse les petits aterrir, je ne les bombarde pas dès l'arrivée d'ateliers, les parents peuvent les observer, les rassurer et ils repartent en
confiance.


Ils savent que je suis maman (donc moi aussi je passe de mauvaises nuits parfois avec des petits malades) mais que je sais me rendre disponible entre midi et 13h30 s'ils veulent me parler plus
tranquillement ou sur rendez-vous, après les heures de soutien.


Dès la rentrée, j'ai demandé aux parents de repenser le goûter ( ma collègue en place était un peu sceptique et ne voulait pas déranger les familles en imposant un cadre) mais on est arrivé à
tenir le cap d'un goûter varié pour tous. Et quelques parents m'ont remercié pour cette initiative.


Quand un parent n'arrive pas à suivre le planning, je ne fais aucun commentaire, je me demande si cela va en ce moment pour eux, s'ils se sentent débordés. Et j'essaye de discuter avec eux; on
impose des fois des choses qui compliquent la vie des familles (le cahier de vie, les écrits et collages à faire avec son enfant et cela demande du temps et de l'imagination et aussi des parents
qui sachent lire et écrire!). Les parents doivent percevoir l'intéret pour l'enfant de tout ce projet et garder en tête le but de la manoeuvre : Le langage et le partage.


Les choses les plus traitres sont les préjugés de chaque côté de la barrière école-maison.


Il faut essayer de lever les angoisses, aider les parents fatigués et stressés à prendre avec humour et un certain detachement l'évolution de leur enfant ... Encourager tout le monde à la
réussite de chacun.


Des fois, un enfant est infernal et il faut serrer les dents mais ce n'est pas la faute du parent et il n'y a pas à le culpabiliser. Il faut essayer de trouver des solutions communes. Il faut
essayer d'expliquer et d'impliquer les parents dans les apprentissages des petits.


C'Est parfois difficile mais on y arrive à petits pas.


J'aimerais une école qui écoute davantage les enfants, qui les respecte, qui ne les jette pas dans la compétition. Un peu à l'allemande. Ce serait plus simple.


On peut toujours rèver.


Un lieu pour les parents serait aussi sympa dans l'école. Genre café pédagogique avec mutualisation des bons plans dans la région pour l'âge des enfants, annonces de garde pour les enfants etc...
Il y aurait tant à faire pour faciliter la communication entre tout le monde.


Les sites internet c'est mignon mais hyper technique et encore faut-il que les familles aient de quoi être connectées et à la page. Mieux vaut tabler sur du concret et du simple.


Voilà un petit rève que j'essaye de garder dans ma tête et de concrétiser à ma facon.



isa 08/05/2011 12:36



merci beaucoup Cleméntine et finalement se jetter à l'eau n'est pas si dangereux !!!


La partie "devenir élève" des programmes n'est ni plus ni moins une co-éducation. Nous ne pouvons occulter que nous participons d'une manière ou d'une autre à la construction de la
personnalité des enfants que nous avons face à nous. Nous influençons le regard que le parent porte sur son enfant, nous influençons la vie de famille, lorsque la porte de l'école se referme,
l'école continue d'agir quoique nous pensons, il ne s'agit pas de sacs de courrier, il est question de vies d'enfants. En choisissant ce métier, nous devons mesurer que la société a évolué et que
les demandes de reconnaissance et de réussite scolaire se sont accrues, c'est un élément qui nous concerne, l'enfant n'a plus le même statut quoiqu'on veuille, les familles pensent
majoritairement qu'il est primordial de réussir scolairement pour s'assurer un avenir professionnel. Ce fait positionne l'enfant/élève dans un statut majeur au sein de la famille, que nous soyons
pour ou contre, nous ne pouvons nier ce changement, d'où le choix d'agir ou non  avec les familles. Pour ma part, j'ai pris le parti de les aider à ne pas trop surinvestir cette réussite et
à faire confiance à leur enfant dans un dialogue de proximité  et dans un positionnement professionnel qui situe la place de chacun au sein de l'école. Je ne crois pas que nous pourrons
parvenir à une bonne entente ,à notre propre reconnaissance et à la lutte contre l'échec scolaire en continuant de fermer les écoles aux parents.



sonia 06/05/2011 21:35



En septembre, ce sera ma deuxième rentrée en tant que maitresse de PS et première rentrée en tant que maman. La question de la relation aux parents me semble improtante notamment pour les parents
dont c'est l'ainé qui entrent à l'école et particulièrement pour les parents qui ont un "mauvais souvenir" de l'école. Souvent, bien malgré eux et sans s'en rendre compte ils "impriment" leur
"échec scolaire" sur leur enfant. Je mets beaucoup de guillemets pour éviter que l'on me taxe de psychologisme de nunuche pourtant je trouve que s'informer avec délicatesse, sans jugement et
avec le sourire de la relation des parents à l'école, notamment pour les enfants en difficulté est un élément important, mais ce n'est qu'un élément, pour accompagner cet enfant dans le fait
de devenir élève. Dans un premier temps, je ne me permets pas de dire aux parents qu'ils reportent leur passé scolaire sur leur enfant mais parfois quand une relation de confiance s'est bien
installée, c'est un point que je me permet d'aborder. Cela est très souvent constructif, les résultats scolaires ne s'améliorent pas forcément mais l'attitude, oui. J'ai parfois le sentiment que
ces élèves dont les parents ont eu une scolarité difficile ne s'autorisent pas ou ne sont pas autorisés à prendre du plaisir à être élève. Alors, je me dis que ce ne sont pas les parents qui
peuvent voir un élèment qui fait blocage et puisque je le vois d'où je suis, pourquoi devrais-je me toujours me taire?


 Il ne s'agit pas de devenir psychologue mais l'instit est surement le seul adulte qui voit quasi-quotidiennement pendant 10 mois des enfants agir en groupe, être confronté à de
nouvelles connaissances, de nouvelles attitudes requises par ses pairs et par les adultes. Il y a des choses que seul l'instit voit et donc le dialogue qu'il a avec les parents est unique, et la
coopération éducative avec eux est inévitable, difficile à mettre en place mais si je ne le fais pas j'ai l'impression de ne pas prendre toute la place que mon point de vue me donne. Je
ne reçois pas des parents chaque semaine, je ne copine pas avec eux, je profite pleinement du temps d'accueil et autres outils traditionnels ( cahier de liaison, de vie)


Je rêve d'une école peut-être moins complexée par la norme et le résultat, moins "en déni" sur le fait de former un individu dans la relation à soi-même et aux autres.



isa 07/05/2011 09:05



je te rejoins Sonia. Merci pour ce point de vue à la fois enseignant et parent.



myrtille 06/05/2011 15:05



Mon idéal serait une société où chacun ferait confiance à l'autre: les enseignants aux parents, les parents aux enseignants, les journalistes et notre hiérarchie aux parents et aux enseignants,
où les enfants passeraient d'un lieu de vie à un autre en toute quiétude... Que d'épanouissements possibles enfin pour chacun, petits et grands.



isa 07/05/2011 09:01



Un monde parfait ....



Isabelle.L 05/05/2011 12:46



Je pense que les occasions de parler sereinement, détendus, de façon informelle, comme à la kermesse, lors d'expositions, de gouters, ... (toutes les idées sont bonnes, et chacun fait comme il le
souhaite), sont interessantes pour nouer un dialogue avec des familles parfois anxieuses, ou ayant un vécu négatif de l'école, ou encore avec des enfants en échec scolaire. C'est donc, à mon
sens, un point important pour une communication idéale (revenons au débat !!!) On ne va pas revenir sur la nécessité d'avancer en coordination avec les parents pour accompagner l'enfant dans sa
scolarité.


En tant que mère d'élève, j'ai un vécu pas toujours facile avec les enseignants, ma fille n'ayant pas eu un parcours facile non plus (c'est marrant, quelle coincidence !), j'essaie de faire
toujours attention de parler aux parents comme je souhaiterais qu'on me parle en tant que mère d'élève. Ce n'est pas facile, mais n'oublions pas que nous avons (presque tous) les deux casquettes
! Mon souhait serait celui là : communiquons sereinement en respectant l'un (parent, qui connait son enfant, qui a un lien affectif fort, qui a le droit de donner son opinion, qui n'est pas
responsable de tout) et l'autre (enseignant, qui fait son travail, qui accueille un élève dans un cadre collectif, qui a le droit de se tromper, et de l'admettre) nous ne sommes pas ennemis,
personne ne détient la vérité (chaque enfant est une personne complexe, dont nous connaissons tous un visage).



isa 05/05/2011 14:22



dés qu'on se positionne en tant que parents , on ne voit plus les choses de la même façon, c'est normal.


Il y a parfois une crainte de se concurrencer, si les parents entrent trop dans l'école , ils vont devenir exigeants et revendiquer certaines méthodes ....au final, chacun reste sur ses
positions et s'observe , se critique parfois et l'école petit à petit perd en respectabilité et en reconnaissance.


C'est de cela que je voulais parler, en espérant qu'on aurait des idées et pour avoir des idées , on peut rêver, ça n'engage à rien le rêve !!!!



aurélie 05/05/2011 09:55



David a écrit : "l'école idéale c'est celle où les parents s'occupent de leurs enfants chez eux, et où les enseignants s'occupent de leurs enfants en classe ! La
place des parents faites à l'école est largement suffisante, je ne vois pas pourquoi vouloir en faire plus, au risque de s'éparpiller dans notre mission de service public. J'ai une vie après
l'école, et les parents aussi... Laissons-les tranquilles !"


Je suis d'accord avec lui. J'accueille toutefois très volontiers les futurs élèves lors d'une matinée en classe la dernière semaine de juin. Ma rencontre avec les
parents se fait au moment de la sortie, je leur fais un bon chek up sur la rentrée future. C'est vrai pourquoi attendre la rentrée pour leur faire un petit bilan de ce que l'enfant va y faire ...
dans cette école ?!


Mais vous contasterez bien que je n'accueille pas les parents avec les enfants en classe car pour moi chacun a un rôle et un métier différent; moi
celui d'instit et eux celui de parents et pour moi chacun a besoin (ds une relation de confiance) de rester à sa place. Après tout, je ne vais pas suivre monsieur le  postier pendant sa
tournée pour voir comment il fait son boulot ... et bien c'est pareil avec les parents. Il faut  leur expliquer le rôle que l'on joue ds le devenir de leur enfant, comment on s'y prend
grosso modo pour que leur chérubin devienne acteur de son apprentissage mais surtout ne pas en faire trop !!!!!!


J'ai eu une très mauvaise expérience lors de ma première année d'enseignement où à vouloir en faire trop, j'ai vécu au final un enfer avec certains parents et cela
m'a valu de beaux séjours dans le bureau de l'IA. Je vous assure, il ya assez de pressions ds ce métier pour qu'on ait besoin de s'en rajouter à vouloir trop bien faire avec les parents.



isa 05/05/2011 14:11



tu penses qu'il n'y a rien à imaginer de plus que ce qui existe alors ? Ton rêve est-il qu'il faudrait que les parents ne rentrent plus du tout dans les écoles ? C'est une opinion et
chacun a le droit de rêver à sa manière, c'était aussi la pratique des temps anciens.


C'est intéressant de lire combien la relation aux parents est pour toi une pression supplémentaire, on voit bien là qu'il y a difficulté. Je ne pensais pas en soulevant ce débat observer
des craintes aussi grandes.


Sans insister lourdement, je voudrais juste faire remarquer que les attitudes d'ouverture aux parents ne sous-entendent pas la dilution des tâches, c'est d'ailleurs tout l'enjeu du
rapprochement. Expliquer le système scolaire aux parents c'est leur donner les limites de la place de chacun, les enseignants enseignent et les parents donnent du sens à la scolarité de leur
enfant parce que la communication a été améliorée, se faisant ils contribuent aussi à défendre une certaine idée de l'école, ce qui est loin d'être le cas actuellement. Innover c'est tenter,
parfois il faut savoir prendre des risques dans son métier et chercher  toujours à améliorer pour l'intérêt général.


Je comprends qu'on cherche à se protéger quand on a subi, mais en faire trop comme tu dis Aurélie ce n'est pas la position que je défends. Merci pour ton commentaire qui nourrit le
débat.



edith 05/05/2011 08:36



Même si je me sens bien dans ma pratique quotidienne, et puisque tu nous proposes de rêver, voilà ma contribution
« idéaliste »


L’école idéale :


-        
une école où chaque intervenant est suffisamment formé et informé pour prendre en charge toutes les spécificités de chaque enfant, pour que le noyau de
professionnels qui gravite puissent se rencontrer, échanger, expliquer, construire, inventer, se renouveler, encadrer, accompagner….et avoir du temps à y consacrer.


-        
Toujours avoir un interlocuteur disponible pour aider à solutionner les situations difficiles, éviter le stress, la boule au ventre, l’enlisement, les conflits
extériorisés ou intériorisés, pour apporter un soutien pédagogique et un étayage (ou une « évaluation » tout au long de sa carrière!!)


-        
avoir moins d’élèves dans les classes (soyons fous!! : 15 à 20 maximum), des journées moins longues pour les enfants.


-        
développer l’estime de soi, la confiance, l’entr’aide, le partage, le goût de l’effort, le goût du « beau », l’ouverture culturelle, la créativité,
l’imaginaire


-        
pouvoir visiter, sortir, aller dans des lieux de culture, acquérir des livres et du matériel sans souci financier : mutualiser les « richesses » de
nos classes et en faire profiter les autres quand on ne s’en sert pas.


-        
des locaux fonctionnels, du mobilier modulable, coloré


-        
une banque de données pédagogiques organisée, facile d’accès


-        
des parents sereins et responsables dans leur rôle de parents, confiants dans l’Ecole


-        
des élèves motivés curieux disponibles pour apprendre


-        
des enseignants performants, inventifs, joyeux, accueillants


 


Merci Isa, ça
fait du bien de rêver !!!



isa 05/05/2011 08:59



merci aussi Edith de jouer le jeu du rêve et de croire que cela pourra peut-être un jour nous aider.....



maud 04/05/2011 23:09



nous organisons pendant 1h en gros apres la sortie des classes 1 rencontre dans la classe avec maitresse et ATSEM pour se découvrir tous dans ce nouveau lieu. il y a
les livres, le scoins jeux, la table du train (mon grand sauveur, les enfants l'adorent) des feuilles et des crayons. je dis 1 mot à chaque enfant en me mettant à sa hauteur, je réponds aux
questions-angoisses des parents. comme il fait vite chaud à 40 dans la classe on sort dans la cour découvrir le toboggan et le camion de pompier (grand succes). Puis je les laisse partir
rassurés, un peu, avant le grand retour en septembre.


Depuis l'année dernière les Representants de parents offrent un petit gouter car ce n'est pas topujours facile d'être nouveau...


Je ne pense pas en faire trop, ni être animateur socio-culturel.


Je pense pour être maman d'une PS que c'est vraiment important de savoir où l'on va laisser sa prunelle cela aide à mieux envisager la rentrée même si cela n'évite
pas tous les pleurs. Il ne faut jamais oublier je crois que l'E.N. a une image extremement rigide et que les parents sont souvent tres angoissés car il nous confient leur prunelle sans trop
savoir où ils vont.La confiance se construit petit à petit et ce moment est une bonne étape.



isa 05/05/2011 09:12



c'est bien aussi de donner le point de vue d'une maman qui voit l'école et donne ses interrogations.



val 04/05/2011 21:30



bonjour à tous! Je pense aussi que la rentrée en PS est un moment angoissant pour les parents, ce qui fait que j'invite les futurs élèves à venir avec leurs parents en fin d'après-midi (je laisse
le choix de 2 jours), on partage le goûter, ils découvrent la classe, l'école. Je n'ai pas choisi le matin car je trouve que j'ai assez à faire avec mes 26 petits pour pouvoir accueillir
correctement des parents +leur enfant. Je suis dans l'ensemble assez disponible pour discuter/recevoir les parents et je pense que ce contact est primordial en maternelle mais je trouve aussi que
c'est suffisant, je n'aurai pas envie de passer des soirées avec eux. En plus je trouve que certains enfants, en présence de leurs parents, deviennent impossibles et vice-versa... certains
parents, lorsqu'ils viennent aider, ne voient que leur enfant. C'est quelquefois délicat. 



isa 04/05/2011 22:35



merci Val pour ton point de vue et ce regard réaliste.



géraldine 04/05/2011 20:50



Je suis assez d'accord avec Maud: J'aimerais que mes paroles soient entendues et comprises telles que je les ai prononcées, qu'elles expriment clairement ma pensée et qu'elles ne soient pas mal
interprétées. J'évoque ma parole et non celle des parents car j'essaie de comprendre ce qui m'est dit et non-dit sans jugement de valeurs, je fais bcp d'efforts pour ça et c'est un idéal aussi !
Je souhaite que les parents s'impliquent d'avantage sans empiéter sur "mon territoire", qu'ils se sentant plus concernés et qu'ils participent plus tout en restant dans le respect de mon travail,
de l'institution en général.En fait, un idéal, on peut s'en approcher mais pas l'atteindre et c'est en changeant son regard sur les choses et sur les gens qu'on avance dans un premier temps. Plus
de compréhension de part et d'autres, ça fait déjà bouger les choses ! C'est sûr, ça demande de l'énergie et de l'implication tout en oubliant pas de se préserver: le juste équilibre, difficile à
trouver. J'ai entendu dans une conférence dédiée aux rivalités frères- soeurs que la famille c'est un mobile avec à chaque bout, un membre (papa, maman, un enfant) . Lorsqu'un membre bouge, tout
le mobile bouge avant de retrouver un équilibre. Or, lors d'un stage sur l'enseignement pour les 2 -3 ans, une image semblable nous a été proposée: on peut voir aussi l'éducation d'un enfant
comme un mobile avec à chaque branche: les parents, l'école, l'enfant. Pour retrouver à chaque fois l'équilibre: il faut dialoguer !


Bref, mon école idéale c'est celle où les acteurs osent se parler vraiment pour sans cesse retrouver un équilibre ! C'est ma vision des choses mais je comprend et respecte tout à fait que
certains se sentent plus instit qu'assistance sociale: l'essentiel est d'être cohérent entre ce que l'on ressent et ce que l'on fait, tout en préparant avec les parents l'avenir de
l'enfant . Les méthodes ne manquent pas, à chacun la sienne !


PS: Et je voudrais aussi plus de temps pour tout !



isa 04/05/2011 21:29



oui , c'est trés important que chacun se sente bien dans sa manière de vivre son métier et c'est pourquoi quand tout va bien, on ne pense pas forcément à des changements. Globalement
pourtant, on peut aussi penser aux autres.


ce qui est étonnant , ce sont les caricatures qui viennent dés qu'on parle de rapprochement avec les familles ( animateur, assistante sociale, ....), c'est étrange comme les réticences
poussent à se protéger en grossissant le trait. J'ai dit et souvent répété que l'enseignant est un professionnel et doit se situer en tant que tel, je ne comprends pas pourquoi être proche des
parents signifierait changer de rôle.


Je suis d'accord avec toi Géraldine sur  le souci de se faire comprendre. C'est à rechercher.



delphine 04/05/2011 18:21



Je suis d'accord avec David, je ne tiens pas du tout à copiner avec les parents. les relations doivent être cordiales, sereines, mais la pétanque ou le barbecue, je les garde pour mes amis! je
trouve aussi que mon école est suffisamment ouverte aux parents, il faut leur laisser le rôle qu'ils ont; je ne me permettrais jamais d'aller les voir sur leur lieu de travail et d'y solliciter
une "place"... (imaginons à la banque, dans un commerce, chez un médecin...) Chacun son métier.


Je pense qu'accueillir les familles avec sourire, avec humour et décontraction tous les matins avec un petit mot pour chacun devrait suffir à les mettre en confiance. cela saupoudré
d'explications simples et claires sur notre travail...J'y ajoute du temps et de l'écoute individualisé lors de la visite de l'école, un montage vidéo pour expliquer le travail en petite section
et un brin de cuisson au four thermostat 6!


Mais de manière plus générale, chaque fois que j'écris un mot, que je dis quelque chose, que je parle d'un enfant à ses parents, je me demande : "comment voudrais-je qu'on me parle à moi? et si
c'était mon enfant?"


Merci en tout cas de laisser à tous cette liberté de parole.


 


 


 



isa 04/05/2011 18:36



c'est intéressant de voir comment chacun se situe, je remarque tout de même que ma seule proposition rêveuse alimente le débat , j'en déduis que votre situation relationnelle vous
convient et que rêver une autre relation ne vous correspond pas. Il n'y aurait donc rien à changer, cela semble être une bonne nouvelle. Comme je le disais dans un précédent commentaire,mon
éloignement du terrain me fait perdre la notion de pratique. Par contre, je ne suis pas d'accord sur le terme "copiner", la convivialité ne débouche pas forcément sur du copinage, la cordialité,
la reconnaissance de l'autre est une forme d'art de vivre, personnellement j'ai toujours respecté cette distance et n'ai pas eu d'amis parmi mes parents d'élèves. C'est  justement savoir à
la fois être proche sans empiéter sur l'intime, une juste mesure à trouver.



véro 04/05/2011 14:55



je suis d'accord avec David pour le côté animateur socio-culturel. cependant, j'ai pris l'habitude depuis 7 ans de proposer à chaque nouvelle famille de passer (si ça les intéresse et en fonction
de leurs disponibilités) une matinée de classe avec leur enfant. je les accueille un par un. j'ai la chance d'avoir une classe à deux niveaux donc ça correspond à une douzaine de rendez-vous sur
le mois de juin. le fait d'assister à une matinée de classe avec son enfant permet aux parents de voir que les PS ne font pas que "jouer"!!! et que le rythme de classe (ainsi que le volume
sonore) est soutenu.ils peuvent ainsi parler de l'école pendant les vacances en sachant ce qui s'y passe... ça rassure les parents aussi dans le sens où les relations avec l'enseignant sont plus
ouvertes.


j'aime bien également le fonctionnement de l'école de Marie-Claire qui l'année dernière nous avait parlé de son accueil des deux ans avec les parents et nounous une fois par trimestre.


 



isa 04/05/2011 16:12



Merci Véro et merci David ( entre parenthèse , j'aurai réussi à le faire participer à un débat , je rage que les copines du Mardi soir ne soient pas toutes là pour voir ce défi réussi
!!!!).


Oui je vois bien Véro que toi aussi tu cherches à nouer les liens et à rassurer, c'est donc que cela te semble important.






david 04/05/2011 14:19



Je demande aux parents de venir avec leurs enfants au moment de l'inscription... il y a présentation des lieux, du matériel, des activités et des gens de ce fait... Je ne fais pas dans la
dentelle, mais quand même lol



isa 04/05/2011 16:09



David tu n'es pas un animateur socio-culturel mais tu es un trés bon "public relation" !!!!!!



Silvia 04/05/2011 14:15



Bonjour David,


ah ça y est ça s'anime Isa doit être contente !


Voilà mon point de vue de future maman d'un petit en PS à la rentrée. J'ai vu la cour de l'école derrière une grille, je sais juste que l'école de mon quartier est très chargé au point de vue
effectif et la cour minuscule.


Certains parents peuvent être inquiets pour la rentrée de leur enfant c'est une réalité( c'est mon cas), je m'en rends vraiment compte seulement maintenant alors que cela fait des années que
j'enseigne en maternelle.  On peut avoir peur quand on n'a aucune représentation de ce qui nous attend, et je pense que passer un été serein
avant la première rentrée est indispensable. Pouvoir parler à son enfant un peu précisément aussi, comment s'appelera le maître ou la  maîtresse, les jeux qu'il y a dans la classe pourquoi
pas... Tu donnes l'impression d'être quelqu'un de serein et je pense que les enfants de ton école doivent en bénéficier , c'est un avantage bien sûr. Cependant crois moi certains parents ont
besoin d'être rassurés, de pouvoir échanger avant cette GRANDE rentrée tellement importante symboliquement pour toute la famille.


 



isa 04/05/2011 16:08



oui Silvia, je suis contente. J'aime bien que les avis se rencontrent et s'écoutent. Avec David, il n'y pas d'inquiétude, il entend. Je crois que si tout allait formidablement bien, on ne
chercherait pas ainsi comment renouer un certain dialogue avec les familles. Mais nombre d'éminents spécialistes en pédagogie se sont penchés sur la question et s'interrogent sur le rapport entre
l'école et la famille. Et il est avéré que des écoles ayant de bonnes relations institutionnelles possédent ainsi des facteurs essentiels de réussite et de progrés. Mais pour revenir à David, il
ne reconnaît pas qu'il en fait déjà beaucoup.....



david 04/05/2011 13:59



Allez je mets les pieds dans le plat ! L'école idéale c'est celle où les parents s'occupent de leurs enfants chez eux, et où les enseignants s'occupent de leurs enfants en classe ! Je suis
instit, pas animateur socio-culturel !


La place des parents faites à l'école est largement suffisante, je ne vois pas pourquoi vouloir en faire plus, au risque de s'éparpiller dans notre mission de service public. J'ai une vie après
l'école, et les parents aussi... Laissons-les tranquilles !


Je n'ai jamais fait de journées d'accueil pour les futurs élèves, et ça ne se passe ni pire ni mieux que chez les voisins dans mon école. Il faudrait dédramatiser un peu ...


Voilà. Une réunion de rentrée faite avec calme et simplicité, un vraie représentation au CE, une entrevue par an minimum avec chaque famille, un goûter de 16h00 à 16h30 à chaque départ en
vacances et un bonjour le matin au portail : ça marche comme ça dans mon école. Tout le reste, ça n'est pas dans mes attributions.



isa 04/05/2011 15:52



voilà un avis tranché et divergent, j'apprécie David que pour toi les choses soient aussi claires, quand je lis tout ce que tu fais avec tes familles, je me dis que tu en fais un peu plus
que tu ne veux bien le reconnaître. Et tu défends bien ce que tu vis avec les parents car cela te convient et que cela fonctionne.Pourquoi rêver à autre chose ?


 



Silvia 04/05/2011 12:26



Oui, je pense qu'il faut aussi faire le maximum pour que les parents et futurs élèves puissent se représenter en juin ce que sera leur rentrée. Dans notre école nous organisons une
réunion-rencontre lors de laquelle les premières informations sont données mais aussi qui permet aux enfants de jouer un peu dans la classe, de s'approprier les lieux.


Par ailleurs pourquoi ne pas au long de l'année organiser des rencontres conviviales autour de thèmes éducatifs, qui permettent à chacun d'échanger sur ses difficultés, ses réussites...?


Pour que les parents se sentent bien je pensent qu'il faut aussi qu'ils se sentent écoutés sans crainte d'être jugés. Effectivement une formation continue où les questions de l'écoute (psycho),
du rapport des familles  à l'école en fonction des milieux sociaux notamment  (socio) me semble primordial pour lutter contre les préjugés.


Et puis la question de la place des parents à aussi un rapport avec la question des moyens donnés à l'éducation nationale : plus les effectifs sont importants , plus il semble difficile de faire
correctement son travail et d'échanger en détail avec chaque parent, même si c'est ce que tentons de faire le mieux possible.


Bises à tous-tes


 



isa 04/05/2011 15:43



bises  Silvia



maud 04/05/2011 09:11



Tu as raison Isa. J'aime bien ton idée d'asso à l'aide à la parentalité.


Tiens je n'avais pas pensé à inviter les futurs nouveaux parents à une soirée, nous faisons un pique-nique la dernière semaine les parents amènent leur panier repas
et on passe un bon moment tous ensemble avec de la musique en fond sonore. Cette année je vais proposer à tous mes futurs nouveaux d'y participer.



isa 04/05/2011 09:28



Je ne lance pas cette idée par hasard, j'ai travaillé 3 ans avec une telle association, je n'étais plus côté enseignant. Nous avons monté un projet de partenariat avec les écoles des
quartiers à aider, une demande de subvention est en cours, je souhaite vraiment que ce projet aboutisse car j'y crois, malheureusement mon déménagement m'a éloignée de cette association et je
suis de loin mes copines qui poursuivent le projet.



maud 03/05/2011 21:07



Si l'on pouvait avoir le même langage que l'on se comprenne enfin pour le bien-être des enfants.


Si nos mots pouvaient ne pas être perçus comme péremptoires, agressifs, vindicatifs, infantilisants mais bienveillants.


Si la confiance était réciproque cela éviterait des offenses, des frustrations, des incompréhension.


J'aimerais que l'école soit plus ouverte aux parents, qu'il y ait une vraie mutualisation, qu'ils puissent lors d'ateliers montrer leurs savoir-faire, participer à
des ateliers de bricolage, de cuisine, de lecture plaisir...


Je pense fondamentalement que pour préparer une meilleure relation les enseignants de maternelle ont un rôle primordial. C'est à nous qu'il incombe de redonner une
meilleure image de l'école en étant plus ouverts, plus tolérants, demander aux parents de s'investir plus en les valorisant est un bon début.



isa 04/05/2011 08:46



je remarque que c'est difficile de rêver à une meilleure relation , seule toi Maud à tenter le challenge. Et m'appuyant sur ton introduction, je vais donner ma vision personnelle et
certainement utopique ainsi qu'incomplète de cette possible relation. Pour avoir le même langage, il me semble nécessaire de se connaître pour savoir qui est en face de nous, c'est pourquoi j'ai
rêvé à une soirée en Juin où les nouveaux parents (de Septembre) seraient invités pour jouer à la pétanque ( par exemple) autour d'un barbecue, cette rencontre n'aurait pas de caractére
professionnel, elle serait conviviale et décontractée. Par ailleurs, les enseignants auraient été formés à développer de bonnes relations avec les parents,  lors de stages ( par exemple) car
dans la formation, il y aurait une place importante à cette problématique et des professionnels de type médiateur, psychologue, conseiller familial  interviendraient. D'autre part, j'imagine
aussi un partenariat avec des associations qui font de l'accompagnement à la parentalité et des liens étroits seraient tissés entre elles et l'école pour animer des réunions et pourquoi pas des
ateliers sur le temps scolaire.....