la salle des maîtres: 4eme rencontre analyse des pratiques

Publié le par isa

salle des maitres

Bonsoir tout le monde,

Je suis heureuse de participer à cette quatrième rencontre en direct.

Voici le plan et le timing Ctoujours pour  Marité qui est nostalgique de Manhattan.

 

Après avoir procédé au rappel du questionnement je propose que nous prenions 20 minutes pour énoncer nos critères personnels de choix qui se sont imposés à nous lors de notre décision de devenir enseignant.

 

Puis nous nous interrogerons et émettrons des hypothèses de compréhension des conséquences que ce choix a ou a eu sur notre pratique  , nous réfléchirons ensemble pour dire si la vocation aide à la satisfaction et à partir de ces observations , nous élargirons à la nouvelle formation des enseignants  durant 30/40 mn ( peut-être élastiques ).

 

 

Une conclusion sera proposée.

 

Enfin nous terminerons avec nos habituelles bêtises qui font rire ( peut-être en imaginant un monde à l’envers )

 

Les règles sont le respect et la non-violence verbale.

Les principes sont la liberté d’expression et le non-jugement de l’autre.

 

 

Les questions à traiter que nous avons choisies sont les suivantes :

 

Le choix du métier d’enseignant :

Comment ce choix s’est imposé à chacun d’entre nous ?

Quelles incidences ce type de choix a sur notre pratique ?

Faut-il avoir la « vocation » pour devenir un enseignant satisfait ?

La nouvelle formation des enseignants va –t- elle encourager ou décourager le choix de ce métier ?

 

 

Comme je le disais plus haut, nous avons 20 mn pour dire pourquoi nous sommes devenues « maîtresse » ou devenus ( on ne désespère pas) « maîtres », vous avez tous vos brouettes, alors c’est parti , on ramasse un maximum ! N’oubliez pas vos couleurs respectives, si j’en vois une piquer la couleur de sa copine ou de son copain, je risque de me perdre et ma brouette n’est pas solide, c’est une très vieille brouette……

 brouette

 


 

 

 

 

 

Publié dans la salle des maîtres

Commenter cet article

maud 09/02/2011 21:16



ma prof de français à l'IUFM nous a dit peu avant le concours : "si vous riez en écrivant votre devoir de français c'est que vous êtes exactement dedans. Il faut
être capable d'écrire ce que l'on vous demande pas ce que vous pensez" ...


Sans rire j'imagine ce que tu vis, les stagiaires Master1 semblent débordées, mon EVS en tant que candidate libre l'est encore plus et quand on voit le nombre de
place se réduire comme une peau de chagrin (50!!!!) c'est lamentable. Je te souhaite de la réussite car tu semble le mériter ne serait-ce que pour les 980euros pour 36 pitchounes.


en tout cas ne désespère pas, un de nos meilleur ami a tenté le concours STAPS (prof d'EPS) 4 fois avant de le réussir la 5° en pensant l'avoir totalement loupé!
aujourd'hui après un long interlude parisien dans les pires bahuts qui soit (une succession de lubies ministérielles, toujours en sa défaveur lors de ses demandes de changement) il est
aujourd'hui de retour à Bordeaux plus heureux que jamais avec sa femme et son bout de chou...



isa 09/02/2011 22:20



merci Maud de remonter le moral aux copines en évoquant de bonnes choses.



Flavie 09/02/2011 21:10



C'est marrant Sev on a vraiment un parcours similaire, et ça fait du bien de te lire !!!


En effet de temps en temps à la DDEC du Finistère on nous parle de ce fameux concours, puis des fois on nous dit que non ... comme je disais plus haut ça
change tout le temps, donc on verra le moment venu !


Merci en tout cas de prendre le temps de me raconter ton expérience, ça fait un bien fou de lire ça :)


Bonne soirée :) :)



Sev 09/02/2011 21:05



Je viens de vous lire, j'en suis ravie; moi aussi Flavie, je suis restée devant un plateau télé hier....et je constate de nombreuses similitudes entre nos deux parcours.


Moi aussi, j'ai toujours voulu être "maîtresse", j'aimais l'école étant petite.


J'ai passé plusieurs fois le concours; d'abord à l'IUFM, je l'ai raté de 2 points..! puis en candidate libre en faisant comme toi des suppléances dans l'enseignement catho; sans résultats, et
aussi à cause d'une mauvaise note en bio.


Heureusement, ces suppléances m'ont permis de voir toutes les facettes du métier: 15 jours en CE2, puis 2 mois en GS, puis une année en classe à 4 niveaux avec 8 élèves !!! c'était très
formateur, beaucoup plus qu'une année d'IUFM où la théorie était bien loin de ma pratique...et j'ai continué comme ça les suppléances jusqu'à ce que je puisse passer le concours spécial instits
qui m'a titularisée. Quel bonheur ! j'y étais enfin arrivée! beaucoup m'avait encouragée à faire autre chose mais je n'ai jamais lâché.


Alors courage Flavie; je travaille avec des suppléantes comme toi qui sont formidables et que l'on devrait titulariser. Un jour ton tour viendra, j'en suis sûre; je crois qu'ils parlent de
remettre à jour ce fameux concours pour résorber l'emploi précaire. Car précarité, c'est bien le mot...à moins de 1000€ par mois, il faut être motivé.


Par contre, je rencontre autour de moi des enseignants qui souhaiteraient arrêter ce métier, lassés par la pression qui pèse sur leurs épaules, fatigués...il y en a de plus en plus. Et ce n'est
pas des effectifs de 30 par classe qui vont arranger cela.


Et voilà ce qui se passe pour les jeunes :je cite...


Les remontées actuelles des jeunes lauréats concours stagiaires, en année probatoire de validation, sont
alarmantes.
Ces enseignants stagiaires sont débordés  par un surplus de travail qui ne prend pas en compte leur temps apprentissage.Enseignants à
temps complet, avec souvent des heures de cours réparties sur plusieurs établissements, ils sont soumis aux mêmes obligations de service que leurs collègues titulaires avec un allègement
insuffisant pour assurer leur formation (1/3 de leur année scolaire) et l’obligation pour certains de valider un master 2 sans lequel ils n’obtiendront pas leur
titularisation.Ces futurs jeunes enseignants subissent une double peine s’ils souhaitent entrer dans l’Enseignement Catholique, car ils
doivent en plus obtenir les droits de passage que sont le préaccord, l’accord et l’avis du chef d’établissement dont ils dépendent pour avoir leur validation.


Alors, est-ce qu'on aura toujours le courage d'enseigner, et ce jusqu'à 67 ans pour ma part ????!! avec des conditions de travail toujours plus difficiles...C'est la question que je me
pose et que se posent beaucoup de mes collègues aujourd'hui.


 


 



isa 09/02/2011 22:18



oui c'est effectivement un peu décourageant mais malgré tout il est nécessaire de ne pas entrer dans ce processus d'abattement, cela aspire vers le bas et n'est pas bon pour soi-même et
pour les élèves. Chaque jour des satisfactions existent, ce sont sur elles qu'il faut prendre appui. Dans tous les métiers, il y des moments de découragement, soyez optimistes, ne vous laissez
pas emporter par une morosité.



Flavie 09/02/2011 18:38



Je suis déterminée mais sérieusement j'ai des doutes à arriver un jour à être titularisée ... On verra bien ce que l'avenir nous dira car avec toutes ces
réformes on ne peut jamais être sur de rien, ça change tout le temps !!!!



Flavie 09/02/2011 18:31



//supporter//



Flavie 09/02/2011 18:31



Et WAHOU dans quelles conditions tu as commencé, toi aussi tu devais vraiment être épanouie et heureuse dans ta classe pour supporté ça !



Flavie 09/02/2011 18:30



Ce qui m'a bloqué les trois fois au concours c'est l'épreuve histoire/géo/sciences pour deux raisons :


- mon manque de connaissance, travaillant en même temps que je préparais le concours je n'étais pas au point de toute façons;


- et étant candidate libre vraiment libre je n'étais pas formaté comme le sont les élvèves de l'ifum, donc pour mes synthèses par exemple je le faisais plus
comme je le sentais que comme les correcteurs l'attendaient ...


Je me suis même ramassé un 4/20 la première fois, voilà une belle note, éliminatoire en plus !!!


J'ai progressé puisque j'ai atteins 9/20 la dernière fois mais évidemment pas suffisant :( J'avoue que je deséspère un peu pourtant je sais que je suis faite
pour ce métier. Je ne veux pas me lancer des fleurs, mais je suis si épanouie, certains parents me l'ont dit l'année dernière, et ma "visiteuse" (en tant que suppléante nous ne sommes pas
inspectées mais visitées) m'a dit que j'étais faite pour ça et que je méritais d'être titulaire... mais hélas je n'en ai que le mérite ... Pffff je suis un peu en mode "déprime" je
m'excuse,  mais aujourd'hui j'étais en formation, pour les suppléantes, et comme d'habitude les nouvelles ne sont pas bonnes pour nous :( (enfin comme pour tout le monde en ce
moment).


Concernant mon salaire je le dis peu car je ne veux pas me faire plaindre, je sais que j'ai déjà la chance de pouvoir faire le métier de mes rêves et c'est
ça la grande richesse, mais en ce moment on a du mal à joindre les deux bouts avec mon homme et ça me met en colère car des fois je me dis que pour y arriver financièrement je ferais mieux
d'aller bosser à l'usine où dans ma région ça embauche bien et ça paye très bien :(


Bon j'arrête et pardon pour cet état d'esprit, ça ira mieux demain!



isa 09/02/2011 18:36



tiens le coup Flavie, tu vas trouver un moyen, ta détermination va t'aider.



Flavie 09/02/2011 18:00



Et tiens ISA pour ma part j'ai fait à la fac quelque chose qui je pense te plairait à 1000% : Sciences du Langage.


Tu connais ?



Flavie 09/02/2011 17:47



Bonsoir,


Je n'ai pu participé hier. Alors je ne vous mentirai pas en vous disant que j'étais crevée, que j'étais invitée, que je devais bosser, que je devais me
coucher tôt ... non non non j'ai préféré une soirée en amoureux plateau télé + dvd que le débat. Et ça fait du bien. Car on le dit peu ici mais ce travail demande beaucoup d'investissement et il
faut bien veiller à ne pas oublier son conjoint/sa famille... Ce que j'ai fait hier :)


 


Bref revenons sur le sujet. Déjà je tenais à dire que le choix des couleurs est SUPER pratique. En live je ne sais pas, mais quand on lis le débat après
c'est carrément plus simple de suivre vos pensées ainsi. Je ne sais plus qui avait eu cette super idée mais bravo !


Pour répondre ensuite à la question je REVAIS d'être institutrice. Je ne parle pas de vocation mais vraiment de rêve, c'est un métier qui m'a toujours fait
rêver, et ça n'a jamais cessé. Et pour ma part j'ai toujours été soutenue par ma famille et mes proches, c'est même une fierté pour eux.


Ce qui me faisait rêver ?


- préparer des séances. Imaginer comment j'allais apprendre telle notion avec les enfants, mettre en page mes idées.


- utiliser tous ces outils que j'aime tant : les cahiers, feutres, styles en tout genre, les LIVRES


- rester quasi toute ma vie dans un endroit que j'ai toujours aimé : l'école. Car contraîrement à toi ISA j'ai TOUJOURS aimé l'école de la primaire à la fac
(je n'ai hélas aucun souvenir de ma maternelle)


Et puis il faut dire aussi que les vacances et les horaires cool apportaient un plus au métier :) D'ailleurs c'est le seul point sur lequel j'ai un peu
déchanté, car certe on a des horaires cool, mais pfffffffffff quel investissement les jours de repos, le soir et les vacances. Je ne m'en rendais pas compte avant.


 


Par contre je n'ai toujours pas atteint mon rêve. Car j'enseigne oui, mais pour combien de temps encore ?


J'ai échoué au concours d'entrée à l'iufm, j'ai donc tenté de passer 3 fois le concours en candidat libre et BAM 3 échecs !! Dur dur pour le moral, la
confiance, l'estime ... Y'a deux ans j'ai donc tenté d'être recrutée pour être suppléante dans l'enseignement catholique et ça a marché. J'enseigne donc depuis deux ans, et j'ai eu de la chance
je n'ai jamais été sans remplacement (il en manque même). Le hic c'est que je ne sais si je pourrai être titularisée un jour, pour cela il faut 6 ans de suppléances et une inspection favorable,
mais n'ayant QU' une licence il se peut que je ne puisse être un jour titularisée, et même ne plus pouvoir continuer les suppléances...


 


En attendant je savoure mon bonheur et je confirme qu'on ne fait pas ce métier par hasard. Ca me parait complètement absurde de lire ça (ce que je n'ai pas
lu ici). C'est un métier qui demande un tel investissement, et beaucoup de passion et sans cela je ne vois pas comment on peut enseigner correctement. Et puis vu le salaire (j'ai vu que personne
n'en avait parlé à part Isa), je ne vois pas pourquoi on choisirait ce métier (pour info je suis payée 980€ par mois !!!! Alors certes je n'ai pas le concours mais franchement je me dis qu'on se
fout vraiment de nous dans l'éducation nationale!).


Je crois que mon commentaire part dans tous les sens mais bon j'ai écrit comme ça venait !!



isa 09/02/2011 18:21



oh Flavie tu as effectivement bien fait de profiter de ton chéri, c'est important l'équilibre familial. Ton rose nous a tout de même manqué et ta belle chaise rose était vide.


Comme c'est cruel d'avoir autant envie et de ne pas parvenir à décrocher ce fameux sésame, qu'est-ce qui bloque ? et enfin 980 € pour 36 élèves , tu veux décrocher la palme du dévouement
?


nos motivations peuvent être contradictoires et nous amener au même résultat, je constate que tu aimais l'école alors que je la détestais, j'ai passé le concours de l'école normale en me
disant :" De toutes façons , si je ne l'ai pas, ce n'est pas grave , je n'aime pas l'école" et je l'ai eu.J'ai vécu deux années d'école normale merveilleuses, ça parlait, ça parlait, on faisait
un stage en responsabilité de  12 semaines ( imagine maintenant  3 semaines c'est miraculeux), on avait des questions , des questions et nous aussi on ne lâchait pas les profs. J'ai
débarquée dans une petite école maternelle où on envoyait les durs à cuire ( j'étais pourtant sérieuse) pour qu'ils décrochent à coup sûr leur CAP ( certificat d'aptitude pédagogique = inspection
avec 3 personnes), j'ai commencé à ruer dans les brancards en refusant les règles absurdes prônées dans cette école ( ex:pas de bac à sable en récréation , uniquement avec la maîtresse à un autre
moment et déchaussage de tous pour vider les chaussures avant de rentrer en classe) , j'ai refusé que la directrice prépare mes séances pour le CAP ( pratique courante), et j'ai eu mon CAP avec
11/20 ( on avait maximum 12), je vivais en caravane car envoyée trop loin de chez moi, en plein hiver , je ne pouvais laisser le chauffage au gaz, l'eau gelait durant la nuit. Ce furent mes
conditions de départ dans le métier; J'ai failli démissionner l'année suivante dans  une classe d'adaptation où un seul élève me défiait et que je n'ai pas réussi à contenir. J'ai craqué et
j'ai changé de classe. Et puis ensuite une rencontre, une collègue devenue amie et qui m'a mis le pied à l'étrier et qui m'a poussée à oser mes idées , l'innovation et tout le reste.... une
carrière et tous les matins d'école ,le grand plaisir de retrouver mes élèves, des souvenirs attendris de ma classe unique où j'organisais des visites dans les familles avec la classe entière (
maintenant cela serait impossible), des tournois de Roland Garros dans la cour, des pièces de théatre et des semaines de la poésie ... et puis mon grand bonheur la petite section que je n'ai plus
quittée dés lors que j'y ai mis les pieds.... Conclusion : il faut s'accrocher, rester soi-même et ne pas se laisser emmener dans des chemins qui ne nous conviennent pas pour connaître le plaisir
de son travail.



blandine 09/02/2011 17:08



Bonjour,


Quand j'étais petiote, je voulais être jockey (râté avec mes 1,72m!!!); puis ado, j'ai travaillé au contact d'enfants (baby sitting, animation, cours de maths) sans penser au
concours. Mais j'aimais expliquer et j'aimais travailler avec les plus jeunes. J'ai dû réajuster mon cursus scolaire: embourbée dans une filière scientifique ennuyeuse, j'ai bifurqué en
sciences cognitives où j'ai retrouvé le goût des études; la compréhension des mécanismes de la pensée m'a emballée! je retrouve cet esprit sur ce blog! J'ai sauté le pas pour la PS qui
m'angoissait beaucoup: tout est à initier, quel défi (insatisfaction, incompréhension, doutes, remises en question...) mais quelle satisfaction au final!


Je ne sais pas si je ferai ce métier toute ma vie car parfois le découragement, le sentiment d'impuissance et la fatigue sont très pesants mais tant que j'ai l'envie et
surtout le plaisir à être en classe, à chercher et tester de nouvelles pistes de travail... Les passerelles manquent  entre les professions: je pense que le métier s'enrichirait en croisant
les parcours et les expériences de chacun. Tout est trop cloisonné et opaque, à mon sens!



isa 09/02/2011 17:53



ah tu aurais pu choisir d'être hôtesse de l'air comme Marité et elle jockey comme toi, ça collait au niveau des tailles !!


plus sérieusement, je suis à l'unisson avec toi pour dire qu'il manque des voies d'évolution, même s' il y a conseiller péda et inspecteur, cela reste trés limité donc pas trés
motivant.


sciences cognitives, ah quel bonheur cela doit être...



Emmanuelle 09/02/2011 14:23



Bonjour à toutes,


J'ai zappé le débat hier soir (trop fatiguée!!) mais c'est une joir de vous lire. 


Pour moi je crois qu'on peut parler de vocation, c'est un métier que j'ai toujours voulu faire même si des gens "bien pensants" ont tenté de m'en dissuader "avec les capacités que tu as tu ne vas
quand même pas n'être qu'instit!" et pourtant je ne suis pas issue d'une famille de profs (même si c'était le rêve de ma maman de devenir instit)


Voilà quelques années que je suis arrivée en maternelle sans en connaître grand chose mais j'y prends un grand plaisir et encore plus depuis que j'ai découvert ton blog Isa (depuis cette année
car j'ai pour la première fois des PS2/MS)


Peut-être parfois il y a des découragements, des coups de blues mais c'est quand même un métier formidable avec tout ces p'tits bouts qui évoluent (un peu grâce à nous?) et même parfois des
parents qui nous disent merci (eh oui ça existe et ça fait vraiment du bien!)


Merci encore Isa, grâce à toi j'ai aussi pu passé un inspection un peu plus sereine qui m'aiderai presque à oublier la précédente et les inspecteurs stagiaires!



isa 09/02/2011 14:32



et oui eux-aussi débutent parfois, et on pourrait se demander comment on choisit de devenir inspecteur ?


un petit prolongement de ta maman dans ton choix ?



Clémence 09/02/2011 13:19



Moi aussi je l'ai loupé :( Mais c'était intéressant (et amusant) de vous lire :)



isa 09/02/2011 14:28



J'aurais peut-être dû envoyer une newsletter à mes abonnés !



Corinne 09/02/2011 12:37



Bonjour,


J'ai complètement zappé le débat hier soir, mais j'apprécie vos réflexions qui m'ont fait réfléchir à mes motivations.


Je suis d'une famille enseignant (2 grands-parents, mère prof de langues). En sortant du bac, je voulais faire des "études longues" mais pas rentrer à
L'Ecole Normale. Je trouvais que ceux qui y rentraient étaient très "peace and love" = "on adore les enfants, alors on veut être instits". Je ne me reconnaissait pas dans ce modèle. Et surtout,
je ne voulais pas du modèle d'enseignement de ma mère que j'avais eu comme prof !


Alors, j'ai fait du droit. J'ai été juriste 13 ans. Et lors, d'un changement de profession de mon époux passé de cadre sup dans l'import export à
agriculteur, je me suis demandée si j'avais envie de rester juriste (ou avocate) ou si j'avais une autre envie. Et l'envie d'enseigner est revenue. J'ai toujours aimé dans mes différents postes
faire partager l'information. Je suis donc rentrée à l'IUFM. J'y ai trouvé toutes les réponses et une formation adéquate, contrairement aux plus jeunes. Est-ce que mon expérience professionnelle
antérieure me permettait de poses les bonnes questions ? D'avoir suffisamment de recul ? J'ai aussi réclamé à voir de nombreuses classes en dehors des stages. On m'accusait de vouloir copier le
travail des autres. Je trouvais que j'avais besoin de découvrir de nombreuses méthodes, recettes pour pouvoir me faire mon opinion.


J'ai enseigné 13 ans en cm2 + direction 3 classes. Puis, la fatigue s'est installée. 30 cm2 chaque année et une direction de plus en plus prenante, des
parents contestant de plus en plus ....J'ai voulu être parfaite : une enseignante compétente, psychologue voire psychothérapeute avec les 5/6 enfants en souffrance qu'il y avait dans ma classe
chaque année, assistante sociale ("je peux plus payer la cantine, comment je dois faire ?" ; "j'ai pas d'argent pour acheter des chaussures à la  taille des pieds de mon enfant, que
puis-faire ?), réparatrice du réseau informatique (gros mangeur de temps, ce réseau...!), et j'en passe. Bref, un ras le bol, une souffrance d'inefficacité, 70 heures de travail donc, une fatigue
physique et morale qui s'installe, bref un burn out ! et une opportunité : création d'une école maternelle au sein de notre RPi. J'ai donc fait le grand saut : du cm2 à la PS ! Pour ma plus
grande joie. J'ai retrouvé le temps de vivre ; le plaisir de partager et de faire circuler ce que je sais ; le plaisir de faire partager mon amour des livres, celui de l'art, le plaisir de
"patouiller" ensemble et de s'émerveiller de nos trouvailles.


En conclusion : ma vocation serait de faire partager ce que je sais, faire passer l'information pour que
d'autres en profitent et trouvent leur place dans la société et ma motivation serait de voir le plaisir ressenti par ceux qui le découvrent, et l'obligation que je me fixe est de faire en sorte
que chacun prenne à un moment quelquonque plaisir à ces découvertes.


Voilà mon petit grain de sable. Encore merci à toi Isa, de nous faire partager ton expérience pour que nous, nous puissions à notre notre enseigner
sereinement.


L'idée de la salle des maîtres est très intéressante. Parler de nos ratés et de nos problèmes est capital dans une profession où chacun a tendance à garder
pour soit ses difficultés ! C'est un vrai soutien pour ceux qui débutent.


Corinne


 



isa 09/02/2011 14:08



je pense qu'ayant travaillé avant, l'IUFM t'a replongée dans le bain étudiant ce que tu aimais puisque tu as souhaité faire des études longues, alors tu y as retrouvé ton plaisir
d'apprendre. Donner le savoir serait pour toi ta vocation dans ce nouveau métier et le plaisir serait ta motivation. C'est remarquable ton exemple et celui de Monique, ces changements de
trajectoires. Vous êtes aussi à même de dire aux jeunes que dans tout métier , il y a du plaisir et des tourments. On a parfois tendance à regarder à l'intérieur sans prendre le temps de voir
l'extérieur. C'est commun à beaucoup de personnes, chacun pensant que son métier est le plus complexe.



monique 09/02/2011 11:48



 Dommage que je n'ai pas pu etre avec vous hier soir. Mon parcours est très atypique:


"grandes études", "grande école d'ingénieur", grand bureau au siège d'une "grande administration", grand projet technique: "définir les spécifications fonctionnelles de futures machines très
techniques", pleins de déplacements à travers la France, plein de réunions que j'animais,etc! etc...


çà me plaisait beaucoup mais voilà, à 30 ans, j'ai eu envie d'un enfant et je l'ai eu.


Et là, grand bouleversement dans ma tête: tous mes critères sur la vie ont été complètement révisés: ma fille, j'ai eu envie de m'en occupé plutot que de laisser cela à une nourrice, je voulais
la voir grandir et puis un peu de réminiscence tehnique: "ça fonctionne comment exactement un enfant ?".


J'ai décidé de passer le concours.*


Le jour où je vais chercher le dossier à l'inspection, la personne qui me reçoit me dit "pourquoi passer le concours, le 94 manque d'enseignants, on fait des p"passerelles entre administrations,
tentez votre chance".


Je la tente: entretien de 15 mn avec je ne sais plus qui et pan! dans le mille je suis intronisée professeur des écoles.


Le 31 Aout, je quitte mon fauteuil de ministre, je 1 septembre , je suis devant 30 PS à l'année !!!


Pour la vocation, vous admettrez que ce n'était pas courru d'avance...


Et voilà 13 ans que j'enseigne en maternelle et que je suis comme un poisson dans l'eau même si je suis très angoissée car j'estime avoir de très grandes responsabilités et croyez moi, c'est plus
stressant de savoir qu'on peut rater un enfant qu'une machine de tri !!!


Mon plus gros stress au début, ce fut de travaillé absolument seule sans regard extérieur pour m'aider et sans pouvoir "copier " sur personne.


C'est encore aujourd'hui , ce qui me gène le plus: toute instit réinvente ce que des centaines avant elle ont déjà rinventé, ça fait perdre beaucoup de temps et de compétence me semble -t-il.


Savez-vous que les poulpes sont des êtres doués d'une grande intelligente (largement supérieure à la plupart des animaux) mais l'espèce n'évolue pas car la mère mourrant à l'éclosion de ses
petits, il n'y a aucun transfert de compétences acquises et du coup l'espèce "bégaie".


Et bien, je pense que les instits sont un peu comme les poulpes...en plus jolies quand même.


D'où l'importance de sites comme le tien qui nous permet de mutualiser et d'avancer par l'expérience des autres.


Merci Isa (peut-être te l'avais-je déjà dit ?)


 


 



isa 09/02/2011 12:04



donc de ton point de vue, ton choix est lié à la qualité de vie qui semble être donnée quand on devient instit, j'imagine qu'en contre-partie, tu as fait le choix de sacrifices matériels,
tu vois où je veux en venir et qui n'a pas été une seule fois abordé dans le débat ( il faut penser que nous sommes des personnes non matérialistes), je veux dire : le salaire ! C'est à mon avis,
une forme de reconnaissance sociale que nous n'avons pas. Comment l'as-tu vécu ?


dans la seconde partie de ton commentaire, je suis tout à fait d'accord avec toi, je m'interroge sur cette incapacité que nous avons à partager ( je parle en général dans les écoles,
j'espère que ça change). L'image du poulpe nous va bien , je trouve, car parfois il nous faut 8 bras !!!



maud 09/02/2011 11:05



être maman c'est les 3 en même temps remarque instit aussi un peu... parfois...



fabienne 09/02/2011 09:33



Contente que Sam ait bien dormi, tu as de la chance Guilaine ! Petit Charles nous a fait passer une soirée et un début de nuit difficiles,mais après on a pu
dormir...A croire qu'il a senti que maman voulait participer au débat et n'allait pas être disponible...ils sont trop forts ces petits !!!Je crois que quelles que soient les raisons qui nous ont
poussées à faire ce métier,nous avons toutes le devoir de le faire le mieux possible car les petits de nos classes sont les grands de la société de demain...et dans les classes il y a aussi nos
propres enfants. Le plus important c'est de pouvoir échanger et travailler en équipe. Il y a trop d'écoles où les portes des classes sont fermées et où les collègues ont peur qu'on leur pique
leur travail,ou ont peur d'être "jugées"....Moi je suis pour le partage et le travail dans la bonne humeur !Notre métier est mal connu donc pas très reconnu...mais un des plus beaux. Bonne
journée ! Je vais enfiler mon costume de taxi pour conduire mes enfants à toutes leurs activités du mercredi !!!Mon métier de maman de 4 enfants est encore plus beau.N'est-ce pas Isa ?!!!
Fabienne



isa 09/02/2011 10:58



ce n'est pas un métier , c'est un état, car à la différence du métier, on reste maman toute sa vie, même quand nos enfants deviennent à leur tour parents et ils sont à ce
moment là trés compréhensifs.


quant à notre beau métier, Freud disait: " il y trois métiers impossibles: éduquer, soigner et gouverner", cela permet de relativiser.



maud 09/02/2011 09:25



Ah oui sinon toute petite (2-3ans) je voulais être gardienne de poulets!


Finalement en y regardant de plus près je suis exactement où je voulais être avec mes petites poulettes et mes gentils loulous...



isa 09/02/2011 10:52



ambition bucolique !



maud 09/02/2011 09:16



Non mais c'est pas vrai je ne vais pas réussir à en faire 1 débat! j'étais tellement fatiguée hier que je suis partie me coucher très tôt en oubliant totalement le
débat!


Perso, après de longues études (j'ai trouvé rigolo de prendre mon temps...) je ne voyais pas comment on pouvait vivre avec 5 semaines de vacances. tous les étés
depuis mes 18ans j'ai bossé (dans un centre aéré, en usisne, dans un super-marché et à la banque) pendant une année scolaire j'ai été pionne et j'ai fait du périscolaire pendant ma Maîtrise
(j'ai adoré être au contact de ces enfants de moins de 11ans). Et oui étudiante pauvre et boursière...


J'ai vraiment décidé d'être enseignante à 23ans (en licence), remarque j'étais en Histoire-géo donc je me destinais soit à l'enseignement soit aux concours. La
chance a voulu que je réussisse le concours de l'IUFM alors je suis partie préparer le CRPE et je ne le regrette absolument pas.


 


J'adore être avec mes petits bouts, ils me manquent vite si je suis absente. Pour moi c'est une joie d'être enseignante, je n'imagine pas faire autre chose.



isa 09/02/2011 10:51



et voilà encore une autre raison de devenir enseignant: les fameuses vacances, c'est honnête de le dire car effectivement, ça compte, sauf qu'on réalise que cela ne peut être suffisant
pour construire une vraie motivation, c'est de l'illusion d'optique. Je vois bien que pour toi, tu as trouvé un épanouissement satisfaisant.



guilaine 09/02/2011 08:31



Alors moi j'arrive comme une fleur de bon matin pour lire vos commentaires, vos petits-grands bouts de vie, et je me retrouve dedans au propre et au figuré! Sam a
bien dormi et j'espère que Charles aussi!


J'ai beaucoup aimé ds ce débat le moment où vous vous êtes interrogées sur votre arrivée ds le métier, le pourquoi du comment et sur l'influence de cette origine sur
votre pratique. J'ai constaté que svt ns sommes arrivés là soit par imitation soit par contradiction avec notre famille. Il serait bon de s'interroger sur l'ouverture du monde enseignants à
d'autres personnes que des enfants de profs...


Personnellement, je voulais faire conseillère d'éducation comme tatie( peut-être aussi si on fouille un peu dans ma brouette parce que je me rendais cpte de
l'importance de l'éducation ds la construction de soi) parce que je trouvais important de faire respecter les règles. Finalement je me suis trouvée en fac de lettres avec pas bcp de débouchés et
puis je me suis lancée pas par vocation du tout mais pour avoir un travail tout simplement qui me protège des difficultés extérieures( chômage etc) et c'est en réfléchissant ce qui me
correspondait le + humainement( polyvalence des matières,  apprentissage etc).


Au début j'ai voulu avoir le cycle 3 because je voulais des élèves autonomes et puis à l'IUFM, la maternelle n'était pas vraiment considérée et exploitée et puis
finalement je suis tombée dedans avec mes enfants et j'ai découvert mon métier avec les 3 niveaux de maternouille et j'ai pu faire de la patouille réfléchie en faisant de la peinturlurelecture un
peu comme ma moman prof d'arts plastiques et mon beau-père peintre-lecteur et pas trop comme mon popa commercial sauf pour jour à la marchande!


j(arrive un peu tard pour le débat, là c un  monologue mais je voulais mon grain de sable dans la brouette.


bonne journée à tous!



isa 09/02/2011 08:58



non ce n'est pas un monologue Guilaine, c'est intéressant d'avoir une suite à ce débat avec une observation d'ensemble, nous , nous étions dedans et c'est vrai que les différentes raisons
ont fusé à travers les échanges, c'est pourquoi je n'ai pas pu faire un résumé à chaud, mais en y réfléchissant nous exprimons bien notre identité à travers nos choix et certaines sont plus
vulnérables que d'autres, ce qui ne veut pas dire moins professionnelles mais avec une sensibilité qui affleure et qui parfois déstabilise. et oui ton petit Sam a fait partie du débat, à 23 H et
quelques , je commençais à fatiguer et j'ai fait des mélanges !!!!! Tu fais donc toi aussi partie de la famille "enseignante".



Krol 08/02/2011 23:53



Les couleurs? Je trouve que ça apporte une part
de lisibilité (côté lecteurs du site) , on peut retrouver plus rapidement la personne et donc le cheminement de ses idées, et en
plus c'est beau car agréable à regarder toutes ces couches colorées.De ton côté, ya-t-il un avantage?
Pour ce qui des garçons, je sèche! Peut-être se couchent-ils comme les poules! Quel moyen de déplacement pourrais-tu proposer à ces volatiles bonnets de nuit?



isa 09/02/2011 09:01



pour moi, il faut juste que je mette ma mémoire en grand éveil car vous me répondez sur des questions que je n'ai plus sous les yeux, je dois donc garder le fil. Les garçons ,c'est bien
connu sont dans l'action et les filles dans la pensée et l'expression des sentiments, je pense qu'il faut se rendre à l'évidence ...



Krol 08/02/2011 23:39



Bonne nuit et de beaux rêves d'enseignantes comblées à toutes après ces échanges sur un sujet plutôt sérieux. Demain matin,
d'autres échanges à venir avec une animation sur les thèmes: conforter les premiers apprentissages - enseigner le vocabulaire en
maternelle (Quel programme!)



isa 08/02/2011 23:42



bonne nuit Krol, oui sérieux car déterminant, un choix de vie cela demande réflexion. merci pour ta participation toujours active. ça donne quoi les couleurs ? Tu crois qu'on verra les
gars un jour ?



fabienne 08/02/2011 23:29



Bonne nuit Isa. Je n'ai pas de petit Sam !!! j'ai un petit Charles!!!...et je crains une nuit difficile car il s'est réveillé en pleurs plusieurs fois pendant le
débat...plus que 2 jours de classe avant les vacances,ouf ! Fabienne



isa 08/02/2011 23:43



ou la ,je suis fatiguée, c'est Guilaine qui a un petit Sam, mais oui Fabienne , je sais que tu as un petit Charles, bon courage alors !



fabienne 08/02/2011 23:19



Bonne nuit à toutes...faites de beaux et doux rêves...Merci pour cette sympathique soirée d'échanges...Fabienne



isa 08/02/2011 23:25



bonne nuit Fabienne, j'espère que ton petit Sam te laisse récupérer !



géraldine 08/02/2011 23:16



Juste pour dire que j'adore ton commentaire "maîtresse des petits". Ton collègue était un sage et avait le sens de la formule ! Allez cette fois, Je vais dormir
sinon mes loulous vont me trouver endormie sur mon ordi demain matin, BONNE NUIT



Gwénaëlle 08/02/2011 23:13



Bonne nuit à toutes.



isa 08/02/2011 23:16



bonne nuit aussi Gwenaëlle et merci pour ta participation



la maîtresse des petits 08/02/2011 23:12



Bonne soirée à toutes. Merci pour cette discussion, ça fait du bien de pouvoir faire le point de temps à autres. Je vais me coucher: j'ai classe demain. Dans notre
école, la résistance a commencé par le fait de rester sur une semaine de 4 jours et demi. On s'est bcp fait taper sur les doigts par la hiérarchie mais finalement il paraîtrait que cela
redeviendra tendance... Le flux et le reflux des réformes. Un (très) ancien collègue me disait à mes débuts qu'il ne changeait rien à sa pratique et qu'ainsi il avit tjs une réforme
d'avance - n'était-il pas un sage en fait???



isa 08/02/2011 23:15



éternel recommencement, je ne sais pas !


bonne nuit à toi et merci pour ces échanges fructueux.



géraldine 08/02/2011 23:11



Préparer sa classe, c'est comme faire la cuisine, il faut doser, mélanger,  laisser mijoter, goûter, rectifier l'assaisonement, et déguster..... ou
recracher avant de tester de nouveau la recette.


Merci à toutes pour ce moment d'échange, toujours très riche et neuro-agitateur, j'étais ravie de participer (même si je me suis trompée de porte !), je vous
souhaite une bonne nuit !



isa 08/02/2011 23:13



bonne  nuit Géraldine et reste confiante



géraldine 08/02/2011 23:06



oui je leur ferais plein de bisous à ces maîtresses inspectées mais sur la joue et après avoir mangé du ....gâteau au chocolat



isa 08/02/2011 23:07



il doit drôlement être bon ton gâteau au chocolat car tu l'aimes tant, ça s'entend !



Isabelle 08/02/2011 23:04



Et bien : bonne nuit à toutes et bon mercredi  ..motivées - motivées !



isa 08/02/2011 23:05



bonne nuit Isabelle et merci



géraldine 08/02/2011 23:04



Et dans monde à l'envers d'inspecteur, je dirais: pour vous détendre ce soir, pendant que je prépare votre classe, je vous conseille de lire Paulo Coehlo en
écoutant Madame butterfly allongée dans une baignoire remplie d'eau chaude et parfumée avec un ... gâteau au chocolat et là je m'entrais répondre: Ah non, la classe, c'est moi et cuisine Isa
!



isa 08/02/2011 23:05



non pas cuisine , pas ça , je suis nulle , je préfère faire les marionnettes !!!!



géraldine 08/02/2011 23:00



Et dans mon monde à l'envers je serais inspecteur et au lieu de dire" vous êtes nulle" je dirai pleinde choses gentilles et vraies (y a pas besoin de creuser) et
après je dirai, si vous le voulez bien je vais vous aider car  pour un premier poste vous avez une classe difficle et demain je reviens faire classe avec vous et si vous êtes très sage vous
aurez du gâteau au chocolat



isa 08/02/2011 23:02



et tu leur ferais un bisou en partant ?



Isabelle 08/02/2011 22:57



Dans notre monde à l'envers moi je retournerais bien à l'école pour patouiller à ma guise, et rire de "prout de mammouth" avec les copains !!!



isa 08/02/2011 23:01



ah non moi je ne retournerais pas en classe sauf si mes copines y sont et qu'on peut papoter autant qu'on veut.



VALERIE 93 08/02/2011 22:56


Les filles je suis aussi de votre avis bien sûr j'aime dans ce métier partager et échanger parfois c'est très dur j'ai l'impression de leur arracher quelque chose quand je demande de partager ou de
faire ensemble avec certains collègues mais maintenant j'arrive à les repérer, en général çà se passe vers la photocopieuse;) je vais leur piquer une idée quelle vilaine je fais là!!!!!
Heureusement il ya Isa et pleins d'autres isa au cours de notre carrière je nous le souhaite à tous d'en rencontrer le plus possible !!!!! Bon ben j'ai un petit creux je vous offre une tournée de
religieuse.... au chocolat et au café!!! et je vous souhaite une très bonne fin de soirée!!! c'était très chouette de participer!!! ;) Merci pour cette rencontre Isa!!!


isa 08/02/2011 23:00



tchao Valérie 93 !



la maîtresse des petits 08/02/2011 22:55



Comme métier de délire, je serai RECTEUR!!!! hihihihi.... Et on dirait que j'aurais plein de primes tellement je fermerais des classes.



isa 08/02/2011 22:59



oui et moi je serais nettoyeuse de salle de maîtres et je laisserais exprés des revues de voyages de rêve pour faire rêver les pauvres enseignants qui seraient découragés par leur recteur
qui gagne plein de sous !



géraldine 08/02/2011 22:55



D'accord avec toi, Isa pour les grains de sables et la plage mais il y a des jours où je vois l'horyzon si noir que j'irai bien m'échouer sur cette plage mais les vagues d'élan de mes zouzous
mé réveillent et je remets ma combinaison de plongée



isa 08/02/2011 22:57



et ta bouée est ici, rangée dans le placard de la salle des maîtres !



Marité 08/02/2011 22:50



Si je peux me permettre... j'aimerais décrire un peu mon parcours... qui date... puisque maintenant je suis en TGV, et qu'à présent chacune (pas de "chacun" ce soir)
s'est exprimée.
J'ai eu une scolarité très heureuse, avec un maître qui pratiquait aussi la méthode Freinet. Je souhaitais être hôtesse de l'air (1m56..), puis prof de gym, et enfin
prof de lettres. J'ai souhaité continuer mes études jusqu'au BAC (philo à l'époque) et fait juste une année de lettres modernes. Étant pensionnaire de la 6° à la terminale, la fac a été un espace
de totale liberté !!! Mon père (ouvrier agricole) souhaitait que je passe le concours de contrôleur des postes...( "une fille n'a pas besoin de faire trop d'études") donc boulot au standard
pendant l'été. Mon projet d'enseigner semblait très compromis. Et juste avant la rentrée, grosse défection d'instits. Une copine de fac est venue me prévenir, j'ai  posé ma
candidature.
Ma 1° année d'enseignement s'est passée au collège, j'avais 20 ans, sans formation, des élèves de 5°, 4°, 3°... matières à enseigner: lettres-histoire-géo_
instruction civique et musique en matière optionnelle. Le jeudi (jour de congé à l'époque) s'organisait à l'inspection une formation psycho-pédagogique+ des visites régulières de conseillers
pédagogiques. J'ai obtenu mon CAP d'instit' et connu ensuite quelques années en élémentaire, mais je me sentais très, très attirée par la maternouille... J' y ai passé près de trente ans... avec
beaucoup de bonheur et de rares moments épineux.
Tu n'as pas à me questionner Isa  j'ai trouvé presque toutes les
réponses à mes interrogations...
Je suis restée avec vous... bien assise dans ta brouette très confortable...
BISOUS à vous toutes.



isa 08/02/2011 22:56



ah Marité, tu es formidable, dans notre monde à l'envers, il y aurait Marité essayeuse de brouettes !!!



géraldine 08/02/2011 22:50



J'ai faim quand est-ce qu'on mange, j'ai un fondant au chocolat qui nous attend



isa 08/02/2011 22:54



dans notre monde à l'envers, on mangerait du fondant au chocolat à 22h54 précisément .



Isabelle 08/02/2011 22:48



Tout à fait d'accord avec toi Geraldine



géraldine 08/02/2011 22:47



Oui Fabienne, appel aux bonnes volontés: Aidons nos compagnons n détresse ! Entièrement d'accord avec toi, d'ailleurs C'est ce que fais Isa avec nous !
Mais j'entend déjà certains collègues qui râlent et disent; c'est pas notre job de les former ! Ceci dit, tous les cours de l'iufm ne m'ont pas apporté la révélation et je me suis bcp lus
enrichie des rencontres avec collègues (et ISA et ses fidèles lecteurs) et je continue à me former toute seule en lisant des livres de pédopsy, de
pédago



isa 08/02/2011 22:53



en attendant un monde à l'envers, aidons les jeunes !



VALERIE 93 08/02/2011 22:44


"mais franchement, les IUFM étaient-ils à la hauteur de ce que nous attendions????" Bah non en fait çà dépendait énormément d'une filière à une autre, tu avais tel prof principal c'était génial et
puis tel autre et c'était le désastre, tiens çà me rappelle quand j'étais à l'école c'était toujours la classe d'à côté qui partait en classe de neige et là à l'IUFM c'était la filière d'à côté qui
partait à Saint-Véran faire un projet " astronomie" c'est bête moi c'était projet CM2/ collège en zep...alors que je rêvais de gosses en mater!!!!


isa 08/02/2011 22:52



pauvre Valérie 93 , moi je propose que dans notre monde à l'envers tu sois redresseuse ( de torts )



fabienne 08/02/2011 22:44



Zut la couleur a disparu !!!Fabienne



géraldine 08/02/2011 22:42



Entièrement d'accord avec toi Isa: Pour choisir ce métier, il faut une bonne dose d'introspection et d'analyse des raisons de ce choix, car il faut une grande
motivation, beaucoup d'énergie, c'est un métier où le relationnel et l'essentiel est au premier pla, il y a les parents, les enfants, la mairie, les collègues et la hierarchie. C'est un métier
chronophage, bien que "vocation" ne signifie pas non plus "couvent" (enfin, des fois je me demande si nos supérieurs savent faire la différence) mais pour qui le choisit en connaissance de
cause, c' est un métier pleinement épanouissant, intellectuellemnt et humainement. On est très loin de l'image de l'enseignant qui fait ce métier pour les vacances: Les pauvres, elles ne
suffiraient plus à motiver les foules !



fabienne 08/02/2011 22:42



Enfin de retour !!! ça va super vite et j'ai du mal à tout lire ...J'ai accueilli par hasard un jeune PES dans ma classe l'autre jour. Il était venu faire un remplacement, mais c'était une erreur
de la secrétaire de l'ien...bref, comme après ses stages il était utilisé comme ZIL,il n'avait jamais vu de classe de petits et m'a demandé s'il pouvait venir voir dans ma classe...il avait juste
l'air "terrorisé" mais il était plein de bonne volonté...Finalement,j'ai ressenti la même chose dans ma première classe il y a 15 ans...après les 3 malheureux stages à l'iUFM...Certains de ses
jeunes "collègues" ont déjà démissionné... Je pense qu'il va falloir beaucoup d'énergie et de motivation à ces jeunes enseignants. Mais nous devons ouvrir les portes de nos classes et leur donner
le plus possible pour qu'ils apprécient leur métier et qu'ils le fassent jusqu'au bout. J'ai appris au fur et à mesure,je me suis "plantée",je doute encore parfois (heureusement),mais je
progresse et j'espère avoir la chance de pouvoir échanger avec les collègues...ce blog m'a donné un grand bol d'air il y a 2 ans. Merci Isa pour tout ce que tu fais,ça m'aide beaucoup plus que le
grand discours des conseillers péda qui sont bien loin de la réalité des classes.Fabienne



isa 08/02/2011 22:51



merci Fabienne , oui il faut les aider ces jeunes mais leur dire aussi que c'est difficile et que le travail est important , pas d'illusion mais une passion qui peut devenir dévorante
!



la maîtresse des petits 08/02/2011 22:41



Nous sommes des gouttes d'eau qui peuvent devenir des rivières (ça y est, c'est l'heure des bêtises? ou pas encore...)



isa 08/02/2011 22:49



oui c'est l'heure , le monde à l'envers où des métiers improbables nous iraient bien  !!!!



VALERIE 93 08/02/2011 22:39


"Oui c'est l'avenir incertain de l'école qui me décourage, mais peut être que la solution est de rester en son sein pour à sa manière et à son échelle faire évoluer les choses" Je suis ok avec toi
, sinon pourquoi y croire alors?


Isabelle 08/02/2011 22:39



ne sentez vous pas comme un parfum de resistance ... à défaut de révolution !!!



isa 08/02/2011 22:48



j'ai toujours au fond de moi ce désir de faire changer l'école, voilà les conséquences de mon horreur de l'école car j'ai pris énormément de plaisir à y aller quand j'étais enseignante,
et l'innovation a toujours été au coeur de ma pratique. Je pense que nous n'échappons pas aux conséquences de nos raisons d'avoir choisi ce métier, c'est bien d'y avoir réfléchi et d'avoir avancé
pour comprendre. Je vous proposerai un résumé -article car il y a eu beaucoup de choses dites,, je veux terminer en citant Bachelard qui espérait " un monde où la société serait faite pour
l'école et non l'école pour la société"



la maîtresse des petits 08/02/2011 22:37



Bon, tant pis, il est tard, je me lâche sur la formation: on déplore la fin des IUFM - certes, c'est n'importe quoi de jeter des profs en pâture aux élèves - mais
franchement, les IUFM étaient-ils à la hauteur de ce que nous attendions???? Je ne veux pas dire par là qu'il fallait les supprimer - Non, mais au moins se mettre un bon coup de pied dans les
fesses.



isa 08/02/2011 22:43



effectivement, il semblait y avoir des attentes non honorées .



Isabelle 08/02/2011 22:37



tout metier en lien avec l'humain a besoin de motivation pour garder le cap malgré la houle voir la tempête !



géraldine 08/02/2011 22:35



Oui c'est l'avenir incertain de l'école qui me décourage, mais peut être que la solution est de rester en son sein pour à sa manière et à son échelle faire
évoluer les choses



isa 08/02/2011 22:43



J'y crois ...



Valerie 93 08/02/2011 22:33


nous ne lâchions pas nos formateurs avant d’avoir reçu de vraies réponses à nos interrogations née de notre vécu sur le terrain. C'est bien çà la formation: avoir des réponses au moment où l'on se
pose des questions et pour se les poser et bien il faut du vécu... Ne dit-on pas des enfants que pour passer à l'abstraction ils ont besoin de manipuler et d'expérimenter? Et bien j'ai l'impression
que pour appréhender ce métier j'ai eu besoin moi de passer par là et en ayant j'insiste, une écoute et des conseils réels pour améliorer ma pratique.


isa 08/02/2011 22:42



oui mais pour cela il faut avoir goûté à la classe. Nos jeunes ne risquent -ils pas la désillusion ?