la salle des maîtres: l'école idéale(la formation initiale et continue)

Publié le par isa

salle des maitres

 

Nous avons conscience que les conditions d’enseignement qui étaient le sujet du précédent débat ne sont pas aisées à transformer, la seule unanimité se porte sur les effectifs qui devraient être moindres tout en restant suffisants pour donner un élan dynamique au groupe.

 

Le nouveau sujet est encore un thème complexe et si chacun s’accorde à reconnaître qu’il y a des choses à changer, la nouvelle réforme ne semble pas satisfaire. C’est pourquoi je vous propose d’imaginer ce que pourrait être la formation initiale des enseignants, quelle durée, quel niveau d’étude, quelle forme pour la théorie et aussi pour la pratique  ?????

 

Nous savons aussi que dans nos métiers, la formation doit continuer au fil du temps, comment envisager cette formation , doit-elle être théorique ou uniquement pratique ?

 

Une nouvelle fois, imaginons tout ou partie de ce que nous aimerions avoir pour nous et pour les autres sans tenir compte de toutes les résistances qu’elles soient humaines ou matérielles….


Publié dans la salle des maîtres

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Valerie 93 25/05/2011 14:02



Bonjour je voulais juste ajouter après-coup un mot concernant les formations et stages proposés aux enseignants: pourquoi supprimer les stages aux enseignants sur le terrain alors que c'est
vraiment le moyen et le seul malheureusement pour  réfléchir, échanger,  se questionner , apprendre  bref des valeurs et des compéteces que l'on exige des élèves? Je ne parle pas
des stages quasi inexistants en maternelle! Alors surtout n'allez foncez tant qu'il y en a ... J'oubliais quand on  a la chance d'en avoir savoir aussi que l'on n'y a pas droit 10 fois dans
sa carrière!! Enfin moi je sais que c'est grâce à ces échanges que je me suis décidée à changer d'école...et pour raisons de convenances personnelles. 


Je connais une école qui accueille des PS et des GS ensemble: cela permet des échanges entre collègues et aussi entre enfants ( décloisonnement) Je pense que tout est possible et nos envies, nos
convictions nous appartiennent. Profitons de l'espace de liberté que nous avons malgré tout... j'essaye de rester optimiste mais ce n'est pas le cas tous les jours!!! Bonne journée et merci Isa
!!! ;)


ISA :petite anecdote: j'ai eu la joie de constater que lors d'un spectacle la bande son nous envoyait  La Callas et mes petits ont réagi en se tournant vers moi: " A Callas!!!!"  moment
unique grâce à toi!!! ;)Merci!!



isa 25/05/2011 14:23



ça c'est épatant quand on entend les élèves reconnaître une oeuvre travaillée avec autant de spontanéïté... Ce sont des petits moments de plaisir et il en faut car effectivement certains
jours sont plus laborieux. Mais n'est-ce pas la vie en général ? Merci Valérie.


 



Magali 22/05/2011 18:07



Moi j'ai bénéficié de la formation iufm juste avant sa disparition. J'avais préparé le concours par correspondance donc j'ai trouvé interessant de rencontrer des profs et de suivre des cours pour
l'année de PE2 (contrairement à mes collègues qui trouvaient que certains cours étaient identique et donc peu interessants.) Contrairement  à ce que dit Maud, on avait aucune possibilité le
reste de la semainede parler de NOTRE classe, c'est à dire le seul jour de stage filé. On voyait notre responsable de stage 1 à 2 fois la période et il était seul avec 4 stagiaires ayant des
niveaux, des matières et des profils de classe complètement différents. Difficile de rentabiliser la journée.


Le stage filé c'était bien pour se rendre compte de la gestion et l'évolution d'une classe sur une année complète mais on ne fait que quelques matières, l'organisation des séquences est difficile
et on a parfois l'impression de ne pas servir à grand chose.


Les stages en responsabilité sur 3 semaines sont interessants ils permettent de voir un peu plus ce qu'est l'articulation des apprentissages. Cela permet de voir plusieurs niveaux et de tester
plusieurs classes et évite de se démotiver complètement si ça se passe mal dans une des classes ...


Personnellement, là où j'ai le plus appris c'est en pratique accompagnée d'une semaine : 3 stagiaires dans une classe d'IMF avec prise de classe à tour de role, critique constructive,
échange entre stagiaires et avec l'IMF. Je pense que c'est plus formateur que 3 semaines en responsabilité. ou en simple observation.


Pour ce qui est de la masterisation, je ne suis pas contre si le but est de revaloriser la profession, de faire en sorte que le professeur soit à nouveau une référence pour les familles (on peut
rêver). Par contre, le concours en fin de cursus me semble etre une hérésie. On ne peut pas se préparer à la réalité du terrain en bachotant un concours comme le CRPE ...


Concernant les nouveaux stagiaires, j'ai vu des collègues T4 être "nommés" tuteur et devoir laisser sa classe à un nouvel arrivant et passer en surnombre dans l'école... difficile à avaler quand
ça fait 3 ans que tu galères de postes fractionnés en postes fractionnés ...



isa 24/05/2011 09:10



Quand le discours actuel est plutôt à la revalorisation de l'apprentissage, de l'alternance, de la pratique , à contrario, on décide de ne plus préparer les enseignants à la classe lors
de leurs études, il y a des contradictions que je trouve incompréhensibles.


merci Magali de nous donner ton expérience.



daomichele 21/05/2011 15:03



oui un vrai désir de transmettre je suis tout à fait d'accord


je désespère que de bonnes solutions soient prises quand on voit les décisions actuelles récentes en lançant des nouveaux sans aucune formation alors que la classe me semble plus difficile à
faire encore qu'à mes débuts!


j'ai commencé à bac plus deux cela s'appelait les deugs 84 et la première année était sans formation, on recevait la formation la deuxième année seulement et uniquement théorique, ce qui fait que
j'ai commencé sans vraiment avoir reçu une formation correcte, je me suis formée toute seule surtout en étant ZIL et j'ai pioché chez les maîtres et maîtresses que j'ai remplacés en prenant ce
que je trouvais bon, en me faisant expliquer dès que j'arrivais en classe par les élèves ce qu'ils faisaient  presque minute par minute.


que de temps perdu pour les élèves !!! on a l'impression que les décisions sont prises de haut de très haut sans consulter les principaux intéressés réèllement , dans des bureaux avec des gens
qui pensent à chaque fois détenir la vérité, la leur... d'autre part je pense que les programmes du primaire sont trop étendus et impossibles à réaliser, donc les maîtres et maîtresses
travaillent sous pression l'oeil sur la montre, tant de temps pour ça, tant de temps pour cette notion... jamais de temps pour prendre le temps d'apprendre vraiment... les meilleurs suivent les
autres trinquent....on devrait se recentrer sur les bases et prendre le temps de les apprendre en pouvant de temps et temps s'offrir une petite escapade... ailleurs que dans les programmes. c'est
la nostalgie qui me fait parler ainsi, je n'ai jamais eu l'impression de ce fatras de connaissances à incurgiter quand j'étais enfant, même il m'arrivait de m'ennuyer en classe....bon je vais pas
vous faire une dissert sur l'ennui... et que ce n'est pas toujours du temps perdu de révasser à autre chose...



isa 21/05/2011 21:49



oui mais rien n'empêche de réfléchir et de donner son avis comme tu le fais, je reste convaincue que chacun a son mot à dire et que cela fait avancer les idées et peut-être un jour une
réforme tiendra compte des observations et propositions des acteurs de l'enseignement.



daomichele 21/05/2011 08:35



j'imagine qu'une formation en alternance comme celle suivie par exemple par certaines écoles d'ingénnieur (de plus en plus ) est excellente


un mois sur le terrain avec un tuteur un mois en cours pendant trois ans


on peut envisager de sélectionner évidement les tuteurs sur leurs compétences réèlles et je pense qu'il serait judicieux de choisir des tuteurs qui ont déjà quelques années de vol car ils ont
accumulé une expérience importante et qu'ils peuvent la transmettre....


cela éviterait de voir perdue à jamais toute cette expérience ( que tu nous transmets d'ailleurs par internet...)


d'autre part, cela permettrait aux fins de carrières de travailler en doublettes un mois sur deux donc d'avoir un peu moins de fatigue ( c'est un métier très fatigant ) et donc de pourvoir tenir
jusqu' à la soixantième année minimum ....


on peut imaginer des systèmes où en contrepartie de leur tutorat ils disposeraient d'une demie journée ou journée... de libre



isa 21/05/2011 09:31



comme j'aime quand vous inventez !!!!


et surtout les tuteurs devraient avoir un vrai désir de transmettre, ce serait un critère prioritaire de mon point de vue


merci Michèle,



maud 20/05/2011 12:46



ya pas que le nombre de candidats qui chute le nombre de postes aussi et dangereusement...



isa 20/05/2011 16:02



oui c'est aussi une raison de la désaffection.



maud 19/05/2011 23:01



"Il faudrait en amont après le DEUG"


alors on va faire simple et juste: il suffirait après le DEUG 2 années...



ISABELLE.L 19/05/2011 21:53



Une formation continue régulière se composerait d'un temps de théorie accompagné d'observation en classe ou présentation de pratique, puis de confrontation-questionnement, suivi d'une mise en
pratique en classe (experimentation) et retour à formation pour echanges et élaboration d'une trace qui pourrait être mutualisée. Si chaque année un groupe de travail était constitué sur un sujet
avec mutualisation (internet, papier, compte rendu oral...) cela pourrait être très riche pour l'ensemble des enseignants d'une circo.


D'autre part ce moment est aussi l'opportunité d'echanges divers sur les pratiques, ressentis, problemes, ... bref se retrouver entre adultes pour prendre du recul ça fait du bien !


En ce qui concerne la formation initiale, basée sur le même principe, alternance terrain/ théorie /echanges/ terrain, me semble riche et complète. pour l'accession à cette formation nous n'étions
pas moins armés avec nos bac + 2 + 2 ans de formation. Je ne vois pas l'utilité formatrice d'un master 2 purement théorique et parfois décalé (sachant que le master n'est pas psycho-pédagogique
!)



isa 20/05/2011 11:35



L'élèvation du niveau a été justifiée par une contre-partie financière donc reconnaissance sociale, de quel ordre est cette augmentation, je n'en ai aucune idée, par contre je vois que le
nombre de candidats a chuté, il semble donc que l'entonnoir se resserre. Une certaine intellectualisation prend forme, attention aux désillusions quand la pratique est trop absente de la
formation.



maud 18/05/2011 22:27



pour ma part je trouvais cela bien la présence des PE2 un jour par semaine en classe (en maternelle) et le reste du temps à l'IUFM pour préparer cette journée
et revenir ensemble sur les difficultés, les échecs et les réussites de cette journé.


1 autre jour par semaine ces PE2 (2 ou 3) pourraient aller dans les classes des maîtres formateurs pour observer le fonctionnement normal d'une classe. On pourrait
imaginer aussi que lors de cette journée les PE2 pourrait prendre la classe pour une séquence préparée ensemble sous la tutelle du maître formateur.


Et puis 2 ou 3 fois par an un stage plus long d'un mois seul(e) dans sa classe en cycle 2 ou 3 avec la visite de maîtres formateurs pour aider si besoin et non pas
seulement pour juger.


Pour le niveau d'études si je trouve normal que l'on ait un certain niveau, je trouve quand même que bac+5 c'est un peu exagéré.


Il faudrait en amont après le DEUG pouvoir aller dans une filière plutôt tournée vers la psycho-pédagogie, vers l'enfant, bref une vraie prépa théorique pour passer
les concours. je pense que 2 années en plus du DEUG seraient suffisantes avant de devenir PE2.


En fait ce que je déplorais dans la formation c'est cette pression qui est implicite, les dossiers à remplir, les prépa où il faut même noter à l'avance les
questions que si ca se trouve les enfants vont poser !...mais c'était toujours mieux que rien.


Rien c'est malhonnête pour les futurs enseignants qui se retrouvent directement dans le grand bain mais c'est aussi malhonnete pour les élèves et leurs parents, et
là je trouve cela insupportablecar si c'est difficile pour un adulte ca l'est d'autant plus pour des enfants qui du coup peuvent passer à côté de certains apprentissages fondamentaux. Cela va
creuser un peu plus les clivages de la société...



isa 20/05/2011 11:29



On peut effectivement s'interroger aussi sur la possibilité de jeunes issus de milieux défavorisés à devenir prof avec un niveau master 2 maintenant. Les études ça coûte cher !!!


Quand je suis rentrée à l'école normale, j'ai bénéficié de deux années de formation avec une rémunération , par contre en cas d'échec , on avait l'obligation de rembourser nos études et
de plus on s'engageait à rester 10 ans dans le département qui nous avait formé. Mais ces études étaient accessibles aux jeunes qui n'avaient pas d'argent.



myrtille 18/05/2011 21:45



Bonsoir,


En ce qui concerne la formation continue, il me semblerai intéressant de continuer les stages théoriques sur des longues périodes (1 à 3 semaines, une journée tous les quinze jours sur l'année ou
une partie) pour reprendre pied avec la recherche didactique et d'y ajouter des périodes de stage pratique en nous permettant d'aller s'observer les uns les autres dans les classes. cela nous
apporterai beaucoup en tant qu'observateur mais aussi en tant qu'observé: notre regard est maintenant plus affuté que lors de nos stages à l'IUFM. Par contre, cela sous-entend, pour les
conditions de travail, un maître "volant" dans les écoles...



isa 20/05/2011 11:22



c'est une vraie demande récurrente que celle d'aller dans les classes des collègues pour échanger et observer, je ne comprends pas qu'il n'y ait jamais eu de réflexion sur cette
éventualité. Merci Myrtille.



Silvia 18/05/2011 21:02



Allez j'y vais !


Pour ma part je trouvais pas mal ce qui se faisait avant la réforme.


Recrutement à Bac +3. Une année pour préparer le concours (bases théoriques)


Puis une année (payée) avec des allers-retours entre théorie et pratiques. Ben oui j'ai de bons souvenirs de mes années à l'IUFM et je trouve terrible  qu'un gouvernement ait pu supprimer
toute formation : on a le concours et hop : sur le terrain... Quid des expériences difficiles , des questionnements qui vont forcément émerger?


Voilà... au mieux encore un an à tenir....



isa 20/05/2011 11:21



Tu es optimiste ....