la salle des maîtres: l'école idéale ( relations avec les collègues et atsem)

Publié le par isa

salle des maitres

Avoir des idées sur l'école idéale puis oser les proposer voilà le fil que j’ai lancé depuis quelques semaines.

La formation initiale et continue , précédent thème de discussion, semble être un champ à explorer . La disparition partielle de l’initiation à la pratique est déplorée , les va-et-vient entre la classe et l’université seraient pourtant indispensables à une bonne formation selon vous.

Quant aux observations de classe entre collègues , il y a une demande récurrente, exprimée depuis de très nombreuses années et qui n’ a pourtant rencontré aucun écho, est-ce un désir difficile à organiser, est-ce une volonté de voir mais de ne pas être vu ? Il y a interrogation.

Pour cette semaine, je soumets une nouvelle réflexion à notre remue-méninges, celle-ci portant sur la relation aux collègues et directeurs, ainsi qu’aux atsem. Les questions pourraient être :  « Quelle organisation serait favorable à une bonne entente ? »

« Quels moyens devraient avoir les écoles en matière de règlement de conflit ? »

« Quel statut pour le directeur ? Décharge totale ou non, formation spécifique, place ou non hiérarchique …. ? »


A nouveau, pour laisser libre cours à son imagination, chacun ne s' arrêtera pas à la réalité trop contraignante.

 

Publié dans la salle des maîtres

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Isabelle.L 27/05/2011 17:42



Isa tu dis : "changeant les horaires des enseignants qui ne seraient plus calqués sur les élèves de manière à reconnaître officiellement tout leur travail en dehors des heures scolaires",
sûrement, mais un points positifs de notre travail, c'est que l'on peut être dispo pour nos enfants dès 16H30 (activités, devoirs, partage de moments tout simplement) et se remettre au boulot
après leur coucher. C'est ce que j'ai fait pendant des années et cela me convenait très bien. Je profitais de mes enfants en bas âge, tout en faisant mon travail correctement, idéal (pour moi
bien sûr, cela ne convient pas à tout le monde) Mais c'est vrai qu'il y a un revers à la médaille : 1 / le regard des autres sur notre travail - 2/ on n'arrête jamais à la maison !



isa 27/05/2011 17:47



oui je suis d'accord et j'ai moi-même bien profité avec mes 4 enfants de ce temps avec eux. Sauf que sur la fin de ma carrière, les réunions se multipliaient, et le temps de concertation
devenait incontournable , donc finalement, sans s'en rendre compte , les enseignants les font déjà ces heures supplémentaires et elles ne sont pas comptabilisées, donc du coup on pense que c'est
toujours pareil pour les enseignants, ils sont libres à 16h30 (comme on entend souvent) sauf que ce n'est pas vrai.



Françoise 27/05/2011 12:45



oups, je voulais aussi dire que peut être des lieux de parole avec un psychologue aiderait à faire progresser la communication. Des vacations de psy sont payées par la mairie à la crèche
municipale et celà semble désamorcer bien des conflits !



isa 27/05/2011 14:19



voici un lien sur un article que Delphine nous avait envoyé au sujet de groupes de parole au sein de son école, j'y vois une forme de supervision comme on en trouve dans certains lieux qui accueillent des personnes en difficulté, cette mise en commun des
difficultés permet , à mon avis, une meilleure cohésion des équipes, il s'y passe des échanges qui rapprochent et qui permettent de mieux se comprendre. Prenant l'habitude de se parler les
personnes y gagnent en communication, or on sait bien que la plupart des ces problèmes relationnels sont dus à un défaut de communication. Forcément , cela veut dire des heures supplémentaires
mais dans mes propositions sur les conditions d'enseignement , j'avais suggéré de comptabiliser les heures de préparations et de réunions en changeant les horaires des enseignants qui ne seraient
plus calqués sur les élèves de manière à reconnaître officiellement tout leur travail en dehors des heures scolaires ( c'est un des points qui aiderait à changer le regard de la société sur le
métier ). Il me semble que ça mérite réflexion.



Françoise 27/05/2011 12:42



Bonjour,


Oui, toujours difficile les relations humaines. Dans mon école, pas vraiment de problèmes avec les atsem, elles sont très compétentes, très à l'écoute des enseignants et de leurs demandes
(j'allais dire de leurs exigences !). La mairie ne nous consulte absolument pas pour leur notation et c'est dommage, car à l'extérieur, les atsem ont l'image de ne pas trop se fatiguer et quand
bien même, elles ont toutes les vacances (ou presque) grrrrrrrr! (mais elles ont aussi des contrats de 32 h et pas 35 et ont des journées de 10h et même plus maintenant, puisque la mairie
voudrait qu'elles assument le péri scolaire matin et soir). En tant que directrice, ce n'est pas toujours facile de travailler avec des collègues qui ne reconnaissent pas ou peu ta fonction.
D'accord, je l'ai voulue mais c'est parfois fatigant de toujours être l'intermédiaire entre un supérieur hiérarchique (IEN) ou la mairie et des collègues parfois trop intransigeants. De nos
jours, la place des enseignants et des directeurs s'est beaucoup dégradée et nous en subissons les conséquences. Mais heureusement, il y a encore nos élèves qui nous poussent à faire mieux,
pour eux. Bon, c'est pas tout ça, mais il faut que j'y retourne. Bon après midi et bon week-end. 



isa 27/05/2011 14:04



As-tu pensé à ce qui pourrait aider les directrices(teurs) à surmonter ces difficultés là ?



Silvia 26/05/2011 21:00



Bonjour Michèle :


c'est venu soudainement ou c'est "par phases"? Peut-être peux tu rencontrer la famille pour savoir s'il vit quelque chose de particulièrement difficile en ce moment.


Sinon quelques pistes :


- l'observer (sur le modèle des séances d'observation d'Isa ou bien en récréation) pour comprendre ce qui déclenche son agressivité.


-lui proposer  à certains moments  d'autres activités s'il n'est plus capable de se concentrer sur une activité scolaire (pâte à modeler ou même aller se coucher s'il est fatigué)


- prévoir en cas de grosses transgressions ou de gêne trop importante du groupe un dispositif ou il puisse aller chez un(e) collègue : nous le pratiquons dans notre école et ça marche souvent
pour faire retomber la tension ( et éviter de perdre soi-même son sang froid face à des attitudes qui nous heurtent beaucoup...)


Bon voilà ce  qui a le mieux marché pour moi avec un élève qui a aussi  de fréquentes phases d'agitation et parfois aussi de l'agressivité.


Bises et bon courage



isa 27/05/2011 10:59



silvia, je vais transférer ta réponse sur l'article que je vais ouvrir pour Michèle. Merci de lui donner des pistes.



daomichele 26/05/2011 19:22



je ne crois pas que ce soit l'endroit idéal dans le blog pour poser ma "question" car ça n'a rien à voir avec le débat engagé mais je ne trouve pas où je pourrais la poser... alors je me lance :
j'ai un tracas avec un de mes élèves et je n'arrive pas à trouver la réponse adéquate ... bref j'ai besoin d'aide !!! il est en petite section, grand de taille et bourré de " compétences " mais
il se révèle sujet à des actes agressifs sur mes autres élèves dès que j'ai la tête tournée ( il veut vraiment leur faire mal ) je ne comprends pas ces accès de violence et je ne sais pas les
résoudre....



isa 27/05/2011 10:58



je pense que tu seras d'accord si je mets ta question dans un article "salle des maîtres" car  elle concerne de nombreux collègues et les réponses peuvent guider tous ceux qui se
retrouvent devant ce questionnement.



elise F 25/05/2011 23:14



bonjour, pour ma part, la place des ATSEM a posé beaucoup de problèmes dans mon école. La directrice n'ose pas leur faire des réflexions (bonnes ou mauvaises) et du coup chacun fait ce qu'il
veut.


Je pense que la communication est important et que le rappel des règles meme si elles sont respectées est obligatoire. 


L'année prochaine, nous commençons la rentrée par une réunion entre instit et atsem afin de bien rédéfinir le role de chacun. 


Mais il est parfois difficile de parler sans blesser. Tout comme il est dur de noter quelqu'un avec qui on travaille tout le reste de l'année. Je viens de remplir le rapport de mon  ATSEM et
je n'ose parfois pas noter un point un peu négatif. Un inspecteur de la mairie devrait comme pour nous de temps en temps venir évaluer eux-même leur agent. Lors de la préparationde son
"inspection" ,on pourrait alors discuter ensemble avec son atsem des points qu'elle devrait travailler lors de son inspection. On pourrait ainsi une fois tous les trois ans faire un petit bilan
de son travail.


 


 



isa 26/05/2011 10:00



écouter ce que chacun a à dire permet parfois de sortir des interprétations et des préjugés qui nuisent à la bonne entente. Savoir comment chacun envisage sa place et son rôle est
intéressant pour arriver à de légitimes demandes. Associer l'atsem à certains choix, lui demander son avis et respecter son travail peut être une attitude à développer. Les problèmes relationnels
sont souvent dus à une difficulté à poser clairement la place de chacun. Il serait quand même intéressant d'avoir un regard expert sur la gestion des conflits, quand une équipe se débat dans ce
type de problème, peu de recours extérieurs sont apportés et le noeud ne céde souvent qu'au départ de l'un des protagonistes, or nous sommes des professionnels de la relation et à ce titre nous
devrions connaître des manières d'agir ensemble. Certaines personnes possédent ces agirs intuitivement, d'autres pas du tout. Encore une fois, la société évolue et nos pratiques demeurent
figées.Bien entendu, je ne dis pas que toutes les écoles dysfonctionnent et je sais trés bien qu'il y a énormément de directrices et directeurs qui font un travail de coordination d'équipe
formidable. Si nous voulons une école qui forme des citoyens capables de vivre ensemble, la communauté d'adultes doit ,elle aussi, être exemplaire.



Isabelle L 25/05/2011 22:24



Avec les ATSEM beaucoup de communication, et respect mutuel sont indispensables pour travailler ensemble toute la journée. Ne pas hésiter à dire ce qui ne va pas ou qu'on ne comprend pas, pour
l'une comme pour l'autre, parler au moindre questionnement ou souci, cela evite les malentendus, les incomprehensions, les non-dits . Si un problème persiste, l'élaboration d'un outil de travail
(qui reprendra les tâches à accomplir) en partenariat avec la direction et la mairie peut parfois être nécessaire.



isa 26/05/2011 10:09



Tu demandais dans ton précédent commentaire si le sujet intéressait, je pense que oui car c'est un des sujets évoqués dans les discussions entre enseignants, le rapport à l'autre, la
difficulté de s'entendre, les regards parfois sévères sur le fonctionnement des collègues ou bien des directrices ou bien des atsem, qui n'a jamais entendu des enseignants se plaindre de ce type
de difficulté ?


Par contre, savoir répondre à ses difficultés reste une énigme pour beaucoup, on fait du cas par cas, on subit, on se replie, on critique sans agir, on ne sait pas comment s'y prendre, ça
tourne en rond, ça clashe parfois , on souffre et tout cela continue dans la plus grande ignorance.


C'est pourquoi oser lancer des idées sur ce sujet peut s'avérer compliqué, et je le comprends bien.



Isabelle.L 25/05/2011 20:40



Je me lance (le sujet n'interesse pas ? j'en doute, il questionne ?)


Je ne vois pas ce que l'on pourrait changer dans le fonctionnement pour aider à l'entente dans une équipe (par entente, je veux dire s'entendre, mais aussi entendre l'autre) Pour ma part,
j'essaie de communiquer avec l'autre en tenant compte de la personnalité et avec de l'humour, ça aide à faire passer des messages sans agressivité ! que ce soit avec les collègues enseignants ou
Atsem, même parfois avec les parents ! Je tente toujours de trouver un consensus, rien n'est grave tout est important ! Un peu de bon sens et de zénitude et ça roule !


Peut être que davantage de temps de concertation aiderait mais je doute que ce temps supplémentaire soit accepté par tout le monde, et à la place de quoi ?


Par contre le rôle du directeur/trice est plus problématique : il doit intervenir avec tous alors que l'instit peut éviter le collègue indécrotable qui n'est jamais d'accord avec rien, ou la
dingue procédurière (si si ça existe!). Lui donner plus de pouvoir ? être supèrieur hiérarchique ? et si c'est lui l'indécrotable dingue procédurier ?!!! (non celui là je ne le connais pas !) pas
de réponse, même en rêve.


Ah si : tout le monde il serait beau et tout le monde il serait gentil !



isa 25/05/2011 21:29



il y a sûrement des équipes qui ont trouvé des organisations qui favorisent la bonne entente, je pense que la directrice ou directeur a une tâche de coordinatrice/teur et qu'elle n'est
pas mince. Et avec les atsem ? Qu'est-ce qui fait que cela fonctionne bien ? Merci Isabelle de te lancer la première .