la salle des maîtres: Marieno et son moyen qui refuse de parler

Publié le par isa

salle des maitres

 

Marieno parle :

 

 
J'ai un
élève de moyenne section qui refuse de parler à l'école. Il comprend ce qu'on lui demande, agit également, est à l'aise avec les autres et dans la classe. C'est un élève calme, encore un peu "bébé", qui participe volontiers aux diverses activités même s'il n'est pas toujours en réussite, notamment en motricité, graphisme, motricité fine (c'est un peu lié...). J'ai rencontré la maman qui est étonnée car il parle énormément à la maison,avec des défauts de langage mais très spontanément et sur tous les sujets. quand la maman est venue, elle a constaté qu'il ne voulait pas parler, il a même fait un signe "non" quand sa maman lui a demandé s'il parlait à l'école.Nous avons décidé,  qu'il participerait à un groupe de soutien de langage faibles parleurs. Seulement, j'ai l'énorme crainte qu'il n'ose pas davantage...
Je fais appel
à mes collègues et à leurs expériences pour me conseiller, me guider s'ils ont vécu la même situation et si le blocage s'est levé.Merci à
tous

Publié dans la salle des maîtres

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christine 21/12/2011 11:02


Et alors Marieno...comment se porte ce moyen ? bonnes vacances à toi

Clémence 25/09/2011 11:11



Bah... pas grand chose. Elle joue seule et si quelqu'un vient pour lui prendre son jouet, elle ne dit rien et trouve autre chose à faire.



isa 25/09/2011 14:01



Et si tu incites les autres à jouer avec elle, que se passe-t-il ? Il me paraît important de régler d'abord ce problème relationnel avant de vouloir qu'elle communique avec l'adulte.
Cette trop grande solitude est ,à mon sens, la priorité. Puisqu'elle ne sait pas aller vers les autres, tu peux encourager les autres à le faire. Il m'est arrivé de choisir de modifier mes
séances d'EPS (exemple: faire à deux ) pour créer de la complicité entre une petite réservée et un enfant leader.



Clémence 22/09/2011 22:06



Oui et en récréation, ce n'est guère mieux, même si elle retrouve son frère. avec moi, elle m'écoute, elle suit le groupe, elle comprend mais pas un mot. Elle ne rit
pas non, tout juste un rictus... C'est compliqué!



isa 23/09/2011 10:04



Que fait-elle avec les autres élèves ?



Clémence 21/09/2011 22:31



Bonsoir à tous,


J'ai aussi une élève en PS cette année qui ne dit mot alors que, d'après la maman, elle parle à la maison. Son frère en GS a de grosses difficultés et on a même
demandé une AVS pour lui. Il parle mais ce n'est pas très consruit. J'aimerais bien savoir quel niveau de langage a sa petite soeur mais je ne sais pas comment faire. Pourtant, ce n'est pas faute
de la solliciter, de lui faire répéter etc. Elle a l'air de comprendre ce que je dis ou demande malgré tout. A la rentrée, c'est une petite qui n'a même pas pleuré (contrairement à son frère).
Elle ne me montre aucune émotion. C'est assez particulier...






isa 22/09/2011 17:50



as-tu pris le temps de l'observer en dehors du cadre d'activité ? Comment se comporte-t-elle en récréation par exemple ? Ne rit-elle jamais ? Quelle relation a-t-elle vis à vis de toi ?
J'ai le sentiment que tu décris une enfant docile, presqu'absente, est-ce le cas ?



magali 21/09/2011 22:03



Partage d'expérience...


J'ai eu il y a déjà quelques années un élève, Jérémy, qui ne voulait pas me parler en MS... il parlait un peu avec les autres enfants, mais pas moyen de le faire parler aux adultes. Il
travaillait bien, s'appliquait, mais refusait de me parler... il avait fait la même chose avec la maîtresse précédente... A la maison, tout avait l'air de bien se passer.
Le premier jour de sa rentrée en GS, je l'avais bien prévenu avant les vacances qu'il faudrait qu'il me parle pour préparer l'apprentissage de la lecture... et il a commencé à parler... en me
donnant toutes les réponses aux questions que je posais à mes élèves de CP !!!! Vive les classes à cours multiples !!! Il s'était mis dans la tête qu'il devait passer au CP. Il avait appris
beaucoup de choses l'année précédente, il m'a montré qu'il maîtrisait les nombres jusqu'à 100... et je lui ai donné sa chance en CP, après discussion avec les parents. Il a fait un CP tout à fait
ordinaire. Il a parlé tout à fait normalement !Il est en 4ième cette année, et n'a eu aucun problèmes de scolarité...


Il y a des élèves qui ont très tôt des idées bien arrêtées !


PS : heureusement, dans le temps il n'y avait pas de soutien en maternelle...



isa 21/09/2011 22:11



c'est vrai que ce n'est pas évident de discerner l'attitude de la réelle capacité langagière. Nos observations doivent nous aider en ce sens. C'est tellement important de prendre ce temps
d'observation.



marieno 21/09/2011 20:44



et voila,  un peu de sport et les neurones ne travaillant plus, les fautes d'orthographe apparaissent....veuillez
m'excuser..



marieno 21/09/2011 20:42



un p'tit tour à la danse et me revoilà....


j'aimerais essayer le soutien en passant par l'activité physique, comme cela m'a été proposé, je suis têtu et je voudrais y arriver , même un tout petit peu.


C'est tout de même un petit garçon qui manque de confiance, peut être ne m'a t-il pas encore donné la sienne, il y a encore cette carte à jouer avant l'étape supérieure. qu'en penses-tu Isa ?
ferais tu de même ? c'est pour cela que je propose à la maman cette première période d'aide personnalisée (qui débute la semaine prochaine).



isa 21/09/2011 21:09



c'est bien de faire de la danse !!!! au contraire c'est bon pour tes neurones.


Personnellement, je n'ai jamais fait de soutien en aide personnalisée , cela n'existait pas; J'ai fait du soutien avec les MS et les GS mais dans le cadre horaire de l'école.


Je suis perplexe avec ce soutien, je sais malheureusement que cela vous est demandé mais je reste interrogative sur les conséquences familiales que cette démarche ( qui en soit est une
bonne chose, celle d'aider individuellement) peut engendrer. Je regrette que l'école n'ait pas trouvée une autre manière d'aider et de soutenir les élèves en difficulté. Je pense que le fait de
rester après l'heure ou être avant l'heure n'est pas perçu comme un avantage, je sais bien que vous le présentez aux parents de manière non stigmatisante ,mais je me mets à la place du parent à
qui l'on dit  que son enfant a besoin de cette aide. Ce n'est pas encore suffisamment banalisé sûrement pour être vécu comme "normal". Maintenant, le regard que le parent va porter sur son
enfant qui a "besoin" peut avoir des conséquences que nous ne mesurons pas. Tout ceci est mon ressenti trés personnel, et je cherche comment agir face à cette demande institutionnelle.


Tu me demandes comment je ferais, eh bien , je n'irais pas trop vite même si effectivement cela fait déjà deux ans qu'il ne parle pas en classe alors qu'il parle chez lui.Je prendrais
vraiment le temps de l'observation ( ma fameuse grille d'observation). Il me semble qu'il a quelquechose de l'ordre de la séparation non acceptée et que c'est dans cette direction que j'irais ( à
savoir comment il parle de l'école à la maison, comment la maman lui parle de l'école, s'il part facilement de chez lui dans la famille).


Mais tu t'es engagée avec la maman pour ce soutien et il faut tenir tes engagements, l'idée du travail corporel est une trés bonne chose et j'apprécie ta détermination.



christine 21/09/2011 20:41



ah oui effectivement ca change tout, je comprends mieux ton inquiétude Marieno, nous savons tous que les MS ne sont pas une priorité pour le RASED mais je persiste à penser que ce réseau est là
pour entendre nos inquiétudes et notre désarroi face à un élève, il te faut écrire noir sur blanc le motif de ta demande d'aide, c'est toujours un casse-tête à formaliser mais tu verras cela
t'aidera (je l'espère) à mieux cerner ton élève et face à une demande écrite le RASED se "sent" davantage impliqué et c'est une trace qui permettra au moins à ton collègue de GS de solliciter au
plus vite le réseau l'an prochain si besoin en était....Enfin La MS c'est l'année du bilan langage par le médecin scolaire...fais le passer dans les premiers si tu peux....Bon courage collègue!



marieno 21/09/2011 18:54



bonsoir et merci à vous pour vos témoignages..J'ai pu y puiser des pistes intéressantes notamment en utilisant le travail corps/langage. Pour répondre à Christine, cette situation m'interpelle
car ce petit garçon a déjà deux années de maternelle derrière lui dont une avec moi ; je le connais bien et j'ai des doutes sur ses facultés de compréhension.Malheureusement,  tu le sais
bien ( loin de moi d'approuver cette pression des compétences toujours plus nombreuses à acquérir) nous avons des cases à cocher qui valident ou non les capacités de l'enfant à l'oral et moi, je
ne sais rien de ses capacités...



isa 21/09/2011 19:32



oui Marieno, j'ai bien souligné qu'il s'agissait d'un moyen, nous n'avions pas les infos nous précisant qu'il avait déjà fait deux années d'école, ce qui est différent, c'est
évident.


 Si je résume , tu as un élève que tu as déjà eu un an, qui ne parlait déjà pas l'année dernière, tu proposes donc à la maman un soutien faibles parleurs mais tu t'inquiétes de la
pertinence de cette prise en charge. C'est ça ? Tu penses donc qu'il relèverait plutôt d'un suivi RASED ?



Marilo 21/09/2011 15:51



bonjour


J'ai eu ce cas dans ma classe mais c'était un enfant anglophone qui arrivait juste d'Angleterre. Il est venu en mai de son année de MS. Je l'ai eu en GS puis en CP. Ces deux années là il refusait
de parler. Il ne s'exprimait que par geste, semblait comprendre, participait aux  mais plus par imitation. Au CP, toujours pareil : ses parents me disaient qu'ils lisait chez eux mais pas à
l'école. Et puis à fore de parler avec lui ses parents et le maître E, nous avons commencé un travail individuel en ASH. Et en janvier, il s'est débloqué et a commencé à parler et lire dans la
classe et devant tout le monde. Il faut vous dire que j'avais fini par lui promettre une fête dès que je l'entendrai. Cet enfant est maintenant en CM2, il a suivi une scolarité normale avec une
aide plus spécifique en lecture mais plus du fait de sa situation particulière d'un enfant anglophone!!!


Voilà pour ton élève il faut aussi comme d'autres te le disent laisser du temps au temps ne pas brusquer. As-tu essayer avec des photos de lui en activité dans la classe ? Et puis personnellement
je trouve que nos classes peuvent être aussi "un peu agressive" pour des enfants qui ne sont pas habitués à la vie de groupe: mais cela n'engage que moi.


bonne continuation


Marie Laurence



christine 21/09/2011 14:18



Le 20 septembre.!!!.... cool on a le temps....nous avons décidé (parce qu'on angoisse ou qu'on nous fait angoisser ....parce qu'il faut bien "remplir" ce temps d'aide personnalisée qui a été
décidé ...mais pas par nous)....cool! laissons leur une chance de ne pas être montré du doigt parce qu'il n'est pas comme les autres Ne générons pas plus d'angoisse encore , il ne parle pas à
l'école mais à la maison oui....alors, rassurez vous et rassurez sa famille  ça viendra.. ou il joue de son pouvoir ou il n'a pas encore compris ou trouveé sa place à l'école ou il attend de
voir si vous êtes dignes de sa parole ou.... quelque que soit le motif soyons bienveillants et faisons mine de l'oublier...en général ça finit par payer et là il sera toujours temps de voir si
aide il y a besoin....



isa 21/09/2011 14:48



oui j'aurais tendance à dire la même chose, maintenant, il faut entendre l'inquiétude de Marieno et c'est bien de relativiser comme tu le fais Christine.



Mélanie 21/09/2011 11:30



Bonjour, j'ai aussi des MS cette année avec un enfant qui refuse de parler en classe ... sauf, quand on se retrouve en petit groupe au moment de la cantine. Il n'y a
plus que 5-6 enfants pendant 10 min à attendre les mamans. Là, je découvre un autre enfant qui aime parler, échanger avec les autres. Il se détend. Cette attitude est très déroutante, je
profite donc de ces moments privilégiés ! Par contre en classe, j'utilise des stratagèmes pour qu'il participe à la vie en groupe. Pendant les rituels c'est le seul à ne pas répondre "oralement"
à l'appel, il lève le doigt. Quand son tour arrive pour faire l'appel, il montre du doigt les camarades qu'il "appelle", pour dénombrer les enfants du groupe c'est plus compliqué ! Les autres lui
soufflent et il va chercher l'étiquette du nombre ... Bref, ce n'est pas facile mais on doit composer avec la personnalité de chacun. Il avait déjà cette attitude en PS mais ne s'est mis à parler
en petit groupe que vers la fin de l'année. J'ai un bon dialogue avec la maman,  la situation familiale explique cette attitude (divorce compliqué, certaines choses sont dites devant lui,
...) mais la maman a décidé de prendre les choses en main et a fait la démarche d'aller voir un psy pour voir s'il y a un besoin de suivi. Bon courage. 



isa 21/09/2011 13:12



merci Mélanie pour ton partage d'expérience.



céline 21/09/2011 10:52



effectivement je fonctionnais dans l'action immédiate et je n'avais pas pensé à les faire anticiper sur la photo qui va suivre!


merci isa! je vais ajouter cette étape! très intéressant! 



céline 21/09/2011 09:59



bonjour,


je conduis également des ateliers de langage avec des élèves de MS et GS.


j'ai choisi de travailler avec ces enfants à partir des actions motrices en réalisant des parcours reprenant des actions simples : sauter dans, marcher sous, marcher sur, sauter au dessus...
étant donné qu'ils ne sont que trois, je les prends en photos sur chacune des actions.


ensuite, pendant qu'un enfant fait le parcours, les deux autres le suivent paraallèement et commentent les actions" il saute dans le cerceau..." ils sont très motivés du fait qu'ils agissent avec
leur corps et passe souvent aux ateliers car ils ne sont que trois.


dans un troisième temps on travaille sur les photos en reprenant chaque action. on travaille sur les défaut de prononciation à l'aide des gestes de borel maisonny.


je suivais l'an passé des enfants qui ne parlaient pas ou peu en classe et qui avait des défaut de prononciation, de repérage dans l'espace et de motricité fine et c'est je pense un moyen de les
faire rentrer dans l'activité tout en travaillant de manière détournée ces difficultés de motricité fine. tant que l'enfant n'a pas acquis certains gestes dans l'espace avec son propre corps,
il a des difficulté à  les transposer sur un espace réduit. les enfants non parleurs prennent progressivement la parole et même s'il n'y a pas d'effet (quand il y a un gros blocage)
dans le grand groupe, il y a progressivement une prise de parole dans le petit groupe. bon courage tout de même ce n'est pas évident



isa 21/09/2011 10:32



et là tu expliques bien Céline cette difficulté à mettre en pensée qui est à l'origine de la non maîtrise du langage d'évocation ( élément fondamental pour entrer dans les
apprentissages), ce qui fait que les petits élèves se sentent plus à l'aise dans un langage d'action ( première étape dans la maîtrise du langage) et d'action immédiate ( puisque la parole
accompagne aussitôt l'action), ce qui serait intéressant ensuite serait de les amener à anticiper ce que l'autre doit faire (ce que tu fais certainement par la suite) car sans cette mise en
pensée, ces élèves ont beaucoup de mal à participer à des échanges notamment sans support ( visuel et/ou auditif). Quant au rapport corps/ langage, il est trés intéressant de
pointer cette voie  dans le soutien à apporter. Merci de ton intervention.



Alexa 21/09/2011 09:27



Bonjour,


j'ai eu dans ma classe un cas similaire l'année dernière. Un petit garçon non scolarisé en PS, qui a fait sa rentrée en Ms pour les 15 premiers jours de l'année. C'était un bavard passé sa 1/2h
de colère quotidienne tous les matins. Et puis du jour au lendemain, les parents l'ont retiré de l'école sans ma prévenir. Il est revenu 15 jours avant les vacances de Noël avec un comportement
étrange: Pas de paroles, gestes déplacés. Et il n'a plus parlé aux adultes de manière spontanée. Durant le reste de l'année scolaire, il n'a parlé que 4 fois puisque je l'interrogeais
systématiquement, exactement comme les autres enfants. A 4 reprises, il a répondu... Mais comme il parlait normalement avec les autres enfants, je savais qu'il parlait correctement. Aujourd'hui,
il a un maître auquel il parle plus facilement, mais quand il vient dans ma classe pour le décloisonnement, c'est de nouveau le silence!


Voià pour mon expérience!



isa 21/09/2011 09:47



tu n'as jamais su pour son absence ? tu n'avais pas appelé dés les premières semaines ? C'est parfois bien mystérieux ces comportements et pourtant il y a des explications auxquelles nous
n'avons pas toujours accés. Maintenant, l'école accueille sans avoir à connaître la vie de chacun de ses élèves; c'est pourquoi de notre côté, nous devons tenter de mieux comprendre les élèves en
les observant à l'école, d'où mon choix pour la pédagogie de
l'observation.



carine 21/09/2011 07:54



Je m'étais renseignée pour un cas similaire. On m'avait parler de mutisme sélectif et j'avais trouvé des sites sur le net en tapant mutisme sélectif dans la recherche.


Si ça peut vous donner des pistes...



rachel 20/09/2011 22:33



bonsoir


dans ma classe, j'avais un moyen l'an dernier devenu grand cette année qui refuse de parler aux adultes de l'école


c'est une vraie pipelette chez sa nounou, dans la cour, avec ses parents et ses frères et soeurs mais avec moi, le maître des petits et les 2 ATSEM, une vraie tombe


j'ai fait venir le psy scolaire l'an dernier parce que j'étais désemparée et ne voulais pas tomber dans le "forcer" ou "ignorer", le psy n'a rien vu de particulier, selon lui, il y avait un
manque de maturité évident mais aucun autre souci ... juste une façon de nous dire qu'il refuse l'école tout en étant obligé d'y être 


cette année, nous communiquons + : par d'autres moyens que la parole : le regard, un geste et j'ai réussi à lui faire dire quelques mots sans forcer, juste en lui expliquant ce que
j'attendais de lui et pourquoi


je ne désepére pas d'en faire une pipelette, c'est mon objectif number one cette année ;-) 


je pense que la confiance joue un rôle essentiel, je lui ai dit qu'il avait le droit de ne pas vouloir me parler mais que j'avais le droit de lui poser des questions comme je le fais avec
les autres 


ça suit son cours, c'est déroutant pour nous mais il le vit bien alors je me dis que je dois m'y faire



isa 20/09/2011 23:01



L'attitude à avoir est toujours difficile à trouver car ce qui va fonctionner pour certains n'est peut-être pas ce qui fonctionnera avec les autres. Cependant, certains font toute leur
scolarité en parlant trés peu et réussissent comme les autres. La compréhension est à surveiller. Je conseille d'aller lire les propositions que j'ai faites dans le module soutien langage GS où
j'ai travaillé avec deux groupes d'abord distincts puis mélangés ( grands parleurs, et petits parleurs),c'est ICI



muriel 20/09/2011 21:35



Cela me rappelle une petite fille que j'avais en MS il y a fort longtemps... C'était pénible de toujours la stimuler pour rien...  Les spécialistes qui la suivaient ont même évoqué la
dysphasie ou je ne sais quoi...mais elle parlait à ses copines! Mais bon, elle a 15 ans maintenant et elle parle comme tout le monde...


J'en ai eu une autre du même genre....une muette que j'ai surprise à parler abondamment à la mascotte de classe prêtée par nos correspondants!!!


Entre langue de plomb et tête de mule, ce n'est pas toujours faciles de faire la part des choses!


Il faudrait un avis psy pour nous expliquer ce qui est psychologiquement lié à la parole...


Y en a pas un dans la salle????


 



isa 20/09/2011 21:45



non il n'y a pas de psy dans la salle d'après ce que je vois, mais cela me fait penser à une forme de refus d'exister dans un lieu, car la parole donne existence, c'est aussi un acte de
séparation, si je nomme les choses , je me différencie d'elles, je m'en sépare. Visiblement , ce petit garçon sait parler, mais il refuse de le faire à l'école.



manu 20/09/2011 21:17



Est-ce qu'il parle avec les auitres enfants ? sans la présence de l'adulte....à la récréation par exemple?