persévérance

Publié le par isa

 

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Dernièrement, j’ai insisté sur la nécessité de travailler la persévérance qui est une qualité essentielle à développer chez les élèves.   

Sans cette précieuse aptitude, les difficultés sont toujours perçues comme des obstacles infranchissables, le découragement gagne assez vite et le travail scolaire en pâtit.

Cependant celle-ci s’acquiert dans un environnement qui permet son progrès. C’est ainsi que j’aimerais vous soumettre une réflexion collective autour de cette question :

 

« Comment amener les  élèves à  ne pas abandonner leur tâche à  la première difficulté ? »

 

C’est difficile et ce qui fonctionne avec l’un n’est pas forcément valable pour l’autre, c’est pourquoi il n’y a pas de certitude, mais si nous mettons en commun nos moyens, nos mots, nos organisations, nos recherches, il y aura assez pour que chacun puise et s’inspire, tente, s’approprie et avance dans son travail d’enseignant. Je suis certaine qu’il y a partout de bonnes idées qu’il faut faire connaître.

Des situations  peuvent aussi être soumises afin d'examiner ensemble les possibles.

Ce sujet me tient à cœur parce qu’il est pour moi une des clés de la lutte contre l’échec scolaire.  Merci !

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Publié dans la salle des maîtres

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christine G 20/05/2013 21:42


que m'est il arrivé? J'ai découvert le questionnement d'isa sur la persévérance... j'ai commencé à lire avec le plus grand intérêt vos réponses puis à un
moment j'ai décroché...tout s'est mélangé dans mon esprit, j'ai voulu faire preuve de persévérance et j'ai failli
abandonner ... c'est alors que je me suis dit:


"la persévérance n'a t-elle pas à voir aussi avec notre capacité à ne pas toujours demander la lune....?"  tu vois ce que je veux dire isa?


tu voi

isa 21/05/2013 08:30



oui Christine, je comprends et d'ailleurs aider les élèves à devenir persévérant c'est aussi s'assurer de leur compréhension, on décroche aussi parce qu'on ne comprend pas, ou pas
suffisamment pour avoir envie de continuer. Mea Culpa, je voulais au début rester dans l'aspect pratique et finalement ce sujet nous a emportés dans une dimension plus large, peut-être malgré
tout faut-il passer par là pour ensuite imaginer du concret. Concernant la lune, effectivement il est certain qu'il faut tenir compte de chacun, en lui laissant le temps d'assimiler , mais il me
semble primordial néanmoins de croire en lui et de toujours dire qu'il est capable, cf l'éternité dans un bocal



sylvie g 20/05/2013 19:50


Que cette discussion est intéressante! Finalement pourquoi l'on persévère?Pourquoi on abandonne? Pourquoi
on décroche? Effectivement je pense que le Regard est déterminant( Pygmalion serait j'en suis sûre d'accord avec nous!), ensuite vient l'émulation du groupe (j'ai envie de partager avec les
autres..., avec vous).


je pense à deux éléts de ma classe dernièrement qui m'ont fait penser: "Ca y est, on y est " (un peu
Victoire), il ou elle a mordu à l'hameçon:


 Le petit Lucas, qui , très souvent, lors d'une activité
individuelle de graphisme décoratif (autour d'une comptine par exemple) a un gros coup de mou et la fait justement la "moue" et souvent je le motive mais ce n’est pas assez, sans doute est ce que
je ne l’accompagne pas suffisamment, en tout cas ma parole n’est pas suffisante...Et ces deniers temps, Luca a accompli de superbes constructions et je l’ai félicité, de même pour des
puzzles...Alors quand ce phénomène s’est reproduit dernièrement, il y a 2 jours, mes mots, mes encouragements ont eu un sens pour lui. La question que je me pose : est ce seulement Lucas qui
a franchi une étape ? je suis sûre que mon regard n’était pas le même, cela paraît un peu étrange de dire cela mais je croyais plus en lui.... Et quand j’ai montré sa feuille à toute la
classe alors que tout le monde était en activité, la bouille heureuse de Lucas !!! un bonheur !


L‘autre exemple :


Chaque vendredi, séance d’observation  en EPS, tous les enfts
peuvent se saisir d’un objet ou deux, avec les copains ou non....Peu à peu, ils y sont allés vers cette activité mais restaient 5 récalcitrants qui observaient (c’était déjà bon signe !)
puis 3 puis...2 puis 0 !!!Et quel bonheur de voir Maxime qui, un anneau à la main, suit ses 2 copains qui jouent à se lancer la balle : il y est, avec eux, il ne quitte pas son anneau
qu’il serre bien fort mais ne quitte pas ses copains d’un pas, et il a un grand sourire, on dirait qu’il joue par procuration...mais c’est sûr, très bientôt, il le lancera à un copain, le
ballon !


Et le regard est bien sûr là...Grâce à toi Isa, j’ai mis cette activité en place, un cadre de sécurité avec
ses règles, le groupe et des propositions...en me disant qu’il allait se passer quelque chose entre eux, des choses positives...donc évidemment de la bienveillance !


Et à mon Atsem, Dominique qui est présente lors de ces séances, je faisais observer au fil des séances (et
c’est très chouette car du coup elle observe aussi et pas forcément la même chose que moi) que ça y était « untel s’était mis à jouer...avec ...ou seul » et elle me disait :
« oui mais Maxime et Giulia sont encore sur le banc... » et je lui disais : « Attends tu vas voir ! » j’y croyais vraiment qu’ils allaient tous y rentrer en prenant
leur temps certes !!!


Alors merci Isa de m’avoir appris à moi aussi la perséverance : proposer cette activité où la
créativité, l’imagination sont présentes, que ce sont eux les enfants qui « font » beaucoup (et il faut voir tout ce qu’ils inventent : ce serait intéressant d’ailleurs d’analyser
l’évolution ds leurs activités, jeux : seul puis à deux puis à plusieurs puis de plus en plus élaborés).


Cette activité a quelque chose de semblable avec les récits avec la marionnette : le cadre sécurisé et
la grande participation des enfants et le retrait de l’adulte ? je ne sais pas ce qui me plaît becp dans ces deux propositions d’activité :que ce soit un grand moment d’échanges, de
circulation, d’écoute ? En tout cas, cela me plaît !

isa 21/05/2013 08:39



j'en reviens à mon idée de chercheur, notre métier c'est chercher, chercher et encore chercher, on essaie une chose, on réessaie, on se trompe, on a un petit coup de découragement, on
recommence, on demande des avis, on retente autrement, on imagine différemment et tout à coup ça marche alors quelle satisfaction ! Ce métier est rude, il nous laisse parfois KO, mais il donne
des grandes bouffées de bonheur parce l'humain est précieux et que nous réalisons combien notre responsabilité est grande.



catherine 20/05/2013 10:00


Merci Isa pour ta réflexion sur le coloriage : je la partage totalement , j'ai banni cette activité de ma PS depuis bien longtemps ... quant à la persévérence je la "travaille" essentiellement en
EPS pendant une grande partie de l'année et j'ai l'impression que, tout passant d'abord par le corps en maternelle, mes petits élèves arrivent à comprendre que oui ! à force de s'entraîner, de
répéter un mouvement (un lancer pour atteindre un but, un grimper etc) et bien  ils finissent par y arriver et peu à peu je leur fais comprendre que pour tout le reste  c'est pareil.
Dans ma classe on s'entraîne comme des sportifs tout le temps! et puis j'ai toujours dans la tête la phrase :"laisser au temps le temps de prendre son temps" pour permettre à ceux qui ont besoin
de répéter et répéter encore, de proposer des activités qui se ressemblent (attention à l'ennui)mais sous une autre forme. Par exemple en EPS le travail de grande motricité pour ne pas dire "le
parcours" se déroule sur une période, 2 fois par semaine, modifié selon l'évolution des enfants (rajout de consignes plus difficiles ou d'actions...)J'ai toujours l'impression que sous la
pression on veut aller vite toujours trop vite...

isa 20/05/2013 11:16



Je ne voudrais pas que les collègues qui font du coloriage se sentent pointés du doigt, ce sont juste des observations personnelles qui m'ont amenée à me détourner de cette activité ( pas
totalement, le travail sur les limites est intéressant à exploiter dans cet exercice). Et ces observations m'indiquaient que cette activité générait de l'ennui pour un grand nombre d'élèves
notamment chez les garçons et que le découragement arrivait rapidement, que la crispation du corps ne devait pas être bénéfique pour le bien-être et que le "baclâge" qui en résultait donnait à
l'enfant une habitude néfaste pour les autres activités qui allaient lui demander des efforts. Donc j'ai réservé le coloriage à sa véritable fonction , celle décorative de son propre dessin,
c'est à dire que dans ma classe, à de rares exceptions près ( petit coloriage dans un exercice de tri par exemple), les élèves ne coloriaient que lorsqu'ils avaient d'abord été imaginatifs et
créatifs, tout comme ils peignaient leur réalisation, ils coloriaient leur dessin. Je suis attristée quand je vois que des petits bouts de 3 ans sont mis devant des coloriages quotidiennement,
qu'ils font des fiches qui ne développent en rien leur imaginaire, qui pour certains ne representent rien que des zones à remplir toujours et encore, il vaut mieux leur donner une grande feuille
à peindre dans ce cas plutôt que de les contenir de cette manière. Je jette un pavé dans la mare, mais je sais aussi que ces habitudes régressent et qu'il est parfois difficile de se défaire
d'activités qui rassurent quand il est question de faire tenir en place une classe de 30 petits.



Elisabeth Perrad 19/05/2013 21:36


C'est bien longtemps après la maternelle que la persévérance que j'appelerai plutôt "la loi de la jungle" ou la compétition s'établit dans un climat égoïste!! tout ça pour être retenu  dans
le système d'entonnoir qu'est notre système éducatif!


C'est là que réside le problème car cette relation "affective" qui existe encore en primaire - et surlaquelle de nombreux enfants s'appuient pour apprendre en toute confiance - s'effiloche de
plus en plus au fil des études.


Il en résulte un grand gachis qui produit des élèves démotivés et incompris!!


Qu'est ce qu'une vie sans affection ? pas de motivation,pas de projets....


Quant aux carottes, les tiennes me semblent idéalement cultivées en bonne "jardinière" d'idées pédagogiques humanistes que tu es!


A cela j'ajouterai d'établir une relation privilégiée avec l'élève lors d'un apprentissage en essayant de "cerner le personnage" et ainsi d'appuyer sur les bonnes touches qui susciteront l'envie
et donc la persévérance!


Pour l'un ce sera les sciences,d'autres le sport, d'autres les poupons.....


Le voyage de la marionnette à la maison résume entièrement cela!!Tout le monde a été emballé !!Du coup mêmes les plus timides et qui plus est non-francophones ont délié leur langue avec une
motivation extrème....une impatience aussi!!!!

isa 20/05/2013 10:00



Je comprends trés bien à quoi tu fais allusion et pour avoir eu 4 enfants étudiants, je sais ce qu'il en est. Cependant, chacun a une responsabilité et la liberté pédagogique permet
d'agir en développant l'esprit coopératif, il ne faut pas attendre que le système éducatif change, il faut le changer. La relation "affective" est possible y compris plus tard, combien d'adultes
disent avoir voulu réussir pour que leurs parents ou autres soient fiers d'eux, c'est à ça que je pensais, comme tu le dis  sans affection, c'est compliqué et seuls des personnes ayant une
grande capacité de détachement peuvent chercher l'élévation pour eux-mêmes dans une persévérance mesurée et respectueuse. C'est stimulant d'échanger ainsi  à partir d'une simple question ,
nous arrivons à la remise en question de notre vision et c'est vrai que je reste perplexe concernant la compétition parce que j'ai longtemps observé que les petits garçons de ma classe aimaient
celle-ci et que pour aiguiser leur désir de persévérer, j'avais besoin de m'appuyer sur ce levier, mais la prudence s'impose car à cet âge, les blessures d'amour propre peuvent laisser des
traces. 


merci pour tes mots qui me touchent, j'espère effectivement partager des idées humanistes , je suis une optimiste de l'homme.


je suis également heureuse de voir que chez toi aussi le voyage de la marionnette a conquis tes élèves, j'ai toujours eu l'espoir que ce simple projet ait des répercussions à long terme
sur l'enfant qui garde au fond de lui cette expérience collective faite de partage, d'affectivité et de confiance.






Mélina 19/05/2013 18:43


Alors, j'utiliserais plutôt le terme d'émulation que de compétition. Pour éviter les dérives évoquées auparavant, il est nécessaire de poser un cadre et d'éviter ainsi les comparaisons, les
jugements qui laissent penser que c'est la personne qui est qualifiée de ...et non la réalisation. Les exemples que tu donnes sur la manière de donner un handicap à celui qui arrive le premier ou
d'augmenter le niveau des puzzles montre bien que c'est possible. C'est aussi cela la différenciation.


Dans de telles conditions,  on peut parvenir au dépassement de soi, à la découverte et la mise en valeur des talents de chacun et développer l 'estime de soi chez des élèves en difficulté.
Ce point me semble très important car de toute façon, la compétition (avec tous ces aspects négatifs) existe dans la société. Comment l'aborder si on n'est pas armé d'un maximum d'estime de soi

isa 20/05/2013 10:17



je suis complètement d'accord avec toi Mélina, c'est un bon dosage qu'il faut savoir mettre en place et l'EPS permet ces modulations. A l'école , nous ne sommes pas dans le sport
compétition mais dans la relation apprentissage-développement. La compétition existe dans la société , dis tu, mais l'école a déjà contribué à développer cet esprit avec ses notes, ses
classements, ses classes de niveaux, ses " il ne faut pas copier", ses " je veux qu'il saute telle classe".... La compétition dans ces conditions meurtrit plus qu'elle ne stimule car peu d'élus
dans ce système et beaucoup d'estime de soi à reconstruire, heureusement, les choses changent, des interrogations émergent et la réflexion mûrit.



Elisabeth Perrad 19/05/2013 17:08


Je pense pour ma part que l'élève acquiert de la persévérance au long de sa scolarité si tant est qu'on lui ai montré en quoi cela consiste et les fruits qu'on en récolte.


Il y a un cheminement "personnel" combinée à la maturité de l'élève qui s'opère! car être satisfait de sa réussite sans forcément "pour faire plaisir à maman ou à la maîtresse" ne s'acquière pas
dès la maternelle!!


 Le plaisir qu'on éprouve à féliciter un élève qui est enfin parvenu à l'objectif souhaité est tout d'abord communicatif et interactif:"tout le monde est content"que l'autre soit content!


Bref, réiterer,adopter différents angles d'attaque,faire varier les supports, les méthodes, les entrées....et " avoir une carotte" pour stimuler! voilà le chemin de la persévérance!

isa 19/05/2013 17:38



Je suis tout à fait d'accord sur la notion d'exemplarité que tu pointes, notre propre persévérance en tant qu'enseignant est aussi importante. L'enseignant qui n'est pas satisfait d'être
avec ses élèves et qui le montre ne doit pas s'étonner d'avoir des élèves non motivés.


mais crois tu vraiment qu'on arrive totalement à se détacher du regard des autres dans la satisfaction de la réussite ? Personnellement je n'en suis pas si sûre, c'est un état de
détachement que peu de personnes atteignent. 


et du côté de la carotte , tu as fait quels choix ?



Valérie 93 19/05/2013 16:49


Quelle belle citation!!! Merci!!


Persévérance, Isa je le prends pour moi et bien à force de persévérer j'ai pratiquemment terminé le film de Souricette ( environ 20mn) j'ai hâte de leur montrer..comme il y a les visages des
enfnats je ne pense pas le mettre en ligne, ah moins que quelqu'un sache comment on le met en ligne quelques jours seulment?


En ce qui concerne la persévérence j'ai été très surprise en arrivant dans un milieu défavorisé en RSS combien les enfants se décourageaient beaucoup plus vite qu'en milieu favorisé ( manque d
econfiance souvent)  Il a fallu beaucoup de dialogue avec les enfants et leur famille pour trouver les motivations mais souvent je vois bien la différence de motivation entre la fameuse
feuille A4 et un jeu de manipulation...les maths sans les fiches c'est vrai que c'est plus parlant pour un jeune élève, quand au fameux coloriage je propose une autre activité plus créative: une
boîte fourre-tout ( papier divers) ciseaux colle et activité libre: certains élèves y passeraient des heures.....comme d'autres au garage ou à la cuisine.


La compétition est naturelle chez les enfants et c'est bien d'y référer en gym car les progrès sont vite visibles.

isa 19/05/2013 17:28



oui tu notes la différence entre milieux sociaux, cela semble normal (hélas) , la confiance en soi se transmet et quand on est soi-même en échec, il est difficile de s'investir dans la
scolarité de ses enfants ce qui ne veut pas dire qu'on ne désire pas leur réussite, mais les parents se sentent disqualifiés. Et c'est ici que notre confiance en eux va jouer son rôle à travers
des petites choses, je l'ai dit plus haut mais le cahier de liaison est une forme indirecte de partenariat, l'enfant est le messager entre l'école et la maison,la marionnette qu'on confie à
égalité avec les autres parents et le carnet de voyage qui ne sera pas corrigé ( clin d'oeil à Yobrego)... je donne mes idées , mais il y a aussi les vôtres, n'hésitez pas !


Quant à la compétition, je vais devoir faire un sujet là-dessus parce que je suis encore en recherche, cela me dérange, je ne suis pas au clair même si dans ma pratique je l'ai utilisée
en ayant toujours l'idée de donner sa chance à chacun, par exemple en course de vitesse, celui qui gagnait , gagnait aussi un handicap, de manière à rendre la course possible pour les autres
sinon ce sont toujours les mêmes qui gagnent et cela décourage, tout le contraire de la persévérance, pareil pour le défi puzzles ( que j'organisais en fin d'année) la course pour faire son
puzzle le plus rapidement possible, chacun avait un puzzle de difficulté identique mais au fur et à mesure qu'ils gagnaient , ils accédaient à des puzzles plus complexes et du coup à un moment
tous les participants finissaient par gagner, y compris les plus en difficulté. C'était un exercice vraiment stimulant , surtout chez les garçons, on ne l'a pas dit mais ce sont tout de même eux
qu'on retrouve majoritairement dans les moins persévérants, et comme les garçons aiment les courses, ces exercices stimulent ensuite leur désir de progresser. Car après le défi puzzle, ils
s'entrainaient entre eux, comme j'aimais les voir ! Certains cherchaient des stratégies pour aller plus vite , par exemple bien ranger les morceaux devant soi pour mieux les trouver....



yobrego 19/05/2013 16:35


"au lieu d'être à  l'écoute du fracas des arbres qui s'abattent soyons attentifs au murmure des forêts qui germent"


Conférence de Alain Houchot mercredi dernier sur le thème provocateur: "Si vous voulez qu'ils parlent cessez de leur dire de se taire" Les écrits narratifs en petite
section .Je crois que tous les lecteurs de ce site se seraient régalés.

isa 19/05/2013 17:04



merci Yobrego, cette citation convient parfaitement à notre sujet et j'aime aussi le titre provocateur de la conférence, c'est difficile de risquer le silence  car oui quand la
maitresse ( ou le maitre) se tait le silence arrive...c'est déconcertant et pourtant c'est la meilleure façon de dire " Ta parole est attendue". En tout cas, les écrits narratifs on est en plein
dedans et on y croit !



Mélina 19/05/2013 15:38


Oui, la compétition favorise la persévérance puisqu'elle suscite le désir de réussir et par là-même développe chez l'enfant la volonté de, le goût de l'effort pour... Cela l'oblige à dépasser ses
limites ; l'exemple du sport nous le montre bien. Il faut cependant veiller à ce que cette compétition reste positive pour ne pas tomber dans des travers malsains à l'école tout particulièrement
(des comparaisons, des humiliations...). Persévérer pour réussir à dépasser ses limites à l'école ne signifie pas gagner ou perdre par rapport à ses camarades.

isa 19/05/2013 16:31



et nous arrivons au sujet délicat, celui de la bonne compétition et de la mauvaise compétition, où se situer ? Le débat avançant,a émergé l' idée de l'importance de la relation à l'autre
dans le développement de la persévérance, à travers un rapport à l'enseignant dans des interactions positives,l'attention de celui-ci accordé à l'élève, ses croyances en son élève... à travers
aussi la famille qui joue un rôle primordial dans la perception du travail scolaire et puis nous avons aussi évoqué le groupe qui crée le sentiment d'appartenance et qui influe sur le désir
d'agir pour agir ensemble dans un projet mais alors la compétition ne vient-elle par remettre en question ce constat: "J'ai besoin des autres pour avoir envie de faire malgré les difficultés"?
Parce que la compétition est plutôt une lutte contre les autres, être le meilleur, le seul, l'unique ....


Je comprends tout ce que tu dis Mélina et je vois bien que tu soulèves le problème du rapport à soi , progresser sur son propre chemin. Ainsi la compétition serait utilisée pour démontrer
que l'apprentissage est nécessaire pour progresser et pouvoir atteindre le but, à condition comme tu le dis qu'elle n'humilie pas et qu'elle ne brise pas tous les élans.


Comment donc manier cette compétition ( est-ce d'ailleurs le bon mot ?) avec prudence pour l'avoir comme moteur et non comme frein ? 


 



Mélina 19/05/2013 12:34


il aura à coeur et non à choeur...

Mélina 19/05/2013 12:29


Il me semble qu'un projet est motivant si l'enfant est acteur à part entière : s'il participe réellement à son élaboration (c'est tout le travail de langage autour du projet ), et s'il voit
réellement qu'il apporte "sa pierre à l'édifice" (par un travail individuel ou par une contribution au travail collectif, apport de la famille ou participation d'un parent ...cela peut prendre de
nombreuses formes). Pour prendre un exemple, s'il participe à une fresque collective, il aura à choeur à aller jusqu'au bout du découpage, du coloriage ...de son "morceau".


Un projet est motivant lorsqu'il génère un sentiment de groupe, une cohésion et un effet entraînant avec , à la clé de l'enthousiasme, une envie de faire et de bien faire (je pense ici
fortement à tous les projets artistiques que l'on peut vivre, le travail autour de C.Boutten par exemple...


 


 


 

isa 19/05/2013 12:38



effectivement dans la notion de persévérance, il y a aussi  l'importance du faire avec, du faire pour. Et le sentiment d'appartenance au groupe est renforçateur, ainsi le projet
voyage de la marionnette va être un projet où ce sentiment est trés fort , par conséquent la motivation joue parce que le groupe influence chacun de ses membres. Ainsi donc on peut s'interroger
sur la notion de compétition, est-elle favorable à la persévérance ou non ?



Agnès 19/05/2013 12:01


Oui! Ca passe par un dialogue constant qui se construit jour après jour pour instaurer un climat de confiance et de respect mutuel. Nos conseils sont ensuite mieux entendus. Associer les parents
à la réussite de leur enfant est une nécessité. Il faut aussi les faire entrer dans l'école, participer à certains ateliers etc...

isa 19/05/2013 12:16



L'investissement des parents a une grande importance dans la vie scolaire de leur enfant, et le regard qu'ils portent sur l'école mais bien évidemment sur l'enseignant aura des
répercussions sur le goût d'apprendre de leur enfant. Oui des parents qui sont en conflit avec l'enseignant donnent une image négative à leur enfant et celui-ci sera plus fragilisé dans sa
capacité de persévérance. L'intérêt qu'ils portent à ce qu'il fait est un élément moteur, c'est pourquoi le cahier de liaison ( ou cahier de vie selon les écoles) joue sur cette influence. Je le dis depuis le
début de ce blog ,il me semble fondamental de chercher une bonne entente avec la famille dans le respect des places de chacun, les parents ne sont pas les enseignants et les enseignants ne sont
pas les parents, pour autant, ils sont partenaires et chacun doit tenir compte de l'autre. C'est parfois complexe parce que des parents sont hermétiques à l'école et qu'ils n'ont qu'une image
défavorable, comment regagner leur confiance ?



Agnès 19/05/2013 11:21


La persévérance est nécessaire à l'élève et à l'adulte qu'il deviendra.Elle nécessite la prise en compte de la différence. Elle se construit et se travaille à l'école et en famille. Chaque enfant
a des compétences. Il faut donc s'appuyer sur ces compétences pour développer celles qui lui manquent. Il est primordial de travailler en parallèle l'estime de soi, la confiance et donc, de
valoriser les réussites. Le rôle de l'enseignant est pluriel. Pour amener un jeune élève à aller au bout d'une tâche, il faut agir avec souplesse. Il faut faire du sens. Il faut être capable
d'observer pour proposer des situations d'apprentissages riches et variées, ajuster ces situations en fonction de l'élève. Il faut être patient et laisser le temps au temps.

isa 19/05/2013 11:42



voilà un facteur qui n'avait pas encore été évoqué et qui a toute sa place dans cette discussion, c'est la famille. L'enseignant a-t-il la possibilité d'influencer la persévérance au
travers de la  famille ?


 



Mélina 19/05/2013 10:47


Pour ma part, j'insisterais beaucoup sur le fait qu'il faut développer la confiance en soi et l'autonomie chez nos jeunes élèves pour parvenir à cette persévérance. Cela passe bien sûr par la
relation enseignant/élève : "tu peux le faire, tu es capable de le faire seul, je sais que tu peux faire mieux encore ..."


C'est aussi l'idée qu'une activité peut être reprise, améliorée, recommencée pour progresser, pour réussir et qu'il faut donc prévoir un travail échelonné dans le temps et que cela sera différent
d'un enfant à l'autre.


Enfin, j'insisterais sur l'idée de motivation : lorsqu'un enfant est  motivé par un projet (artistique par exemple) ou par un objectif (réussir un puzzle de x pièces ...) il sera
naturellement prêt à persévérer pour finaliser le projet ou pour  atteindre son objectif. 


Bon dimanche !


 

isa 19/05/2013 11:36



oui Mélina, effectivement j'ai l'idée aussi que cela passe par ce que l'enseignant croit de son élève, l'idée qu'il se fait de sa capacité de réussite, ne pas y croire c'est à coup sûr
transmettre à celui-ci l'impression d'impuissance et donc le renoncement. Nous sous-estimons largement notre influence par le regard que nous portons. Notre enseignement n'est pas exclusivement
une capacité à trouver les bonnes situations d'apprentissage, mais aussi notre relation élève-maitre , l'attention qu'on accorde à chacun ( d'où l'importance de l'observation, j'y reviens), ce
qu'on renvoie de positif, notre chaleur humaine, de l'ambition dans un cadre sécurisé... mais pas que, il y a aussi d'autres facteurs qui peuvent jouer et pour lesquels nous avons notre rôle.
Quand tu dis motivation, tu entends quoi ? Est-ce qu'un projet suffit à être motivant ? Et pourquoi ?



sev 19/05/2013 10:43


oui Isa, toujours valoriser les réussites, ça motive, ça donne envie.

isa 19/05/2013 11:22



c'est pourquoi toutes les réussites sont à valoriser et notamment il me semble important de trouver des moyens de mettre à l'honneur ceux qui ne sont pas toujours dans le peloton de tête
( comme on dit). Mais lesquels ?



isaD 19/05/2013 10:41


OUi! je me suis posée la question du coloriage aussi... A quoi ça sert?


Mais je ne leur donne pas un dessin imprimé sur internet et débrouillez vous! (ce qu'a fait ma stagiaire il ya quelques semaines...) Non! je détaille mes objectifs pour les parents et j'ai établi
une progression! (taille du dessin, des zones, outils...) et il a un critère de réussite ... J'ai 6 dessins progressifs qui vont dans le classeur et ce n'est pas un atelier autonome... je reste
avec eux. En général je fais ça l'après-midi... Et on parle beaucoup lors de cet atelier... Bien sûr, les petites flles sages ont plus de facilité que les garçons turbulents  (cliché?) mais
ils ont compris semble -t-il que j'attend juste qu'ils terminent leur travail et qu'ils s'appiquent, et ils sont si contents lorsque je les félicite! J'ai deux garçons dyslexiques alorrs je sais
à quel point le coloriage peut-être une torture!


Revenons à la réussite et la persévérence... J'allais oublier la salle de motricité!

isa 19/05/2013 11:21



oui dans un cadre aussi structuré et avec l'idée qu'on acquiert une capacité, c'est une démarche de travail sur la persévérance.


C'est intéressant aussi ce que tu dis des filles et des garçons, est-ce vraiment un cliché ? Si vous observez honnêtement ceux qui sont les plus récalcitrants à l'effort, vous diriez
fille ou garçon ?


Quant à l'EPS, alors là je suis entièrement d'accord, il me semble que l'activité physique est une véritable entrée dans l'enseignement de la persévérance.



isaD 19/05/2013 09:49


Ah! la valeur du travail... Ca n'est plus à la mode, vous croyez? Ca me fait penser à la réflexion d'un journaliste l'autre jour : "chômage en hausse et récession et pourtant la bourse atteint
des sommets aujourd'hui... Le travail ne rapporte plus mais le capital, si! (à méditer?)


Bref! En petite section, l'activité qui me sert à expliquer mon attente concernant la persévérence, c'est le coloriage... On repère avec cette activité les enfants plus scolaires et ceux qui ont
plus de mal... ceux là, je reste avec eux et je leur montre comment colorier en verballisant...


Et surtout, je leur rabache à longueur d'année que lorsqu'on a commencé un travail, il faut le terminer...


Je pense qu'il faut allonger la durée des activtés au fur et à mesure de l'année pour habituer en douceur à rester longtemps... et reprendre les activités... En expliquant que parfois, un travail
est long et qu'il faut du temps, qu'on peut le faire en plusieurs fois... (Ca les change du tout cuit et on zappe!)


J'utilise des fiches de suivi pour les puzzles, les coloredos, les clippos... bref pour presque tout!


La persévérence est liée aussi à la notion de temps... Ce qui est difficie en petite section c'est qu'ils ont une notion déformée du temps. Un outil comme le sablier peut aider les enfants à
evaluer le temps qu'il leur faut encore chercher...


Et les exercices de découverte du monde pour lesquels il faut chercher, recommencer pour trouver la melleure solution sont faciles à mettre en oeuvre (cf dominique valentin)


Bon, pour un dimanche matin, je trouve que j'ai assez persévéré... un café s'impose! Bon week-end!

isa 19/05/2013 10:22



ah le coloriage, ce fameux coloriage, voilà un sujet qui me tient à coeur parce que moi je pense tout à fait l'inverse, je pense que c'est une activité qui crée le découragement sauf bien
sûr si celui ci a été adapté à l'âge et pour les petits, des petites zones uniquement, mais j'ai vu trop d'élèves assis, crispés sur leur crayon à suer pour faire leur coloriage que j'ai presque
banni cette pratique de ma classe ( comme vous pouvez le voir dans mes préparations). Elle a la faveur des enseignants car elle permet de contenir les élèves assis un certain temps sans avoir
trop à superviser, malheureusement en terme d'apprentissage elle est limitée.Mais ceci n'est que mon avis et comme je le dis en présentation de la discussion , il n'y a pas de certitude.  Je
suis d'accord avec toi sur les fiches de suivi qui permettent aux élèves de mesurer leurs progrés car ,pour revenir à notre sujet , la réussite n'est -il pas un facteur d'incitation à la
persévérance ? 



Sophie (pas si) sage 19/05/2013 09:29


OUI c'est vrai qu'on vit dans une société où tout doit aller vite ... Je suis parfois la 1ère à me plaindre quand ma page internet ne s'ouvre pas assez vite (surtout
si c'est une page du blog d'ISA, Hi ! Hi!!!)


Sinon l'idée qui me vient en tête de suite dans ma pratique :


Pour le graphisme, je me base sur les travaux de Danièle Dumont et je me suis appropriée sa "méthode" ... Alors quand un MS
ne s'applique pas quand il fait du graphisme, il recommence la même feuille le lendemain et ainsi de suite s'il le faut. Evidemment je lui explique qu'il a encore besoin de s'entrainer pour
pouvoir réussir ce qu'on attend de lui (faire comme le modèle).  En général, il finit par s'appliquer bien vite car quand il voit ses camarades évoluer et pas lui, alors ça lui donne envie
de faire des efforts pour pouvoir "évoluer" et changer de feuilles ... De +, si un enfant n'est pas en forme un jour, il a la possibilité de se rattrapper le lendemain. De sorte que chacun évolue
à son ryhtme et tout le monde ne fait pas forcément le même graphisme en même temps.


 


Autre chose qui me vient à l'esprit.


Les ateliers autonomes individuels types Montessori permettent aux enfants d'évoluer à leur rythme sans pression ... De prendre confiance au fur et à mesure des
jours et de leur donner "envie" d'oser car ils savent qu'ils ne vont pas être juger d'emblée.


Evidemment il faut faire face aux enfants qui se pressent de faire un plateau de travail sans forcément chercher à savoir s'ils ont bien accompli la consigne ...
Cela il faut vite les repérer (grâce à l'observation, hein Isa !) et les accompagner plus spécifiquement  dans leur travail ... (Si, si, c'est possible car les autres sont occupés avec leur
propre plateau de travail ...)


Je pense donc que cet état d'esprit finit par avoir des répercutions sur le travail (plus scolaire) demandé.


Ça ne se construit pas en 1 jour, c'est un travail de longue haleine ...





J'ai hâte de lire vos petits trucs !!!!

isa 19/05/2013 10:07



de ton côté, Sophie, tu avances l'importance de l'attention portée à chaque élève ( oh oui l'observation est pour moi essentielle), effectivement il y a aussi dans ces comportements de
renoncement une demande d'attention, certains élèves vont utiliser ce moyen afin de recevoir le regard de l'enseignant, une façon pour eux de se différencier y compris dans une attitude négative.
Comment inverser cette manière d'être ?



Muriel 19/05/2013 09:26


Je ne sais pas si le 'j'y arrive pas" est toujours une marque demanque de confiance, mais plutôt un réflexe (comme pour enfiler ses chaussures, des fois que
l'adulte accourerait comme Maman pour faire à ma place...).


La posture de l'enseignant passe à mon avis par l'ineraction entre les élèves, le défi cognitif stimulé par le maître, les échanges sur la démarche "comment
t'y es-tu pris", "oh c'est bien ton idée" "est-ce qu'il y a quelque chose dans la classe qui pourrait t'aider à touver  ?"...


Bien sur, ce niveau de réfexion est plus aisé avec des MS et des GS qu'avec des petits qui parfois parlent si peu.


Il y a une vraie progressivité à construire: en PS: faire l'activité demandée par la maîtresse, rester quand même un temps minimal à cette activité, de plus
en plus longtemps au fil de l'année, puis s'intéresser au résultat de son travail...


...pour aboutir (MS, GS) à des taches plus complexes, qu'on ne réussit pas d'emblée, qui demandent de plus en plus d'efforts, qui sont de plus en plus
éloignées du simple jeu...


On passe de l'enfant à l'élève...


Mais une fois de plus, le mot d'ordre me semble être LA BIENVEILLANCE... une parole malheureuse et hop! le petit escargot rentre dans sa
coquille!

isa 19/05/2013 09:58



tu pointes là un des aspects essentiels qui est la relation élève-enseignant, et tu attires l'attention sur la qualité positive de celle-ci. Lorsqu'on s'observe ( il faut réussir à le
faire de temps en temps), mesure-t-on la manière dont on s'adresse à ceux qui justement se montrent les plus récalcitrants à l'effort ? 



Muriel 19/05/2013 08:48


C'est en effet une excellente question, ISA!


Nous sommes dans une société qui cherche la rapidité et la facilité,
les adultes sont agacés dès que leur ordinateur met plus de 3 secondes à ouvrir une page internet... donc les enfants sont entraînés dans ce mouvement
perpétuel dans lequel on leur dit sans cesse "dépêche toi!"...


Depuis plus de 25 ans que j'ai une classe (!), je constate que les enfants passent moins de temps à fignoler (les dessins ou le graphisme par exemple...) et
que dans les activités le "j'y arrive pas!" précède même parfois la réflexion!!!!


Je n'ai pas de solution en tête  mais je me dis qu'avec les ateliers
récurrents et les fiches de suivi, cela permet d'être au plus près du rythme de chacun, l'élève est moins obligé de se hâter à finir pendant le temps imparti à l'activité puisqu'il pourra
poursuivre la prochaine fois. Donc peut-être de s'appliquer davantage.


Pour l'opiniatreté dans les activités où il faut réfléchir, je ne vois que la progressivité de la tâche et l'encouragement...


J'attends de lire vos remarques et idées!!!!

isa 19/05/2013 09:06



Merci Muriel de t'être lancée la première un dimanche matin, j'ai amené cette discussion pour aller au delà du
constat que chacun fait inévitablement dans sa classe et construire une réflexion autour des outils, des attitudes qui pourraient répondre à cette problématique. Comme tu le dis, le " j'y arrive
pas" avant le début  de la tâche est fréquent chez certains élèves, il indique le manque de confiance mais aussi parfois le désintérêt. Pour autant, ne travailler que ce qu'on aime est
illusoire dans une vie d'élève. Les petits n'en sont qu'au début de cette longue scolarité, mais la confiance et l'intérêt commence déjà à se forger et notre attitude d'enseignant doit prendre en
compte cette notion de persévérance à favoriser. Quelles sont pour vous les enseignements qui développent le plus cette qualité ?