projet kaplas chez Edith: photos 2014

Publié le par isa

tu photographies

L’article de Sophie(pas si) sage présentant son projet Architecture, m’a rappelé que je pouvais partager avec vous quelques photos de constructions réalisées par mes élèves en Période 1 avec des faux  kapla (en bambou et colorés) associés à des cubes.

 Cette activité, il me semble va aussi dans le sens des échanges avec Emilie sur le contenu de son stage et avec une lecture que j’ai faite de la conférence de Pierre FRACKOWIAK « Devenir élève? Rendre lisible l'école aux élèves et aux parents? » lisible sur le site de l’AGEEM.

J’avais choisi cette activité en période 1, pendant l’accueil. Dans ma classe à multi-niveaux, l’accueil se prolonge par un temps d’apprentissage et je trouve que les jeux (de construction ici, mais aussi d’autres jeux) se prêtent bien à cette modalité de mise en activité des enfants. L’entrée dans les apprentissages et le devenir élève se mettent en place en passant des jeux spontanés aux jeux avec consignes. Les variables et les entrées possibles, je les puise au fur et à mesure dans l’observation des jeux des enfants.

Les échanges fusent et une grosse part du travail en langage se fait pendant l’activité, mais aussi par évocation lors du visionnage des photos de chacun.

 

Autres facettes du devenir élève :

Le matériel collectif permet d’apprendre à jouer ensemble, de partager, de respecter les autres et leurs réalisations.

Développer l’autonomie : découvrir peu à peu les différents espaces de jeux de la classe (nous étions en période 1 je le rappelle), apprendre où et comment se range  le matériel

 

Je passe tous les aspects positifs sur les notions telles que le tri, la motricité fine, les perceptions spatiales, l’imaginaire…..

 

Les enfants savent que leurs réalisations seront prises en photos et seront collectées dans les cahiers au même titre que leurs fiches de travail ou leurs peintures ou leurs dessins. Ils apprennent peu à peu à poser leur étiquette prénom avant que je prenne la photo…au début ils posent devant leur œuvre. J’explique aux parents ces modalités et les apprentissages associés aux différents ateliers de jeux de la période.

 

Ci-joint un diaporama réalisé par Isa avec quelques photos significatives.

 

 

edith

Publié dans photos 2014

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edith 22/01/2014 16:41


Dans le fameux rapport de l’Inspection Générale sur les pratiques de l’Ecole Maternelle, je l’ai redécouvert en lisant la conférence
de Pierre FRACKOWIAK que je cite dans l’article, il y a des phrases qui ont résonné très fort dans la pratique que j’ai de mon métier ( je travaille en maternelle depuis 25 ans, et le fait
de suivre ses élèves dans une classe multi-niveaux y est pour beaucoup aussi….je me laisse le temps pour certains enfants)


Je cite « L’école  maternelle 
est  un  temps  de  transition  et  de 
transformation  des  manières  d’apprendre,  un temps  d’initiation  progressive  aux  codes  et 
pratiques  scolaires  qui  trouvent  leur  place  en 
fin  de parcours, en section de grands. La concevoir ainsi, c’est donner du sens au processus que recouvre la formule « devenir élève » et à la double
appartenance de la section de grands. »


 


Je cite maintenant P. Frackowiak « L’école …….a besoin de souplesse, de confiance, de liberté. Elle ne peut pas faire dans
un  contexte  d’encadrement,  de  contrôle,  de  suspicion,  de  distinction  entre 
des  experts  qui savent  ou  croient  savoir  mais 
qui  seraient  bien  incapables  de  faire  et 
des  exécutants  qui savent  faire  mais  qui  ne 
savent  pas  toujours  trouver  les  justifications  théoriques  à  leurs  pratiques. 
Il  suffirait  pourtant  de  les  accompagner  pour 
analyser  leurs  propres  pratiques, problématiser, passer
de l’intuitif au raisonné, mesurer les effets de son action. »


 


Me voilà rassurer une fois de plus quand tu me dis, Isa, que mon intuition est un atout. Je crois que je suis dans une période de ma
vie professionnelle où je prends confiance en mes capacités et compétences professionnelles…..après des années de doute insufflé par une hiérarchie et des modalités de travail peu propices à la
réelle prise en compte de notre valeur. Je vis les tâtonnements avec mes élèves puisque ce sont eux qui me guident, je pars dans les directions qui les amènent à franchir des étapes que j’ai
imaginées presque au jour le jour.


Ce dont j’ai effectivement besoin c’est d’expliquer, de rédiger, de rassembler toutes ces expériences pour mieux cadrer et transposer.
Cet espace du blog me le permet…merci beaucoup !

edith 22/01/2014 15:17


Muriel je te remercie pour tes commentaires qui m’ouvrent bien des perspectives : 
tes références (que je vais m’empresser de découvrir) vont certainement m’aider à avancer dans mes tâtonnements autour de la mise en activité des enfants par le biais des jeux.


Et
oui Isa, si je réussis à répondre à tes questionnements concernant notre action invisible, je vais aussi avancer dans le pourquoi et le comment de cette modalité de travail que
j’expérimente.


Et
oui, dès que je peux je vous en propose une autre.

isa 22/01/2014 15:30



Ce qui est intéressant dans ton cas Edith, c'est que tu as l'intuition et que tu proposes une vraie progression sans forcément la formaliser, un peu comme Mr Jourdain. C'est un véritable
atout que cette capacité intuitive. J'imagine qu'il y a des échanges autour de ces constructions et que tu suggères des étapes. Comme le dit Muriel, c'est expérimental, chacun tâtonne , y compris
la maitresse ! C'est exactement le travail de l'enseignant, l'intérêt de rassembler sa démarche dans des écrits est qu'elle devient transposable. Merci Edith 



Muriel 21/01/2014 22:29


Merci pour vos commentaires Isa et Stasia!


La démarche est tout à fait dans la lignée de la "recherche mathématique" de la pédagogie Freinet: Les trouvailles sont classifiées selon le principe
mathématique auquel elles se rapportent et sont source de nouvelles expériementations et manipulations pour approfondir chacun des sujets
(rythmes, classements, tris, proportionnalité, géométrie, appariements, numération, etc...)


Bon vous trouverez des explications plus compétentes que les miennes sur les sites de l'ICEM (national ou départementaux)!

Stasia 21/01/2014 20:01


passionnant en effet Muriel ! Je me demande si je ne vais pas proposer ce genre de travail en APC. J'en parle avec les collègues.

Muriel 21/01/2014 19:53


Cela me fait penser à la démarche Freinet:


-lancer des recherches à partir d'un matériau ouvert


-Observer et classer les types de productions pour en extraire des pistes de recherches:


par ex ici: les rythmes et alternances (kapla / cube), les tours hautes, les structures circulaires fermées, les pavages, les équilibres,...


-Ensuite de petits défis peuvent être mis en place pour chercher les améliorations (genre: une tour très haute dur une base de x kaplas ou sur une surface
déterminée,....)


Il y a aussi une voie dans le "tatonnement expérimental", un de nos collègues du groupe nous avait initiés à ce travail. (par ex réaliser une tour de telle
hauteur avec un minimum de planchettes...) il y a des contraintes qui sont données et des attentes définies. L'idée est l'entraide, les échanges, letâtonnement, la réflexion commune (en MS-GS par
ex).... Le sessais et la validation par l'expérimentation.


Passionnant....

isa 21/01/2014 20:28



oh Muriel , tu nous as lancé dans une réflexion dont les références m'enchantent et j'aime assez que tu ouvres toutes ces pistes, j'y ajouterai le défi photographique : reproduire la
construction que l'autre élève a réalisée.



Muriel 20/01/2014 20:39


J'aime l'idée de ce projet, qui se construit au fur et à mesue, avec des matériaux simples mais tellement ouverts et efficaces... Pourquoi chercher plus
loin? L'association de ces deux jeux est réussi esthétiquement.


Je pense qu'il y aurait de quoi échanger sur ce dispositif, que nous avons toutes (tous) plus ou moins dans nos classes....


 

isa 21/01/2014 08:38



je te rejoins Muriel, je trouve que l'évolution observée dans les constructions chez Edith montre combien l'action de l'enseignant ,qui peut sembler invisible ( l'action), produit des
progrés formidables en partant d'une situation "banale" de jeux en classe. Et alors, il serait intéressant qu'Edith décrive quel accompagnement, quelle démarche elle met en place pour atteindre
une telle progression. Nous en avons tous une petite idée mais ce serait bien de confirmer, ne serait ce que pour les jeunes enseignants qui viennent sur le blog. Merci Muriel de lancer la
discussion.