projet livre et marionnette: bilan langage

Publié le par isa

Pour conclure le travail sur les récits, il est à noter que ceux –ci servent de troisième bilan langage. Contrairement aux précédents, il ne sera plus question de pointer le niveau de l’élocution ainsi que la mémorisation d’un texte sur lequel les élèves se sont appuyés mais plutôt d’évaluer la qualité des énoncés. Durant cette période, le lexique et la syntaxe sont  les objectifs majeurs. Cependant, cette évaluation s’appuie aussi sur tout le travail de construction du langage fait au cours de l’année.

 

Comment procéder à cette évaluation ?

 

L'enseignant peut s’appuyer sur le travail ( déjà cité) de Philippe Boisseau qui désigne trois domaines essentiels : l’utilisation des pronoms, des temps et des complexités.

A partir de ces éléments concrets, chaque récit est repris et analysé :

 

L’élève a-t-il utilisé le JE ( premier objectif à atteindre en petite section), puis à quels autres pronoms a-t-il eu recours ?

Quels sont les temps employés par l’élève ?

A-t-il eu la capacité à complexifier ses phrases c'est-à-dire à enchâsser plusieurs phrases ensemble à l’aide de connecteurs de type parce que, quand, que …. ?   

 

En fin d’année, il est souhaitable d’arriver à un pourcentage élevé d’élèves ayant utilisé le « Je », viennent ensuite en général « il ou elle », « on », les autres pronoms étant encore à travailler.

 

Concernant les temps, le passé composé est normalement le plus utilisé, le présent et l’imparfait venant ensuite, plus rarement certains élèves utilisent le futur aller. Il est certain que les situations induisent les temps, et le récit favorise l’alternance passé-composé/imparfait.

 

La complexification est une compétence plus difficile à obtenir car elle est dépendante d’un niveau de vocabulaire, elle est un marqueur important de la qualité langagière d’une personne, elle est à rechercher tout au long de la vie, elle détermine l’explicite de la communication puisqu’elle permet de rendre compte des relations de causalité, de temps, de but … Un très bon orateur a à sa disposition une complexification naturelle et aisée.

Chez les petits, c’est le tout début et les résultats de l’évaluation montrent tout le travail restant. Cependant , l’enseignant peut déjà observer les différences et les écarts entre ses élèves et indiquer à son collègue qui reprendra la classe en MS les niveaux de chacun et ceux vers qui tourner son aide.

 

C’est vrai que l’évaluation de l’oral est compliquée et que les critères ainsi que les modalités sont parfois malaisés à définir et à mettre en œuvre. Grâce aux récits écrits, l’enseignant a à sa disposition un outil substantiel pour répondre à cette nécessaire connaissance afin d’avancer dans la construction du langage avec ses élèves. Voici donc un nouvel argument à la réalisation d’un tel projet, il donne aux enseignants  matière à évaluer leur travail pour diriger ensuite leurs efforts pédagogiques.

 

Publié dans langage 2011

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daomichele 20/06/2012 17:06


ok , c'est cet épisode là que j'ai râté


je vais donc faire une fiche d'évaluation qui reprend les principales compétences que tu décris merci