projet livre et marionnette: questions sur les (détails)

Publié le par isa

Je me creuse la tête pour tenter de vous donner le plus de détails sur le projet tel que je l’avais conçu et pour lequel je vous ai encouragés. Je pense que le mieux serait sûrement que vous puissiez faire vos propres demandes , c’est pourquoi cet article est consacré à vos questions.

Comme Marie (dans les commentaires sur cet article) qui évoquait une difficulté liée au récit et se demandait comment agir, je propose que ,chaque semaine, vous souleviez des questions sur des détails, des moments, des réactions qui vous ont posé problème ou interrogés. Nous pourrons alors en discuter ensemble. Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, je m’appuie sur la pratique de ce projet que j’ai mené durant un bon nombre d’années. Je compte aussi sur l’aide de celles et ceux qui ont entrepris cette aventure et qui pourront apporter leur point de vue.

Comme vous avez pu le lire dans mes articles, cette démarche pédagogique a évolué dans le temps. Selon les réactions des élèves, selon mes observations, selon les idées des parents, des changements ont été effectués dans le but d’atteindre toujours un peu plus l’objectif général qui est l’apprentissage du langage d’évocation. A nous tous, je pense que nous pouvons continuer à faire évoluer le projet en y apportant nos observations. Merci à vous.

 

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Publié dans langage 2011

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sylvie g 01/04/2013 23:26


Je suis en pleine lecture sur tout ce qui concerne le récit de vie par le biaias de la marionnette car je voudrais commencer ce projet très bientôt ( je le faisais avt même de connaître ton blog
mais ce n'était pas aussi réfléchi et abouti). Mais en lisant tous les commentaires sur les Questions etc et aussi le cadre que tu proposais aux enfants (les règles très précises concernant
l'écoute, la prise de parole...), je me rends compte des similitudes avec le projet du Quoi  de Neuf Objets que je propose tous les ans depuis un certain temps et qui pour commencer à poser
des questions me semble tout à fait stimulant. En effet, face à un enfant qui apporte une carte Pokémon ou un Dinosaure, très vite, les enfants vont reprendre la question de la maîtresse:
"Qui te l'a donné? Où est- ce que ta maman l'a acheté? Comment tu joues avec?" Et comme il s'agit de petits éléments nouveaux à chaque fois, l'intérêt reste bien présent. Comme je viens de lancer
cette année ce Quoi, je t'envoie le mot explicatif que je vais mettre dans les cahiers  si il y a des personnes intéressées ... J'adore ces moments donc je voudrais les partager avec
d'autres!

isa 02/04/2013 15:18



bien reçu Sylvie  je m'en occupe pour demain 



LAU 27/05/2011 17:12



C'est pour changer de niveau!


 Travailler avec des enfants  un peu plus grands! qui parlent dès le début de l'année!!!!!


Le fait de garder les mêmes enfants me freine un peu, par peur de saturation pour moi comme pour eux...mais vu que je suis "bloquée " dans cette école pour un moment (ah ces histoires de
barême!!!)et que j'ai les PS depuis 5 ans, un autre genre de saturation de guette!


 



isa 27/05/2011 17:52



C'est amusant comme les idées reçues ont la vie dure, je pense qu'on ne s'ennuie jamais dés lors qu'on fait tout pour ne pas s'ennuyer. Faire tout ,c'est innover, c'est
changer, c'est se remettre en question... Maintenant changer de niveau est une manière de se remettre en question. Mais on peut trés bien , enseigner dans un même niveau et se
remettre en question.



LAU 27/05/2011 11:54



Merci!


Oui, le petit récitant est le seul à donner la parole! Ce qui est amusant c'est que par mimétisme probablement, il tente parfois de donner la parole à mes petits
parleurs qui n'ont pas levé le doigt! "Est ce que tu voudrais me dire quelque chose Tom?"


Petits parleurs qui ne parlent toujours pas....mais répondent par oui ou non aux questions quand ils sont récitants!


Pour le récitant, je donne le choix entre 2 chaises: ma chaise ou une chaise de GS (que les enfants identifient aux GS par la couleur); j'ai remarqué que certains
sont intimidés par la chaise de la maîtresse , alors que d'autres l'escaladent de plus en plus souvent depuis que ce moment d'oral est mis en place!


Sinon, je suis toujours dans l'indécision concernant le niveau que je prends l'an prochain! Ma nouvelle collègue a été nommée et me laisse le choix...en gros j'ai le
choix entre 17 PS ou 27 MS ....malgré l'effectif clairement attrayant de PS, mon coeur balance et balance et balance!


Je me souviens avoir fait un stage en MS; A l'époque, je trouvais qu'ils bougeaient beaucoup par rapport aux PS et GS, j'étais lessivée.Je n'avais pas la même
expérience, mais je n'avais pas la direction sans décharge non plus!!


ESt ce que certaines d'entre vous ont eu assez longtemps PS et MS pour me donner quelques avis?


Merci Mille fois!Bonne journée!



isa 27/05/2011 14:26



C'est vraiment super d'avoir la pleine réalisation de l'entraide comme tu le décris ( récitant qui incite le petit parleur à parler), je trouve cela formidable et tu peux te dire que tu
as déjà réussi sur ce point là.


concernant ton choix de classe, laisse parler ton intuition, apparemment tu es tentée par les MS, est-ce pour garder tes élèves ou bien pour changer de niveau et relancer ta pratique
?



LAU 27/05/2011 08:00



Et puis tu peux dans la séance de questions, leur demander d'expliquer, de donner des détails, de dire pourquoi


Bonjour Isa!


Ce petit conseil m'a fait sourire! Depuis que j'ai mis en place ces séances de langage où je me positionne sur le banc comme mes petits, je n'ai plus
tellement le droit à la parole!


Si je respecte le contrat du "je lève le doigt pour avoir la parole", je galèèèèèèèère pour pouvoir en placer une!!! Mes petits se font un malin plaisir à me
faire attendre attendre....en me faisant des petits sourires de temps en temps!


ET si je lève 2 fois le doigt..."Mais Lauriane (je perds donc totalement mon statut de maîtresse!!!) tout le monde à le
droit de parler une fois au moins avant que tu reparles!!!"


Ces séances que tu nous proposes autour de la marionnette sont fabuleuses! Ils sont emballés et même les plus timides se mettent à poser des questions d'une
toute petit voix! Biensur les mêmes questions reviennent souvent, mais c'est pas grave: ils formulent des questions !!!!!!Et de façon de plus en plus correcte!


Bonne journée!



isa 27/05/2011 11:03



C'est le contrat que tu as passé avec tes élèves, je n'allais pas aussi loin dans l'effacement mais si ça fonctionne , c'est trés bien. Cela veut dire que ton petit récitant est le seul à
donner la parole ? En général, je le faisais faire dans les derniers récits. C'est une vraie attitude coopérative que tu mets en place et chapeau car avec des petits ce n'est pas facile.



dao michele 25/05/2011 19:28



no stress!!! j'ai commencé à suivre ce projet il y a trois ans et je n'ai pas tout fait d'un seul coup... au début je n'avais pas compris qu'il fallait écrire le récit de l'enfant... j'avais trop
de choses à gérer...c'était nouveau pour moi. Je veux dire qu'il ne faut pas avoir peur il y a un temps d'adaptation pour la maîtresse aussi... aujourd'hui ça roule presque tout seul. Les
questions s'enrichissent doucement mais ça aussi ça vient et à chaque fois que ça progresse c'est comme quand ils reconnaissent la Callas... cette année pour la première fois je vais sans doute
passer à la version "éditée" mais comme je n'ai plus d'argent à la coopé je vais demander une participation aux parents qui souhaitent avoir le livre... je n'ai pas trouvé d'autre solution...
quelquefois c'est moi qui relance... avec une nouvelle forme de question sur quelque chose de nouveau qui n'a pas été abordé; dans ma classe ils sont " obsédé" cette année par la " bouffe" et ne
posent des questions que sur ce que TOM a bien pu manger... c'est sympa et rigolo tout le monde parle, ce n'est pas toujours comme ça. bisou s à toutes et à tous michele



isa 25/05/2011 21:25



la nourriture est un sujet de préoccupation qui regroupe tous les âges, il suffit d'aller dans une maison de retraite !!! Oui Michèle tu as raison, cela se construit petit à petit et on
s'améliore au fil du temps dans l'aisance du projet.



fernandez elise 21/05/2011 22:17



merci pour la réponse.


Donc, je ne peux demander aux enfants de raconter leu récit dans un ordre précis.


Par contre, quand je note le récit de l'enfant, le récit qui va figurer ensuite dans le livre, puis-je le reprendre et l'ordonner. Quand je lis les exemples que tu mets dans le cahier de liaison,
je les trouve assez ordonné alors je me demande si cela vient d'une réorganisation de la part de la maitresse ou si c'est le récit original raconté par l'élève devant les autres enfants.


Je me rends compte que j'ai tendance à enrichir leur récit. Mais si je ne le fais pas, le récit est pauvre. Il faut dire que j'ai une classe de petite section situé en ZEP et au début de l'année
au moins 6 enfants ne parlaient pas du tout la langue française, bien que né en France!


 


En tout cas, pour c'est  ces petits enfants faibles parleurs, le récit fut très enrichissant et j'ai pu apprendre beaucoup sur eux et sur leur vie. Ils se sont dévoilés bien plus que je ne
l'imaginais.


Elise



isa 21/05/2011 22:57



non je n'ai jamais réordonné leur récit, j'ai toujours écrit au fur et à mesure et certains récits n'étaient pas non plus trés touffus. Il faut accepter cela, c'est leur parole et tu ne
peux pas leur lire ce que tu as écrit puis refaire à ta manière. Normalement , tu devrais voir des améliorations au fur et à mesure des récits. Fais leur confiance et ne pense pas qu'on va te
juger sur les récits de tes élèves. Si effectivement  ils sont partis avec un certain retard langagier, c'est normal qu'ils soient limités dans leur capacité à raconter. Parfois, il y a des
rattrapages spectaculaires et leur faire confiance incite plutôt à cela. Et puis tu peux dans la séance de questions, leur demander d'expliquer, de donner des détails, de dire pourquoi, les mots
qui relancent et ne ferment pas la parole sont du genre: " ah oui et alors ...." " et ensuite ...." " Zoé a fait ça ?" .... avoir un ton interrogateur peut les inviter à développer. Parfois ça
marche , parfois non, cela dépend vraiment du niveau de langage.



elise 21/05/2011 20:09



Pour ma ^part, c'est la première fois que je fais ce projet. Au départ, je n'étais pas très confiante, surtout suite à la petite réunion que j'ai faite avec les parents pour leur expliquer le
projet. Mais à ma grande surprise, alors qu'ils n'avaient pas l'air intéressé, se sont  eux plus que leurs enfants qui me réclament Zoé, notre mascotte.


Certains m'ont écrit  des romans, avec des dizaines de photos. D'ou, mes questions, je me rends compte que c'est plus les parents qui écrivent dans le carnet de voyage que les enfants. De
peur, de faire mal ou que le récit soit pauvre juste avec le récit de leur enfant, ils en rajoutent. Je m'en rends compte au moment ou l'enfant revenu avec Zoé raconte son séjour. Il est beaucoup
plus pauvre que dans le carnet.Dois-je obliger les parents à se cantonner au récit de leur enfant ou cela peut-il etre un récit familial?


Aussi les enfants ne savent pas trop pas ou commencer. J'essaye de les guider en leur demandant de nous raconter l'arrivée de Zoé dans la famille. Mais leur récit est assez décousu. Ils parlent
essentiellement du lit, de l'histoire et du fait de lui laver les dents? Rare sont les enfants qui lui ont faire faire quelque chose d'original.Comment faire pour avoir un récit plus construit et
plus structuré?


 


Merci pour vos réponses.


Et je profite de ce commentaire pour  remercier Isa qui me fait passer depuis la découverte de son site de merveilleuses années en maternelle et me permet de découvrir chaque semaine de
nouveaux albums toujours très riches. Merci.


Elise


 



isa 21/05/2011 22:02



oui ce sont les parents qui écrivent et pour cause, ils sont les seuls à pouvoir le faire, effectivement les parents en rajoutent et c'est bien, cela veut dire qu'ils en ont discuté avec
leur enfant et qu'ils ont construit un récit ensemble. Tout ce que tu dis sur le récit est juste, oui les enfants n'ont pas de chronologie, c'est tout à fait normal, ils n'ont pas de repères dans
le temps, ils ne savent pas structurer leur pensée, ils sont au tout début d'un apprentissage qui va prendre des années, certains enfants ne rentrent jamais dans le langage d'évocation ,on dit
qu'ils parlent à vue, ils ne mentalisent pas, ils sont handicapés de la mémorisation, c'est pourquoi tu ne peux vouloir qu'ils en soient déjà à un stade que certains mettront trés longtemps à
acquérir. Il faut accepter ce fouillis qui émerge et qu'ils tentent de construire, aucun de tes élèves ne saura ordonner son récit, ils en sont incapables, c'est une étape difficile. Ton rôle est
de les inciter à raconter, de les amener à se détacher des photos petit à petit pour qu'ils utilisent leur pensée et qu'ils aillent chercher dans leur mémoire, c'est un travail et ils n'en sont
qu'au début, sauf que pour apprendre à lire c'est essentiel , c'est pourquoi il faut commencer dés maintenant et inciter les parents à faire faire à leurs enfants  ces rappels du vécu. C'est
dans la sollicitation et l'encouragement à ce type d'exercice que les élèves vont apprendre à structurer, ordonner , anticiper, mémoriser, déduire .... toutes ces opérations mentales
déterminantes pour tous les apprentissages.



guinie 21/05/2011 11:45



J'ai à peu près les mêmes remarques à faire que les copines précédentes. Pour varier les questions, je reprends une phrase du récit de l'enfant et je demande aux autres de réfléchir à des
questions pour en savoir plus (ex : j'ai mangé avec Pâquerette. -> Qu'est-ce que tu as mangé ? Est-ce que Pâquerette a aimé ?...)


Maintenant, certains enfants reprennent leurs camarades si la question a déjà été posée.


Là où j'ai plus de mal, c'est que les enfants (y compris les moyens) restent scotchés au carnet de voyage. Ils disent donc souvent une seule phrase (parfois très courte) en lien avec une photo,
et c'est tout ; parfois même l'ordre n'est pas respecté. Je trouve donc ça un peu pauvre... Je leur demande pourtant s'ils ont autre chose à dire qu'il n'y a pas sur les photos, mais non... Que
faire ? Avez-vous des idées ?


Autre question : Isa, dans le cahier de liaison, à la fin de chaque semaine, tu recopiais le récit de chacun. Les parents ont donc déjà connaissance de tous les récits. Quelle différence, quel
apport nouveau de faire le livre fin juin ?


Merci pour vos réponses.


Guinie



isa 21/05/2011 12:12



L 'intérêt est la diffusion des récits façon épisodes que les parents apprécient particulièrement, le livre aura l'avantage de réunir tous les récits ainsi que les photos constituant un
livre réel aux yeux des enfants, le but atteint. Les récits dans les cahiers donnent une vision du projet et incitent à l'inventivité . Pour ce qui est du récit avec le carnet de voyage, certains
enfants s'y raccrochent beaucoup , cela les rassure mais lors des questions, on peut amener les élèves à s'en détacher et à partir dans l'explicite voire dans l'imaginaire.



isabelleS 21/05/2011 09:43



quand ils racontent, c'est fou comme ils sont attentifs et personne n'interrompt ça s'est acquis. Ensuite, je relis en demandant à l'élève s'il est d'accord avec ce qu'il a dit et ce que j'écris
et à ce moment là j'essaie de voir avec lui la tournure, à reprendre avec lui et les autres si besoin est.



isa 21/05/2011 12:14



Oui , d'accord !



Isabelle S 21/05/2011 07:51



bonjour à toutes et tous


moi je me suis lancée cette année dans ce projet avec de PS/MS et je suis étonnée. Etonnée de voir comment les enfants s'investissent et comment la mascotte ets devenue le centre du monde. C'est
clair qu'au départ on hésite, on relit plusieurs le projet décrit sur ton blog, on se pose encore des questions mais c'est fou comme ça marche bien. Poser des questions n'étaient pas évident le
première fois mais le deuxième ils saviaent en poser. C'est clair que la tournure est à apprendre mais l'idée de questionnement est là. Moi la question est plus liée à qu'est ce que j'écris moi
sur le petit livret que je rendrai aux parents. Garder la formulation des enfants tout en corrigeant certaines erreurs avec eux. ce n'est pas évident. Hier, ma mascotte est allée dans ma première
famille qui ne parle pas français (70% d'enfants turcs dans la classe) mais sa soeur de 14 ans a écrit pour son petit frère et lui a pu raconter avec ses mots ce qu'il a vécu grâce aux photos.
Merci Isa, je ne pensais vraiment pas que ça marcherait autant. Merci Isabelle S



isa 21/05/2011 09:30



pour l'écriture, il est question de reprendre la tournure des élèves sans leurs défauts de langage de manière à ce que ce soit lisible. Si vraiment une tournure n'est pas appropriée, tu
reviens dessus au moment des questions et tu demandes à l'élève de le dire autrement, mais tu ne l'arrêtes pas durant son récit pour rectifier car ce moment de langage est précieux et il faut à
tout prix chercher à les mettre en confiance pour qu'ils parlent. Ne jamais oublier l'enjeu, il s'agit bien de langage oral et non d'écrit, même si celui ci intervient et agit aussi mais le
principal objectif est l'expression et la mise en pensée d'évènements vécus à rapporter aux autres. L'écrit n'est qu'un prétexte à parler.



maud 21/05/2011 00:24



pour ma classe, les enfants très égocentrés quand meme, il faut l'avouer, attendent avec impatience le temps des questions. Ils ont en effet commencé en m'imitant
"est-ce que..." et maintenant ca roule. Parfois ce qui m'agace c'est qu'ils posent 3 ou 4 fois la meme question. mais bon je me dis aussi que cela les aide à se lancer alors je réponds simplement
oui ou non et que la question a déjà été demandée et que la réponse a déjà été donnée...



isa 21/05/2011 09:25



cette répétition est nécessaire, ils ont besoin de s'assurer, puis quand tu les sentiras à l'aise, augmente tes exigences et refuse les questions déjà vues, d'ailleurs, ils vont commencer
à le dire eux-mêmes.


concernant l'égocentrisme des petits, effectivement, ce projet est une épreuve d'attente et il est important qu'ils mesurent combien attendre peut aussi procurer du plaisir. La
satisfaction immédiate se trouve non acquise, ils apprennent ainsi à surmonter leur contrariété, c'est une étape trés trés importante. C'est un autre apprentissage de ce
projet.



Gwen 20/05/2011 22:41



Concernant les questions: il est vrai que les premières fois, ce temps de questions n'est pas évident. Je pose moi-même des questions et demande à mon ATSEM d'en poser aussi pour qu'ils
appréhendent ce type de phrases. Parfois , ils répètent une phrase affirmative, je leur explique que non, c'est une affirmation, et leur précise comment ils auraient pu poser la question. Et puis
un jour, pour certains, c'est le "déclic", ils ont compris comment faire, avec le ton... Ces derniers temps , certaines questions reviennent très souvent: "Est-ce que tu as fait de la
balancoire/du toboggan avec Oscar?" Ce moment de langage est  un "régal".


 



isa 20/05/2011 22:58



oui, cela les rassure de reprendre les questions, ils s'essaient aux tournures de phrases. C'est vrai que l'inversion classique de l'interrogation est pour le moment difficile pour eux,
il vaut donc mieux les orienter sur des formulations du type "Est-ce que ..." qui évite de changer l'ordre sujet-verbe. Ensuite  on augmente les difficultés progressivement et notamment on
refuse une question qui a déjà été posée. Tout cela se fait en observant comment le groupe progresse et peut passer à l'étape suivante. D'où l'intérêt de cette répétition quotidienne  qui
dure suffisamment dans le temps pour que les remarques et les exigences restent en mémoire plus facilement dans l'immédiateté. Merci Gwen



Silvia 20/05/2011 19:51



Je profite de ce message pour dire que je suis ravie d'avoir mis en place le voyage de la marionnette dans les familles. Les récits spnt très riches pour l'instant (syntaxe, vocabulaire...)J'ai
quand même des difficultés avec le temps des questions : c'est abstrait "poser des questions" et les élèves ne se lancent pas. J'avoue que le récit vient aussi après un temps de regroupement
assez long en cette période de l'année : j'ai des PS/MS donc il ya tout un travail sur la date, comptage des présents, des absents+ le "quoi de neuf" que j'ai maintenu donc dans la mesure où les
élèves sont encore concentrés au moment du récit je ne me suis pas trop penchée sur cette phase "questionnement" pensant que ce serait un peu long, mais quand même : comment les inciter à en
poser , je n'ai pas trouvé de solution.


Bises



isa 20/05/2011 20:02



Il peut être proposé la vérification des tâches pour lancer le questionnement, souvent au début , c'est un vrai défi, car effectivement, ce qui nous semble si évident " poser des
questions" ne l'est pas du tout pour eux. On voit bien là le travail de compréhension et aussi d'appropriation de formules, c'est pourquoi les premiéres questions sont souvent reprises, c'est un
travail long et la progression dans la diversification vient ensuite, à force de répétition de la situation. Je l'ai souvent dit, mais je le répète, pour que les élèves comprennent bien ce qui
est attendu d'eux , il faut de la répétition de situation. A travers ce projet, on prend vraiment conscience combien avec les petits le temps pris à dire et redire est fondamental pour stabiliser
la compréhension.


Par contre, tu cumules peut-être trop de choses et l'épuisement de l'attention et de la motivation atteint ses limites, il faut peut-être faire des choix ou placer certains rituels
ailleurs.


Et puis n'hésite pas à valoriser les questions nouvelles en complimentant celui qui a osé se lancer dans une interrogation originale, enfin toi aussi tu poses des questions et cela aussi
compte pour les enfants, le phénomène d'imitation n'est pas à négliger , on dit bien :" sur le modèle de l'enseignant".