qu'est-ce que je dis quand ils pleurent ?

Publié le par isa

salle des maitres

 

Nous terminons notre série sur les mots et l’importance de leur choix par la situation que vous allez rencontrer à la rentrée.

Certaines et certains y sont déjà habitués et ont déjà leur façon de dire, mais toutes les nouvelles et nouveaux enseignants qui vont y être confrontés sont sûrement interrogatifs, et même pour certains anxieux.

Je parle des pleurs de début d’année, ces pleurs qui remplissent les classes de petite section, qui par vagues successives se communiquent les uns aux autres et qui, quelquefois, submergent toute une classe.  Face à ce désarroi individuel ou collectif, que dire ? Quelle parole est la plus apaisante ? Doit-on reconnaitre ces pleurs ou au contraire les ignorer ?  

Comme pour les précédents débats, chacun apporte ses mots et donne à voir à ceux qui débutent un savoir-être qui ne se trouve écrit nulle part.

Merci une dernière fois de vous livrer à cet exercice de sincérité et de confiance.

 

Qu’est-ce que je dis quand ils pleurent ?

 

Publié dans la salle des maîtres

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Géraldine 02/07/2012 22:13


Je me retrouve tout à fait dans les commentaires précédents: Ce que je dis le plus souvent, c'est : " je comprends, tu pleures car tu es triste. Maman est
partie faire à manger ( peu de parents travaillent dans mon école) et après elle revient te chercher". Et aussi " je ne suis pas ta maman mais je suis aussi une maman et je sais faire les
câlins". Et pour ceux qui "usent les nerfs de tout le monde", c'est: "Viens, on va se promener tous les 2, on va dire bonjour à maîtresse X ". Effectivement le problème est qu'ils sont beaucoup à
pleurer et là je regrette de ne pas être "Vishnou" ! Cette année j'ai eu des pleurs jusqu'aux vacances de toussaint et à chaque rentrée de vacances (exceptée celle de mai) ! Dur, dur + une petite
que les parents n'ont inscrite qu'en janvier ! Bref, j'ai l'impression que ma classe "tourne" seulement depuis 1 mois, autant dire que je ne suis pas pressée de faire une nouvelle rentrée ! Ce
qui est le plus difficile à gérer ce sont les pleurs en début d'après-mid et là, je cherche encore des solutions !!!

isa 03/07/2012 09:16



tu veux dire les pleurs pour aller au dortoir ?



valwi 01/07/2012 14:10


Aux parents, je dis: "C'est important que l'enfant comprenne que vous me faites confiance. Nous devons avoir le même discours. Lorsqu'il y a désaccord, nous devons aller les uns vers les autres
pour échanger et trouver un accord.Dès que vous avez une question, venez vers moi. Je ferais de même si j'ai une question."


Aux enfants: "L'école est faite pour accueillir les enfants, les parents ont d'autres occupations dans la journée. Quand Maman et Papa auront fini leur travail ils viendront te chercher" "Tu
pourras leur raconter et montrer tout ce que tu as fait, ils seront fiers de toi" Ce sont des enfants qui m'ont donné l'idée de dire cela, parce que certains me demandaient, s'ils pouvaient
montrer ce qu'ils avaient fait à leur parents.


Laisser l'enfant observer les jeux des autres, prendre du recul, sans le séparer du groupe."Regarde ce que font les autres" Les PS ont besoin d'observer beaucoup avant de rentrer dans le groupe,
et souvent cela inquiète les parents, de voir leur enfant rester en retrait, mais je rassure en expliquant que beaucoup d'enfants de 3 ans procèdent de cette manière."   


Tout simplement: "Cela va bien se passer, tu vas voir, c'est bien l'école!" ET il faut y croire lorsque nous le disons, parce que les enfants sentent très bien les hésitations... ;-)


 

Muriel 01/07/2012 10:56


Oups! Bien sur "isolement" ça veut dire dans la petite pièce qui donne sur la classe, près du pas de la porte ou avec l'ATSEM et ses boules QUIES !!! Et ce
n'est que quand on sent que l'enfant est assez "fort" pour cela (ou nous pas assez fortes pour le supporter, n'est-ce pas Maud! ... lol.. C'est surtout les autres enfants qui réclament "fais
le taire maîtresse, on n'en peut plus!!!") et que tous les arguments cités ont fait flop...


Dans les dispositifs, j'ai oublié: le "time-timer", c'est une pendule avec un "camembert" rouge qui diminue avec le
temps, sur 1 heure. Les enfants visualisent bien le temps qui reste avant les mamans et restent scotchés devant. Mais on ne peut le mettre que dans la dernière heure du coup. Et la frise du
temps, ça marche bien.


Pour les phrases, la plupart ont été écrites, je n'ai pas grand chose à rajouter...


Exprimer le chagrin de l'enfant est primordial, surtout que souvent ils ne savent pas parler: "tu es triste car tu veux ta maman, j'ai bien compris cela, ne
t'inquiètes pas, regarde on va faire ça et ça (frise du temps) pendant que maman prépare à manger (ou est au boulot...) et après elle revient te chercher, regarde quand il n'y aura plus de rouge
(time-timer), ..."


Pour les enfants étrangers, une de mes collègues de ZEP avait fini par apprendre des phrases de réconfort en turc...

isa 01/07/2012 12:10



oui oui Muriel, je voulais qu'on précise, il y a des évidences pas si évidentes. Effectivement, les repères temporels sont à mettre en place trés rapidement parce qu'ils
sécurisent, c'est pourquoi la frise des photos de la journée peut être installée la deuxième semaine. Ton time-timer me rappelle le réveil ( avec aiguilles) que je donnais à l'enfant qui pleurait
en lui expliquant à l'aide d'une gommette les changements à venir , j'en ai retrouvé un qui secouait tant et plus le réveil espérant faire bouger l'aiguille pour accélérer le temps !!!



cerise 01/07/2012 10:05


un petit plus ! 


je dessine devant l'enfant : regarde là, c'est maman, là c'est papa ! (je dessine) et je dis : je mets le dessin ds ta poche, tu vois papa et maman sont tjrs avec toi ! quand tu as du chagrin,
regarde le dessin , 


et dès que je sens que les pleurs veulent reprendre, je leur dis "prends ton dessin, on n'oublie pas papa et maman st avec nous, ds nos poches, dans notre coeur, ils vont revenir ...bla bla....cf
les commentaires précédents


le dessin est très succint, rapide 1minute car il faudra en faire pour d'autres copains!! j'ai repris cette idée (cf le rased). A tester !!


bon WE


 

maud 01/07/2012 09:51


au fait je vous ai dit déjà que j'adorais les calins???

isa 02/07/2012 13:02



non non jamais .......



maud 01/07/2012 09:51


" Tu sais moi je m'occuppe de vous toute la journée et à la fin de notre travail papa ou maman revient te chercher. Je ne garde jamais les enfants avec moi j'ai déjà
ma fille et cela me suffit même si je vous(t') aime beaucoup"


"bin non tu comprends je ne les mange pas moi les enfants, je ne fais que des bisous! "


"non tu ne peux pas voir (papa) maman  maintenant ils sont au boulot (au travail), ils te préparent à manger toi ton travail c'est d'être avec moi et
d'apprendre plein de choses, mais ne t'inquiète pas un papa ou une maman ça revient toujours son enfant"(alors là bin moi j'ai toujours un stress c'est bête mais bon on ne sait jamais ce qui se
peut se passer je cherche toujours une meilleure facon de le dire pour ne pas avoir menti à un enfa,t si un jours il y avait un problème)


"Je ne suis pas maman mais je peux te faire plein de calins pour te consoler en attendant de revoir maman si tu veux"


"je comprends que tu sois triste moi aussi ma maman me manque mais chacun son travail toi c'est avec moi et on va faire plein de choses super chouettes!"


"Dès que tu seras un peu calmé tu peux venir me voir pour avoir un calin ou  un bisou, je t'en ferai avec plaisir je suis aussi là pour cela, pour t'aider à
être grand"


Cette année on a appris l'heure des mamans et bien ça marche du tonnerre! je la mets juste au moment des départs pour faire venir les mamans plus vite! et la joie
quand elles arrivent du coup ils me la redemandent et je leur montre quand je la mettrai la prochaine fois et ça les rassure!


voilà j'espere Isa que ces quelques phrases aident un peu.


 


ah oui une autre mais c'est quand les pleurs durent plus longtemps là je dois dire que cela a tendance à m'insupporter.


"je comprends que tu n'aimes pas que maman s'en aille maisil faut qu'elle aille à son travail ou s'occupper de la maison, toi tu es au tarvail avec moi et les
copains. Tu sais qu'elle va revenir tout à l'heure, elle ne t'a jamais laisser donc quelqu'un va venir te chercher. Maintenant je ne suis plus d'accord car tu rends maman très triste car elle
croit que tu es malheureux à l'école alors que ce n'est pas vrai. je veux bien faire un calin quand on est vraiment triste pas quand c'est un caprice là ça suffit"

la maîtresse des petits 30/06/2012 21:24


Ah, aussi, j'ai un truc pour paraître crédible aux yeux des parents afin qu'il me fasse confiance: je colle en évidence les photos de classe des années précédentes, ainsi ils voient que je ne
suis pas novice et que j'ai un peu l'habitude...


Je pense que la confiance ne se réclame pas mais qu'elle se mérite.


Il faut se mettre un peu à leur place à ces parents d'élèves débutants: confier leur trésor-prunelle-de-leurs-yeux à une maîtresse échevelée, ruisselante de sueur qui se débat aux milieux de 25
mômes hurlants - ça fait peur, non????


Tu as raison Muriel, il nous faut bien 2 mois de vacances avant d'affronter ça.........


Le pire, c'est qu'on aime ça???

isa 30/06/2012 23:01



Je ne suis pas tout à fait d'accord , cela voudrait dire que lorsque tu débutes , tu ne mérites pas la confiance. Tu vois la question de légitimité pour laquelle j'ai écrit un article est relancée. Quand est-on
considéré comme un professionnel ?



la maîtresse des petits 30/06/2012 21:19


Oui, évidemment, ça tombe sous le sens que les élèves isolés sont accompagnés d'un adulte... Enfin, nous sommes des gens responsables!!!!!!!!!

isa 30/06/2012 22:56



Je préfère que cela soit clarifié et dit. Même si je pense que la très grande majorité le sait, mais n'oublions pas que des parents viennent aussi nous lire.



katia 30/06/2012 21:02


Moi quand je sens que les enfants se laisseraient bien tenter par les jeux mais ont peur que les mamans ne reviennent pas je leur dis " ne t'inquiètes pas maman va préparer le repas pendant que
l'on joue et que l'on apprend des chansons et puis elle revient", ils adorent pour certains quand je leur dis " de toute façon j'ai trois enfants à la maison alors je rends tous mes élèves à leur
maman pour le repas".


Pour les parents ça marche aussi, je leur dit aussi que tout va bien se passer que l'on est habituée à gérer, qu'ils ne s'inquiètent pas . je leur dit que les pleurs sont normales à la réunion de
pré rentrée et qu'elles peuvent aussi être dûe au bruit et à la peur des autres.


Voilà j'espère que j'ai réussi cette fois à plus donner de paroles, il est vrai que les phrases clé sont difficiles à retranscrire car elles dépendent de la personnalité de chacun.

isa 30/06/2012 23:04

Oui merci Katia, tu n'imagines pas comme ces formulations peuvent aider certains collègues à construire ensuite leur propre discours. Ne t'es tu pas toi même imprégnée de phrases que tu as pu entendre ici ou là ?

katia 30/06/2012 15:02


bonjour, moi j'ai en général 27 petits que je reçois un samedi matin avec papa et maman. Je leur donne leur cahier de vie avec ma photo et ils ont une placepour mettre une photo de leur famille.


Je leur montre les jeux (pâte à modeler, dessins...), les parents rentrent un peu dans la classe mais pas trop..... juste le temps que leur enfant choisissent une activité. Ensuite on se présente
si on peut ceux qui pleurent encore restent autour de la table de dessin avec l'atsem ( on leur propose de faire un dessin pour maman et papa puisqu'ils vont revenir), je leur promet aussi de
pouvoir faire des bulles à la récré ( ça en motive certains pour arrêter de pleurer)


Je demande aussi aux parents avant de partir de remplir un tableau pour la semaine sur lequel ls écrivent qui vient chercher l'enfant à la sortie ( ou au bus même si je demande à ceux qui le
peuvent de ne pas les mettre au bus la première semaine)


Pour résumer oui tout doit être préparé même la boîte de mouchoirs dans le couloirs pour les mamans qui elles pleurent parfois plus lomgtemps que leur enfant.... C'est pourquoi il faut dialoguer
avec les parents pour qu'ils transmettent le moins d'angoisse possible à leur enfant car rien de plus terrible pour un enfant de voir partir sa maman avec l'impression que c'est la dernière fois
qu'elle va le voir.


Voilà comment je vois la rentrée, mais en attendant BONNES VACANCES A TOUTES

isa 30/06/2012 19:32



merci beaucoup pour tous ces conseils et avis sur cette question, j'avais écrit sur le sujet ICI, ce que je demande dans cet article , ce sont des mots, des mots de réconfort, des mots d'explication, des mots avec des phrases.... vous en avez donnés certes. Je sais
combien on hésite à écrire ce qu'on dit, on décrit mais reformuler ses propos , c'est plus compliqué.


Concernant l'isolement, je tiens à rappeler qu'un enfant ne peut être laissé seul dans la pièce où il est envoyé. Attention avec ce choix, le petit enfant qui pleure a sûrement besoin de
calme ( pour certains) mais il est préférable de le confier à l'atsem qui l'emmène avec elle et ne le quitte pas. Je voulais apporter cette précision car en vous lisant il n'était pas clair que
cet isolement soit accompagné.


Effectivement, le lien famille-école prend ici tout son sens dans l'accompagnement à la séparation. Là aussi , il serait intéressant d'avoir les mots dits aux parents , j'avais une phrase
clé pour ma part: " Vous me confiez votre enfant alors faites moi confiance"



valwi 30/06/2012 14:52


Il vaut mieux prévenir que guérir...donc 3 mesures importantes pour préparer les enfants à cette séparation de la première rentrée:


1. J'accueille les futurs PS avec leurs parents au mois de juin, du goûter jusqu'à midi. J'ouvre ainsi les portes de la classe, 2 ou 3 demi-journées, pour un groupe de 4 PS maximum. Cela permet
de créer un climat de confiance. Les parents sont contents de voir ce qu'il se passe dans une classe... et l'enfant mesure le degré de confiance que ses parents accordent à cette "fameuse
maîtresse". C'est un moment convivial... qui porte ses fruits.


2.J'invite également les futurs parnets d'élèves à une petite réunion un soir de juin, pour élucider toutes les questions angoissantes.


3.Ma classe est une classe  à 3 niveaux (PS-MS-GS), donc à la rentrée: rentrée échelonnée: j'accueille les PS tous seuls une matinée, pour qu'ils puissent prendre leur repères et
s'approprier l'espace de la classe.


Puisque les 2/3 de la classe sont des enfants plus expérimentés, il y a un tutorat tout naturel qui est instauré entre les MS/GS et les PS. Les PS observent beaucoup la manière de fonctionner des
plus âgés et ils s'en inspirent très vite. 


Dans ce contexte, les pleurs sont anecdotiques, c'est très rare que je doive consoler longtemps, le climat de confiance est instauré, plus besoin de prouver quoi que ce soit.

Muriel 30/06/2012 09:34


J'adhère à l'ensemble des comentaires écrits.


Avec un multi-niveau, l'avantage est de ne pas avoir une classe entière de nouveaux hurleurs. Cependant il arrive que quelques anciens pleurent un
peu!!!


Et puis cela dépend des années, c'est assez bizarre.


Les pleurs reprennent à chaque changement de lieu... Contrairement à Vihiko, je ne fais visiter l'école que quand ça ne pleure plus, ou disons moins, afin de
ne pas faire trop de bazar dans les classes de grands lors de la visite (parfois J1 mais d'autre fois J2 ou J3) . Mais ce n'est peut-être pas une bonne idée?


Récrée avant tout le monde car c'est un moment très effrayant pour eux (surtout que nous sommes une école primaire jusqu'au CM2) même s'ils sont pafois
contents de retrouver les grands frères et soeurs (et ils repleurent quand ils doivent les quitter à la fin dela récrée...!!!)


Activités très similaires les premiers jours pour les rassurer.


Un vrai au revoir au parent (qui n' a pas le droit de filer à l'anglaise pendant que l'enfant est occupé!) ça fait pleurer mais ça évite les
non-dits et c'est plus sécurisant pour l'enfant.


J'ai testé un truc qui marche bien: un aquarium! Regarder les poissons facine les petits et arrive à les calmer parfois. Ca les distrait de leur
chagrin.


Mettre des mots: tu as le droit d'être triste, c'est que tu voudrais ta maman, je comprends bien, bla bla... (des fois juste ça c'est suffisant pour calmer!)
et si ça dure trop et trop fort: isolement dans le dortoir ou la tisanerie, juste pour reposer les oreilles des autres! Et gronder, parfois, ça marche aussi!


L'accueil dans la classe, c'est bien, mais le jour de la rentrée ça fait beaucoup de monde, d'adultes debout: une forêt de jambes qui n'a rien de rassurant
pour les petits ! Quelqu'un a-t-il trouvé une formule contre cela? (25 enfants, ça fait presque 25 parents, donc 50 personnes dans une classe de 60 m2 !!!)


L'an dernier j'ai testé le coup des ballons avec un mot dedans: bien sympa  !(enfin ça leur empêche pas beaucoup de pleurer... surtout quand le ballon
éclate dans leur main!!!)


Et souvent les pleurs recommencent encore plus le lendemain,car les enfants comprennent que l'école ce n'est pas qu'une fois, mais que ça
dure!


Pff, rien que d'y repenser, ça donne pas envie d'y être, à la rentrée!!!


Heureusement qu'il y a les vacances, car là, je n'aurais pas le courage!!!

Emilie44 29/06/2012 23:24


Alors moi j'ai essayé de prévenir en amont les pleurs de rentrée dûs à la peur de l'inconnu. Lors des portes ouvertes de fin d'année, nous avons visité l'école, puis
les enfants ont joué dans la classe en présence des parents. Ensuite, ils sont allés jouer dans la cour. Avant de repartir, ils ont reçu chacun un petit livret pour préparer la rentrée. Dedans,
j'ai mis des photos de mon ATSEM et moi, ainsi que des différents lieux de l'école (classe, cours, salle de motricité, toilettes, dortoir). J'ai bien dit aus parents de regarder ce livret avec
leur enfant plusieurs fois pendant les vacances, afin qu'ils n'arrivent pas face à des personnes et des lieux inconnus à la rentrée. Ca a bien marché puisque j'ai croisé au supermarché une future
élève (née fin décembre) qui m'a dit "bonjour ma maîtresse Emilie!"... ;-)


Sinon, pour les pleurs en classe, si c'est des pleurs au moment de la séparation avec les parents le matin, je propose de leur donner la main pour prendre le relai
du parent, on fait un petit signe de la main ensemble pour dire au revoir. Si l'enfant continue à pleurer au début de continue à lui tenir la main, mais sans lui faire de remarque, je continue à
discuter avec les autres enfants ou les parents. Au bout d'un petit moment, je lui propose d'aller rejoindre d'autres enfants qui font une activité d'accueil. Après quelques propositions
refusées, je finis par lui dire que je dois lui lâcher la main car j'ai besoin de mes deux mains pour faire autre chose. Du coup très rapidement, les enfants savent qu'ils peuvent faire une
activité dès qu'ils sont calmés et certains ne me tiennent la main que quelques secondes.


 


Pour les pleurs en cours de journée, je leur demande d'abord s'ils se sont fait mal. S'ils me disent non, je leur demande pourquoi ils pleurent. Je leur dit qu'on a
le droit d'être triste, mais qu'il ne faut pas crier en pleurant car cela dérange tout le monde. Pour ceux qui piquent des crises inconsolables et qui en rajoutent visiblement, après discussion
si rien n'a d'effet sur eux, je les isole dans le dortoir à côté du bureau de mon ATSEM en leur disant que dès qu'ils seront calmés ils pourront revenir jouer et travailler dans la classe.

vivi 29/06/2012 22:33


Je rebondis sur le commentaire de Sara qui dit que la préparation est essentielle. Chaque année, nous accueillons les futurs petits  en juin, pour leur faire découvrir l'école, les
maîtresses...Ils viennent avec leurs parents, et une deuxième journée d'autres enfants viennent voir l'école avec la crêche et les nounous.


Nous avons décider de profiter de cette visite pour discuter dans la cour avec les parents afin de dédramatiser la rentrée et surtout leur demander de nous faire confiance. On leur a expliqué que
leurs attitudes face à l'école est déterminante pour l'enfant; qu'ils ne doivent pas leur transmettre leurs angoisses (même si c'est difficile pour certains parents de  se séparer de leur
petit( (J'ai déjà vu 2 parents pleurer en nous les laissant!); que les enfants étaient entre les mains de professionnels et qu'ils n'avaient pas de raison de s'inquiéter.


On voulait faire passer le message que s'ils parlent de manière positive de l'école devant leur enfant durant les vacances, ceux-ci arrivent plus confiants, avides de découvrir plein de nouvelles
choses... ça n'empêchera peut-être pas les pleurs mais ça créera une relation de confiance avec les parents... On verra si notre réunion a porté ses fruits en septembre!

vihyko 29/06/2012 22:19


je prends un xanax le jour de la rentrée.... HA ! je rigole !!! quoique... Moi, ça passe beaucoup par le contact physique mais parfois certains enfants le refusent, ceux là je les laissent
tranquilles. ce que je trouve le plus galère c'est ceux qui font des colères avec hurlements !! en ce aqui me concerne, je les isole le temps qu'ils se calment avec l'atsem. j'ai une phrase clé
toute conne mais qui marche bien quand certain continuent à pleurer en hurlant après 15 jours : "moi je console le chagrin mais le caprice je ne suis pas d'accord donc soit tu te calmes et on
fait un câlin , soit tu vas tout seul dans un coin et je ne m'occupes pas de toi " en général, ils se calment.


pour les pleurs de rentrée, moi je suis devenue assez pragmatique sur ce point : bien dormir les 15 premiers jours et souffler très fort par le ventre quand je satures. tout comme certaines, je
les regroupe très vite autour des comptines pour limiter le phénomène.


pour les débutants, ce qui'l faut savoir c'ets que les petits repleurent à chaque changement de lieu ou d'activité donc il faut prévoir le premier jour une visite lente de l'école pour qu'il
prennent leur repères et pleurent une fois pour toute sur l'inconnu, et bien sûr à la première récré, on se transforme en maman canard mais au moins si il fait froid bah moi j'ai chaud..lol ! NB
: je découvre toujours la cour seule avec eux avant al première récré pur qu'il s'approprie le droit d'aller sur les jeux malgré la présence des grands

la maîtresse des petits 29/06/2012 20:41


J'ai remarqué qu'avec certains enfants il faut se fâcher... "Ne pleures plus, tu me fais mal aux oreilles, ça me fatigues et les copains aussi." ça marche avec quelques uns (ceux que les câlins
ne stoppent pas. Je suis assez pour la mise en action également: j'ai une série de mini-activités hyper rodées que j'enchaîne et ce tourbillon entraîne les petits qui n'ont donc plus le temps de
pleurer!!!!


Cette année, pour la première fois depuis 6 ans, j'ai eu un revêche qui a pleuré trop longtemps pour mes nerfs: je l'ai exclu de la classe pdt 1/4 d'heure pdt 3 jours, je lui ai dit que je ne
voulais plus de lui si ça continuait: il m'a supplié de le reprendre!

maud 29/06/2012 20:26


je dirais malheureusement que cela dépend de chaque enfant car chaque pleur est différent.


Après encore plus malheureusement ou heureusement nous ne sommes que des êtres humains alors les réactions dépendent aussi de notre état ou de ce que cela nous
renvoie.


Perso je suis très calin donc je caline mais je ne supporte pas qu'on me chouine dans les oreilles alors si mes calins ne fonctionnent pas je passe le relais.


ensuite et bien je rassure en expliquant que je ne garde pas les enfants que les les parents reviennent toujours chercher les enfants. je montre aussi où on en est
dans la journée. et surtout de l'action pour oublier les pleurs.

Sara 29/06/2012 09:16


Tu as raison, la thétralisation est essentielle les premiers jours et l'utilisation de la marionnette de classe est une aide précieuse. Parfois mon Atsem "sort" aussi un ou deux enfts trop
bruyants qui empêchent toute parole et qui entraînent les autres ds la spirale des pleurs collectifs. Mais je me retrouve seule, j'en ai souvent qui veulent se sauver, et là c'est un peu la
galère de courir après l'un, de garder un oeil sur les autres et de continuer à chanter, mimer ou raconter comme si tout allait bien... Je crois que nous avons un rôle essentiel à jouer les
premiers jours, mais je suis sûre qu'une rentrée réussie passe par la "qualité" de la préparation et du discours que les parents tiennent à leur enfant avant leur arrivée et même bien
avant pdt les vacances.

vivi 28/06/2012 22:17


Un enfant qui pleure trop, ça déstabilise la classe et ça fait souvent boule de neige sur les autres... 


Quand ils pleurent, je leur montre sur le calendrier de la journée où l'on se situe (une pince à linge que je déplace au fil des activités) et à quel moment les parents reviennent.


S'il y en a  plusieurs qui pleurent trop, mon ATSEM les amènent se promener dans l'école pour que je puisse lancer les activités dans le calme(chansons, jeux de doigts, lecture d'une
histoire que je mime avec beaucoup de bruitages pour les faire rire...) . 

Sara 28/06/2012 10:51


Dans mon école, un tiers des enfants qui arrivent en PS sont d'origine turque ou polonaise et ne comprennent pas le français. Ils découvrent parfois notre langue à leur arrivée ds ma classe.
Il y a donc bcp, bcp de pleurs. Certains vomissent même l'école et ce nouveau monde qu'ils découvrent (au sens propre!). Les MOTS n'ont pas d'intérêt et ne les réconfortent évidemment pas, c'est
même pire : je représente l'inconnu dc la peur. La seule solution pour les détourner de leur chagrin est la mise en activité, l'action. Je leur propose très vite une activité simple. Parfois, la
musique et les chants les calment un peu. Mais les pleurs durent longtemps... parfois jusqu'aux vacances !.. si qq'un a des solutions, je suis preneuse. Merci d'avance. Pour les autres, les
petits qui comprennent le français, la mise en activité et les chants fonctionnent aussi très bien pour limiter, voire arreter les pleurs. Je leur parle et leur explique que papa et maman sont
très contents de les voir grandir et aller à l'école, qu'ils vont penser très fort à eux et reviendront les chercher quand ce sera l'heure. Je les questionne sur leur jolie tenue de rentrée, sur
leur nouveau sac, sur leur doudou et souvent, les pleurs s'arretent. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne ressurgiront pas un peu plus tard ds la matinée... Mon Atsem est aussi très présente et
très à l'écoute les premiers jours, elle leur dit les mêmes mots que moi et les calinent sur ses genoux. Chaque enft est particulier, il faut trouver les mots qui l'apaiseront. J'attends de lire
les vôtres.