question sur le décloisonnement par Sisi: la salle des maîtres

Publié le par isa

salle des maitres

Je suis à 75% et pendant la sieste de 13h30 à 15h00 je vais faire l'anglais 2 fois par semaine (le lundi et le jeudi ) dans 2 classes (CM1-CM2,CE1-CE2) et le mardi je vais faire de la découverte du monde de 13h30 à 14h15 en CE1.
Ma Directrice m'a demandé si je voulais bien prendre des élèves en difficultés de 14h15 à 15h00 car elle me dit que je suis "libre" pendant ce temps. Je ne suis pas vraiment pour sachant que j'avais déjà suggéré de ne faire qu'une plage horaire par jour de décloisonnement pour être présente au coucher et au lever des élèves (ce que je ne peux pas faire actuellement)et être là également pour préparer mes ateliers de l'après-midi.(ce que je fais rapidement car j'accueille les élèves qui sont réveillés ou qui ne dorment pas du tout.
J'ai l'impression qu'étant donné que le mardi à partir de 14h20...je n'ai pas d'élèves, les enseigantes du primaire pensent que je ne fais rien et qu'il faut à tout prix que je fasse "autant" qu'elles!!! Cela me gêne un peu; en plus qu'en général lorsque je fais du décloisonnement en anglais je suis rarement avant 15h15 dans ma classe car les enseignantes ne s'imaginent pas que je travaille également l'après-midi et que si les élèves restent un peu plus longtemps à la sieste ce n'est pas grave. Ce qui me dérange c'est qu'il y a plusieurs enfants qui ne dorment pas et du coup le temps de sieste me paraît extrêmement long pour eux!!!Pourquoi venir à l'école si c'est pour rester enfermer dans une salle de sieste...
Je suis donc un peu "déçue" par le regard de mes collègues sachant que l'année dernière j'étais une enseignante de primaire comme elles !!!Que faire car je sens ce lourd regard peser sur moi dès que je dis que les enfants vont à l'école pour apprendre des choses même en petite section !!!Je sais que mes collègues de maternelle me comprennent...heureusement!
Mais j'aimerais que ce soit de même en primaire et qu'on n'exige pas de moi de prouver que je travaille!!!
Merci

sisi

Publié dans la salle des maîtres

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Emilie44 21/01/2014 07:55


Si si, tu es tout à fait compréhensible! C'est une situation compliquée, je te conseille de demander de l'aide à l'équipe de circo : une conseillère pédagogique
pourrait peut-être t'aider?

Fanou 21/01/2014 02:39


 


Alors voilà comment transformer la vie d'une école maternelle en cauchemar. Cauchemar qui m'empêche de dormir vu l'heure;  alors maintenant je crève l'abcès en vous racontant mon histoire
qui a mal tourné il y a 5 ans lorsque l'IA a pris la décision de fermer rapidement notre troisième classe (2 ans avant nous fermions notre 4ème classe) au bénéfice de l'école élémentaire voisine
car après fermeture nous nous sommes retrouvés à 35 par classe, ainsi il avait été prévu de renflouer les effectifs de l'école élémentaire en leur donnant 10 élèves de GS et de créer une classe
GS CP qui dépendrait de l'école élem mais...qui resterait dans nos locaux! Vous suivez? Cela me paraissait plus pédagogique que des GS CP restent chez nous, sauf que pour la collègue en question
c'était surtout le moyen d'échapper à des collègues et une directrice avec qui elle ne s'entendait pas du tout, et cette mésentente était allée très loin d'ailleurs. Par contre, nous avons perdu
une collègue de maternelle en or.Ainsi, je me retrouvais directrice d'une école maternelle à deux classes , avec, il est vrai le sentiment d'avoir un peu perdu le volant de ma direction.


A ce moment là, j'enchaîne 2 congés maternité et c'est là que tout bascule.


Nous avions toujours décloisonné, je proposais les arts visuels car ce n'était pas trop le dada de mon collègue, mais le jour où il a enlevé le tableau de peinture de sa classe ( il voulait
l'envoyer à la benne, j'ai insisté pour qu'on le conserve dans le couloir), j'ai commencé à tilter ; puis ça a été les coins jeux, je lui ai dit aussi qu'avec des MS quand même, il en aurait
besoin : dans le couloir aussi.


Je me suis aussi aperçu que mes collègues avait modifié les horaires de la dernière récréation pour la placer en fin de journée ( très utile, n'est-ce-pas?) sous prétexte que les élèves devaient
à nouveau se déshabiller (etc etc) fini le bilan de fin de journée, les comptines...ils m'ont averti de leur choix pédagogique que lorsque je m'en suis aperçue et puisque mes PS n'étaient pas
concernés par cette récréation cela ne changeait rien pour moi !


Les élèves de MS sont régulièrement laissés à l'ATSEM au bénéfice des GS.


Et c'est là que l'affect rentre en jeu car ma fille est dans cette classe : pas d'EPS, pas de coins jeux( hors mis le coin maison dans le couloir que j'ai pu sauver), des fiches à tout va
avec l'ATSEM, pas de manipulation,la récréation qui clôture sa journée...Alors je décloisonne ( je ne le fais pas que pour ma fille, depuis le temps!!) je fais des arts visuels, du langage, des
jeux, du sport aussi Rien ne va plus ! Je vais tout arrêter ! Garder mes élèves, consacrer du temps correctement à mes PS qui le méritent avant et après la sieste...j'ai essayé de leur
faire remarquer, de dire NON, mais j'ai peur d'en arriver à un conflit impossible à gérer mais je sais, que pour les élèves, je n'ai pas le choix. Cette situation impensable s'est installée de
manière insidieuse en mon absence ou pendant mes moments de  fatigue mais j'en suis responsable!


Aujourd'hui je vais mieux et vous écrire c'est déjà le commencement d'un début. Merci d'avoir pris le temps de me lire même si ma syntaxe ne doit pas être merveilleuse à cette heure !

isa 21/01/2014 09:59



effectivement Fanou, l'heure est tardive.


Il y a beaucoup de choses dans ce que tu dis. D'abord, si je comprends bien, vous avez déshabillé Paul pour habiller Pierre et tant pis pour Paul qui lui s'est retrouvé presque tout nu.
Clairement, pour sauver une classe élémentaire, vous avez sacrifié la maternelle, comment cette décision a pu être prise en sachant que des effectifs de 35 élèves me paraissent invraisemblables
et qu'il n'était certainement pas du même ordre en cas de fermeture à l'élémentaire. Il y a sûrement des raisons à ce choix, mais je voulais te dire combien cette situation me parait déjà injuste
et montre à quel point la considération du travail en maternelle est mauvaise. Ensuite, tu récupères une collègue qui veut échapper à des conflits ,est-elle la génératrice ? Je m'interroge parce
qu'il y a des personnes qui n'existent que dans le conflit et comme tu nous décris ensuite une situation conflictuelle, je fais le lien. Ensuite, tu pars en congé maternité et à la suite de ceux
ci , tu sens que tu perds ta légitimité, des choix sont faits sans que tu n'aies été consultée, des pratiques pédagogiques sont préférées et vont à l'encontre de ce que tu penses, ta fille subit
ces choix et cela te peine, donc tu choisis de compenser en faisant par le biais du décloisonnement des activités délaissées qui te semblent indispensables aux élèves. Où est ta place de
directrice Fanou ? Tu as effectivement des responsabilités, nous en avons tous par rapport à ce qui nous arrive, mais tu es arrivée au bout de ce que tu acceptes de supporter et tu sens que tu
pourrais craquer, si ce n'est pas déjà le cas. Emilie a raison, tu as besoin d'aide, tu ne peux pas rester seule dans cette situation dégradée. Ton collègue qui choisit de ne plus faire eps, arts
plastiques ... ne respecte pas son travail d'enseignant, il y a des programmes et il est chargé de les appliquer, il est donc en faute. Il est important que quelqu'un lui dise, oui il y a la
liberté pédagogique mais il y a aussi un engagement vis à vis de ses élèves et des parents. Et ce n'est pas parce qu'il enseigne en maternelle qu'il est autorisé à ne faire que ce qu'il a envie
de faire. Maintenant il faudrait comprendre pourquoi il ne fait pas ces activités, quelles difficultés lui font faire de tels choix ? Confier ses MS à l'Atsem est aussi contraire à sa
responsabilité d'enseignant, tous les élèves de la classe ont droit à un enseignement dispensé par une personne professionnelle ce que n'est pas l'atsem. Il y a là des graves manquements à ses
obligations. Beaucoup de choses sont à remettre à plat, et il me semble que tu ne te sens pas la force de le faire seule, c'est pourquoi comme Emilie, je te conseille de chercher de l'aide auprès
des conseillers pédagogiques voire de l'inspecteur. Il faut savoir reconnaitre ses limites et accepter de l'aide plutôt que de s'épuiser comme tu es en train de le faire. En tout cas, ce que tu
as fait Fanou est tout à ton honneur et je trouve que tu as choisi la cause des enfants d'abord et avant tout et c'est ma vision des choses également. Tu n'as donc pas à te sentir fautive ou
incapable, tu as fait comme tu pouvais en privilégiant les élèves, maintenant il faut savoir reconnaitre que les dysfonctionnements sont là et que dans  ton intérêt les choses doivent
changer.



Emilie44 20/01/2014 18:11


Fanou, en tant que directrice non déchargée, je trouve tout à fait légitime que tu refuse de décloisonner! J'ai été directrice non déchargée pendant 4 ans, les 2 ans
où j'ai eu des MS et PS-MS, il était hors de question pour moi qu'on me demande d'aller dans une autre classe pendant le temps de sieste! Au moins, ça te permet de bosser un peu dans le bureau
chaque jour... Ca, je pense que les collègues peuvent le comprendre, parce que je ne suis pas sure qu'ils auraient envie de prendre ta place si tu partais et qu'on leur demandait de faire
l'intérim parce que personne n'a voulu du poste... 


 


Même maintenant que j'ai une décharge, je ne fais pas de décloisonnement tous les jours... J'interviens en informatique une fois par semaine auprès des GS et la
personne qui fait ma décharge intervient aussi une fois. On prend 2 groupes de 5 successivement pendant 20 minutes, de 13h40 à 14h20, ce qui fait qu'on peut être présente pour accueillir nos
élèves n'ayant pas mangé à la cantine et les diriger vers la salle de sieste où ils sont pris en charge par l'ATSEM, et qu'on est aussi présentes au réveil des premiers élèves à 14h30. Pour les
enfants de GS, ça leur fait une quinzaine de séances d'informatique pendant l'année, c'est grandement suffisant! Et au moins avec ces horaires, nos élèves ne pâtissent pas de notre
absence.

Fanou 19/01/2014 22:43


Mille mercis Isabelle! Evidemment le dialogue, la communication résolvent souvent les tensions liées à des non dits. Je pense être aussi responsable de cette situation; alors au travail! Et bravo
et merci pour ce blog: une mine d'idées et un océan d'inspiration de remotivation!

Fanou 15/01/2014 17:43


Allez, je me lance!Sujet périlleux qui me gâche mon quotidien depuis quelques années; à vrai dire je pense être en souffrance vis à vis de cette situation. Enseignante et directrice depuis 15 ans
en maternelle, j'ai pratiqué  la PS à la GS. J'ai connu des collègues aujourd'hui retraitées qui comprenaient le besoin de conserver du temps pour accueillir ses élèves, préparer la classe
puisqu'elles avaient déjà eu des PS. Aujourd'hui, changement de ton: le temps de la sieste reste un temps dû aux collègues; je n'ai pas de décharge pour la direction mais je décharge les
collègues. Résultat final: je cours toute la journée, j'arrive au réveil de mes petits élèves avec un reste d'énergie que je dois chercher chercher , en vain...arrive la fin de la journée, je
m'écroule. Je suis prête à abandonner la direction car je me sens affaiblie depuis l'arrivée de mes adorables petites filles ( manque de disponibilité). J'adore mon métier, c'est une passion mais
mon mari me dit que je fais la classe à la place de mes collègues; je crois, en effet, qu'il n'a pas tort. Attention, je trouve que décloisonner peut permettre des variantes pédagogiques
intéressantes, aide aux élèves, groupes de langage, groupes de besoin etc. Or là, je fais classe tous les jours ( arts visuels car mon collègue ne veut pas en faire), à tous les MS(10 de ma
classe et 10 de la sienne). De plus les relations sont faussées, car lorsque je lui demande comment il souhaite que nous travaillons il me répond : " tu fais ce que tu veux"; c'est horrible à
vivre, aucun retour, NEANT. J'ai besoin de conseils!

isa 15/01/2014 18:49



bienvenue Fanou et tu as bien fait de te lancer, inutile de rester avec le découragement en fond de pensée et l'effondrement en bout de mire.


L'intérêt d'un décloisonnement est d'offrir aux élèves des conditions favorables d'apprentissage avec des effectifs allégés, du temps vécu avec un enseignant et non pas du temps partagé
entre 30 et donc forcément du temps pour parler, pour s'exprimer un peu plus ce qui essentiel quand on met au coeur de sa pédagogie le langage. Cependant la disponibilité de l'enseignant est
aussi un facteur important et favorisant. Ensuite, ce décloisonnement doit être pensé collectivement, il s'articule avec des apprentissages vécus ou repris en classe, il s'inscrit dans une
progression de compétences et il apporte un plus en terme de cohésion d'équipe, personnes sachant travailler ensemble pour le bien des élèves et pour leur réussite. Tout ce que tu me décris
montre que dans ton cas, le décloisonnement est un moyen , certes, d'alléger les classes mais surtout en faveur de l'enseignant. Je ne dis pas qu'il ne faut pas penser ainsi, je dis juste qu'il
est préférable de penser d'abord apprentissages donc élèves. Tu ne t'y retrouves pas, j'ai un peu de mal à penser que les élèves s'y retrouvent, donc c'est un décloisonnement qui ne fonctionne
pas. Pour parvenir à trouver le bon équilibre, il est essentiel que tu saches ce que tu aimerais. Tu es insatisfaite, tu as le sentiment de t'user et que cela n'est pas pris en compte par tes
collègues, tu rechignes à ce moment, il est donc temps de le remettre en question ( ce que tu fais déjà ici), et de le réorganiser. Est-il possible que tu penses déjà de ton côté à une autre
organisation et que tu puisses ensuite en parler avec tes collègues , sans l'imposer mais en présentant ton constat et en disant à quoi tu as pensé et s'ils ont d'autres propositions également.
Il est indispensable que tu oses dire que cela ne te convient pas sous la forme actuelle. Ne te laisse pas emmener dans des interprétations de ce
que les autres vont dire ( on a tendance à créér des freins parce qu'on anticipe négativement la réaction des autres), organise ta pensée, écris ce que tu veux leur exprimer et lance toi. Quand
tu dis Fanou qu'il t'est répondu "Tu fais ce que tu veux", tu as le droit de réagir et de dire que ce n'est pas une réponse satisfaisante et que tu aimerais une continuité pour l'intérêt des
lélèves. Les non-dits ouvrent la porte à toutes les souffrances, il est temps que tu dises. Ce n'est pas facile mais c'est la seule façon d'agir.
Dans ta nouvelle réorganisation, tu as le droit de te donner du temps pour ta classe , pour tes élèves. Il faut trouver le bon équilibre.



joëlle 21/10/2012 22:05


AUCUN, et ça frise (je suis gentille) l'incompétence du responsable de l'école dit directeur et plus encore de l'IEN.

Maïtena 21/10/2012 21:27


Quelle discussion intéressante ... cela permet de réfléchir à d'autres organisations, génial


de mon côté j'ai 27 PS mais seulement 10 viennent à l'école l'après-midI. tant qu'ils dorment et qu'ils ne sont pas nombreux, je décloisonne avec les deux classes de MGS pour faire de la
manipulation mathématiques ou alors BCD ou alors art visuel de 14h à 14h45 mais dès que mes petits seront moins dormeurs et plus nombreux, j'arrêterai ou on amènagera autrement.


mes collègues sont très à l'écoute ; elles ont toutes eu des PS et sont prêtes à changer à chaque rentrée (c'est rare je trouve).


Par contre je me pose la question d'accueillir 16 TPS et de charger ton effectif à 36 ... quel intérêt ???

isa 21/10/2012 23:19



"elles ont toutes eu des PS et sont prêtes à changer à chaque rentrée (c'est rare je trouve)".Tout est dit.



joëlle 21/10/2012 17:13


cliquais trop tôt! le code du travail ne varie pas, c'est la charte qui tu as raison est soumise à validation pour vérification du respect du code, et application des circulaires, décrets pour
rémunération échelon et autre... 4 ans que je me bagarre pour qu'il y en ait une pour ma commune :c'est pas de mon ressort mais de celui du maire et oui une charte cela rend le personnel plus
chatouilleux.

joëlle 21/10/2012 16:58


exact d'où la fiche de poste mais 

claude 21/10/2012 16:57


salut je suis sidérée par ce que j'ai lu ta directrice est une COLLEGUE  à part entière ET tu ES RESPONSABLE DE TES ELEVES; je ne peux pas croire qu'elle t'ai dit cela! je crois en
l'importance du réveil échelonné et du travail presque individualisé que permet l'apres midi et je crois aussi en l'importance du décloisonnement mais pas au détriment de tes élèves.


quand au fait que tu changes de batiment je pense que pour cela il faut l'autorisation de l'inspecteur.


Imagine qu'il arrive un incident pendant la sieste, c'est à toi que les parents demanderont des comptes et là qui te couvrira?????? Ta directrice??? Ton atsem??? Ton équipe qui au vu de tes
commentaires a l'air peu soudée.


je te souhaite bon courage il es toujours désagréable d'être isolée dans une équipe mais je rejoinds ce qui a déjà était dit si tu es convaincu de la justesse de ta pratique pédagogique refuse!
rien ne peut t'être imposé par TES COLLEGUES.


 

Joëlle 21/10/2012 16:39


Attention ! (juste une petite parenthèse dans ce débat fort intéressant)


 


Lu dans l’article de « Gros Bazard » ( ???) alias Joëlle :


 « Sachez que les ATSEM ont le droit de refuser la surveillance du dortoir. Elle ne peut être qu'une tolérance de la part de la mairie et cette clause
doit être précisée dans leur fiche de poste. En tous les cas vous devez vous trouver à proximité du dortoir et si vous prenez un groupe d'élèves, la porte doit rester ouverte un babyphone peut
être utile. Interdiction aux ATSEM de faire du travail de préparation dans le dortoir (code du travail) »


 


Pour info :


le code du travail des ATSEMs est différend d’un département à l’autre. Suite à des petites remises au point d’emploi du temps d’ATSEMs dans mon
école, j’en avais trouvé un (sur internet, bien sûr !) qui me semblait super. Je l’ai montré à la DRH de la mairie : il n’était pas valable chez nous, parce qu’il n’était pas
validé par le comité technique paritaire de NOTRE
département.


 


Et, en plus :


« Pour les collectivités et les établissements affiliés disposant de leur propre Comité
Technique Paritaire (ce qui est le cas pour mon école...), la décision de l'organe délibérant devra être précédée de la consultation du Comité Technique Paritaire local."


Alors faîtes attention avant d’affirmer certaines choses à vos ATSEMS, certaines sont chatouilleuses question « DROIT » du travail…


 


                                                                                                             
Joëlle (l'autre...)

isa 21/10/2012 17:03



merci de la précision Joëlle ( non "gros bazar", je signale que le d est inutile, on est maîtresse ou on ne l'est pas )



Clara 21/10/2012 16:31


Sisi, ne te laisse pas faire, 36 élèves, c'est trop, surtout avec des tps (chez nous en alsace, les classes ne tps ne dépassent pas 20 élèves, pas chez vous???)


Ta directrice se "décharge sur toi" pour l'anglais, c'est totalement injuste... et je pense que tu dois être présente pour l'endormissement et le réveil (dans les textes !!!) S'il arrive quelque
chose à un de tes élèves pendant la sieste, il est sous ta responsabilité, elle peut t'assurer le contraire, c'est faux ! tu devrais voir ça avec les syndicats... Chez nous, il y a 3ans il y a eu
une alerte et un départ d'incendie, ben je peux dire que sortir 30 petits endormis c'est chaud, alors penser être dans un autre batîment, ça me semble fou...


Dans notre fonctionnement, les petits me rejoignent quelquefois 2 minutes avant que les parents n'arrivent, c'est l'horreur quand un parent te dis qu'il manque une chaussette, que son enfant a eu
un accident pipi ou perdu son doudou et toi ben t'étais avec les grands alors tu savais même pas... la classe, quoi !! après ça tu rames bien pour la confiance des parents ...

Sisi 21/10/2012 16:07


Oups...je vois que je fais beaucoup d'erreurs de frappe!!!

Sisi 21/10/2012 16:06


Merci pour tous vos commentaires!!!


C'est vrai que j'aimerais être présente au coucher et au lever ...Nous ne sommes que 2 habilitées en anglais ,la diretrectrice et moi -même. Mais la Directrice ne veut pas faire de
décloisonnement dans les autres classes, duc oup elle ne fait anglais que dans sa classe car elle  toruve qu'elle a déjà beacoup de travail à faire avec sa direction. Je ne trouve pas cela
encore très normal.


En ce qui concerne le lieu où je fais le décloisonnement, c'est dans un autre bâtiment et du coup je ne suis pas à côté de la   salle de sieste. La Directrice m'assure que c'est elle la
responsable s'il y a un  souci...j'ai pourtant insisté et mon ASEM également en disant que je devais être à côté de mes élèves mais en vain!!!


Je voulais aussi ajouter qu'à la rentrée de janvier de vais devoir acceuillir  16 TPS ce qui va faire une classe de 36!!! Je pense que je vais rediscuter avec l'équipe pour la question du
décloisonnement de l'après-midi car j'aurai davantage d'élèves à prendre en charge au réveil !!!Affaire à suivre...

isa 21/10/2012 16:58



je suis vraiment affolée de lire ces effectifs de folie, ça me décourage de voir la considération des petits enfants de notre société.



emily 21/10/2012 15:00


comme je te comprends Sisi!!!!


 l'école où j'enseignais il y a deux ans me fait penser à la tienne :j'avais des ms/gs dans une école allant de la petite section jusquau Cm2. pour permettre aux collègues de suivre
leur programmation en histoire, l'idée était que tout le monde décolisonne et que les moyens se trouvent en bcd avec une evs !!!!


Cette idée m'avait fait bondir !!!!


ceci n'est qu'une anecdote parmi d'autres maisje trouve souvent que dans ces grandes écoles l'intérêt de la maternelle est mis de côté....


mais revenons à ta situation: d'après tes horaires, je comprends que tu n'es pas présente pour l'endormissement des petits pourtant il me semble que cela est obligatoire ( j'ai eu un texte de
l'ia l'année dernière à ce sujet)


qu'en disent tes colllègues de maternelle, peut être peut tu avoir un soutien de ce côté? a plusieurs on est plus fort!! et puis tu peux tjrs en parler avec un conseiller péda si tu t'entends
bien avec !!


ds ts les cas tu n'est pas tailable et corvéable à merci !!!!!!


bon courage

joëlle 21/10/2012 12:46


Non mais déjà plus de trente c'et impensable, c'est de la maltraitance institutionnalisée.

Clara 21/10/2012 12:36


ben oui il y 40 places en sieste et s'ils se réveillent tous avant 16 h 15, mes collègues sont avec les grands ... je te rassure ça n'est pas encore arrivé, enfin seulement 34 pendant 30 min,
autant dire que les ateliers langage de l'après midi, c'était pas productif !

joëlle 21/10/2012 12:32


Non mais là je rêve, 40 au réveil

Clara 21/10/2012 12:26


>Joelle. Oui j'ai lu mon rapport, et bien je peux te dire que je suis un peu déçue. sur la question posée ici, il ne "tranche " pas, il insiste à la fois sur le décloisonnement et sur
l'accueil des petits... Oui l'atsem est présente à la journée, mais nous avons 3 classes de petits et 3 atsems qui tournent pour rester en sieste, habiller et passer aux toilettes, et faire des
préparations... Bon, on ne va pas se plaindre de ce côté! N'empêche, je suis susceptible d'accueillir 40 petits des 3 classes au réveil ! Nous avons essayer de modifier le fonctionnement pour
passer au moins 15 min chacune avec les petits de NOTRE classe, mais c'est pas gagné !!!

joëlle 21/10/2012 11:54


As-tu reçu ton rapport d'inspection? les IEN ont eux-aussi besoin de prendre du recul lors d'une inspection. Si oui qu'en est-il? et si non, attends de le lire et tu ne commandes rien au père
noël pour l'instant.


Faire revenir des élèves à l'heure du réveil échelonné, c'est bien et c'est à encourager pour les enfants qui ont des difficultés d'apprentissages ou de comportement. Bien peu reviennent sauf si
on prend le temps d'expliquer à la famille l'intérêt de ce retour.


Est-ce que tu as une ATSEM avec toi l'après-midi? Si oui, tu pourrais proposer à tes collègues de poursuivre le soutien en graphisme en faisant de l'art visuel, manip dans bacs à sable ou farine
avec une partie de tes élèves pour leur redonner ou leur donner le goût d'écrire ( former des lettres) et toi tu fais du langage avec tes petits non francophones. Si non, tu rebondis sur ton
rapport d'inspection pour justifier la présence d'une ATSEM.


Les ATSEM devraient être prioritaires sur les classes de petits toute l'année et en moyenne section jusqu'à février. Si l'équipe a bien fait son travail de progression dans le cycle en principe
en GS, ils doivent commencer à être autonomes sinon je plains les collègues de CP.

Clara 21/10/2012 11:07


ce sujet est brûlant, et je trouve vos commentaires très intéressants !!! Inspectée en 2° semaine, MR l'inspecteur me demande comment je pourrai encore travaillé plus individuellement avec les
petits non francophones l'après midi ?? je lui réponds que j'ai déjà 2 créneaux de décloisonnement tous les jours pour " travailler en graphisme sur le projet d'école" mais en fait " pour
décharger les classes de moyens grands"!!! et Mr l'inspecteur ne me propose pas de solution, il hésite : le graphisme c'est important pour les chiffres des éval de Cp et mes élèves ne doivent pas
être mis à l'écart, il faut leur proposer des ateliers et même faire revenir ceux qui dorment à la maison !!! Oui et bien moi pour Noël, j'ai commandé deux bras de plus et un cerveau externe...

isa 21/10/2012 15:05



beau paradoxe, Mr l'inspecteur !



joëlle 21/10/2012 08:15


Un peu d'histoire.


Il faut remonter à la loi d'orientation du 10 juillet 1989 dîte "loi JOSPIN" et à la mise en place d'une scolarité par cycle dans 30 départements en 1990 rejoints par l'ensemble du territoire
français à la rentrée 1991.


Pour faire simple, l'idée essentielle basée sur la pédagogie nouvelle et Freinet consistait à permettre à l'élève dans une matière donnée ( français, maths) selon son niveau, ses lacunes de
pouvoir recevoir un enseignement adapté à ses compétences et de fait, pouvoir aller dans un niveau inférieur ou supérieur pendant un temps donné dans la journée ou dans la semaine d'où la
charmante apparition du terme décloisonner.


D'ailleurs petite anecdote  un parent en m'entendant présenter le projet d'ecole et parler des ateliers de décloisonnement m'a demandé avec une candeur désopilante  il faut venir avec
quoi comme outil c'est quel type de matériaux vos murs


Il n'avait pas tort ce brave homme, c'était ça la grande idée  enlever les cloisons qui enfermaient  le maître et SES élèves dans SA classe.


Comme en France, les enseignants sont assez retords à l'autorité et à la discipline, nous avons vu des enseignants détourner le concept en privilégiant l'apprentissage d'une matière ( tant qu'à
faire autre que le français et la géométrie) à un moment de la journée et/ou dans la semaine) laissant au départ l'instit
anti-cycle faire comme il avait toujours fait du français et de la géométrie.


L'idée de placer l'enfant au centre du système éducatif était touchée, coulée. D'ailleurs, on touche le fond en lisant nos témoignages car aujourd'hui 2012/2013 les cycles ne sont toujours pas
mis en place et nous continuons à enseigner comme pépère en frontal, les gosses en rang d'oignons la rangée des bons la rangée des mauvais. Pire, on applique une pratique que l'on appelle en
couverture "décloisonnement" pour palier sournoisement au sur effectif en refilant des groupes d'élèves au chanceux remonteur de braguette et faiseur de lacets et qui en sus est à 75%. Certaines
décharges de direction se reconnaîtront également Mais heureusement, dans tous ces tours de passe-passe peu glorieux, il y a des équipes qui ont assimilé le sens de cette loi et qui mettent en
oeuvre un vrai décloisonnement où chacun (enseignant et élève) trouve sa place.


D'ailleurs si nous avions appliqué la mis en place les cycles tel la loi, l'aide personnalisée n'aurait aucune raison d'être et j'aurai 30 minutes de plus pour manger, afficher, ranger, coller.
Et Mathieu, lui, il pourrait être encore un enfant trentes minutes de plus par jour, parce que déjà qu'il est au centre à 7h00 et que Papa y vient le chercher vers les 18H00 au centre.


Une majorité d'enseignant réclame un enseignant de plus par école, je serai pour si j'avais la certitude que celui-ci ne devienne pas le larbin de service comme parfois (et c'est affligeant) les
ATSEM.


Pour finir, je pense qu'il est très important pour pouvoir dire non aux abuseurs d'être convaincu de ses choix pédagogiques de savoir les justifier et de les appliquer.


Ce site et la sagesse d'Isa est un énorme booster pour cela.


Egalement, prendre le temps de lire le code de l'éducation, aller sur des sites comme la MAIF, syndicats d' enseignants, d' ATSEM, fédération de parents d'élèves, pour tout ce qui touche au droit
d'un employé, sa sécurité, sa responsabilité. ça calme les plus féroces de pouvoir leur objecter certaines attitudes non contractuelles.


Il ne s'agit pas bien sûr de se mettre l'équipe à dos mais je suis persuadée que lorsqu'on est sûr d'être dans son droit, de sa pratique pédagogique, les choses sont plus faciles à exprimer dans
la douceur et les cloisons tombent d'elles-même 


 

isa 21/10/2012 14:47



merci Joëlle pour cette page historique, j'ai pour ma part fait du décloisonnement dés le début des années 80 sans la réforme Jospin  avec une collègue de PS, nous faisions du vrai
travail d'équipe ( préparation , analyse, bilan) et durant trois ans (elle obtint son changement pour un autre département à mon grand regret), nos élèves choisissaient leurs activités avec
système d'affichage et cochage, nous n'avions plus de classe attitrée mais des élèves qui allaient et venaient en fonction de leur sensibilité, de leurs envies. Nous étions bien loin des groupes
de couleurs et des 4 ateliers sur la semaine. Contrairement à ce que les gens ont tendance à penser que les élèves à qui on donne le choix prennent la facilité et ne savent pas se répartir
équitablement, ce ne fut jamais le cas. Une vraie émulation et des grands projets sont nés de ce fonctionnement, les élèves en opérant des choix nous informaient complètement sur notre pédagogie
et nous devions alors trouver comment les amener vers une activité , les remises en question étaient bénéfiques pour tous. Nous nous sommes fait taper sur les doigts, notre organisation était
trop peu orthodoxe, c'est pourquoi quand sont arrivés les décloisonnements plus tard, nous avons ri de notre avance.


en attendant, je pense que le noeud du problème est cette difficulté à considérer que les élèves de l'école sont les élèves de tous, que chacun et chacune a à gagner en s'ouvrant aux
autres et en partageant ses trouvailles comme ses difficultés. Je crois aux classes à deux enseignants, je pense réellement que c'est possible, ( ça existe déjà ), quand je recevais des
stagiaires, je trouvais que c'était la situation idéale, deux à penser ensemble la classe, deux à partager le sentiment sur tel ou tel, deux à s'interroger sur le comment, quelle émulation
!!!


tout à fait d'accord avec toi sur l'aide personnalisée......



Val 21/10/2012 00:10


bonjour


c'est la première fois que j'écris sur un site, mais moi aussi j'ai des désaccords avec mes collègues de maternelle pour le décloisonnement et je le vis très mal


voilà ma situation j'accueille 34 petits le matin(7h50 11h30) et entre 11 et 15 l'après midi (13H 15h40);Je suis présente avec l'ATSEM pour l'endormissement des petits et vers 13h20 je prépare
mes ateliers de décloisonnement et les activités pour les petits à leur réveil.j'accueille une semaine un groupe de 9 moyens et une semaine un groupe de 10 grands(MS : 27 élèves, GS : 30 grands)


Je travaille avec eux en art visuel de 13h30 à 14h30(j'ai déjà expliqué que 10 élèves en peinture c'était beaucoup mais bon je m'en sors pas trop mal)


Vers 14h les premiers enfants se lèvent (environ 5 /6 élèves) l'ATSEM continue à surveiller la sieste. Vers 14h 30 environ 8-10 élèves sont réveillés et à 14h45 environ tout le monde est debout
j'en profite pour faire des séances de langage (si difficile à 34)  des jeux de société et un atelier dirigé du matin  jusque 15h10 avant une petite récré . Nous finissons par une
lecture d'album


Pour la seconde période mes collègues voudraient que je travaille 3/4h avec les grands 3/4 h avec les moyens c'est à dire jusque 15 heures et que l'ATSEM (mais ce n'est pas son rôle)s'occupe de
mes petits ( car "il n'y a pas de raison qu'elles aient une semaine sur 2 leur classe au complet et moi si peu d'élèves il faut que je les soulage!").


Pourtant c'est déjà difficile de finir l'atelier d'art plastique seule avec les petits réveillés(l'ATSEM surveillent les enfants endormis est veillent au réveil échelonné)


 De plus le temps de travail de l'après midi avec mes petits est très important surtout que cette année j'accueille un peitit sourd qui vient de se faire implanter et c'est beaucoup plus
calme que le matin pour les séances de langage et donc plus profitable pour lui.


Pour moi le décloisonnement est d'abord un échange de service j'ai choisi l'art visuel car mes collègues n'aiment pas vraiment l'art plastique et  c'est un domaine où je m'éclate . On a mis
aussi en place des ateliers jeux mathématiques une fois par semaine  et tout ça est très pertinent.


Mais je ne me vois pas actuellement augmenter mon temps de décloisonnement au détriment de mes petits, je suis déjà épuisée par le nombre du matin.


Je me sens mal à l'aise par rapport à mes collègues et je suis sur le point de ceder à leur attente pour que l'entente entre nous reste bonne.


j'ai cherché des textes  officiels sur le décloisonnement mais je n'ai rien trouvé ....


 

isa 21/10/2012 07:55

Val, c'est totalement inadmissible d'accepter que tes élèves soient confiés à l'atsem alors qu'ils sont réveillés, c'est toi la responsable, c'est ton travail. Et ce qui me désole c'est que l'argument premier est se débarrasser de ses élèves, donc en retirer un maximum de sa classe. Mais le matin, personne ne te propose de te soulager , alors que 34 c'est irréaliste avec des petits. Argumente en faveur de tes élèves.

christine G 20/10/2012 22:56


MA directrice?  non sisi ce n'est pas ton supérieur hiérachique..c'est la directrice de l'école et donc une collègue pour toi!.alors apprends à dire non à tes collègues ce sont des décisions
de conseil de maîtres pas des dictats des uns ou des autres...décue je comprends, et moi aussi déçue de voir ces abus de pouvoir dont parle Joëlle et dans de nombreuses écoles. Pourquoi ne
cherche t -on jamais l'aide de l'inspection? peur de quoi? d'être mal aimé?


une question pour le jeudi c'est quoi une équipe? a quoi ça sert?


si elle n'existe pas autant le dire haut et fort et dire stop j'arrête tout je n'en peux plus, je reste dans ma classe avec mes petits puisque vous n'esssayez même de respecter mon travail et les
besoins de mes élèves! Il y a fort à parier qu'elles mesurent leur intérêt de repartir sur d'autres bases ... CHACUN A SA PLACE..!!

joëlle 20/10/2012 22:55


J'en sais rien mais je trouve ça drôle les aléas de la toile du clavier, qu'estce que j'en sais, j'ai même cru un instant que tu ne voulais plus de moi en tout cas les lunettes noires c'est pas moi. Merci pour le commentaire suivant.

Gwen 20/10/2012 22:23


J'aime beaucoup ton commentaire Joelle!

joëlle 20/10/2012 22:13


L'avant dernier commentaire, c'est moi, je sais pas pourquoi cela indique "gros bazard". Je trouve que c'est approprié car oui gros bazard. Personne ne veut la petite section et les volontaires
passent pour des poseurs de couches culotte même pour un ministre.


Ce que je souhaite faire passer dans mes commentaires, c'est que cette section est un enjeu capital pour tout le parcours de l'élève en cycle 1.


Nous sommes des professionnels et nous devons nous positionner comme tel. Tanpis pour les collègues qui ne l'ont pas compris.


Gardons la tête haute, remplie de connaissances que les enfants de 2 ans et 3 ans nous enseignent chaque jour et laissons parler ceux qui font le même métier que nous mais avec des intentions que
nous ne pouvons pas leur envier.


CACA BOUDIN!


Avoir la patience d'entendre hurler un enfant, balancer des objets dans la classe mordre, taper,... sans filer un gamin à la Baba Yaga de service dans l'école ( la directrice ou la plus patiente de tous), de tenter de comprendre les pleurs d'un enfant en détresse, de maîtriser la langue française au point
d'être capable de décrypter un mot au travers de sons émis, balbutiés, distortionnés, de comprendre l'enjeu des coins-jeux dans les apprentissages, c'est  ça la force et la qualité professionnelle des enseignants de petite section.


Laissons faire et causer une part de nos collègues qui ont progressivement transformé la maternelle en un apprentissage 1 élève=1 photocopie pour se faire valoir auprès des parents : vous avez vu
comme JE travaille bien! le JE que disje le MOI JE, ils maîtrisent mais le NOUS beaucoup moins sauf si l'IEN pointe son nez.


Et continuons à faire des boîtes à bisous, à doudous, à faire des rencontres avec nos élèves avec des auteurs des illustrateurs, des artistes, et tutti quanti manipulatoire.


C'est étonnant que nous travaillions le devenir élève avec des lectures très ciblées par Isa et que nous soyions comme nos petits incapables de dire NON aux adultes qui nous entourent. Serait-ce
là notre faiblesse, cette appétance à comprendre l'autre et lui permettre d'être un tyran.


La réglementation ( loi, décret, circulaire) est là pour nous permettre d'exercer notre métier dans la légalité des textes.


Les abus de pouvoir que j'ai pu constater sur ce site à deux reprises m'interpellent et ne me laisse pas indifférente.


Il n'est pas acceptable que sous prétexte que la maternelle n'est pas une scolarité obligatoire, les partenaires de l'école ( mairie, ATSEM, enseignants, IEN, IA,ministre de l'éducation)
profitent du flou lesgislatif qui encadre cet enseignement préscolaire.


Il est encore moins acceptable que des enseignants du primaire graduent leurs compétences aux yeux du grand public "les pimpims aux yeux bleus" en fonction des compétences et savoirs-faire de
leurs élèves.


Il est encore moins acceptable que des collègues de cycle 1, sous graduent par niveau le degré de compétence de leur collègues.


Et tout cela pour obtenir de la reconnaissance. Douce illusion égocentrique. TOUT SIMPLEMENT MINABLE.


Isa, je ne sais pas pas si tu vas accepter mon commentaire mais il faut que tu saches que ma mère m'a demandé après l'obtention de mon diplôme et ma volonté d'enseigner en maternelle si je
pouvais enseigner à des CM2, elle aurait aujourd'hui 80 ans..........


 

isa 20/10/2012 22:37



J'avais cru que tu voulais passer incognito .... donc d'où sort ce gros bazar ?



AGATHA 20/10/2012 20:14


Bonsoir à toutes et bien quel sujet !


Je suis pour ma part un peu en froid avec le reste de l'équipe car effectivement on pense que je ne fais rien entre 13h30 et 14h30 ???? Et que je suis tout à fait disponible pour soulager les
GS.
Je signale au passage que j'ai 7 MS et 20 PS (dont 4 ne dorment pas et 3 - 1/2 pensionnaires se réveillent vers 14h10 ... et dans mes PS, la moitié font leur première entrée à l'école
!=)
Mes 7 MS font un temps calme au dortoir jusque 14h pour que je puisse être présente auprès de mes PS, certains ne s'endorment que si je suis présente, certains allongés chuchotent une
comptine ou compte alors que dans le groupe classe ils sont inhibés - que d'observations possibles !
Et en plus je pense que ce temps de sieste s'il est bien vécu par les enfants en étant accompagnés comme il le faut contribue à leur "bien être" à l'école
il y a 2 autres classes de MS de 24 élèves et 2 GS de 28 élèves - La seule a devoir décloisonner ce serait moi ! Et bien sûr pour soulager le groupe classe GS des enfants perturbateurs ...
car comme par hasard ce sont eux qui rencontrent des difficultés ! 


Pour l'instant rien n'est mis en place car j'ai beaucoup de mal avec le regard des collègues et leur vision de ce décloisonnement.


le début de l'après midi avec un petit groupe de PS est tellement riche !


Je continue à rechercher une solution qui ne pénalisent pas mes élèves tout en essayant de ne pas me trouver en marge de l'équipe pédagogique, mais j'ai l'impression d'être la seule à y réfléchir
... pour les autres ce serait un dû, il faut que j'optimise mon temps de travail !


Vivement les vacances

isa 20/10/2012 21:56



oui alors je suis tout à fait d'accord avec ta remarque sur le bien-être à la sieste qui rejaillit sur le comportement des enfants à l'école, c'est effectivement important de leur offrir
de bonnes conditions de sieste dans un espace sécurisant et paisible. La récupération doit être bonne.


C'est exact ce que tu dis à propos des élèves perturbateurs qui sont aussi ceux qui sont en difficulté. Personnellement, j'aimais bien les prendre parce que je pense qu'effectivement ces
enfants ont vraiment besoin de souffler dans des petits groupes et qu'ils peuvent se montrer complètement différents. En rémédiation langage, j'avais un sacré cadre à poser au début, lors des
premières séances, mais une fois qu'ils se sentaient contenus ( ils ont plus besoin que les autres d'avoir toutes les explications sur ce qu'on va faire, comment on va le faire, ce qui est
permis, ce qui est interdit) , je peux dire qu'ils se montraient complètement différents et trés investis. Bien -sûr, leur attention et leur concentration étaient plus limitées et une séance ne
pouvaient excéder 30 mn au début puis 45 mn ensuite. Toutes les organisations sont possibles, mais il faut de la volonté commune et de l'entente sur les objectifs. Quel type de décloisonnement
souhaitent faire tes collègues ?



Gros bazard 20/10/2012 20:11


j'exerce dans une école  à 4 classes.(PSPS/MS,MS/GS, GS) + 2 ATSEM à plein temps et une à mi-temps affectée à ma classe le matin, retour à 15H00.


Je suis déchargée 1 jour par semaine.


Pendant 7 ans, j'ai "décloisonné" et puis je me suis rendue compte que mes collègues m'enfermaient d'année en année dans une sorte d'obligation de service.Aucun suivi de leurs élèves : genre, non
mais fait comme tu veux.


Et puis, cette année je chamboule tout grâce à Isa et à vous : je réorganise un emploi du temps ( liberté pédagogique) je fais valoir le code de l'éducation (surveillance et responsabilité), le
code des agents territoriaux (ATSEM) et je propose avec calme sourire et conviction pédagogique aux collègues : Je surveille le dortoir, cela vous permet de disposer d'une ATSEM, je fais toutes
les récrés du matin et aucune l'après-midi (réveil échelonné, ateliers).Gros silence dans la salle des maîtres. Je croyais avoir pensé à tout. C'était sans compter que du coup, pour mes
collègues, je devenais ATSEM + instit. Pourquoi? Plus d'ATSEM pour m'aider à habiller les petits (18) à partir de 14H30 et la collègue de PS/MS qui me laissait ses élèves d'office jusqu'à
16H30.. Mais forte de priviliéger le confort et l'enseignement de mes élèves, je n'ai pas plié à leur petit confort
d'adulte ( 20 élèves par classe) mes exigences pédagogiques prévalent et au bout de la deuxième semaine, j'obtiens (sécurité et responsabilité) toujours avec le sourire qu'une ATSEM me rejoigne à
14H45 et retour des élèves de la collègues en classe à 15H00. Et là enfin le réveil se passe tranquillement, les enfants ne traînent plus dans les toilettes hagards, j'ai le temps de prendre le
temps avec chacun, de préparer une petite collation et mes ateliers, mes affichages. Sereine donc enfants calmes et en situation d'apprentissage.


Sachez que les ATSEM ont le droit de refuser la surveillance du dortoir. Elle ne peut être qu'une tolérence de la part de la mairie et cette clause doit être précisée dans leur fiche de poste. En
tous les cas vous devez vous trouver à proximité du dortoir et si vous prenez un groupe d'élèves, la porte doit rester ouverte un babyphone peut être utile.Interdiction aux ATSEM de faire du
travail de préparation dans le dortoir (code du travail)


Demandez avec le sourire et gentiment aux collègues que leurs élèves rejoignent (accompagnés bien suuûr) votre classe. Vous ne dîtes pas non et vous êtes en règle avec la réglementation en
vigueur.


Comme ces charmants bambins seront à proximité du dortoir, bon prétexte à leur rafraîchir l'apprentissage du respect des autres et au tutorat pour l'anglais.


 

isa 20/10/2012 21:43



oui je pense qu'on peut utiliser le temps dégagé pour faire un travail de qualité à condition que cela corresponde à des besoins qui soient autres que celui de décharger une classe et qui
donc appellent à une concertation entre enseignants. A la fois dans la demande d'aide, mais aussi pour les suivis et observations des effets du soutien en cours d'année, puis un bilan final. Il
est vraiment dommage de ne pas profiter de ces échanges pour établir une cohésion d'équipe dont l'intérêt est l'aide aux élèves. Dans le cas contraire, celui que tu décris au début de ton
commentaire, tout le monde est insatisfait et des non-dits s'installent, chacun reprochant à l'autre sans lui dire de ne pas en faire assez.


L'enseignant est totalement responsable de ses élèves sur le temps scolaire, donc attention aux décloisonnements qui éloigneraient l'enseignant de sa classe.


et oui les grands respectent le sommeil des petits avec attention.



Krol 20/10/2012 19:10


Sisi,


Je me suis aussi trouvée "tiraillée" lorsqu'il m'a fallu envisager la gestion de mon temps en tant qu'enseignante d'"élèves endormis" au dortoir l'après-midi, j'ai dû aussi prendre en compte
quelques éléments propres au fonctionnement de notre école:
-ma collègue de MS/GS, seule habilitée dans l'école, prend le lundi et le vendredi de 14h45 à 14h30 alternativement 1/2 classe de CM pour des séquences d'anglais.
-cela implique que, pendant que ses MS sont en repos (allongés sur des tapis avec écoute musicale ou d'histoires dans ma classe), ses GS sont sans leur enseignante.
-Je lui ai donc proposé de prendre son groupe de GS (dans le hall de l'école, seul lieu disponible) pour des séances de langage, phonologie ou atelier"philo".
Elle me propose également des activités autonomes de graphisme à mettre en oeuvre en fonction de sa progression de classe.
Nous avons décidé que les 2 autres après-midi (mardi et jeudi), dans un souci de continuité, l'emploi du temps des Grandes Sections serait identique.
=>Je suis donc avec les GS tous les après-midis de 13h45 à 14h30 et cela me convient bien car j'ai un petit groupe de 8 élèves et je "gère " ma progresssion en phonologie ou des sujets de
débats en toute liberté (tout en tenant au courant ma collègue de ce qui se joue pendant cette plage horaire).
-Comme mes PS ne sont effectivement couchés qu'à partir de 13h45,  j'ai proposé de prendre ses MS (emprunt de livres à la bibliothèque municipale + atelier "philo"), pour qu'elle ait un
groupe classe moins dense, jusqu'à 14h50-15h; ensuite, je vais au dortoir voir si quelques enfants sont éveillés pour les aider au lever et  nous rendre en classe pour reprendre des
activités.
J'ai proposé de participer à ce décloisonnement pour plusieurs raisons:


Tout d'abord,ma collègue a entendu mon souhait d'être présente au réveil des 1ers réveillés (un peu avant 15h), j'ai aussi une grande liberté sur les activités que je proposerai à ses élèves et,
ce fonctionnement n'a commencé qu'en octobre pour les GS et cette semaine pour les MS.
Je n'aurais pas admis ce décloisonnement si la raison avait été de rentabiliser mon temps d'enseignante de "siesteurs". Pour qui connaît la vie d'une classe de PS, la matinée ne laisse pas
beaucoup de temps pour afficher, préparer matériellement... et pas de possibilité de "Allez, ce matin, contrôle de pâte à modeler: tout le monde assis et pas un bruit" , alors pas de culpabilité, participer à la vie de l'école oui; les plus petits en seront les laissés pour compte, sûrement
pas!

marie 20/10/2012 19:01


il y avait eu sur ce site un document très intéréssant su la sieste. Un enfant qui ne dort pas au bout d'un certain temps doit être levé. J'ai "imposé" à mes collègues des conditions pour le
décloisenement:il peut arriver que je ne sois pas là à 13h30, ce n'est pas que je sois en train de prendre un café mais qu'il y a un enfant, une famille encore présente à cet horaire et que je ne
peux laisser en plan. le décloisonnement dure 3/4 d'heure, 13h30-14h15.à 14h30 au plus tard, je suis dispo pour les petits. Les ateliers ont été installés avant d'aller chez mes collègues.

joëlle 20/10/2012 18:42


Excellent 

Gwen 20/10/2012 18:40


C'est effectivement très agaçant ce mépris des collègues pour la classe de Petite Section!

isa 20/10/2012 19:20



comment changer cela ? ça bouge, j'y crois, on commence à dire que ce sont des années primordiales, on commence à reconnaitre que les premières rencontres avec l'oral, l'écrit ,avec les
nombres ,avec les autres enfants auront des répercussions sur la scolarité de chacun , continuons à montrer ce qu'on y fait, ça vaut plus que de grands discours .



joëlle 20/10/2012 17:51


Lorsque tu dis je vais faire de.... cela signifie-t-il que tu ne trouves pas à proximité de tes élèves?

vihyko 20/10/2012 17:32


you're a school machine !! à dafaut d'une sex..  oups, désolée..


je te comprends tout à fait, moi aussi je satures de cette croyance que les enseignants de PS ont la belle vie.. le pire, c'ets que moi je le ressens même parfois venant d'une copine qui bosse à
mi temps en gs.. donc encore plus de mal à avaler..


Personnellement dans mon école, quand je suis arrivée, les instits des PS pouvait garder une aprem pour leur classe. j'ai trouvé ça super et j'ai conservé l'idée. du coup , moi je me garde un
aprem de "décharge" direction, un aprem rangement BCD/salle de sport et installation du parcours une semaine sur deux ( je fais ma part du boulot, j'installe tout pour 3 classes !) et
un aprem pour ma classe , le dernier aprem étant mon jour de décharge et ma collègue a son vendredi aprem, le reste du temps elle fait decloisonnement de 14 à 15h comme ça elle peut préparer
ses ateliers avant et elle est là au retour de sieste.


Nous avons eu mercredi dernier une conférence péda avec notre inspecteur, on s'attendait à se faire suer et en fait c'était très intéréssant et il a parlé énormément de la PS et de son importance
sur la scolarité de enfants et son rôle primordial dans le devenir élève. Eh bah, ça fait du bien à entendre venant d'une instance hériarchique.. du coup , avec mes collègues on a débrifé sur le
contenu et on a envie de faire plein de choses nouvelles..


un peu de reconnaissance parfois, ça fait du bien au moral..


bon courage à toi et ne te laisse pas faire ! tes arguments sont valables ! 

isa 20/10/2012 18:14



merci Sisi de lancer cette réflexion, je trouve que c'est un sujet sensible qui met mal à l'aise parce qu'effectivement , il y a bien un moment où les enseignants de PS se retrouvent sans
élève de leur classe et comme les représentations sont un enseignant = une classe d'élèves, alors les esprits mal informés ( c'est surtout ça) en déduisent qu'ils ne font rien. J'ai depuis
longtemps abandonné l'idée de convaincre par les mots tous ces collègues juges et j'ai le sentiment que ce sont dans nos rangs que les reproches sont les plus forts. Pour avoir enseigner en
primaire et en maternelle, je pense qu'on ne peut pas comparer, j'ai eu le sentiment quand j'étais en CE2 d'avoir des moments tranquilles que je n'ai jamais eus en PS quand les élèves sont dans
la classe, par contre ma classe unique m'a littéralement pompée, comme certains jours en PS où le midi je me serais bien couchée. Bref difficile de se mettre à la place des
autres. Je crois que nous avons à participer à la prise en charge de groupes pour soutenir des élèves qui ont besoin d'aide individualisée en petits groupes et que c'est un travail d'équipe. Mais
cette organisation ne doit pas venir au détriment de nos petits élèves, il est inadmissible de forcer des élèves à rester couchés sous prêtexte que la maîtresse est occupée avec d'autres, c'est
une forme de maltraitance et je ne comprends même pas comment des adultes dotés d'une intelligence puissent cautionner ces pratiques. C'est donc toujours en tenant compte de la propre
organisation de sa classe que l'enseignant de PS participe à un décloisonnement et ses choix doivent préserver le bien être de ses élèves. Tu es responsable des élèves qui te sont confiés, les
parents te font confiance , c'est donc à toi que revient la décision d'une organisation de tes enseignements. Que souhaites tu ?


anecdote qui date d'hier: une amie enseignante à la retraite me raconte qu'une enseignante de sa famille lui a dit que c'était normal qu'elle soit encore aussi bien à son âge vu qu'elle
n'a eu qu'à faire des lacets et remonter des braguettes dans sa carrière ( mon amie enseignait en MS), les préjugés
ont encore de beaux jours devant eux !