question sur le partage de la classe par C: la salle des maîtres

Publié le par isa

salle des maitres

Je voulais savoir si vous avez déjà travaillé avec une modulatrice , je travaille à  75 % et j'ai toujours été à temps partiel... j'ai essayé chaque année d'intégrer au mieux la personne qui me complète mais cette année, la modulatrice ne souhaite pas continuer mes ateliers et je m'interroge...

Comme les années précédentes, j'organise les premiers ateliers sur les 4 jours et je fais toute la préparation (fiche de prép, etc, et le matériel) de la semaine. J'implique au maximum la modulatrice, et je lui laisse la liberté pour tout sauf les ateliers. Elle n'a pas beaucoup d'expérience en maternelle et je pense qu'elle ne souhaite pas vraiment s'impliquer. Je me sens en échec car elle me fait comprendre que je lui mets la pression (on parle toujours de 4 ateliers = 30 minutes de sa journée de classe !).

C

Publié dans la salle des maîtres

Commenter cet article

Olaine 15/10/2012 19:02


Dis Isa, il dit quoi Jack Shonkof?


Et l'article développement moral de Kohlberg, c'est en rapport?Ce dernier je n'ai pas pu accéder, je vais chercher par mon moteur de recherche.


Merci, Olaine.

isa 15/10/2012 19:15



Shonkof a établi les incidences du stress chez l'enfant sur le développement de l'architecture de son cerveau, les hormones produites par le stress agiraient défavorablement dans cette
construction. C'est pourquoi les situations stressantes sont à prendre en compte et que les enfants ont besoin de repères affectifs et rassurants, plus on multiplie les personnes qui s'occupent
d'eux et plus on les insécurise. Bien entendu certains auront appris à se réconforter eux-mêmes et sauront s'adapter à ces nouvelles situations mais d'autres subiront un niveau de stress qui peut
avoir les répercussions citées.


Quant à Kohlberg, j'avais tout simplement oublié de mettre le lien, j'ai rectifié, c'est directement accessible. Merci de m'avoir prévenue Olaine !



Olaine 14/10/2012 19:36


OH les fautes de conjugaison vite vite de l'Aide personnalisée!!


J'ai du mal a relire avant de publier, c'est pareil pour vous?J'aurai bien aimé avoir un aperçu avant de publier!!!

Olaine 14/10/2012 19:32


Bonjour,tout comme Emilie44 et ChritineF et pour le bien être des enfants, la continuité des rituels , la découverte de l'écrit, de la file numérique, le geste d'écriture ont été discutés et
argumentés pour que les enfants s'y retrouvent ; Le cahier langagier son role en PS et GS expliqué ; ensuite nous avons regardé mes progressions periode par periode et le collegue a choisi des
domaines dans lequel il se sent bien.je viens à l'école 1 lundi de tps en temps à sa demande ou à la mienne : c'était pour la préparation de la reunion avec les parents, cela se passe sur son
temps d'aide personnalisée.


Les enfants et les parents semblent bien vivre la situation, chacun pense à dire aux enfants on se revoie mardi et demain vendredi c'est J ou selon la semaine et lundi c'est J


Je voie dans la pratique de classe que les rituels et les procedures d'écriture, de lecture sont identiques donc les enfants progressent sans avoir à chercher comment faire avec ce maitre?


C'est un échange nécessaire en début d'année, puis lacher prise, faire confiance, pour que l'atmosphere de la classe soit gai et léger


L'an passé sur ce poste entre sept et novembre nous avons vu défiler 3 personnes, heureusement les 2 dernières étaient consciente du problème causé aux enfants et leur professionnalisme a permis
que tous se sentent le mieux possible très vite, ce qui a aidé aussi c'est que le remplacement concernait la décharge de direction et mon tps partiel, les 2 jours étaient consécutifs, nous avions
bcp de temps d'échanges en temps scolaire, c'était un plus.Nous n'avons pas cette oportunité cette
année .                              

lulu 13/10/2012 16:36


bonjour,


pendant plusieurs années j'ai eu des 1/4 temps dont quelques uns en maternelle. La situation n'est franchement pas simple pour la personne qui fait la décharge. Car soit elle fait les ateliers de
la titulaire mais ce sera jamais exactement comme elle, cela peut entrainer egalement des conflits avec l'atsem (son rôle n'étant pas de faire le lien entre les 2 enseignantes). Soit elle fait
ces propres ateliers mais cela signifie de les faire tourner sur 2 voir 3 semaines et cela perd de tout son sens. je ne me suis jamais senti à l'aise en faisant des décharges. Cela me soulageait
le travail d'avoir les ateliers de pret mais je ne me sentais jamais à l'aise. Lorsque je préparait mes ateliers je devais preparer mon matériel car étant dans 4 écoles différentes. Si je
demandais à l'atsem elle me disait qu'elle n'avait pas le temps car elle devait préparer le matériel pour la titulaire...


la meilleure solution je pense est de se concerter en début d'année sur les themes, les projets, les progressions, l'eps... et que chacun prépare ses propres ateliers. Pourquoi vouloir absolument
que les ateliers tournent sur 4 jours? Et si par hazard 2 ateliers sont identiques, je ne pense pas que faire 2 fois la même chose pour des élèves soit un probleme.


 

sisi 12/10/2012 14:05


Je suis pour la première année à 3/4 temps en PS. J'ai commencé l'année en préparant tous les ateliers pour ma remplaçante du vendredi car je voulais de la continuité dans les apprentissages et
du coup mes ateliers tournaiaent sur 4 jours.


La tutrice de ma remplaçnate lui a dit qu'il fallait qu'elle s'investisse davantage dans la classe et qu'elle prépare elle-même ses ateliers .Par conséquent, je vais devoir changer toute mon
organisation après les vacances de la Toussaint.Je pensais donc faire tourner mes aterliers sur 3 matinées et une après-midi après la sieste. Et les 2 autres après-midi je travaillerai
davantage en ateliers libres. Quand pensez-vous?

maud 11/10/2012 23:18


ca fait 6 ans que je suis directrice (école 4 classe) et enseignante en PS, pendant 4 ans j'ai eu une PE2 pour me remplacer le jour de ma direction, j'ai fini
par lâcher prise car cela leur était très difficile de se couler dans l'organisation de la semaine à cause de tout ce que l'IUFM demandait.


Depuis 2 ans la situation est devenue pérene donc j'ai gagné une "vraie" maîtresse   qui a choisit ce poste de "remplaçante de direction".


Après une longue conversation pour se mettre d'accord sur ce qu'on allait faire ensemble, je ne me voyait pas lui imposer ma vision et mon travail. Cela me gênait de
ne pas tout maîtriser ce que j'avais prévu. Cela ne lui plaisait pas de ne rien mener, elle-même ce n'est pas une débutante et quand bien même...


La seule chose que je lui ai demandée c'est de suivre en gros les thèmes des 3 autres jours pour une cohérence générale, elle connait notre site et s'y balade
pour voir ce qui s'y passe mais fait comme bon lui semble sur son mardi.


Avec le recul c'est plutôt bien on est très différentes et du coup on se complète bien. je me galère pour tout faire tenir sur 3 jours mais c'est mon problème pas le
sien. les enfants vivent très bien ce changement. Je pense même qu'il est bénéfique, le mardi ce n'est pas moi et du coup c'est différent sinon pourquoi ne pas être là?! j'apprécie ce changement
radical chacune son travail, il n'y a pas de compétition mais du plaisir à travailler ensemble différemment.


 


Je crois que je tiens le bon bout avec le lacher-prise! c'est peut-être la clé! on fait ce pourquoi on est là quand on est là, ensuite on délègue et on fait
confiance. c'est une vision d'adulte ce besoin de continuité, les enfants ne semblent pas du tout gênés le jeudi quand on reprend les ateliers.


 


Ah si quand même je lui impose une seule chose :  le voyage de T'Choupi avec son retour par l'enfant. elle s'y plie de bonne grâce! du coup elle a le droit à un
exemplaire du livre finalement réalisé!!!

isa 11/10/2012 23:48



non non ce n'est pas une vision d'adulte le besoin de continuité, c'est une étude sur les effets des changements trop nombreux et les ruptures dans la vie des jeunes enfants dans les
modes de garde,  voici un extrait du Bilan Innocenti Unicef , bien évidemment ce sont des choses invisibles qui ne peuvent être observées par nous -mêmes, nous ne pouvons mesurer les effets
, mais nous devons tout de même en tenir compte :


 La recherche a également attiré l’attention sur l’importance


des niveaux de stress durant les premiers mois et années de


la vie. Selon le professeur Jack Shonkoff, directeur du Centre


de l’université de Harvard sur l’enfant en développement,


des niveaux excessifs d’hormones dues au stress


“perturbent littéralement l’architecture du cerveau.”


A cet âge, des tensions trop nombreuses ou trop prolongées


– et l’absence d’un adulte familier et de confiance qui


apporte aussitôt la tendresse rassurante qui contribue à


ramener les niveaux des hormones dues au stress à la


norme – peuvent aboutir à une mauvaise ordonnance des


niveaux de stress cérébraux. 



Marine 11/10/2012 22:30


A Clara: peut-être qu'en fait tout le sens de ta question vient simplement de la personnalité de cette personne, peux-être qu'elle te semble peu investie dans le travail avec toi, mais sais-tu si
elle s'investit dans ce qu'elle propose aux élèves lors de sa journée dans ta classe?


Sinon pour revenir sur la continuité dont tu parles je pense qu'on peut créer une continuité d'une semaine sur l'autre quand on a un projet qui tient la route, sans que cela ne gêne ni
l'enseignant titulaire,ni les enfants...tu ne seras peut-être pas d'accord mais je trouve que cela crée une "originalité" dans la semaine (tiens aujourd'hui c'est Madame Truc) sans pour autant
créer de déséquilibre, l'important étant à mon sens que le rythme de la journées et les activités ritualisées soient les mêmes avec les deux maitresses...Toujours de par ce que je vis (peut-être
un peu réducteur mais je n'ai pas d'autres exemples) les élèves intègrent vite les habitudes de classe et c'est même parfois eux qui m'impressionnent et vont chercher leur matériel etc sans que
je ne leur dise car ils l'ont appris avec Mme X et cela leur semble naturel de faire de même quand je suis là.


Bon courage en tout cas dans ton travail avec cette collègue

Clara 11/10/2012 22:05


les exemples de vos pratiques sont parfaitement pertinents !  je pense quand même que pour une "modulatrice qui a 4 classes, quelquefois dans des écoles différentes c'est pas simple de
s'adapter pour être en lien avec le projet d'école, les progressions, le niveau des élèves... Pour ma part, en complètant, je participais activement à la mise en oeuvre des programmations, et
donc des ateliers et des évaluations...Je ne me suis jamais sentie simple exécutante... Je cherche toujours à comprendre si c'est pour manque de communication, ou ??? qu'une modulatrice se sente
plus ou moins à l'aise dans une classe... Les commentaires ci-dessus m'ont permis de constater que beaucoup enseignent donc en parrallèle avec leur binôme mais il me semble que les petits en
début d'année trouvent mieux leurs repères dans la répétition et la continuité...

Marine 11/10/2012 21:24


Pour répondre à ta question Isa, oui bien sur que je partage des choses avec mes collègues, ce que je veux dire c'est que nous menons chacune nos projets quand nous sommes dans la classe, dans le
sens où chacune a ses activités mais nous travaillons en complémentarité, je me suis peut-être mal exprimée.


Exemples concrets:


-pour ma décharge en GS, mon projet pour cette période est de réaliser l'abécédaire des élèves de la classe...et la directrice que je décharge n'intervient pas dans ce projet, elle réalise un
autre travail en parallèle (elle travaille davantage par "thème"). En revanche, je m'insère chaque semaine dans sa progression de conscience phono pour le rituel du matin et je continue les
poésies que je choisissons ensemble. Pour le reste elle me laisse pleinement gérer et réaliser mon abécédaire. Au niveau de la répartition, ma directrice fait numération et moi formes et
grandeurs, de même elle travaille davantage l'écriture car suivi plus régulier, mais le reste on fait toutes les 2.


-Chez les PS que j'ai aussi une journée, le projet d'école est basé sur les contes et le patrimoine...comme la directrice que je décharge balaye énormément de contes sur l'année, ça aurait été
bête de faire de la redite ou de lui demander de me "laisser" quelques contes simples (les plus complexes étant réservés aux MS, et les contes détournés aux GS)...du coup après longue réflexion
j'ai décidé de travailler sur les chansons et comptines traditionnelles et je réalise sur l'année un grand livre illustré que les élèves emporteront à la maison en juin...ce qui me permet
d'entrer dans le projet d'école sans que l'une n'empiète sur le travail de l'autre. Dans cette classe pas de répartition des domaines, on fait tout toutes les 2, et je suis sa progression.


-Mon dernier poste est un mi-temps et c'est là que le "partage" est le plus aisé....cela fait 4 ans que nous travaillons ensemble donc ça aide aussi.Nos projets sont complémentaires, nous nous
sommes quand même réparti certains domaines car dur de tout faire sur 2 jours. Par contre on travaille dans le même sens à des moments particuliers, comme pour la semaine du gout par exemple la
semaine prochaine ou à Noël (elle travaille davantage autour de la lettre au Père Noel alors que mpi je m'occupe de la fabrication de déco pour le sapin etc....)


J'espère avoir été un peu plus claire.


A mon avis, les titulaires de classe pensent bien faire et aider leurs "décharges" en leur proposant de continuer leurs ateliers mais cela ne fait que mettre une pression supplémentaire (peur de
ne pas réussir...etc si je loupe les ateliers de ma collègue c'est la loose parce qu'elle a réussi, alors que si je loupe les miens c'est peut-être que je dois revoir mes preps...)


 


 

isa 11/10/2012 21:49



oui je comprends bien Marine et je vois la grande variété qui t'est soumise. Mais quand je te lis, je sens la joie que tu as de parler de ton mi-temps avec cette collègue connue et votre
plus grande complicité, comme quoi quand on travaille ensemble, on se sent plus proche et alors on n'a plus peur de se confronter à son regard ( comme tu sembles l'exprimer en fin de
commentaire). Je pense aussi que le tutorat doit exister entre collègues et il me semble intéressant de faire ensemble pour apprendre. Je racontais à Clara que j'ai énormément appris quand je fus
"décharge" ( moi aussi je l'ai fait , y compris à mon époque , dit la vieille Isa), je pense que c'est durant ces deux années où je complétais le mi-temps de Claire ( collègue devenue depuis amie
, amie de longue date donc puisqu'il y a oulalala un certain nombre d'années) que j'ai compris mon métier.  Comment sortir de cette solitude dans laquelle nous nous enfermons , de peur du
regard de l'autre trés trés souvent ! 



Marine 11/10/2012 19:25


De mon côté je suis "décharge", "complément de service" etc et autres dénominations sympas...cela fait 4 ans que j'occupe un poste de titulaire de secteur sur une circonscription avec les mêmes
classes: 1/4 en GS, 1/2 en TPS-PS dans la même école, et 1/4 PS dans une autre école, et c'est du sport!Bien sur ce n'est pas le poste de mes rêves et j'espère obtenir enfin MA classe au
mouvement...en vain pour l'instant!


Je pense qu'au début c'est toujours difficile de se lancer, d'appréhender des élèves qu'on connait peu (en tout cas moins que la "titulaire")...1 journée par semaine, ça fait qu'on ne les voit en
fait qu'une trentaine de fois dans l'année!!


La première année, quand les personnes que je "complète" m'ont proposé de travailler séparément, elles sur leurs projets et moi sur les miens, en se répartissant préalablement les compétences à
développer j'ai été perdue, je me suis dit que je n'y arriverais pas...que je n'allais pas faire "aussi bien" que les titualires, que cela n'aurait ni queue ni tête une fois par semaine....et
finalement j'avais tort.


J'ai très vite pris beaucoup de plaisir à préparer pour MES classes, car oui ce sont aussi les miennes, et à me dire que les élèves attendaient impatiemment de retrouver tel mascotte ou tel
projet la semaine suivante! Et contrairement à ce que l'on pourrait penser il se souviennent très bien de ce qui a été fait la semaine précédente. C'est aussi beaucoup plus simple d'appliquer ce
que l'on a soi même préparé, pensé et réfléchi, plutôt que de mettre en oeuvre des choses pensées et préparées par quelqu'un d'autre....et puis je pense que ça évite aussi le côté
"fliquage"...mes ateliers ont-ils bien tourné?telle ou telle chose a -t-elle été bien faite??


La continuité entre les 2 enseignants est importante concernant le comportement des élèves, leurs progrès, la progression des activités mais je ne me verrais ABSOLUMENT PAS continuer ou finir des
ateliers préparés et créés par mes collègues! Je ne m'imagine pas "m'approprier" le travail de quelqu'un et le mettre en oeuvre, en étant simplement "exécutant".


Cela ne doit pas être facile de "laisser" ses élèves une journée à quelqu'un que l'on connait peu, en se demandant comme il ou elle travaille, ce qu'il va leur apprendre etc mais je pense que
c'est toute la richesse d'une classe avec 2 enseignants: les élèves apprennent à avoir plusieurs interlocuteurs, à se comporter de la même manière avec l'un ou l'autre...mes élèves sont toujours
contents de me raconter ce qu'ils font avec mes collègues et c'est aussi une source de LANGAGE très riche. Chaque matin quand j'arrive dans les classes où je ne suis qu'une journée nous avons un
rituel de langage dans lequel ils doivent me raconter ce qu'ils ont fait avec la titulaire (se remémorer, parler au passé...c'est une activité super et pas si évidente!)


Alors un conseil: fais confiance à cette personne, laisse là s'épanouir dans ta classe et c'est comme ça que les choses se passeront pour le mieux.


 


 

isa 11/10/2012 19:57



j'apprécie Marine que tu parles de cette situation si importante qui est le récit de ce qui a été fait avec l'autre enseignant(e), je crois effectivement que le lien est là et qu'il est
important de faire vivre celui-ci,  je regrette un peu qu'il n'y ait pas de projet commun, que votre travail à toutes les deux ne se rejoignent pas. Tu as trouvé ta place, c'est trés
important et tu ressens être l'enseignante de ses élèves au même titre que tes collègues, c'est aussi trés important. Je comprends bien la difficulté de ce poste avec 4 décharges, c'est un sacré
casse-tête. Tu dois tout de même avoir des choses à faire en rapport avec tes collègues sur des projets d'école, non ?



Sara 11/10/2012 16:21


Pour ma part, je suis à 75% et je fais tourner 4 ateliers sur 2 jours puisqu'il a 2 plages d'ateliers ds une matinée! Et le 3ème jour, je termine avec les absents, je reprends certains
apprentissages avec des elèves qui n'ont pas réussi, je propose des activités + difficiles pour d'autres, bref je différencie. La personne qui complète ma semaine fait ses propres ateliers avec
des activités que ns avons déterminées ensemble : album langage (j'en fais aussi), Reproduction selon un modèle (: manipulation de PAM et jeux de superposition et de construction), découverte
d'artistes. Et ça marche très bien, j'ai 3 enfts et pas le tps de passer mon tps à faire des bilans, à voir où en est l'autre, ce que va faire l'autre, etc. On se rencontre une fois par période
et c'est suffisant, ms je connais ses progressions par coeur!.. J'ai essayé une année de tt préparer pour "mon complément" ms je passais mon jour de décharge à tt écrire et
lui expliquer, finalement je bossais 100%!


Bon courage à ttes, la meilleure solution est celle qui convient aux 2 maîtresses et qui permet aux enfts de progresser de manière cohérente!..

Clémence 11/10/2012 14:55


Perso, je suis à 75% depuis cette année seulement et m'occupe de mes ateliers en laissant mon cahier journal à disposition de ma remplaçante pour qu'il y ait
continuité (elle sait ce que j'ai déjà fait). Je laisse aussi mes notations pour chaque élèves (sous forme de liste : vert acquis, oange en cours et rouge non acquis) de cette façon, elle peut
très bien refaire une activité qui n'a pas bien marché avec moi et qui reste à consolider pour beaucoup. On s'échange aussi par mail.


Voili voilou

Muriel C 10/10/2012 21:27


Je travaille de façon semblable à Christine F. : étant directrice, je suis déchargée un jour par semaine et chaque année bien sûr la personne change. Je me charge des programmations de classe et
à chaque période, nous faisons un point et je lui laisse choisir des compétences particulières qu'elle souhaite travailler, dans le cadre d'un projet par exemple. Bien sûr certaines compétences
sont travaillées par les deux. En aucun cas, je lui demande de compléter ou terminer ce que j'ai commencé. il est important qu'elle se sente bien dans la classe qui est la notre et non pas la
mienne et qu'elle puisse mener un projet entier. Je fais part bien sûr de certaines directions à prendre mais on applique les mêmes règles de vie dans la classe. Ca se passe très bien.

isa 11/10/2012 10:09



dans l'idéal, le positionnement des adultes devraient d'abord et avant tout prendre en compte le bien-être des élèves, c'est pourquoi il me semble qu'il est essentiel de tenir une
certaine continuité dans ce qui leur est proposé. J'ai rappelé à Clara ( Oui C pour Clara) combien toutes les ruptures dans leur vie occasionnaient du stress  néfaste au bon développement du
cerveau ( c'est maintenant établi), il est donc primordial surtout à ces âges si précoces de toujours prendre en compte prioritairement leur point de vue. C'est pourquoi les adultes ont à
réfléchir sur ce paramètre avant de penser leur propre organisation et leur propre intérêt. Oui je sais que c'est difficile de faire décharge sur décharge, difficile aussi de trouver la même
longueur d'onde relationnelle, difficile aussi de s'accorder sur la manière d'enseigner, difficile aussi de trouver du temps pour échanger ( même si avec nos moyens de télécommunication, cela n'a
plus rien à voir avec ce que nous avons connu), bref oui bien des obstacles pour ce type de partage, mais il ne faut jamais perdre de vue que l'objectif c'est la réussite des élèves et donc le
meilleur doit leur être donné. Encore une fois , nous parlons ici de la place, quelle place est faite à celle ou celui qui remplace ? Quelle importance nous lui accordons ? Quelle légitimité nous
lui reconnaissons ? Quelle espace nous sommes prêt(e)s à lui donner ? Le dialogue est , me semble-t-il, le seul moyen de trouver cette place.



Muriel 10/10/2012 20:43


Pour avoir travaillé à 75% l'an dernier... mon "complément de service" (pas terrible comme dénomination non plus!) a commencé par faire MES ateliers. Elle
avait un 3/4 de temps dans une classe multiniveau donc je lui ai laissé ainsi le temps de s'installer. Au bout d'un mois, je me suis rendue compte qu'être une exécutante n elui permettait pas de
s'investir complètement dans la classe. De plus, un atelier poursuivi par une autre personne est différent, pas géré de la même façon... NOus perdions aussi le fait d'avoir une autre personnalité
en classe: le partage de classe offre cet avantage, dommage de s'en priver...


Donc nous avons déterminé les axes de travail pour éviter les redites, ainsi que les activités qu'elle tenait absolument à poursuivre dans ma continuité.
Elle a mis en place ses propres activités sur certains temps de classe, avec le problème que ça n'avançait pas vite à raison d'une fois par semaine... Moi j'ai apprécié qu'elle apporte des choses
nouvelles à la classe...


Il ne nous était pas possible de nous voir facilement, on s'est débrouillées beaucoup par mail, mon ATSEM faisait aussi le relai (mais juste ce qu'il faut
pour ne pas la gêner, car elle ne souhaitait pas devoir toujours dire à mon complémet ce qu'il fallait faire, c'est normal....)


Ce n'est jamais facile de partager sa classe, c'est un jeu d'équilibriste riche mais parfois déconcertant.

vihyko 10/10/2012 19:58


chez moi, tout pareil !!


je fonctionne sur deux jours pendant 15 jours pour mes ateliers et je fais un trucs complétement différent le vendredi ( atelier vidéo ). Avant j'étais déchargée le vendredi mais maintenant c'est
le jeudi et malgré l'habitude de n'avoir que 3 jours dans ma classe et bah je galère pour me réorganiser !! comme quoi il suffit d'un rien. Ma copine de l'école mat d^à côté à le même problème.
nous appréçions notre décharge du vendredi mais bon PS2 dans nos classes oblige, exit nos vendredis et bonjour le jeudi !!


dans mon cas, je laisse free lance à ma décharge. Vu que le poste change d'occupant tous les ans et que ce sont toujours des débutants qui se font visiter ( il font donc qu'ils fassent leur
propre sauce ), j'ai pris le parti de ne pas trop m'investir sur le contenu du jeudi vu que chaque personne a des aptitudes et des volontés et des envies différentes. Je leur laisse libre choix
d'utilisation du matériel et il se raccroche à mon thème si il le veut mais n'est pas obligé. En plus, ma décharge est un HOMME depuis 3 ans ( oui, je suis la chouchoute de la
circonscription, on dit que je verse des dessous de table !) alors les enfants voit vraiment complétement autre chose et ça leur fait du bien ! en fonction des années, cette personne ne fait pas
la même chose, voit ne déroule pas sa journée comme moi, mais les pioupious s'adaptent bien. On se met d'accord à la pré rentrée en général ou au premier temps de sieste et après c'est email si
besoin.


je pense que c'est plus simple de faire une journée à part et pour toi et pour ton complément.

Clara 10/10/2012 19:57


merci pour vos info et commentaires. Moi aussi j'ai eu l'autre rôle et je sais que pour les parents, et même quelque fois les collègues, on est la "remplaçante du ...di"!


je tiens compte de vos remarques et je pensais avoir bien discuté avec ma modulatrice... Je lui avais proposé un système de 3 semaines sur 4 mais elle m'avait dit qu'elle préfèrait suivre pour le
moment ... je vais prendre du recul et surtout continuer à faire mon travail pour les petits, c'est eux le plus important !

joëlle 10/10/2012 18:56


Chaque situation est différente. Mais à chaque problème, il y a une solution ( intelligence, savoir-vivre ensemble et professionnalisme)


Il peut y avoir continuîté des ateliers le jour de décharge ou pas. Une titulaire ne peut imposer quoique ce soit à sa "décharge" (que ce mot est vilain). Elle doit respecter la liberté
pédagogique de sa collègue.


Ton complément de service (c'est pas mieux!)doit se conformer aux programmes, au projet d'école, au projet annuel et à ta progression et de ce fait, maintenir une cohérence dans les
apprentissages. Pour le reste, elle pratique comme elle veut.


Je comprends le positionnement de ta collègue : elle a envie d'enseigner, elle n'a pas obtenu le poste qu'elle voulait, elle exerce dans deux, trois voir quatre écoles dont la tienne, souvent et
même très souvent dans des niveaux différents.


Les directeurs et les IEN sont là pour veiller au respect des directives.


Elle manque d'expérience en maternelle, pourquoi? parce qu'elle exerce depuis peu? : cela ne veut rien dire car elle peut se révéler trés en adéquation avec la singularité de cette école
pré-scolaire.


Laisse la faire car il est essentiel qu'aucun conflit larvé ou ouvert ne désorganise la qualité d'accueil de tes élèves. Si tu t'aperçois qu'il t'ait très difficile de contrôler ta classe après
son passage fais en part au conseil des maîtres, et à un conseiller péda de ta circo. ça désarmorce les bombes à retardement.


Ne t'inquiète surtout pas et prends beaucoup de recul si les parents s'en mêlent du genre : "avec vous, mon enfant , mais avec elle. Normal, le charmant bambin a trouvé la
faille. Il fait la même chose à la maison entre papa maman, papi, mamie....


Mon souci dans ce que je peux analyser de ta situation est que tu t'es organnisée avec une collègue titulaire à TP sans elle. Et là, c'est pas bon.


Essayez de vous rencontrer toutes les trois avec le dirlo ou dirlette et ce dans les meilleurs délais (on arrive quand même en fin de 1ère période) et surtout de repartir sur des bases saines et professionnelles car vos désirs, souhaits, convictions,... ne peuvent pas prévaloir sur
l'intérêt des élèves.


Moi c'est ce que j'en dis. avec le peu d'indications que tu nous donnes.


 

Marie LB 10/10/2012 18:07


Bonjour à tous,


 


J'ai été "décharge" pendant une année de deus enseignantes à 75% et nous avions trouvé le fonctionnement suivant :


1/ Une concertation trés longue en début d'année (en dehors des jours de classe soit un mercredi ou un samedi chez l'une ou chez l'autre) pour définir la progression et la programmation et donc
les projets.


2/ Une préparation trés précise des ateliers de chacune notre tour en fonction de notre %age de temps de présence dans la classe. C'est à dire que la titulaire préparait 3 semaines et moi 1
semaine.


3/ Des concertations par mail ou par téléphone la veille de mon jour d'intervention dans la classe pour une dernière mise au point et d'éventuels ajustements en fonction des évènements, des
réactions de la classe etc.


4/ Une implication forte de l'ATSEM qui faisait le lien "physique" entre nous quand nous ne pouvions pas nous voir.


Cette année a trés bien fonctionné car nous pouvions tout à la fois infléchir les actions et ateliers menés dans la classe, et aussi nous glisser dans les chaussons de l'autre enseignante. Ca a
aussi bien fonctionné car nous nous sommes trés bien entendues.


En espérant vous être utile


Marie LB

Christine F. 10/10/2012 17:53


Houlala, voilà ti pas un épineux sujet !


En gros chez moi c'est tout comme Emilie44 . Je comprends bien que tu tiennes à tes 4 ateliers sur une semaine, mais d'un autre côté, il y avait à chaque fois une partie des élèves que tu n'avais
pas vu fonctionner aux ateliers que pourtant "tu" avais pourtant initiés et donc pour les évaluer cela ne devait pas toujours être évident.


Avec ma décharge (qui change chaque année, c'est parfois lassant) nous nous mettons d'accord en début ou fin de période, avec les programmations et progressions sous les yeux, pour savoir qui
fait quoi. J'insiste toujours pour que ce soit elle qui choisisse le thème qui l'intéresse car, ne venant qu'un jour par semaine, j'aimerai qu'elle fasse quelque chose qui lui plaise, tout le
monde s'en trouve bien.C'est le meilleur moyen pour que la personne s'investisse dans sa journée de présence (il faut qu'elle puisse avoir choisi et se sente responsable de son apport, mais pour
cela il faut lui faire confiance et la laisser réflechir à la mise en place des ces propres ateliers, surtout si elle débute, elle a besoin d'apprendre. Bien sûr lui fournir des ateliers
clé-en-main peut te paraître confortable pour elle et te donner bonne conscience parcer que tu l'"aides" et qu'elle n'a plus qu'à se couler dans le moule, c'est donc lui demander de renoncer à
s'investir dans sont travail, réfléchis-s'y. ).


Je n'ai jamais imposé un projet ou un atelier. Il n'y a que quelques rares cas où je lui demande si cela ne m'ennuierait pas de m'aider en cas d'urgence absolue comme finir à temps un cadeau pour
la fête de mères par exemple.


Par contre je travaille très précisément avec elle tout le fonctionnement de la classe (règles de vie, rangement, gestion du groupe,...) et nous prenons un petit temps  (1/2 h ou 1/4 d'h
pendant la sieste) chaque semaine pour faire le point , confronter nos points de vu sur les élèves, élaborer les ., etc. (cela peut aussi se faire par téléphone tous les 15 jours si vous ne vous
voyez pas à l'école).


Je fonctionne donc 3 jours avec 4 groupes : la rotation des ateliers déborde donc largement au-delà de la semaine, mais ce n'est pas grave du tout. Tu as peut-être peur de perdre tes repères,
cela te semble moins carré, mais tu verras, les élèves, eux, ne seront pas du tout perturbés et tu pourras évaluer personnellement la progression de tous tout au long d'un atelier.


Bon courage, Chrisitne F.


 

Clara 10/10/2012 17:46


je pensais que la continuité était nécessaire mais je vois que vous avez fait autrement et je vais changer aussi ! je travaille en parrallèle avec une autre classe de petits et il faudra donc je
fasse en 3 jours ce que ma collègue fait en 4...

katia 10/10/2012 17:26


Moi je suis à 75 depuis la 4ème année et je n'ai jamais fonctionné sur 4 jours à la demende des collègues qui me complétaientau début et ensuite pour que chacune garde sa liberté.


Donc je tourne sur 2 jours en ateliers "classiques" et je fais plus d'ateliers avec langage ou découverte du monde des objets ou du vivant.


La collègue qui me complète choisi son thème mais c'est mieux si on travaille dans le m^me thème.


Je travaille le graphisme et la numération et souvent elles font jeux mathématiques "à règles" et découverte du vivant.


Voilà si tu veux plus de renseignements n'hésite pas, n'oublie pas qu'il faut se supporter toute l'année et qu'il vaut mieux faire des concessions et avoir un climat de classe calme, ça sera
ressentit par les enfants et les parents. Même si certaines choses ne te plaisent pas ce jour là c'est elle qui fait classe et même si ce n'est pas facile pour toi ( ou pour moi certaines années
mais pas cette année) c'est comme ça, on est obligé de lacher....


Bon courage à toi.

Emilie44 10/10/2012 17:09


Moi ça ne fait que la deuxième année que j'ai une décharge de direction, avant j'avais toujours travaillé à 100%. Je me suis aussi posé la question de la répartition
de travail avec la personne qui fait mon complément. Après discussion avec celle de l'année dernière, on a opté pour ne pas faire les mêmes ateliers, car cela impliquait pour elle de devoir
beaucoup se concerter avec moi pour savoir en quoi consistaient les ateliers, où on en était rendus, avoir exactement la même façon de faire et les mêmes consignes, savoir où était le matériel,
etc... Or, ayant 4 classes différentes à gérer, elle n'avait pas du tout le temps de me voir en dehors de son jour de présence à l'école. Et finalement, j'ai trouvé ça bien moi aussi de ne pas
avoir à tout lui expliquer de ce que je faisais et comment je le faisais.