questions sur le bilan langage et/ou l'album langage

Publié le par isa

question.jpg

Bilan langage

Album langage

Avez-vous des questions ?

Publié dans la salle des maîtres

Commenter cet article

Marie Laurence 13/09/2014 18:41

Bonjour
Tout d'abord merci pour ces outils qui me donnent parfois des idées. En vous lisant chacun, chacune, je mesure ma chance : 13 élèves (PS, MS et TPS) dans ma classe. Mais c'est quand même très mauvais signe pour la démographie de la commune!!
Pour l'album langage je l'es mis en place mercredi matin : je profite de cette matinée pour mettre en place des ateliers jeux et pendant ce temps-là mes élèves choisissent une ou plusieurs photos. J'ai vu au cours des autres années les progrès tant en langage qu'en écoute. Par contre, je ne sais comment agir avec les non commentaires : je pose une question que fais-tu? où es-tu etc , mais du coup l'enfant ne répond que par un mot. Mes questions induisent un type de réponse alors je me dis que je n'ai plus la spontanéité du moment.... comment faire ?
merci pour vos réponses et bon week-end ensoleillé à tous

isa 13/09/2014 19:23

J'ai relu ton commentaire Marie Laurence et je vois que je n'ai pas totalement répondu parce que tu parlais des non commentaires, alors pour moi, il faut de la patience et même si l'enfant ne parle pas, il faut tout de même le prendre et regarder avec lui " Tiens qu'est-ce que c'est que ça ?" " Ah mais je te vois, tu es là" " Qu'est-ce que ça devait être bien ce que tu faisais" bref tu essaies d'établir une complicité et si l'enfant reste silencieux, tu respectes son silence , ça viendra, il faut de la patience. "Tu ne m'as pas raconté aujourd'hui mais la prochaine fois tu auras sûrement des choses à me dire, c'était bien on a regardé ta photo ensemble". La confiance et le sentiment de ne pas être trop pressé à parler par l'adulte doit être prioritaire.

isa 13/09/2014 19:16

Il faut utiliser les expressions qui relancent du type: ah oui et alors ? Ah bon ? Et après ? ou bien tu reprends le mot que l'enfant a dit , par exemple il te dit " moi je joue" et tu dis " toi tu joues ...." . Et puis c'est aussi normal qu'en début d'année, les petits parlent par mots, c'est la première marche, tu les accompagnes tout en restant juste un peu au-dessus d'eux mais pas trop loin car sinon ils ne peuvent reprendre à leur compte ce que tu auras dit si c'est trop éloigné de leur niveau de langage. C'est un peu comme pour la marche, avec un petit, on l'accompagne en fonction de ce qu'il peut, on le soutient sous les aisselles, puis en lui prenant les mains, puis on tient une main ..... On ne laisse pas un enfant qui n'a pas d'équilibre sans le soutien qui correspond à ses possibilités. Pour le langage c'est pareil, un petit bébé on lui fait répéter des sons (bababa), puis des mots uniques (papa) puis des mots associés (papa gentil), puis des petites phrases ( pas toucher, viens voir) et les phrases s 'enrichissent en passant par des formes très oralisées du type ( moi i joue) , puis plus construites ( moi je joue) pour arriver à la phrase correcte mais simple ( je joue), à partir de là on varie les pronoms, les temps et les phrases se complexifient avec des enchâssements ..... mais tout cela demande un long temps et même avec les GS on a encore du travail notamment dans la complexification des phrases en utilisant des connecteurs de type pour que, quand , parce que ....

sylvieg 30/04/2014 14:28


Parce qu'il ne fait pas beau dehors et que j'ai donc du temps, parce que je fais quelques petits bilans de cette année en anticipant déjà pour l'an prochain...je me posais des questions
concernant le cahier de vie et l'album langage:


EN premier lieu, je me demandais si vous avez toutes le temps de pratiquer l'Album langage.


Je dois dire que je suis super convaincue par l'intérêt de l'album langage, je n'ai pas de mal à prendre des photos durant les activités et je dois dire que durant les deux premières périodes,
nous l'avons utilisé. Par contre dès février, mars cela a été plus dur: avec le projet sur les escargots et les observations, les dessins...qui demandent un temps certain et plus individualisé,
je n'ai guère eu le temps et donc j'ai été frustrée de ne pas exploiter les photos du  "sautage de crêpes" par exemple...


Je l'uitilisais en matinée après le sport et aussi après la sieste, peut être pourrais je le faire également durant l'accueil puisque j'ai depuis peu augmenté ce tps.Comment faîtes vous?


Par contre, de l'autre côté du cahier de l'album langage, se trouve l'imagier qui a été alimenté à chaque période. Celui-ci aussi je compte bien l'améliorer car mise à part  le fait que les
parents le lisent avec leur enfant durant les petites vacances et quelques lotos reprenant les images et mots le constituant proposés ds la classe, je dirais qu'il ne "vit" pas vraiment.
Peut-être pourrais je mettre les cahiers  près des bacs à albums de la classe ds le coin regroupement afin que les enfants les feuillettent davantage...(le problème est la place que cela
prend...le coin étant déjà asse rempli avec 29 fans fans)


Que faîtes vous dans vos classes? Ya t'il des moments, endroits pour inciter les enfants à feuilleter leurs divers cahiers?


Concernant les cahiers de aité qu'ils ison, je demande en général (quand nous ne sommes pas préssés par le tps) aux enfants à la fin de la journée ou en fin de matinée pour ceux qui ne mangent
pas à la cantine de le feuilleter sur table en attendant leur parts et le jeu est de chercher la page qui concerne par exemple e Mr Buren...( celle qui  évoque la semaine passée) et ils sont
très actifs puis éhangent à propos du reste de leur cahier avec les copains, recherchent les bisous de la boîte à bisous du début de l'année ...j'aurais souhaité qu'ils prennent davantage leur
cahier ds la classe pour le lire, ils sont disposés ds leur casier...Alors si vous avez des idées...

isa 30/04/2014 21:01



C'est vrai que c'est important que les cahiers soient accessibles et qu'ils puissent permettre des commentaires entre élèves. Personnellement, je les mettais dans des petites caisses près
du regroupement.



mp 04/08/2013 19:18


Bonjour, 


Je viens de découvrir ton blog extrêment riche !! Je suis très emballée par l'idée du cahier de langage et j'aurais quelques questions… (peut-être y as-tu déjà répondu et dans ce cas, je m'en
excuse)


Si j'ai bien compris ton principe, les enfants passent tous une fois par semaine à cet atelier. Mais par contre, je n'ai pas trouvé (ou peut-être pas bien lu, il y a tellement de choses !!) si tu
pratiques cet atelier toute l'année ou seulement une partie de l'année. A quel moment commences-tu ? Dès le mois de septembre ? Si tu fais cela toute l'année, c'est toute l'année en relation
avec des photos des enfants ou le support change-t-il?


On devrait bénéficier à la rentrée d'un maître surnuméraire et comme nous avons choisi de "mettre le paquet" sur le langage en maternelle, cela me paraît l'occasion rêvée pour
se lancer dans le cahier de langage.


Merci d'avance de ton aide et encore félicitations pour ton blog !


 


 

isa 19/08/2013 00:20



bienvenue MP, oui c'est  un travail sur le langage qui dure toute l'année et devrait pouvoir se poursuivre en MS aussi. Le support est toujours presque le même:les photos
d'activités. On commence vers fin septembre pour laisser un peu l'organisation de la classe se mettre en place.


as-tu lu le module suivant : http://www.ecolepetitesection.com/categorie-10597896.html



Emilie44 24/10/2012 11:02


C'est ma deuxième année en PS, et ma deuxième année avec toi Isa! :-D J'ai complètement adhéré au cahier de langage, mes élèves l'adorent, même ceux qui ont du mal à
s'exprimer. Par contre, je ne fais pas un atelier avec plusieurs élèves en simultané, j'ai réservé un moment dans mon emploi du temps pour le cahier langage où j'appelle les enfants un par un. Il
y a toujours des petits curieux qui viennent écouter ce que dit l'enfant qui passe, la règle c'est de ne pas le déranger en parlant ou en poussant, car il est en train de travailler avec
moi.


L'année dernière, j'avais dû passer à côté de ta proposition de bilan de langage, je l'ai découvert cette année (comme quoi, on découvre tout le temps un nouveau
trésor ici!). Je l'ai donc fait aussi cette année, et je trouve cela très intéressant comme photographie à un instant T du niveau de langage de chaque élève. Certains enfants m'ont même surprise
pendant ce bilan, par exemple un de mes enfants allophones qui ne disait pas grand chose sur le cahier de langage et qui pour le bilan langage a réussi à retrouver des mots qu'il avait entendu
pendant la lecture du livre ensemble. Ca prouve bien qu'il écoute les lecture et en tire quelques mots de vocabulaire qu'il s'approprie.


Sinon, pour répondre à Cécile, du moment que tu expliques bien à l'enfant ce que tu écris et pourquoi tu le fais, il n'y a pas de problème à écrire parfois
exactement ce que l'enfant dit (bilan langage) et d'autres fois à l'améliorer un peu (cahier de langage) ou à carrément le reformuler en langage académique. Dans ma classe je fais les trois.
Chaque jour je fais le journal de la classe : j'ai pris un gros catalogue de tapisserie, et j'écris chaque soir (avec un feutre posca pour que ça tienne bien) la date du jour, et ce que les
élèves ont retenu de leur journée de classe. Ensuite, on place le journal dans le couloir sur des petits chevalets pour que les parents puissent lire le compte-rendu de la journée. Quand les
élèves proposent des choses à écrire dans le journal, soit je leur dis "Ah, d'accord, je vois ce que tu veux dire, alors je vais plutôt écrire .... pour que les parents comprennent bien." ou
alors si c'est une phrase correcte "Ah oui, très bien, je vais écrire exactement ça, tu l'as bien dit." Comme on écrit une page par jour, j'en profite pour leur expliquer qu'on écrit les lignes
les unes en dessous des autres, etc... Et lundi, un élève m'a montré la page d'à côté qui était vierge et il m'a dit "ça, c'est pour mardi!"Quand on a fini, je leur demande ce qu'on doit faire du
journal, alors on dit qu'on le remet dans le couloir pour que les parents puissent le lire et savoir ce qu'on a fait dans la journée.


Enfin bref, tout ça pour dire que si tu leurs expliques bien l'objectif de chaque écrit, les élèves sont capables de faire la part des choses et cela ne les
déstabilise pas dans leur compréhension des différents types d'écrits.

Fée 21/10/2012 22:23


Ok, merci pour le conseil.

Fée 21/10/2012 22:03


Je pensais à "J'y vais" de Matthieu Maudet. Et oui, bien sûr, nous y avons travaillé dessus pendant une semaine.

isa 21/10/2012 22:16

Oui tout à fait !

Fée 21/10/2012 21:14


Bonjour,


C'est ma première année en PS/MS. J'ai découvert ton blog en cours de période, je n'ai donc pas suivi ta progression de livres. Je me demande sur quels critères choisir "le" livre pour faire le
bilan. Est-ce qu'une histoire "en randonnée" conviendrait par exemple? Merci pour ton aide.

isa 21/10/2012 21:55

Dis moi à quel livre tu penses .
A cette époque de l'année , un livre assez simple avec des phrases simples peut faire l'affaire. Mais il fait l'avoir travaillé auparavant.

cécile 21/10/2012 19:33


Merci pour ces conseils et cette réactivité.


Effectivement en y réfléchissant bien si on explique bien à l'élève ce que l'on fait ça devrait aller. Et puis je vais faire confiance à ton expérience.


Pour le feedback c'est sûr que vu comme ça je comprends mieux qu'il faille le faire tout de suite.


De même pour la reprise de l'album en cours d'année.


finlament ce que je retiens c'est qu'il faut expliquer et montrer à l'enfant qu'il progresse.


 

isa 21/10/2012 19:54



Si tu veux Cécile, l'écrit dans notre démarche est un outil au service de l'oral, ce n'est pas pour leur faire écrire un récit, nous sommes des soutiens et cet outil nous y aide parce
qu'il nous permet de garder une trace. J'ai réfléchi à ta question et je me disais mais quel autre outil utiliser si l'on veut garder une trace. Et j'ai pensé à l'enregistrement sauf que le fait
d'écrire devant l'enfant montre que ce qu'il dit nous intéresse, que nous attendons sa parole, que c'est celle-ci que nous travaillons avec lui. Si nous ne faisons que parler, c'est bien et loin
de moi l'idée que ce n'est pas suffisant,mais l'enfant se retrouve dans une situation "classique", alors que lorsque l'adulte écrit au fur et à mesure qu'il parle, il sent alors qu'il est dans
une situation d'apprentissage. Je te remercie de cet échange parce que tu as permis de soulever un aspect qui pouvait interroger d'autres collègues et que nous n'avions jamais clarifié.



cécile 21/10/2012 17:03


Quand je lis une pièce de théâtre je lis de l'oral mais je le sais.


Même si les élèves écrivent come ils parlent  il ya quand même des choses qui peuvent être travaillées. Comme par exemple qu'on ne pas dire des expressions comme "comme ça" ou "là" ou que si
on dit il le lecteur ne sait pas de qui on parle. Cela veut-il dire que tu ne fais pas de dictée à l'adulte en ps?


Par contre je suis d'accord qur le fait que cette trace nous est très utile et que l'élève n'est pas bloqué. 


Tu écris directement la phrase de niveau supérieur sur son cahier ou tu notes au brouillon ce qu'il te dit exactement et tu prends du temps pour trouver cette phrase après? Parce qu'au début
c'est compliqué de trouver une phrase mieux dite mais à portée de l'élève?


Quand tu reprends le livre avec l'élève est ce que tu lis seulement les dernières pages qui sont de son niveau de langage actuel ou est ce que c'est possible de reprendre des pages du début (mais
qui du coup ne corresponde plus à son niveau de langage)?

isa 21/10/2012 17:30



tu ne réponds pas à ma question sur le risque, quel risque selon toi ?


oui , la dictée à l'adulte est utilisée dans la pratique que je propose, et notamment tout le travail autour du récit de vie en période 5. 


le travail de feedback ( phrase reformulée) est une pratique de l'immédiateté, ça demande une réactivité. L'enfant a besoin de notre aide immédiate, si tu dois réfléchir à quelle phrase
formuler pour l'aider, c'est fichu, il ne saura plus resitué ni comprendre pourquoi tu as validé ce qu'il disait en l'écrivant et qu'ensuite tu lui dises "au fait , j'ai relu, voilà ce que tu
devais dire". Quand on reprend l'album langage au cours de l'année, on dit à l'enfant:" tu vois avant tu parlais comme ça, maintenant tu ne le dirais plus, tu as appris", ce qui lui permet de
mesurer ses propres progrés, il comprend alors trés bien que l'école est un lieu d'apprentissage.


 



cécile 21/10/2012 13:39


Bonjour


J'ai deux questions sur l'album langage.


Cela ne risque t'il pas d'induire une confusion chez l'élève d'écrire devant lui ce qu'il dit. Ca ne me gêne pas d'écrire de l'oral si je sais qu'à ce moment je travaille le langage, les parents
il suffit de leur expliquer. Mais pour l'enfant : ne risque t'il pas de penser qu'on écrit ce qu'on dit. Alors qu'ensuite en dictée à l'adulte on leur explique qu'on ne peut pas écrire comme on
parle.


Le cahier dure toute l'année. N'est ce pas gênant que l'on puisse dire à l'élève des phrases de niveau moins bon que ce qu'il produit (le niveau des phrases de début d'année est normalement
dépassé).


Je ne suis pas sure d'être très claire. Mais merci pour vos réponses.


 

isa 21/10/2012 15:21



si si , je comprends bien, c'est notre interprétation d'adulte. Mais j'aimerais savoir quel est le risque de penser une telle chose, d'après toi. Quand je prends une pièce de théatre , je
lis ce qui est dit, est-ce un problème ? Connais tu beaucoup d'enfants en primaire qui écrivent autrement que comme ils parlent ? Par contre, l'intéret de leur montrer que l'écrit est stable,
c'est à dire qu'une fois qu'on a écrit ça reste, oui ça c'est important, mais à leur âge, on ne peut pas vouloir qu'ils parlent , qu'ils racontent et surtout ne pas l'écrire au risque d'une
confusion entre oral et écrit, je pense que ce travail là viendra ensuite, plus tard. Enfin, pour nous c'est une trace tellement importante pour mesurer les progrès , pour voir ce qu'il faut
encore travailler. Enfin écrire une phrase qui n'est pas correcte grammaticalement nous perturbe, mais je crois qu'il faut sortir de l'académisme, c'est un peu comme en art, créer demande de
passer par des chemins tortueux, le but de cette pédagogie est surtout d'accompagner au plus près de ce que l'enfant peut faire, si on veut absolument des phrases comme dans les livres, on les
décourage et on les bloque, ce n'est pas à leur portée et ils s'éteignent devant l'attente des adultes. Alors on préfère décomposer les étapes et se situer à leur niveau pour les inciter à oser
et donc à progresser. c'est un choix et chacun est libre de risquer d'autres chemins, l'objectif final étant la parole de l'enfant. 



valou 21/10/2012 11:22


Bonjour Isa, je me demandais si tu donnais une feuille explicative du bilan langage aux parents?

isa 21/10/2012 15:06



oui ,elle se trouve dans le cahier de liaison ICI par exemple



sylvie 21/10/2012 09:53


Bonjour, je suis attentivement ce qui se passe et ce que se dit sur ce blog très riche... J'en profite pour remercier tout le monde pour tout ce partage et cette disponibilité... Ma question:
comment peut-on envisager un album langage avec des enfants mutiques? je parle de vrai mutisme; J'ai 2 enfants dans ce cas là: un que ne sort pas ses doigts de sa bouche et qui ne communique même
pas par signe de tête ou geste; et une autre qui produit des sons lorsque je lui demande de répéter quelque chose. J'avoue être un peu désemparée ( et désespérée...) J'ai tenté (entre autres) les
photos pour l'album de langage ...sans succés. je ne sais plus trop quoi faire...Si quelqu'un a déjà connu cette situation, je suis preneuse de conseils et d'idées... Merci

isa 21/10/2012 15:04



c'est le début , tu es en Octobre, certains n'ont pas l'habitude d'être sollicités, sont anxieux de se retrouver face à un adulte. Il te faut être patiente tout en les considérant comme
les autres capables de parler avec leur album langage. Je te conseille de systématiquement faire comme pour les autres, ils choisissent la photo qu'ils veulent coller, tu les sollicites de
manière bienveillante et non pas agacée, tu leur dis que tu es là pour les aider que c'est ton travail de leur apprendre à parler. Mais tu n'insistes pas et tu notes refus sur la page de l'album.
Pour celui qui émet des sons, fais lui pointer sur la photo ce qu'il tente de te dire, en général, ils sont dans la description, c'est donc forcément un élèment de la photo, et tu notes le mot en
lui demandant de répéter, tant pis s'il ne sait pas le prononcer pour le moment, à force cela devrait venir. Bref, ces enfants sont complètement concernés par le travail autour de l'album
langage. Nous avons tous connu ce type de situation, il est important que l'enfant sache que tu veux l'aider et ne pas lui en vouloir de ne pas réagir immédiatement à tes sollicitations, il se
passe déjà plein de choses dans le silence, tu crées du lien avec eux, ils  ont besoin de ta patience et de ta confiance.



batice71 20/10/2012 21:29


Merci beaucoup pour les conseils !!!

batice71 20/10/2012 18:34


Je pratique depuis l'année dernière l'album de langage et j'y trouve plein d'avantages car je cerne mieux le niveau de langage oral de mes élèves. Je suis d'ailleurs entrain de préparer une
feuille de présentation pour mettre au début de l'album pour les parents. Je n'ai pas beaucoup de recul pour l'instant mais je me demandais s'il fallait plusieurs séances pour une même photo afin
qu"ils progressent ou c'est au fur et à mesure ?


Quant à la course à  la réussite, je suis tout à fait d'accord. J'ai fait partie de ces instits qui s'alarmaient de ne pas comprendre un élève de 3 ans mais à présent avec l'expérience, je
m'affole beaucoup moins. De plus mon fils de 4 ans doit faire un bilan orthophoniste et le délai est d'un an. je ne m'inquiète pas car cela sera fait avant sa rentrée au CP. Mais on manque
sérieusement d'infos quand on débute et on apprend sur le tas comme beaucoup d'autres choses...


J'avoue aussi avoir été embêtée qu'une cousine éloignée me demande si je connaissais la meilleure méthode de lecture alors que son enfant rentre à peine à l'école..

isa 20/10/2012 19:15



L'école doit être un lieu d'épanouissement et de bien-être où la curiosité se développe et s'enrichit dans le groupe garant du potentiel de chacun. Pour moi , les deux sont
indissociables, on reste soi-même grâce au groupe qui nous accepte tel qu'on est et c'est ce même groupe qui est notre propre moteur, l'émulation est une source de richesse ( on le voit
d'ailleurs bien sur le blog)et chacun peut s'y exprimer dans sa singularité et son exception. C'est pourquoi il est important d'être confiant en chacun et de respecter les étapes qu'il a à
franchir, de respecter sa personnalité ( certains enfants ne voient pas l'utilité de parler, ils n'ont pas encore perçu le besoin de communication, ils ont trouvé d'autres modes d'expression,
leur relation aux autres n'est pas encore un but) et de lui donner l'envie de faire non pas en le pressant mais au contraire en lui donnant l'ouverture, le temps, la force. Des blocages arrivent
quand les enfants ressentent une grande attente, de peur de ne pas être conforme au désir des parents, ils choisissent de se figer dans le temps.


Ta cousine est préoccupée de la réussite de son enfant et chacun a au fond de soi ce sentiment, c'est normal, on cherche toujours le bonheur pour nos enfants et la réussite scolaire
semble pour beaucoup le seul bonheur à atteindre. On a actuellement un regard sur l'école qui fait se confondre : réussite scolaire et bons parents, c'est un tort et il faut combattre ces
préjugés. J'ai eu moi-même de nombreuses sollicitations en ce sens:" qu'est ce que je dois lui faire faire  pour bien le préparer ?" ma réponse est toujours invariable: " toi tu es son
parent , et il a besoin de ta confiance , personne d'autre que vous les parents n'a ce pouvoir de lui donner cette force, donc fais lui confiance, et ne remplace pas son enseignant , c'est son
travail à lui, par contre avec toi, il a besoin de jouer, de parler, de faire des balades , de rire, de raconter sa vie à l'école mais pas que, de fabriquer , de te regarder dans tes occupations,
de t'écouter lui raconter des histoires, lui lire des livres, bref tout ce qui est agréable à faire avec son enfant" Alors tu vois la meilleure méthode de lecture c'est de lui lire des histoires
et de voir son parent lire.



elisabeth 20/10/2012 14:20


Bonjour Isa,


J'ai également adhéré à l'album langage,qui plus est avec une classe de TPS-PS en RRS.


Même mes élèves les plus récalcitrants se montrent enthousisastes qd il faut choisir et coller la photo.Je fais de même, mais à l'oral avec mes TPS et ça marche!!!!!


La difficulté réside dans la formulation de l'explication,non pas qu'ils ne savent pas me décrire les choses mais ils ne sont pour 90% de mes PS non-francophones, ils n'ont pas encore asez de
vocabulaire pour transcrire ce qu'ils voient autrement que dans leur langue maternelle!!!


Après une rencontre parents-enseignants (avec traducteurs!!),je leur ai proposé de faire répéter les mots ou phrases écrites sous les photos en français!! phrases que j'ai reformulé pour qu'ils
puissent acquérir du vocabulaire, un début de structure...et qu'ils se sentent moins frustrés par rapport à certains ( ils se rendent bien compte des phrases notées dans le cahier des copains
quand on le feuillette ensemble!!


Est la bonne solution?...pas si sûre!!

isa 20/10/2012 14:39



oui ça c'est un débat que j'ai eu avec une de vos collègues qui travaillent dans une école française à l'étranger, je suis perplexe parce que je n'ai jamais pratiqué avec un si grand
nombre d'enfants non francophones. Avec eux, j'ai le sentiment qu'il faut travailler le vocabulaire, c'est pourquoi je serais tentée de leur faire décrire tout ce qu'il y a sur la photo avant
même de vouloir faire des phrases. Les phrases que tu suggères sont-elles des phrases académiques ? Si oui, c'est trop compliqué pour eux, il faut accepter qu'ils passent eux aussi par les étapes
de type "moi jouer" alors forcément ça nous choque d'écrire ça mais il faut rappeler que ce n'est pas de l'écrit pur mais de l'oral écrit et que notre but est de les accompagner marche après
marche, si tu leur fais répéter des phrases qui ne sont pas à leur portée, tu travailles uniquement la mémorisation mais pas la syntaxe, celle-ci est une construction grammaticale qui se fait
progressivement. Maintenant, je redis mon ignorance concernant ce type d'élève, j'ai bien eu quelques petits étrangers en classe mais la plupart du temps les parents avaient deux langues et ils
rencontraient le français chez eux. Quoiqu'il en soit, ta démarche est la bonne parce que tu te mets en situation de recherche et tu tentes des choses, tu en tires ensuite des observations et si
tu constates qu'ils n'avancent pas  que c'est trop compliqué alors tu retenteras autre chose, notre métier est celui de chercher. Mieux vaut se tromper et  s'en rendre compte que de ne
rien faire de peur de se tromper .



Lorraine 20/10/2012 13:58


Bonjour Isabelle,



 


Je profite de cet espace pour te tenir au courant des progrès de mon élève qui ne participait pas du tout à ces séances d'album langage: petit à petit, elle accepte ce moment de langage: ça
a commencé par un petit mot avec un regard noir et le doigt dans la bouche: je l'ai félicitée sans en faire trop... La semaine d'après, dès que j'ai distribué les albums langage, elle a ouvert
son album à cette page et m'a redit le mot toute fière. J'ai laissé les autres parler avant elle, pour qu'elle comprenne ce que j'attendais de cette séance et elle a participé: quelques mots! La
semaine d'après: une phrase correctement construite et un vrai sourire!



 


C'est vraiment dans ces moments là que je réalise la richesse de cet outil!



 


En revanche, pour les très bons parleurs, je m'interroge: est-ce que ça leur apporte quelque chose? J'ai un niveau d'exigence plus élevé avec eux: phrase complexe, plus de vocabulaire,
etc...



 


A la fin de chaque séance, nous reprenons le vocabulaire du mois: ils présentent deux ou trois mots qu'ils choisissent parmi toutes les étiquettes (mots avec photo) au petit groupe: grâce à
ça, ils font de réels progrès! et il faut voir les autres groupes: ils adorent nous écouter pendant ces séances....



 


Encore merci pour tout,



 


Bon week end,



 


Lorraine

isa 20/10/2012 14:16



merci Lorraine , ta petite a pris la mesure de ton aide et s'est sentie valorisée et soutenue dans sa parole, les progrès suivent. J'en suis trés satisfaite pour elle et pour
toi.


Concernant les trés bons parleurs, ils ont eux aussi à apprendre de cet album langage et notamment dans la complexification de leurs phrases, tu peux les inciter à développer leur
description, mais surtout tu vas avec eux travailler le langage d'évocation, c'est à dire mettre en pensée, à partir des photos choisies, tu leur demandes de parler de ce qui s'est passé avant la
prise de la photo ou bien après, tu leur demandes d'imaginer une autre situation, tu leur demandes d'expliquer pourquoi ils ont choisi telle ou telle chose ou jeu,  bref tu fais en sorte
qu'ils ne parlent plus sur la photo mais autour de la photo. Ce fameux langage d'évocation est un travail à explorer qui leur donnera les moyens de s'exprimer encore mieux, non pas dans la
construction de leurs phrases ( encore qu' on le fait toujours ) mais dans la construction de leur outils intellectuels au service de leurs apprentissages actuels et futurs. Cet album langage
prend alors une autre dimension et tu vas voir que certains de ces enfants qui parlent trés bien sont parfois loin de cette nouvelle dimension, car le langage est trompeur. Sortir de la
description , du réel, du langage d'action peut être plus compliqué que tu ne le penses pour eux. Alors tu comprends à ce moment là que tu as encore du travail pour eux grâce à cet album
langage.



vivi 20/10/2012 13:46


Merci Isa pour tes conseils. Je vais mettre en pratique

sylvie 20/10/2012 12:10


transcrire sans "nt" , c'est mieux ! 


pour le bilan langage faut-il écrire ce que l'enfant nous dit (avec les difficultés de prononciation....) ou la reformulation avec l'enseignant ,( et encore s'il y a reformulation correcte)



moi, j'aurai tendance à écrire ce que l'enfant me dit (un cro sien) et j'écris entre parenthèses ce que j'ai essayé de lui faire répéter (un gros chien) .J'écris en bas de la page les confusions
par exemple : cr/gr = un cro /un gros ) j'ai peur qu'ensuite certains parents soient dans le déni en fin d'année pour  les difficultés de prononciation et refusent d'aller faire un bilan
chez l'orthophoniste (fin de PS pour certains ou en MS) ! qu'en penses-tu ? 

isa 20/10/2012 13:31



oui bien-sûr un bilan est un bilan et tu ne peux écrire que ce que tu entends, c'est à dire y compris les défauts d'articulation, cela rentre dans ton analyse. Perso, j'écrivais la phrase
prononcée et j'écrivais dans une autre couleur et entre parenthèse sous le mot mal prononcé celui qui est correct. Lors d'un bilan langage, l'enseignant ne fait pas reformuler, il laisse l'enfant
dire ce qu'il a à dire. Aucune intervention de sa part dans la correction, c'est le principe d'une évaluation. De la même façon, je ne faisais pas mon analyse sur la même feuille de manière à ne
pas surcharger ce bilan à lire. Les parents sont conscients de la manière dont leur enfant parle et ils sont trés reconnaissants de ce travail. Bien sûr ,ils constatent les défauts et je ne me
suis jamais heurtée au refus de voir la réalité de leur part, mais il faut dire que je suis pour ne pas alarmer trop vite les parents, le langage est comme la marche, les enfants ont leur horloge
interne et il me semble qu'il faut de la patience, du soutien et vraiment si tout cela ne suffit plus alors on s'en inquiète. Mais envoyer des petits bouts de 3 ans chez l'orthophoniste ( en
dehors de problèmes bien spécifiques) est une grave erreur. J'aimerais que quelqu'un me démontre en quoi cela est bénéfique. Nous sommes pressés de tout, pressés de les voir grandir, parler comme
des adultes, travailler sérieusement, se débrouiller seul,  être sage mais ce sont des petits bouts qui sont nés il n'y a que 3 ans. A quoi ça sert de les pousser ? Notre culture est celle
de la réussite du premier coup, laissons les s'épanouir, prendre leur temps et vivre leur vie d'enfant. Le bilan est une aide pour la maitresse, pas pour les parents, pour eux , c'est un
souvenir, il faut défendre ce point de vue. Il n'est pas question de culpabiliser les parents parce que leur enfant ne parle pas comme un livre, il faut bien expliquer que c'est un outil pour le
professionnel que nous sommes  et uniquement cela.



Sanzie 20/10/2012 11:34


Bonjour Isa,


Je consulte et m'inspire de ton blog depuis quelques semaines grâce aux bons conseils d'une amie! J'ai des 30 MS (bientôt 31) et j'ai travaillé cette semaine sur le récit de l'histoire "ma maman
m'adore".


Plusieurs enfants racontent l'histoire en utilisant le "il". Est-ce que je peux valider pour eux comme pour ceux qui racontent avec le "je"?


Est-ce que le but est de dire comme c'est écrit et comme la maîtresse a lu ou est-ce que la reformulation est possible? Par exemple: "il fait tomber les assiettes" pour reformuler "je suis très
très très maladroit"?


Merci pour tes réponses et bon samedi!


 

isa 20/10/2012 12:03



oui ça c'est vraiment une étape normale dans l'apprentissage du langage, ainsi tu vois que tes petits élèves sont dans la description quand ils disent " i ( c'est souvent ça et non pas
il) fait tomber les assiettes", toi pour le bilan langage ,tu dois écrire exactement ce qu'ils t'ont dit avec tout , les défauts de langage, de syntaxe, de vocabulaire, tout tout tout. Ensuite,
tu vas analyser chaque récit. Il en ressort que tu vas avec eux vérifier à l'aide de l'album langage s' ils ont accés au "je" personnel  et si ce n'est pas le cas, alors voilà ton travail,
les faire passer de moi , à moi je et puis à je ( ce peut être long pour certains). Mais tu ne peux considérer qu'ils ont le Je s'ils ne le formulent pas dans le bilan. Pour moi, celui qui dit "
i fait tomber les assiettes" je le mets dans la catégorie " fait des phrases simples", par contre on voit bien qu'il ne parvient pas encore à mémoriser des mots difficiles comme maladroit, donc
c'est une autre piste de travail ( la mémorisation).



vivi 20/10/2012 11:02


J'a commmencé à proposer l'album langage pour les petits hier matin en demi-classe (les moyens étant pris en charge par la bibliothéquaire). Donc 16 enfants en classse: des conditions idéales...
mais ça n'a pas vraiment été idéal.


4 enfants autour de la table avec moi, 4 autre à la biblio de la classe (sensée être un coin calme...), à la peinture avec mon ATSEM  et 4 autres à la pâte à modeler (avec contrat)


Bilan:


- négatif: le bruit ambiant qu'on ne peut pas gérer puisqu'on se consacre uniquement au petit groupe; le manque de temps (écouter 8 enfants dans ce premier atelier et les 8 autres après la
récré.)


- positif: tous les enfants se sont exprimés et j'ai été agréablement surprise par certains qui ne déccrochent pas un mot en grand groupe et qui là  m'ont dit 3 mots... c'est déjà pas mal.
 De plus, ,ils ont aimé se retrouver sur les photos et cela a créé des interactions entre eux.


Je pense qu'il faut persévérer et qu'au fil des semaines, je serai plus sereine. L'expérience me manque.


Parallèlement je lis "Enseigner l'oral à la maternelle" où il propose de travailler:


- la construction de la syntaxe


- le vocabulaire


- et l'accélération de l'articulation...


Cette première séance était bien loin de tout ça...J'étais centré sur l'organisation matérielle de l'atelier (à bien anticiper! que tous soit au moins sur une photo, colle blanche à remplacer au
dernier moment par la bleue, rappeler les enfants qui ne viennent pas...) Bon, c'est une question de temps, et de pratique régulière.


Comme je suis encore à mi-temps (plus pour longtemps!) j'ai l'impression de me consacrer uniquement à ça dans les ateliers des petits. Mais comme tu dis isa, c'est un choix.


Dernière chose: faut-il relancer avec des questions "qui est à côté de toi? Que fais-tu?... ou laisser l'enfant totalement libre dans son expression? J'avoue que je n'ai pas pu m'empêcher de les
aider...


C'est quand même une sarée remise en question dans la pratique de classe...  (après presque 20 ans) mais je pense que ça va porter ses fruits...enfin, j'espère. 

isa 20/10/2012 11:53



c'est tout à fait normal que tu y trouves des points négatifs, quand on commence une nouvelle activité, c'est généralement loin d'être parfait.Je dis toujours au moins 3 séances pour se
dire que ça va fonctionner. Les petits n'ont absolument pas l'habitude et le coin bibliothèque doit être accompagné selon moi ou du moins les mettre sur une table avec des livres sinon c'est trop
flou pour eux comme situation avec une tâche c'est l'idéal. Donc conclusion pour les autres ateliers qui fonctionnent en même temps que celui du langage, prévoir des activités "stars" dont tu as
la garantie d'une bonne concentration. Progressivement, ils vont comprendre que tu as besoin de calme et la parole de l'autre sera prise en compte et respectée parce qu'ils y seront allés et
auront compris. Concernant le travail préconisé par Boisseau, il faut aller étape par étape , on ne fait pas tout en même temps, ainsi en début d'année ,l'objectif à cet atelier est d'abord de
faire parler, c'est tout. Et ensuite en fonction de ton bilan langage, tu vas travailler avec chacun ce qu'il a à acquérir. En général, on commence par les pronoms, puis les temps, puis la
complexification des phrases ( il se peut que certains élèves soient plus en avance, pour eux il faut leur proposer du plus complexe, être plus exigeante sur la manière d'expliquer..) en fait
comme je le disais plus haut, c'est surtout les questions qu'on pose qui vont orienter la formulation et c'est un vrai entrainement que de faire de la relance, la meilleure façon est d'utiliser
le feed back , c'est à dire reprendre ce que l'élève vient de te dire, du coup, cela l'incite à développer " il te dit : " moi joue " et tu dis " ah oui, toi tu joues " ou bien " ah bon, tu joues
?" ou encore " tu me dis : moi je joue " ou encore " et alors ?" " Et puis ?" " Je t'écoute " ....


bref cherche toi des relances qui te conviennent. Il ne faut surtout pas poser des questions fermées auxquelles ils vont répondre OUI ou NON. 


Encore une fois, tu vas expliquer à toute la classe que tu fais un travail avec eux pour les aider à parler, à mieux parler et que tu comptes sur eux pour rester calme durant ce
moment.


Oui ça va porter ses fruits, c'est comme la lecture, on passe par des étapes décourageantes et puis à un moment donné, on n'a pas vu les choses venir et hop la marche est franchie,
personne ne peut dire quand cela va se produire mais c'est magique...


oui c'est une remise en question mais cet objectif du langage est primordial, il va engendrer la suite, il faut bien comprendre que celui qui n'est pas dans l'oral, ne pourra rentrer dans
l'écrit , dans l'abstraction , dans la compréhension. Cela mérite donc qu'on cherche par tous les moyens à travailler celui ci en ayant une ligne conductrice et non pas en pensant que parler dans
la classe avec les copains va suffire. 


petit conseil aussi, formule tes questions sans inversion de sujet, ils comprennent mieux ;au lieu de dire que fais-tu , dis qu'est ce que tu fais. C'est un petit détail mais qui a son
importance.



christineG 20/10/2012 10:17


Pour le cahier de langage à partir des photos des enfants en situation jeux, 2 ou 3 choisissent et regardent la photo mais n'émettent aucun commentaire ou un timide moi, là...faut-il s'en
contenter, doit-on représenter le cahier 2-3 jours plus tard ou émettre pour lui et avec son acquiescement un  " je joue dans la cuisine"?

isa 20/10/2012 10:52



oui , si le petit te dit " moi là", tu l'aides à franchir une marche et tu répètes ( feed-back) " c'est moi  là" et tu l'écris. Impossible pour eux de dire " Je suis dans la cuisine"
, ça c'est ton but de fin d'année pour certains, ce type de phrase académique n'est pas à leur portée, tu dois avancer marche après marche: ce pourrait être ensuite " moi je suis là" " moi je
joue"... Pour les non commentaires, c'est toujours dans la formulation des questions que tu vas déclencher une réponse " qu'est-ce que tu vois" " dis moi qu'est-ce que tu prends" " où est -ce que
tu es sur la photo" " dis moi avec des mots pour que j'écrive"..... Si le refus est catégorique, tu écris refus. C'est tout, ce sera pour la prochaine photo ou tu peux éventuellement aller vers
lui si tu le vois prendre son album langage ( ils doivent être toujours à portée de main)



sylvie 20/10/2012 10:11


cette année, j'ai beaucoup de petits qui "baragouinent" ! je n'arrive pas à saisir ce qu'ils disent et pourtant ils parlent...., alors que transcrirent dans le cahier de langage ? 

isa 20/10/2012 10:41



c'est la situation la plus difficile,  je tentais de comprendre les sons et les écrivais ( en bilan langage et pour l'album langage, je tentais de trouver le mot pour leur dire et
l'écrire) et si vraiment cela me semblait impossible à écrire, je posais un point d'interrogation, ce qui signifiait " a parlé mais incompréhensible", si on fait trop répéter , les petits se
murent.



sev 20/10/2012 09:30


Voui !


Allez, je me lance : Tout d'abord, merci beaucoup pour ce site. Ca fait quelques années que je tourne autour (crainte de na pas y arriver avec mes TPS-PS-MS, peur d'encore plus me ruiner en
litté jeunesse...) mais cette année, ca y est, je me suis lancée, je fonctionne avec et je suis super contente. Merci beaucoup et bravo.


Donc, le bilan langage : J'ai une petite qui connait l'album par coeur. A part un "très" (distrait) qu'elle oublie parfois, rien ne manque et du coup, j'ai franchement plus l'impression d'évaluer
la mémorisation que le langage. Il se trouve qu'elle a déjà un très bon niveau de langage par ailleurs, mais bon...

isa 20/10/2012 10:02



Merci Sev( deux, nous avons déjà notre Sev nationale) de te lancer et je pense que tu pointes une bonne
interrogation. La mémorisation fait partie du langage, sans elle, les élèves ne feraient aucun progrès en terme de vocabulaire, de syntaxe, d'utilisation de pronoms , de temps .... Effectivement,
nous avons dans les classes ces élèves qui ont une telle mémoire que le texte n'a plus de secret pour eux et qu'ils font un "copier-coller" verbal. Mais cet exercice est un bilan et ton but est
de mesurer sa capacité à raconter ce livre, alors cette petite répond à tes attentes, elle raconte. Tu en tires la conclusion qu'avec elle, tu vas devoir travailler (sûrement, je ne la connais
pas) mais la complexification des phrases avec  l'utilisation de connecteurs divers ( parce que, pour que , que, qui, quand ....). Ce travail de bilan te donne des informations que tu as
sûrement déjà pour elle ( encore que , parfois on a des surprises), le choix du livre est médiant, il est à un niveau de langage qui correspond à ce que des petits peuvent raconter à ce moment de
l'année. On pourrait faire un bilan langage sans livre ( dernier bilan de l'année) mais les élèves ont besoin d'être soutenus , d'autre part, c'est tout de même intéressant de mesurer aussi la
capacité de mémorisation à ce stade de l'année. On voit d'ailleurs bien que celle-ci donne un atout indéniable à cette petite fille que tu décris trés à l'aise en langage. Ai-je répondu à ta
question ?