réponse à Romain sur la féminisation du métier d'enseignant

Publié le par isa

 

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ROMAIN:

 

Tout d'abord (une fois n'est pas coutume j'imagine), merci et bravo pour ce site fabuleux, dans lequel transparaît, tout à la fois, l'imagination, l'humour, la réflexion, la créativité, le doute, l'humanité, les angoisses, les satisfactions, le théorique, le pratique, j'en passe et des meilleurs...

Bref, excellent moyen de remettre son ouvrage sur le métier.

Et justement, c'est ce que je fais : je tombe sur ton site alors que je prépare actuellement ma rentrée scolaire. Oui oui, je suis un jeune enseignant de 25 ans (T2), et j'ai pris un mi-temps annualisé afin de terminer une formation de Brevet d'État escalade et de boucler un projet musical (bref, on s'en fout)...

Je reprends donc le travail à plein temps le 27 janvier, dans une classe de 24 Petites Sections en Zep du côté de Bourgoin-Jallieu (Isère). Je n'ai jamais bossé en maternelle, et ce que je peux voir et lire sur ton site m'apaise énormément (même si j'ai eu des expériences bien difficiles l'année dernière en élémentaire, m'amenant à trouver des solutions que je pourrai certainement réinvestir).

Cependant, ce qui me marque en parcourant ton site dans tous les sens, c'est la féminisation du métier d'enseignant en maternelle (je pense que comme moi tu as pu le constater sur le terrain !), bien que je trouve ça dommageable pour les enfants en premier lieu ainsi que pour les relations entre collègues (je me place du point de mes collègues femmes comme de mon propre point de vue).
Une expérience, un avis sur ce commentaire, voire même un petit billet sur ton blog (je ne crois pas avoir rien lu de tel sur le sujet) ?

 

 

Voilà  un sujet d’étude fort intéressant.

 

La féminisation du métier ne date pas d’aujourd’hui.

A mon époque , le concours de l’Ecole Normale était divisé en deux, concours filles et concours garçons, et déjà à cette époque (années 1970), la fille avait une chance sur 10 de réussir et le garçon une chance sur 3. Il y avait autant de places filles que de places garçons ce qui maintenait un certain équilibre. Cependant, l’école maternelle n’attirait que très peu de vocation masculine. Il est facile de comprendre que les mentalités ont toujours attribué à la petite enfance une place subalterne, et les hommes ont rarement pensé qu’ils avaient les compétences pour prendre en charge des élèves si jeunes. Pour faire le choix d’enseigner en maternelle quand on est un homme, il faut ramer à contre-courant. C’est un défi aux idées reçues et aux préjugés. D’une part, enseigner à des petits élèves est considéré comme dévalorisant , c’est par ignorance que la plupart des personnes pensent ainsi, y compris dans nos propres rangs, d’autre part, il faut avoir le courage de la différence et des regards incompréhensifs. Même l’appellation « école maternelle » en dit long sur le poids des facteurs sociaux. Philippe Meirieu propose de la renommer « Ecole première » et considère que l’expression actuelle est obsolète. Si nous voulons changer le regard sur cette école , qu’elle soit reconnue comme une école à part entière et non pas un lieu familial où les femmes (miroir des mères) représenteraient l’exclusivité de la prise en charge des enfants, alors peut-être faudra-t-il rompre avec ce nom à trop forte connotation affective.

 

Qu’ont donc les hommes spécifiquement à apporter à cette école ?

 

L’école est une communauté de la société, elle offre aux élèves une représentation du monde dans lequel ils vivent, l’aléatoire des classes permet cette richesse des différences et des rencontres qui parfois ne pourraient se faire ailleurs que là. A l’école maternelle ( appelons la encore ainsi), la présence d’un maître permet un élargissement des figures identificatoires. J’oserais dire « encore plus » dans notre monde actuel où de nombreux enfants vivent uniquement avec leur mère et  souffrent de ce manque de masculinité dans leur construction identitaire.

 

Les différences d’approche des élèves entre femmes et hommes peuvent être aussi un territoire nouveau à explorer pour l’équipe pédagogique dans la confrontation de ces différences. Ainsi, sans faire de la psychologie abusive, la mère est contenante et le père est le tiers séparateur. Pour de nombreux enfants, l’autonomie affective qu’ils ont à élaborer pour devenir élève sera mieux soutenue par un homme que par une femme.

 

 La complémentarité des adultes que les élèves pourraient connaitre au cours de leur scolarité maternelle est un atout majeur pour leur développement personnel. Ce sont ces années si jeunes qui sont fondatrices de la scolarité et il est absolument essentiel que le regard de la société sur cette école change. Que des hommes se lancent dans l’aventure et osent revendiquer leur place au sein de cette école première.

 

Le débat sociologique s’interroge sur la féminisation d’une profession qui causerait sa dévalorisation , on peut effectivement constater que le métier d’enseignant subit cette dépréciation dans l’opinion  et qu’il y a 4 femmes pour un homme enseignants. Les mentalités semblent vouloir changer, on parle de parité, des métiers plutôt masculins tels que médecin, avocat , architecte évoluent vers une féminisation plus importante, les rôles entre parents dans la prise en charge des enfants voudraient s’équilibrer. Espèrons que chacun comprenne que plus les enfants sont petits et plus les personnes qui en ont la charge doivent être qualifiées et reconnues socialement, il en va de l’avenir de notre société qui saura enfin considérer sa jeunesse.

 

Je ne sais Romain si ma brève réponse correspond à ta demande, je pense que tu as toi-même des choses à ajouter car qui mieux qu’un homme peut parler de ce que les hommes apportent à l’école.

 

Si tu as lu le blog dans tous les sens, tu auras tout de même constaté qu'il y a quelques hommes qui vous représentent et un certain David qui enseigne à l'école paternelle ( rare en France puisqu'ils sont deux hommes), il pourra peut-être  nous donner son point de vue sur le sujet.

On peut donc dire que le blog reflète bien la représentation trés faible des hommes en maternelle.


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Patrick Huchant 06/04/2011 20:22



On oublie un peu vite que, malgré les héroïques combats féministes qui ont culminés en mai 1968 et dans les années 70, jamais aucune femme n'a revendiqué cette égalité dans l'accès à l'école
maternelle pour les instituteurs (les hommes!). Certaines ex IDEN maternelles étaient d'ailleurs contre cette ouverture aux hommes de l'école maternelle qui ne s'est réalisé que vers la fin des
années 70. Je ne peux pas préciser l'année ni le BO qui a enfin ouvert l'école maternelle aux hommes car dans toutes les publications trouvées sur Internet à propos de l'histoire ou de
l'évolution de l'école maternelle en France cette question est systématiquement oubliée. J'en conclus que c'est un véritable tabou ! D'ailleurs notre chère AGIEM ne s'est-elle pas appelée un
temps AGIIEM car il fallait 2 I pour distinguer les instituteurs et les institutrices dans son acronyme (à la maternelle, au pluriel, le masculin ne l'a jamais emporté...!) pour s'intituler
aujourd'hui AGEEM...


Si quelqu'un (ou quelqu'une...)peut briser le tabou et nous rappeler à partir de quelle rentrée scolaire les hommes ont eu accès à l'école maternelle, merci !  Au fait, quand les Inspections
maternelles ont-elles été supprimées ? faisant tomber du même coup le mur de Berlin qui séparait la maternelle de l'élémentaire...


Merci à tous ceux (donc aussi celles...) qui pourront apporter quelques précisions quand à ces dates soigneusement omises.


Patrick Huchant



isa 06/04/2011 21:29



On peut aussi effectivement voir les choses de ce point de vue là. Dans mes années école normale, l'équilibre homme-femme était assurée par deux concours ( filles et garçons) avec le même
nombre de places. Cependant, je n'ai pas eu un seul collègue homme revendiquer son désir d'enseigner en maternelle même si les stages étaient obligatoires dans tous les niveaux, par contre j'ai
le souvenir d'un collègue de la promotion supérieure à la nôtre qui se destinait à la maternelle  par choix , cela ne m'a pas troublée plus que ça, nous étions dans les années 75.


Concernant la fermetures des inspections maternelles, je dirais autour des années 1985-1986.


C'était peut-être effectivement une sorte de pré carré comme tu sembles le dire, mais honnêtement je ne suis pas sûre que ce soit la seule raison à l'absence d'hommes en
maternelle.



Christiane 10/01/2011 22:21



Dans notre école (6 classes) il n'y a que des femmes. Mais il y a trois ans j'ai accepté de laisser ma classe à un stagiaire en responsabilété pendant trois semaines. Un homme dans l'école cela
en a surpris beaucoup, et les parents n'étaient pas vraiment rassurés au début. En fait cela s'est révélé très positif; il a même "débloqué" un enfant de parents séparés qui ne voyais pas souvent
son père. A mon retour cet enfant était complétement transformé, il est devenu plus souriant, s'est ouvert aux autres, est entré dans les apprentissages ce qui était impossible avant.


 Je pense que la présence d'un homme en maternelle est une bonne chose pour les petits d'autant plus que les enfants de parents séparés sont de plus en plus nombreux et que c'est souvent la
mère qui en a la garde.



isa 10/01/2011 22:45

Oui je le pense Christiane.

catherine 09/01/2011 17:49



merci, merci de tous ces commentaires et réflexions: il y a encore des gens qui réfléchissent et ça fait du bien vous ne pouvez pas savoir, ce blog est vraiment super, je le pille mais je n'ose
pas encore me lancer(mes compétences en informatique sont balbutiantes...). Très symbolique ce nom d'Ecole Maternelle et je milite à fond pour la proposition de Merieu:Ecole Première ou Première
Ecole! J'ai travaillé 12 ans dans une école maternelle avec 3 hommes et ça apporte un équilibre salutaire!



isa 09/01/2011 18:07



Voilà un bel enthousiasme et oui on réfléchit et on aime ça !



maud 09/01/2011 14:07



que regrettes-tu Isa? le mauvais trait d'humout ou le maternage en PS?


 


Etant une maîtresse bisous-calin, je ne pense pas aller à l'encontre des enjeux pédagogiques de cette première année de maternelle. ces petits bouts de choux ont souvent des coups de blues ou des
réveils délicats et je pense qu'au contraire ouvrir nos bras les rassure et les aide  à aller sereinement vers les autres.


 


Je prends le temps de caliner tous mes Petits, certains ne viennent que très rarement, d'autres au contraire ont besoin de mes bras souvent, certains encore ritualisent les calins après la
séparation d'avec le parent, au début de la récré... Je les amène doucement à aller vers leurs pairs en toute confiance. Même si je ne suis pas maman je les aide à grandir en leur donnant un
petit moment privilégié. Je le leur explique en début d'année que je suis aussi là pour les consoler s'ils le souhaitent. Je suis une maîtresse plutôt pete-sec et donc ces moments calins sont des
vrais moments de partage.


 


Je ne pense pas être dans le faux, mais si c'est le cas je veux bien être guidée moi-même. Le maternage ne doit pas prendre le pas sur le reste mais qu'il est bon d'avoir une épaule sincère et
rassurante pour accepter de devenir un Grand...



isa 09/01/2011 15:55



Oh je ne disais pas ça pour éliminer toute relation affective, je disais cela en pointant le regard trop souvent posé sur l'école maternelle où l'aspect maternage serait prépondérant sur
la pratique. Or, consoler ses élèves, les réconforter, les aider dans leur organisation matérielle peut tout aussi bien être fait en CP sans que où pour autant on pense qu'on y fait que
cela. L'école est le lieu où les élèves vont construire leur autonomie affective, ils ont besoin d'apprendre à se détacher de l'adulte pour mieux se lancer dans l'exploration du monde.
Personnellement, je suis assez pour une relation douce et rassurante permanente tout en affirmant une autorité juste, les moments câlins étaient rares avec moi, y compris à la rentrée, c'est le
rôle de leur maman ( et de leur papa) et je leur disais assez souvent que je ne l'étais pas.Je prenais les élèves dans les bras quand cela semblait être le dernier recours, je leur donnais la
main aussi longtemps qu'ils le souhaitaient mais je n'ai jamais embrassé un enfant pour le consoler.J'avais pourtant des grandes déclarations d'amour: " je t'aime Maîtresse" auxquelles je
répondais:" Oui tu m'aimes bien" et le bien avait toute sa valeur car il n'est pas question de jouer avec l'affectif, ni dans un sens ( en menace), ni dans l'autre ( en préférence). L'école n'est
pas la vie familiale, elle est l'école: un lieu d'apprentissage où chacun a sa place et est traité de la même façon quel qu'il soit. C'est intéressant Maud, cette discussion , on voit bien
que la personnalité de l'enseignant va déboucher sur une relation différente et je vois bien aussi que tu t'interroges sur la meilleure attitude à avoir, je ne crois pas qu'il y ait un
modèle.


 



maud 08/01/2011 19:46



David: je suis entièrement d'accord avec toi la paternelle n'est pas une garderie c'était juste un clin d'oeil d'internet qui ne peut donc imaginer une maternelle dirigée par 2 hommes que comme
une loufoquerie (ce fut d'ailleur un bon gros navet cinématographique).


 


Perso j'ai toujours aimé travailler avec des collègues hommes, ils apaisent les écoles si souvent féminines, et puis cela donne beaucoup de complémentarité car les visions ne sont pas les mêmes.
A Talence il doit y en avoir plus mais je ne connais que 3 instits hommes en maternelle  et on est 10 maternelles...


 


On devrait lancer l'idée de changer de nom, c'est vrai que "Ecole Première" ou Première Ecole" c'est plutôt mignon et puis même si j'adore le côté calin de la maternelle cela ferait
moins garderie... pour certains qui pourraient même si cela se trouve repenser que ces 3 années sont super importantes pour les enfants...



isa 09/01/2011 12:20



quand je disais "y compris dans nos propres rangs" ,c'est que j'ai lu comment un jeune enseignant annonçait à ses copains qu'il était nommé en petite section : "Pipi caca jusqu'en
décembre", je trouve regrettable ( même si cela peut être de l'humour, derrière il y a toujours un fond de vérité) que ces idées de maternage persistent parmi des personnes ayant reçu une
formation universitaire et pédagogique. Il faut donc en conclure que leur formation ne leur a pas ouvert les yeux sur les enjeux de ces âges. Je ne désespère pas que les mentalités changent car
je suis optimiste .



david 08/01/2011 18:00



Et je suis entièrement d'accord sur le fait que l'appellation "maternelle" n'est pas des plus heureuses et valorisantes... Mais on me dit dans l'oreillette que "pré-élémentaire" sonne mal et fait
trop politiquement correct... Grand jeu concours : comment rebaptiser la maternelle??!



isa 09/01/2011 12:13



je trouve qu'école première ou première école est bien choisie, c'est simple et clair. Mais d'autres propositions peuvent émerger de nos têtes chercheuses.



david 08/01/2011 17:56



Hello !! Ici David de la paternelle :-) Je travaille dans une école maternelle à 2 classes, où nous sommes deux messieurs titulaires des postes, d'où l'appellation "paternelle", qui n'a je
précise rien à voir avec une garderie, fût-elle en folie !! Avec 2 ATSEM femmes, la parité est respectée et j'ai le sentiment que cet équilibre est plutôt une bonne chose pour les enfants. Ce qui
ne veut pas dire non plus qu'une maternelle 100% féminine soit un cadre moins idéal !


ça fait 10 ans que je travaille, et je n'ai jamais fait que de l'école maternelle (et ne voudrait pour rien au monde aller en élémentaire!) ... Il n'y a jamais eu de problèmes avec les parents,
souvent plutôt contents que ce soit un homme, notamment les mamans, se sentant moins en concurrence affective j'imagine... Il ya aussi des remarques comme quoi ça filera droit et qu'ils
seront bien tenus !!


 Récemment, l'IA a convoqué TOUS les enseignants de maternelle à une conférence pédagogique, et je dois dire que j'ai été agréablement surpris du nombre d'hommes présents ce jour là ! Pas la
majorité certes, mais une présence assez visible quand même. Mais si il n'y avait eu que les enseignants de Petite Section, je pense qu'on aurait été très peu nombreux par contre !


Après homme ou femme, je pense que c'est avant tout en enseignant qu'on se positionne face aux enfants. Avec les collègues je ne pense pas que ce soit le fait d'être un homme ou une femme qui
soit primordial, mais plutôt d'être sur la même longueur d'ondes pédagogique ! Mais sachant que je n'ai jamais eu plus de 2 collègues dans de toutes petites structures (où on travaillait en
équipe plus pour aider les élèves en difficultés que sur des projets communs aux classes), je ne suis peut-être pas le mieux placé pour en parler !



isa 09/01/2011 12:11



merci David, le ressenti en tant qu'homme ne peut être donné que par eux-mêmes; Je suis d'accord avec toi sur l'importance d'être en continuité pédagogique avec les collègues, cependant
il est à mes yeux encore plus important de pouvoir nouer un dialogue y compris sur des divergences.



christelle 08/01/2011 14:22



Non, les hommes ne sont pas rares en maternelle! En poste dans une classe maternelle à 3 niveaux et après 3 ans de congé parental, où j'ai été "remplacée" par un homme, je travaille à mi-temps
avec un homme! Nos préparations de classe et notre vision du métier d'enseignant  sont très complémentaires, les élèves (et les parents) nous apprécient autant l'un que
l'autre; anesdote:  un papa d'origine turque n' a pas osé confié son enfant à mon collègue en début d'année dans la cour et est allé voir l'ATSEM en se demandant qui pouvait être cet
homme avec des enfants de maternelle. 



isa 08/01/2011 15:46



c'est ce qu'on dit, ça évolue lentement, il y a plus d'hommes maintenant (  j'aimerais bien connaître les chiffres) mais ils sont remarqués du fait de leur "rareté".



Delphine 08/01/2011 10:41



Oui, moi aussi j'aimerais bien que le nom "maternelle" soit changé.


Ecole première me va bien, j'aime mieux que "préélémentaire " qui sous-entend que le sérieux, c'est pour après.


Delphine



arthur 08/01/2011 09:24



Il me semble que les hommes ont toute leur place à l'école maternelle. Même si c'est une exception, j'ai longtemps travaillé dans une école  3 classes.....et 3 hommes....On nous
surnommait tendrement la papaternelle....



isa 08/01/2011 15:44



ah oui comme quoi , ça existe tout de même des écoles paternelles !!!!



maud 07/01/2011 20:15



euh Isa je me pose une question existencielle là tout de suite : je pensais que l'école "paternelle" de David était une dénomination très affectueuse puisque enfin un homme qui travaille avec les
Petits. J'ai râté un wagon? pourquoi dis-tu qu'il y en a seulement 2 en France?


par contre ce qui est "drôle" c'est que si tu tapes école paternelle sur internet le 3° lien, wikipédia, dit "École paternelle, ou Garderie en Folie..."


 


Dans mon premier poste, nous étions 3 en maternelle et il y avait 1 homme, ce fut une super année. Ensuite je suis partie en SEGPA, alors là plus de la moitié de mes collègues étaient des Hommes.


Puis retour en Primaire, 9 classes que des femmes... Et enfin depuis 2006 maternelle 4 classes que des femmes ATSEM y compris... Et bien quand un remplaçant arrive à l'école il est super bien
accueilli. Les enfants aiment beaucoup cette présence masculine, nous aussi adultes c'est très agréable et reposant...



isa 07/01/2011 22:33

Non je dis que dans leur école ils sont deux hommes et que c'est rare , c'est pourquoi école paternelle ( dénomination affectueuse comme tu dis)