série "début d'année": je ne supporte pas ou plus les pleurs

Publié le par isa

 

Pour la première période , je vous propose une série d'articles sur les questionnements du début, à raison d'un éclairage par semaine.

 

Voici le programme des affirmations qui seront traitées:

 

1 Je crains la rentrée

2 Je ne supporte pas ou plus les pleurs.

3 J'ai peur de parler aux parents.

4 J'ai le sentiment que cela va dans tous les sens.

5 J'ai le sentiment de ne pas avoir d'autorité.

6 Je me sens découragée.

 

Nous poursuivons ces éclairages avec un sujet d'actualité qui a déjà été traité dans un article «  La rentrée et les pleurs »

 

JE NE SUPPORTE PAS OU PLUS LES PLEURS

 

L'enfant qui pleure renvoie à l'entourage un sentiment d'impuissance si celui-ci ne parvient pas à le calmer et l'apaiser.

Les pleurs sont les premiers échanges au stade du pré-verbal, la maman apprend à comprendre et à distinguer les différents appels que son enfant lui envoie, elle y répond du mieux qu'elle peut et elle affine sa compréhension au fil des mois.

L'enfant n'a pas les mots, il se fait comprendre.

Bien entendu, nous savons que les pleurs de la rentrée sont l'expression d'une émotion liée à ce bouleversement dans la vie de nos petits élèves, certains n'ont jamais quitté le nid familial, cette entrée sociale est un moment douloureux: perte de repères, perte de sécurité, perte de l'être aimé par sa disparition physique, perte de communication... cela fait beaucoup pour un petit de 3 ans. Néanmoins, sa vie ne peut se construire qu'à travers ces ruptures qui l'amènent à devenir autonome et capable de surmonter ces pertes. L'enfant, inéluctablement, a à traverser ces étapes et à y être confronté, il ne peut vivre dans la toute-puissance maternelle ( une mère omniprésente qui le protège à jamais). Le travail de l'enseignant est de l'accompagner dans cette rupture du mieux qu'il peut en lui offrant une autre base de sécurité. Selon la qualité de ses réponses, l'accompagnement des pleurs durera plus ou moins longtemps.

Voyons ,avant de parler des réponses possibles, l'effet ressenti par l'adulte au moment des pleurs.

Cette période de rentrée en petite section est un des moments les plus difficiles à vivre pour n'importe quel enseignant, c'est absolument épuisant, j'insiste sur cela pour que vous ne vous pensiez pas fragile ou incompétent. Je défie qui que ce soit de me dire que la rentrée en petite section est facile, cela demande une énergie physique et mentale très importante, je pense que l'enseignant de petite section devrait avoir une activité physique régulière pour être en forme afin de l'aider dans sa tâche; enfin c'est ce que je conseille.

Les pleurs sollicitent par leur insistance, par leur intensité ( les oreilles en prennent un coup !!!!), par leur durée, par leur puissance, par leur répétition la patience et la prise de recul de l'enseignant, ils peuvent raviver pour certains de mauvais souvenirs, renvoyer à leur propre impuissance et donner un sentiment d'anéantissement. Un défi mental se met en place: «  Comment ne pas craquer ? », toute cette énergie puisée à contrer cet embrasement intérieur épuise, sans compter la sollicitation physique : porter dans les bras, se baisser pour être à la hauteur du petit interlocuteur, tenir trente six doigts, retenir celui qui veut se sauver, relever celui qui s'est couché par terre de rage, éviter les coups de pieds ( ça arrive aussi)..... Le tableau a de quoi faire peur mais c'est la réalité ( heureusement passagère) . C'est une lutte dont l'issue est l'accompagnement dans la réussite de ce passage symbolique.

Dans le précédent article sur les pleurs, j'avais présenté les types de pleureurs afin de les reconnaître et d'agir de manière adaptée, je n'y reviens pas.

Cependant de manière générale, si l'enfant pleure pour dire son malaise, sa tristesse, l'adulte doit lui dire qu'il le comprend, c'est pourquoi, il est important de mettre en mots et de parler en son nom (exemple: «  tu pleures pour me dire que tu voudrais que Maman revienne tout de suite, j'ai bien compris et je peux te dire que ta Maman va revenir tout à l'heure, pendant qu'elle s'occupe de préparer ton repas, nous, nous allons jouer au ballon , faire de la peinture , parler avec Dalma ….. et quand tu vas la retrouver tu pourras lui raconter tout cela !! OU encore: «  oui je te comprends , c'est très triste de quitter sa maman, tu peux pleurer , ça fait du bien après tu pourras venir jouer avec nous et ensuite tu raconteras tout à ta maman), en agissant ainsi l'adulte indique à l'enfant qu'il prend en compte sa tristesse, elle n'est pas niée, elle n'est pas interdite, elle est accueillie, reconnue et verbalisée. L'enfant se sent compris et rassuré, une autre base de sécurité lui est proposée, il va progressivement diminuer ses pleurs.

Je parlais plus haut de la perte de repères vécue par l'enfant, il est donc nécessaire de lui en redonner au plus vite. Il a besoin de permanence dans sa vie scolaire: permanence des personnes, permanence des lieux, permanence des rythmes et pour cela , une frise de la journée avec des photos du déroulement et petit personnage qui se déplace lui permet de mieux vivre la journée.

Enfin, la présence symbolique de la famille , notamment les objets transférentiels ( doudous, tétines et autres ...)ne peuvent être bannis de l'école, ils sont les seuls repères auxquels l'enfant se rattache, c'est violent de lui demander de s'en passer.

L'élève est donc compris, il a de nouveaux repères, mais cela ne suffit pas encore. L'école est un lieu d'activités, d'apprentissages et l' intérêt de l'enfant passe par cela. C'est pourquoi plus l'élève entre tôt dans l'activité, plus il y trouve du plaisir et moins il est fixé sur la souffrance de la séparation. J'ai pratiqué durant ma carrière de nombreuses fois la méthode essais-erreurs, effectivement, rien ne remplace la recherche et je peux dire que les pleurs s'arrêtent beaucoup plus facilement dés lors que l'élève agit. Cependant, il a envie d'agir si le contexte l'attire, si l'activité a du sens pour lui, celles à proposer s'inscrivent donc dans un terrain connu par l'enfant, c'est à dire qui parle de sa vie, de ses émotions, de ses objets de plaisir, il faut faire appel à sa curiosité, à ce qui le surprend, créer des situations mystérieuses qui mêlent joie et peur, favoriser le partage et le plaisir d'être ensemble, lui signifier de manière induite qu'à l'école, il a tout à prendre pour grandir ….

Pour conclure, et pour reprendre l'affirmation du titre «  Je ne supporte pas ou plus les pleurs », je vous encourage à déplacer votre regard après avoir lu cet article, à vous rappeler qu'il s'agit de 15 jours difficiles( en moyenne) à traverser , à accepter aussi votre propre sentiment tout en allant chercher au fond de vous les ressources que vous possédez, vous avez sûrement au cours de votre vie dû surmonter des moments difficiles, vous avez à ce moment là ,utiliser certaines ressources, elles sont encore présentes en vous, sachez ne pas les oublier.

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Publié dans rentrée scolaire

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Maïcé 19/09/2010 17:55



Je vais retenter de demander aux mamans ce fameux doudou, en espérant que cette fois j'arriverai à me faire comprendre. Mon 3ème comme tu l'appelles, passe sa journée à dessiner et redessiner sur
le dessin que sa maman lui a fait le matin à l'accueil, c'est bien la preuve que ce lien lui manque en effet.


J'ai eu ma réunion hier, et j'espérais les voir pour profiter de la traduction d'une autre maman qui parle un peu le français, pour établir un lien... Mais aucune ne s'est présentée... Mais tu as
sans doute l'habitude, c'est justement les familles qu'on aimerait le plus rencontrer pour lesquelles c'est le plus difficile. Je ne désepère pas, c'est ma première rentrée dans cette école où je
ne suis pas encore connue mais au fil des mois je suis bien persuadée d'arriver à tisser quelques liens. ;)  J'étais auparavant ZIL et en quelques semaines, voire quelques jours, j'arrivais
toujours à établir un lien avec les familles, même la simple reconnaissance que j'avais à coeur l'avenir de leurs enfants malgré la briéveté de mon passage... Alors sur la durée, je suis sûre de
gagner leur confiance.


 


 


 


 


 


 



isa 19/09/2010 21:43



bonne poursuite Maïcé et continue à être confiante.



Maïcé 19/09/2010 16:38



Je te remercie Isa pour ta réponse rapide. En effet, ma difficulté est bien de ne pas céder  devant la prespective de réactiver les pleurs de ces petits qui ne sont pas de la même fratrie et
ne se sont pas retrouvé dans ce qu'ils ont de commun, la détresse et le chinois.


En fait, je les ai inclus tous les 3 dans mon message, mais ils ont des réactions assez différentes, l'un utilise rééellement ses pleurs pour obtenir un statut particulier; d'ailleurs, il va se
faire consoler par l'ATSEM maintenant, persuadé qu'elle est plus disposée à céder, depuis que je lui consacre moins de temps, au bénéfice du reste de la classe, une autre a eu un vrai chagrin
mais elle commence à s'intéresser à ce qui se passe, il lui arrive même de participer aux jeux de doigts de loin, elle a encore peur des autres mais si je l'accompagne, elle vient dans le groupe,
j'ai beaucoup de difficulté à cerner le 3è qui ne répond ni à son prénom si à mes invitations gestuelles. C'est d'autant plus difficile que je ne connais pas leur histoire, la communication avec
les parents est quasiment impossible sorti des considérations purement matérielles.


Plus forte de tes encouragements, me voilà donc prête à affronter à nouveau, si nécessaire les pleurs qui viennent juste de cesser. Je dois avouer que jeudi et vendredi, mes oreilles étaient
tellement soulagées de ne plus vivre avec la sirène, que j'ai un peu lâché du lest sur les règles de vie pour ces 3 enfants.


Merci


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



isa 19/09/2010 17:27



c'est normal que tu aies recours à ce que j'appelle les stratégies d'évitement, c'est une protection que nous avons et qui à un moment T se révèle bien nécessaire. Je contaste que ce sont
encore les garçons qui sont les plus inconsolables durablement,ta petite semble être sur le chemin de la compréhension de sa présence à l'école, ton premier peut trouver auprès de l'atsem un
réconfort que tu ne peux lui donner en permanence du fait du groupe à gérer, quant à ton troisième , il semble être encore dans le refus comme si accepter , c'est renier. Peut-être peux tu passer
par le groupe, inciter les autres à aller vers lui, leur demander des idées pour consoler leur petit copain, ( on ne se doute pas de leurs trésors d'imagination), bref passer par les enfants
plutôt que chercher à tout prix une relation adulte-élève pour l'aider à accepter l'école.


autre chose, as-tu la possibilité de demander aux parents s'ils possèdent un doudou ou tout autre objet transférentiel  ( éventuellement un foulard ou quelque chose de familial)
?



Maïcé 19/09/2010 15:07



 Bonjour à toutes et tous,


Je prends le temps de lire vos réactions aux pleurs seulement aujourd'hui. J'ai moi-même été confrontée à ces pleurs depuis la rentrée. J'ai essayé de faire preuve de patience et de compréhension
autant que possible, suivant les excellents conseils d'Isa, j'ai essayé aussi mes propres trucs comme jouer des mélodies douces à l'ocarina. Depuis 20 ans que je l'utilise, je connais le pouvoir
apaisant de sa musique, surtout si ce sont des chansons de nourrice connues de tous.


Mais je me suis trouvée confrontée à une situation qui n'est pas abordé dans ce fil de discussion :


J'ai 3 éélèves chinois dont les parents ne parlent pas français non plus. Visiblement, il s'agit de leur première séparation et elle est déchirante!! Voilà 2 semaines que je déploie des trésors
de patience, douceur, câlins pour essayer de rassurer ces bouts de chou qui ne comprennent pas ce qui leur arrive, quasiment sans succès (les pleurs et cris déchirants ont duré toute la journée
les 10 premiers jours, car ce sont des enfants qui déjeunent à l'école, j'ai été obligée de les mettre à "dormir" dans la classe tant ça destabilisait les autres, ils n'arrêtaient de pleurer que
lorsqu'ils étaient épuisés pour quelques minutes seulement de sommeil assis sur leur lit...)


Aujourd'hui, j'e sors tout juste la tête de l'eau, ils ne pleurent plus "en continu". Je vais enfin pouvoir commencer à les apprivoiser, mais la moindre tentative de les inviter à partager les
activités du groupe déclenche à nouveau les pleurs. Je leur laisse encore la latitude de se tenir à l'écart  pour les "apprivoiser" (mais j'aimerais que ce ne soit pas au moment de
regroupement qu'ils investissent les coins jeux de la classe, car mes autres élèves ont toutes les peines du monde à accepter des règles si elles ne s'appliquent pas à tous.)


Je suis persuadée que le recul dont vous ferez preuve vis à vis de ma situation va m'aider à trouver une solution pour amener ces 3 enfants à sortir de leur angoisse et de leur isolement.


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 



isa 19/09/2010 15:50



puis je te demander si ce sont des fréres et soeurs  ?


et tu as raison, je ne parle pas de la durée. Effectivement, il faut compter environ 15 jours pour voir se calmer les petits. Notre patience est presque programmée pour ce délai, il
arrive pourtant que certains enfants aient besoin de plus de temps et cela peut nous paraître insupportable. L'observation de l'enseignant ( s'il la pratique de manière attentive) peut lui
permettre de distinguer la souffrance de l'apitoiement sur soi-même qui peut se manifester par une certaine façon de pleurer ( chouinage), dans ce dernier cas, il arrive un moment où l'adulte
peut se montrer plus ferme et dire à l'enfant,: " voilà c'est fini maintenant tu me connais ainsi que l'atsem, tu connais l'école, les petits copains, tu sais que tu rentres chez toi tout à
l'heure et que tu retrouves papa et maman, c'est le moment d'arrêter tes pleurs". En général, l'enfant qui "s'écoute" pleurer aura tendance à stopper et sera soulagé de sortir de ce mode, par
contre l'enfant qui continue de souffrir ne peut pas maîtriser son ressenti, alors , j'aurai tendance à dire: "cultivez la patience, la bienveillance finira par être efficace". J'ai le sentiment
que tu es dans ce cas, il va te falloir persévérer dans la compréhension. Concernant l'usage des pleurs pour obtenir un avantage sur les autres ( ils partent jouer au moment du regroupement parce
que tu as peur de les contrarier et qu'ils pleurent), je pense qu'il faut éviter cela, c'est à dire quitte à affronter de nouveau leurs pleurs, il est plus juste que tu restes ferme sur les
règles, ils viennent avec les autres, ils ne sont pas obligés de participer mais ils appartiennent au groupe. Tu comprends bien le risque qui serait :" si je pleure , je vais pouvoir obtenir ce
que je veux", les pleurs sont le mode d'expression  d'un sentiment, ils ne peuvent se transformer en moyen de domination. Il n'y a que dans les cas d'enfant en grande difficulté de
compréhension que les règles peuvent être aménagées.


une seule année, j'ai eu un petit qui a pleuré tous les matins, c'est extrêmement difficile, c'était un petit avec déficience intellectuelle, l'école était pour lui un lieu où il avait
plus à gagner que de rester chez lui, j'ai donc accepté de le garder malgré le fait qu'il ne soit ni propre ni capable de surmonter la séparation. Parfois il faut tout mettre dans la balance et
bien peser.


 



Cathy 11/09/2010 09:51



Merci beaucoup pour ta réponse. Je vais essayer de mettre en pratique tes conseils lundi matin.



Cathy 10/09/2010 17:42



Bonjour


Après une rentrée avec quelques pleurs, mais moins que prévus, la classe est en train de s'installer. Les élèves se sentant plus à l'aise ont très envie de parler au moment du regroupement. Cela
devient vite la cacophonie et lorsque je leur demande de lever le doigt, une fois interrogés ils restent muets. Comment faire pour gérer ce moment?


Bon week-end à tous



isa 10/09/2010 19:21



c'est plutôt une réjouissance de les voir si actifs, maintenant il s'agit de canaliser les prises de parole, l'utilisation du doigt levé est encore un peu tôt, ils ne font pas de relation
entre le doigt levé et la parole donnée, il y a un phénomène d'imitation , les uns voient les autres lever le doigt, ils font de même sans forcément avoir quelquechose à dire. Au début donc,
c'est à l'enseignant d'être attentif et de repèrer ceux qui ont envie d'intervenir , de les solliciter, mais aussi de faire remarquer qu'on ne peut pas parler tous en même temps, celui qui
parle doit être écouté, c'est la première étape. Pour moi, le doigt levé c'est pour plus tard. C'est bien quand ça fuse, il ne faut pas couper cela, l'envie de parler doit être encouragée, donc
tu donnes la parole à un enfant et tu exiges que les autres se taisent, l'enfant parle  et puis ça repart et ainsi de suite.



sonia 09/09/2010 23:23



L'accueil s'est mieux passé aujourd'hui et l'enfant dont je parlais hier a été en mesure de laisser sa suce sa faire de forcing...merci Isa pour toutes ses paroles qui invitent sans cesse à la
patience.


 



isa 10/09/2010 11:12



j'en suis ravie Sonia.



Valérie 09/09/2010 21:54



Merci, merci, merci....


Grâce à vos conseils, Vihiko,  David et Isa, la matinée et sortie ont été beaucoup plus sereines! Et puis, j'ai pris en photos les différents moments de la journée et mis en diaporama dans
le fond de classe ces photos pour la réunion avec les parents. Je sens que cela m'a bien aidé à gagner la confiance des parents, ce qui permettra de travailler dans de bien meilleures conditions
main dans la main!


Bonne nuit à tous



isa 10/09/2010 11:12



vraiment tant mieux Valérie



sonia 08/09/2010 22:50



C'est pour moi aussi ma première rentrée en petite section et les pleurs sont toujours là. La sortie est effectivement un moment délicat. Merci isa pour cette idée de faire jouer les élèves, je
suis tout à fait plus à l'aise que les parents rentrent dans la classe plutôt que les voir en file à la porte. Merci David de dire que les photos rassurent les parents, j'y
pensais moyennement convaincue mais ton "témoignage" m'invite à sortir de mes hésitations.


Dans ma classe, la maman d'un élève est décédée à la fin de l'été. Avez-vous connu une situation pareille? Cet enfant a toujours sa suce.Sauf mardi matin où il me l'a donnée puis a pleuré les
minutes qui ont suivi mais ne l'a pas redemandée. Cependant, il est revenu de chez lui en l'ayant de nouveau à la bouche. Je souhaiterais parler au papa pour inciter son enfant à avoir moins la
suce mais j'ai peur d'être indélicate dans une période difficile.


Merci et bon courage pour demain,


Sonia


 


 


 



isa 08/09/2010 23:19



attends un peu Sonia pour lui retirer, imagine les bouleversements pour ce petit bout, cette tétine est un point d'appui important pour lui, ne le brusque pas avec ça pour le moment. j'ai
eu un petit garçon dont le papa s'est suicidé à Noël, c'est douloureux mais je pense qu'on leur rend service en les considérant comme les autres. Malgré tout, ton petit a comme les autres besoin
de ses points de repère et sa tétine en est un pour lui. au fur et à mesure qu'il prendra ses habitudes, fais lui remarquer qu'il ne peut pas parler ni être compris avec sa tétine dans la bouche
et naturellement il la retirera de lui -même.



Sev 08/09/2010 22:37



super idée les photos à l'accueil; j'en prend note. Merci David.



Valérie 08/09/2010 21:11



Je n'imaginais pas à quel point la découverte de ce site il ya seulement 10 jours allait ensoleiller ma vie: l'explication d'une façon de faire classe qui me plait beaucoup et qui rassure la
débutante que je suis, des idées partagées, des conseils, des réconforts,....Grâce à vous, ma nuit pourra être bien meilleure et de ce fait la journée suivante aussi. Merci et bonne fin de
semaine à vous.



vihyko 08/09/2010 18:56



réponse à valérie :


perso j'ai une classe "ouverte" , je n'ai pas de mur !! les parents rentrent et les enfants les voient tous en même temps.. j'ai fabriquer un mur virtuel avec des meubles bas qui me permet de
canaliser les sorties des enfants mais ils ont les parents en visuel. Au début , je me suis dit " quelle galère" ! car je connais les mêmes sorties que toi et en plus j'ai les parents qui
appellent leur enfant à ma place !! J'ai en partie solutionné mon problème en installant les enfants aux tables plutôt qu'au regroupement et en début d'année, pour contenir les pleurs, je mets
des livres et des bouliers sur les tables ( jeux calmes qui ne font pas de bruit)  et j'essaye d'isoler chaque "pleureur" à une table différente pour éviter les surenchères. Pour les parents
, je fais comme isa, je leur demande d'attendre la fin de la sortie. Le spremiers temps c'est ujn peu folklo mais une fois que les parents et les enfants ont compris, je t'assure , ça roule !!
sois patiente, soit zen, dis toi que le meilleur reste à venir ! il y a des jours ou tu ne maitrisera rien, c'est la vie en PS. Pour cette raison , je suis adepte de Pierre de ROnsard : cueillez
dès aujourdhui les roses de la vie car le temps jamais ne suspend son vol" , la phrase à te répétez : aujourd'hui est un jour sans, demain n'en sera que meilleur ! bon courage pour demain !



david 08/09/2010 18:26



Un ptit coucou de la paternelle en passant !! La rentrée s'est faite tranquillement... Des pleurs, des cris, mais pas autant que je redoutais...


Je viens juste donner le petit truc que je fais pour rassurer les parents... C'est vrai que je me mets à la place de certains, qui voient leur enfant en pleurs à 9h00 et leur enfant en pleurs à
12h00 en se disant mon dieu il ne s'est pas arrêté...


Donc je prends plein de photos de la matinée, non seulement pour les activités péda avec la marmaille, mais surtout pour faire un beau diaporama sur l'ordi de la classe le matin à
l'accueil en disant aux parents "Là, quand je vous disais qu'ils ne pleurent pas tout le temps et que même des fois ils s'amusent !!"...


ça a toujours marché :-)


Plein de courage à toutes et tous !



isa 08/09/2010 21:08



merci david, on sent l'expérience !!!! oui l'idée des photos , c'est bien.



Valérie 08/09/2010 17:56



merci Isa


Je suis tout à fait d'accord avec toi et je vais te suivre....en espérant ne pas me faire mal voir de mes collègues!



isa 08/09/2010 21:07



chacun a sa liberté pédagogique, du moment que tu peux expliquer pourquoi tu fais les choses, personne n'a rien à dire si tu respectes le réglement de l'école. N'hésite pas à argumenter
ta position.



Gwénaëlle 08/09/2010 17:05



Bon courage Valérie!



Valérie 08/09/2010 16:09



Merci Isa de ta réponse réconfortante que j'attendais impatiemment et qui m'a fait du bien! J'appliquerai tes conseils dès demain. Par contre, j'ai une question par rapport à l'heure des mamans.
Tu disais que tu restais dans le coin regroupement avec les enfants qui regardaient des livres ou jouaient aux legos... Géographiquement parlant, cela signifierait pour moi de laisser rentrer les
parents dans la classe pour venir chercher leur enfant car c'est très loin de la porte. Or, j'ai toujours vu un accueil à la porte....Qu'en penses-tu?



isa 08/09/2010 17:22



oui moi aussi c'était loin de la porte mais justement, cela permettait aux parents d'entrer dans la classe, de regarder avec leur enfant ce qu'il avait fait .... tu comprends sûrement
maintenant combien je suis pour le partenariat famille-école , et je peux te dire que la relation aux parents est bien meilleure, et que jamais ils n'abusent de ce droit. Tu as peut être toujours
vu un accueil à la porte, je le déplore, je crois que bien des écoles gagneraient en respect en changeant certaines de leurs habitudes de repli sur elles-mêmes.



valérie 08/09/2010 14:55



Chère Isa


Je viens de nouveau vers toi pour chercher conseils et réconfort après cette journée de mardi où j'avais pour la première fois mon effectif de 28 PS au complet. L'accueil s'est globalement bien
passé  ( mais long  avec beaucoup de parents qui partent très  tardivement). Bien sur, quelques pleurs que j'ai à peu près réussi à calmer grâce à tes conseils....à part pour une
petite fille qui hurle qu'elle veut sa maman dès que je suis à plus de 50 cm d'elle. Elle a un effet de contamination sur les copains et en a entrainé plusieurs à pleurer alors qu'ils
étaient consolés. Dans ces conditions, la séance regroupement avec la marionnette sous le nuage n'a pas pris sur le reste du groupe. Nous avons enchainé avec la motricité: je cours comme
Archibald.....très bien, mais il faudra y revenir car la plus grande majorité n'a pas réussit à marcher dans la consigne 2 mais plutôt avait toujours envie de courir. Et je n'ai pas réussi à
faire la dernière partie ( consigne 3 et 4) que je reprendrai demain. Ensuite, toilettes, gouter, préparation pour récréation ( trouver son crochet, remettre veste et chaussures, se
ranger....tout un programme). Bref, la matinée a filé sans que je n'ai eu le temps de proposer d'atelier, ce qui me frustre et me culpabilise! Et pour finir, l'heure des mamans: ce fut une
véritable catastrophe car déjà en fin de récré les enfants étaient de plus en plus nombreux à pleurer en demandant maman. Le rassemblement puis retour en classe fut donc très long
et difficile (je n'avais pas assez de doigts pour accrocher tous les enfants qui le demandaient). Donc sur le banc pour attendre les parents, ils pleuraient  et entrainaient les autres
à s'y mettre et je n'ai pas réussi à les calmer avec un petit jeu de doigt ou chant ou musique car rien ne couvrait le bruit des pleurs. Ensuite, ouverture des portes et vision des
parents: surenchère de pleurs d'autant plus que la consigne était d'attendre l'appel de son prénom pour venir rejoindre papa ou maman. Et dans le même temps, les parents qui vous posent des
questions pour savoir comment s'est déroulé la matinée.....alors qu'une petite dans les bras vous hurle aux oreilles.Du coup, je n'étais ni souriante ni bienveillante par rapport aux
questions des parents.  Bref, quelle panique et quel honte vis à vis des parents. A leur place, j'aurai aussi peu confiance de laisser mes enfants là en voyant cela.....J'ai l'intention
de revenir sur ce point lors de la réunion de rentrée demain en leur demandant d'attendre chacun son tour, ne pas se montrer aux enfants et puis d'attendre que tous les enfants soient
rendus avant de répondre à leurs questions. Qu'en penses-tu et que peux-tu me suggèrer pour améliorer ce moment?


Mille mercis d'avance de ton opinion et conseils.



isa 08/09/2010 15:24



ma pauvre Valérie, tu décris une belle réalité et c'est effectivement aussi cauchemardesque que cela parfois. Tout d'abord , dis toi bien que cela ne va pas durer ainsi , qu'il faut
vraiment te montrer tolérante avec toi-même parce que personne n'a vraiment le remède miracle pour calmer les pleurs, finalement il n'y a que le temps. Cependant,il y a quand même des petits
trucs qui fonctionnent: par exemple ta petite qui veut te coller, tu peux avoir une blouse ou un gilet et lui faire tenir, bon d'accord, c'est crampon mais puisque pour le moment,
elle ne peut te quitter , fais en sorte de ne pas la lâcher en évitant d'avoir à lui donner la main, ainsi elle ne pleure pas et elle n'entraîne pas les autres, quant à la sortie, attendre
sur le banc les parents c'est sûr et certain que les pleurs redoublent, donc pour éviter cela, tu peux organiser ta sortie différemment: d'abord chez moi , ce sont les parents qui rhabillaient
leur enfant, ainsi je les regroupais , ils lisaient des livresavec moi, ils jouaient aux légo sur le tapis du regroupement , j'avais fait en sorte qu'ils ne puissent sortir de ce lieu que
par un seul passage, je me tenais là et quand les parents arrivaient , je laissais partir au compte goutte les enfants , je ne répondais pas aux demandes des parents , je leur
disais d'attendre que la sortie soit terminée en leur expliquant que c'était une question de sécurité, ils le faisaient de bonne grâce comprenant la difficulté de gérer un groupe de si petits,
pendant ce temps là ils allaient habiller leur enfant. Encore une fois, moins il y a de moments où les enfants se retrouvent à ne rien faire , mieux cela va. courage Valérie, chaque jour est
différent, Jeudi sera meilleur.



MARIE 08/09/2010 13:21



Bonjour, je suis la maman d'un petit garçon qui a 3 ans et qui vient de faire sa première rentrée en petite section billingue à la maternelle. Mon fils a été les 2 premier jours à l'école
avec la maitresse d'Allemand sans pleurs sauf lors du moment de la séparation(cris, pleurs). Le 3ème jour avec la maitresse de francais c'est mon mari qui a déposé notre fils et il a été infernal
dès son arrivée et la maitresse qui ne l'avait encore jamais vu a dit dans la première minute "et bien ça promet". Ca n'a pas raté, la nounou est allée le rechercher à midi et la maitresse a dit
qu'il avait été infernal et qu'elle voulait voir les parents.


Il faut savoir qu'il vient de changer de nounou(2 jours avant la rentrée, nous n'avons pas eu le choix) et que depuis notre retour de vacances les séparations sont très difficiles alors que notre
petit garçon a toujours été facile. J'avoue que je me sens un peu démunie car malgrés nos punitions, rien n'y fait et je trouve un peu rude que la maitresse n'ait pas tenue plus d'une 1/2 journée
avant de nous convoquer bien que je sois consciente que ce n'est pas facile!Pourriez vous me conseiller afin que la situation s'arrange car j'ai le sentiment que les crises sont de pire en pire.


Merci



isa 08/09/2010 14:26



Bonjour Marie, merci de votre confiance, vous voyez bien ce que j'écris dans l'article à propos du besoin de permanence des petits dés lors qu'il y a des changements dans leur vie. Votre
petit garçon vit une discontinuité importante: changement de nounou, maitresse d'allemand, maitresse de français et maman qui accompagne puis papa, cela fait beaucoup! Alors vous me dites que
vous ne pouvez faire autrement et je le comprends bien, cependant il va vous falloir plus de patience durant les jours à venir voire plusieurs semaines. C'est un travail à faire sur vous, lui ne
fait que vous dire son inquiétude face à tous ces changements, j'aurais tendance à vous conseiller de faire comme je le propose dans l'article, c'est à dire parler en son nom: " tu es inquiet par
tous ces changements ( les citer) et je comprends bien que c'est difficile de changer de personne si souvent, bientôt tu les connaîtras bien et tu ne pleureras plus". Il est important de lui
donner une perspective d'amélioration.


concernant l'enseignante, c'est effectivement surprenant qu'au bout d'une 1/2journée elle soit si peu patiente et vous convoque dans la foulée sachant que pour le moment durant cette
période d'adaptation les parents n'ont pas vraiment le pouvoir d'empêcher de pleurer leur enfant ( ça se saurait !!!!), j'y vois plus un désarroi de sa part et une façon de reporter sa propre
impossibilité à calmer votre petit. Soyez aussi patiente et n'entrez pas dans une situation de conflit, écoutez ce qu'elle a à vous dire, puis donnez lui les explications concernant les
changements multiples qui ont certainement occasionnés la réaction de votre fils, décrivez le (enfant facile jusqu'à présent), dites que vous allez tenter de le rassurer et essayez que ce soit la
même personne qui l'emmène à l'école (surtout au début) de manière à installer une régularité rassurante. Ayez confiance, ces moments sont difficiles à vivre mais votre petit garçon va trouver sa
bonne adaptation. Etre parent, c'est développer une qualité essentielle : la patience.



vihyko 08/09/2010 10:31



ç'est resté gérable chez moi à part un ti bonhomme qui a pleuré tout son saoul mardi matin.. sinon bien sûr mes TPS qui fatiguent vers 11h mais un câlin doudou ou maîtresse et en général ça
passe..


pour moi le plus dur, c'est les pleurs de mon titi d'amour quand je le dépose à la garderie le matin et qu'il me regarde les yeux plein de larmes en s'raccrochant à moi et en me disant "pas cole
maman.. ".. et du coup maman va à son école à elle avec une grosses boule dans le plexus solaire.. même si je sais que 5mn après c'est fini, ç'est quand même le moment le plus dur de ma journée
!!!


biz à toutes !



isa 08/09/2010 10:53



et oui, cela nous permet aussi de nous mettre un peu plus à la place des mamans que nous recevons et qui connaissent cela aussi.



amandine 06/09/2010 20:53



Troisième rentrée en TPS-PS pour moi cette année, avec la direction pour ne rien gâcher. Malgré la mince expérience des années antérieures, il n'y a pas une fois où, au cours des jours qui
suivent la rentrée j'ai l'image de Romain Duris (xavier) dans l'auberge espagnole quittant le ministère de l'économie en courant. ça ma fait rire car j'aime mon métier mais ces moments de pleurs
de début d'année ne sont supportables pour personne, leur détresse est telle que parfois c'est moi qui me dis "maman..." (elle même maîtresse de maternelle et directrice depuis fort longtemps).
Vos posts me rassurent, me font comprendre nos vies et les leurs, on est peut-être pas non plus fait pour ça mais en tout cas on est pas encore parti en courant! merci pour vos anecdotes et
conseils rafraîchissants et un grand merci à ISA pour tes ressources de grande qualité.



segolene 06/09/2010 19:49



merci pour ce précieux conseil, en effet il faudra que je veille tout de même à ne pas les mettre de "côté" et continuer à les stimuler tout en douceur, en leur laissant le temps de prendre leurs
marques dans la classe. Encore un grand merci pour ta disponibilité et ton soutien.



segolene 06/09/2010 18:17



bonjour tout le monde,


comme tu le dis si bien le maître mot est PATIENCE et il est vrai que dans notre vie nous sommes toujours pressés, nous aimerions que tout soit mis en place au plus vite, que tout "roule" mais en
petite section je crois que l'on apprend à prendre son temps, à essayer, à se tromper, à recommencer, les élèves apprennent mais nous aussi!! en tout cas c'est le sentiment que j'en ai.
Aujourd'hui malgré la coupure du week end, les pleurs ont diminué , sauf pour 3 enfants pour qui il faudra prendre le temps de s'apprivoiser (pour l'instant je les laisse regarder les autres
faire, je pense que l'on apprend aussi comme  ça) bon courage et bonne continuation avec Isa !!



isa 06/09/2010 18:31



oh oui Ségolène le temps est un allié, jamais un adversaire....Les laisser regarder, ne pas les brusquer et ne pas les oublier , c'est à dire solliciter sans brusquerie, proposer son aide
" viens je vais t'aider", ne pas insister mais revenir toujours vers eux. Il y a des petits qui dans l'opposition à cette nouvelle vie qu'on leur propose préfèrent disparaitre ( se faire
oublier), ils ne gênent plus mais ils ont besoin d'aide comme les plus bruyants.



Cline 06/09/2010 09:55



Bonjour Isa,


la lecture de cet article tombe à pic, je suis en mi-tmps PS, j'ai fait la rentrée jeudi-vendredi...ma première rentrée en maternelle...la première image qui me reste c'est un petit garçon qui a
pleuré , toute la matinée de jeudi, et une petite fille qui a pris la relève vendredi...te lire me fait un bien fou; avec raison j'ai pu comprendre le sens de ces pleurs; j'arrive dans l'école et
impossible d'avoir une rentrée échelonnée (mais une culpabilité car c'est moi qui n'ai pas insisté), un petit garçon qui ne parle pas français...même si cette image des pleurs reste, j'ai déjà vu
une évolution sur les deux jours pour beaucoup d'élèves, et cela me réconforte...l'image positive que je garde c'est un petit garçon qui ne s'endormait pas à la sieste reproduisait les gestes de
la comptine apprise le matin, je m'accroche à ces petits bonheurs...


en tout cas merci Isa pour ce lieu de partage et de SOUTIEN (je réalise la justesse de ce mot)



isa 06/09/2010 18:00



eh bien Cline, ton témoignage montre combien des petits détails peuvent nous toucher et nous aider pour trouver les ressources au désarroi que les pleurs procurent. Contente que tu sois
ici réconfortée.



Sab 05/09/2010 23:30



Non pas de soucis pour le bruit d'autant plus que l'objectif est de développer le langage, l'échange... Il est vrai que pour le rangement je me suis bien rendu compte que ce n'était pas évident
pour eux et que je devais oublier mon côté maniaque pour les PS en tous les cas!!! (ma fille de 2 ans range, mon jugement était donc faussé). Sinon pas de soucis pour les enfants et mon attitude
envers eux, c'est juste que les objectifs sont tellement différents "essayer de rester assis au moment du regroupement ..." il va juste falloir que je prenne moi aussi mes repères face à ce
public et que je me dise que c'est normal et pas un manque de gestion de ma part.


En tous les cas merci pour ta réponse rapide.



Sab 05/09/2010 22:20



Quel plaisir de lire tes articles et tes conseils. Je dois dire que tout cela me réconforte ou plutot me rassure. Et je suis parée en sachant comment agir sans brusquer ces petits
bouts!                                                                                                                        
En effet je suis en PS pour la première fois et ce un jour par semaine seulement (poste fractionné) du coup je pense que les pleurs vont être d'autant plus intenses dus au manque de repère de
personne physique dans un premier temps! J'ai tout de même fait une rentrée avec une moitié de classe (rentrée échelonnée) en espérant que ceux là se souviennent de moi d'ici vendredi prochain!!!


Sinon j'ai hate de lire l'article "j'ai l'impression que ça part dans tous les sens" car c'est un peu le sentiment que j'ai eu avec seulement la moitié des élèves, j'appréhende la classe
entière!!! C'est vrai que ayant l'habitude des cycles 3 où on maitrise tout ou presque, là avec des petits c'est surtout ce que j'ai du mal à accepter.



isa 05/09/2010 23:01



les petits sont imprévisibles, ils partent dans tous les sens et parfois l'adulte est totalement démuni,alors qu'avec une classe de CM, il suffit qu'il fronce les sourcils ou qu'il donne
un travail supplémentaire, avec des petits ,ça ne marche pas comme ça, ils ont l'art de nous obliger à être bon car sinon ça ne passe pas et il nous le font comprendre rapidement. Ce que je peux
te dire, c'est qu'il ne faut pas attendre une classe silencieuse ou ordonnée, tu peux arriver à un certain calme mais pas au silence, tu peux leur apprendre à ranger mais pas comme un plus grand
pourrait le faire, il te faut de la tolérance et de la souplesse. Leur spontaneïté est un atout et un souci, développe l'idée que c'est un atout et cela le deviendra !



DAOMICHELE 05/09/2010 17:32



une chose qui m'a beaucoup aidé : accepter l'angoisse de la rentrée comme normale sans essayer de la nier... miracle elle s'est estompée!!!!


sinon tout pareil que Marieno


bises à tous michele



isa 05/09/2010 18:04



coucou Michèle



marieno 05/09/2010 15:21



coucou Isa,


tu vois, j'ai suivi ton conseil, je suis allée faire une rando vtt avec mon amoureux...avec ce soleil c'était du pur bonheur.Pour en revenir aux pleurs, ces deux dernières années où j'ai démarré
l'année scolaire avec ta progression et ta vision pédagogique,je dois dire que les pleurs ont été rares et brefs(quelques jours)...les enfants se sentent vite à l'aise, en sécurité et vite prêts
à être acteurs.En ce qui me concerne, j'aborde le premier mois beaucoup plus sereinement, moi aussi je me sens en sécurité et pleine de ressources avec cette manière d'enseigner. Je te rejoins
quand tu suggères à chacun de pratiquer une activité physique. Les années où je faisais peu de sport, j'étais moins dynamique en classe ..;et puis, le sport joue aussi sur le moral.ça aide à
mieux appréhender, gérer  les moments difficiles (stress, relations tendues avec des familles, fatigue..).Il n'en reste pas moins que , tout comme les enfants, j'ai toujours un moment où les
larmes jaillissent, début octobre, c'est une manière je pense de décompresser...je le sais et je l'accepte.



isa 05/09/2010 15:28



c'est aussi le résultat d'une  fatigue accumulée et si aucune échappatoire n'est possible dans sa vie personnelle alors c'est plus difficile à surmonter.