une peinture pour Maman, un dvd pour Papa chez Géraldine:tribune libre

Publié le par isa

tu photographies

Pour la fête des mamans, une peinture avec  une photo et les mains des 
enfants  qui s'ouvrent et sur lesquelles est écrit: "maman, je t'aime grand 
comme ça" + une invitation à venir voir un film réalisé à partir des photos 
des enfants et de ce qu'ils m'ont dit sur leur maman (je t'avais envoyé une 
version "Calinours").

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Pour la fête des papas, un DVD pour chacun avec toutes les photos de 
l'enfant concerné + les films (personnage extraordinaire, "film Doisneau", 
film où l'enfant parle de son papa et en bonus le petit film sur les mamans 
cité plus haut). En plus de certaines photos prises par leur soin,  les 
enfants ont réalisé la pochette et le sac cadeau. J'ai ajouté un dossier 
photos pour qu'ils puissent les faire développer chez le photographe, ou les 
imprimer.  Ils ont appris une petite chanson trafficotée par la maitresse 
sur l'air "Mon oiseau à moi".
Je crois que les parents ont apprécié ;)).

fdm3.jpg

fdp2.jpg

fdp3.jpg

 

 

Mon papa à moi,

Il est grand comme ça.

J’aime bien le matin,

lui faire un gros câlin.

J’lui fais des bisous,

tout doux sur les joues.

Mon p’tit papa à moi,

 

Je l’aime grand comme ça.

 

Géraldine

Publié dans photo 2013

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Krol 26/06/2013 11:53


 


Ha lala, très drôle la vision d'enfants mangeant à la cantine avec des brins de persil dans les oreilles!
Alors, pour se préserver des parents ronchons et/ou anxiogènes, enfilons notre costume, cousu d'humour et bien rembourré de bonne humeur; il vaut mieux en rire parce-que au 1er degré, ces
situations ou remarques sont d'une naïveté/bêtise à pleurer!

Et non, tu ne passes pas pour une méchante et irascible! vieille, ça je ne sais pas! C'est peut-être moi, la plus "vintage " de nous deux

isa 27/06/2013 10:55



je mets le lien de l'article qui parle des familles et des pratiques d'école , je pense que c'est une continuité de notre discussion ICI



Joëlle 26/06/2013 10:51


Bien sûr qu'on a bien ri, et tu ne me blesses pas du tout ! A la récréation, l'anecdote avait fait le tour de l'école, et ça a fait beaucoup de bien à la maîtresse !


Parce que si je vous ai  raconté le début et la fin de l'année avec le petit C. (ou plutôt sa maman, parce que lui, il est bien agréable !), imagine le nombre de négociations que la
maîtresse a eu tout au long de l'année avec elle... Pour elle, ce n'était qu'une goutte de plus...


Mais j'imagine les ATSEMs mettre 400 bouchons dans les oreilles des 200 loupiots qui mangent à la cantine (école de campagne), les replier soigneusement dans un petit sopalin au creux de leur
serviette pour le lendemain, sans les mélanger...


Et ceux qui les auront oubliés, on pourrait leur mettre des brins de persil dans les oreilles.


Bon, j'arrête, je ne suis pas charitable envers cette famille.  Je vais passer pour une vraie vieille méchante et
irascible...

Krol 26/06/2013 09:32


Ah Joëlle, je ne veux surtout pas te blesser mais, cette anecdote sur les bouchons orange m'a fait éclater de rire!
Je ne sais pas, si je m'étais trouvée à la place de l'enseignante à qui cette famille a formulé cette requête si ...étonnante, j'aurais pu me retenir et garder mon sérieux; difficile de rester professionnelle à chaque instant devant de telles situations ....

Joëlle 26/06/2013 09:04


 


Isa, j'ai bien lu ton commentaire dimanche. Si ma réponse est un peu tardive, c'est que je n'ai pas eu beaucoup de temps depuis,et que j'ai pris le temps du recul et de la réflexion !!! Et comme
tu le vois, ma réponse est... longue !


Pourquoi cela m'énerve t-il particulièrement pour la fête de parents et pas le reste de l'année ? C'est vrai, pourquoi focaliser sur cet événement particulier ?


En effet, peut-être la fatigue de fin d'année...


Mais je crois surtout à cause de cette accumulation de petites réflexions quasi quotidiennes (quasi quotidienne parce que je suis directrice d'une grosse école, et qu'en fin de compte, 225
enfants = plus de 400 parents. Donc de multiples occasions d'entendre râler J'ai les râleurs de ma classe plus les râleurs des 7 autres !...)


Comme je le disais plus haut, je ne trouve pas les parents timides ni gênés lorsqu'ils ont des réflexions à faire pour des détails. Par exemple une simple griffure : catastrophe ! « mais que
font les maîtresses de récréation ????? Comment surveillez vous ?»


Non Isa,, je ne parle pas du tout  des parents éloignés, parfois très éloignés de nos normes en matière d'éducation, et en
comportement. Je ne me situe pas du tout dans la moralisation de
ces familles, pour qui j'ai le plus grand respect et je ne suis pas du toutdans une attitude jugeante,j'ai même pour
principe de prôner cela, et de dire à mes plus jeunes collègues que je n'ai pas été parfaite pour l'éducation de mes propres enfants, elles non plus sans aucun doute, et qu'en toute humilité, on
n'a de leçons à donner à personne (sauf « débordement, bien sûr !!). Chacun a le droit d'élever ses enfants comme il l'entend.


Ce n'est pas parce que nous sommes enseignantes que notre opinion prévaut et heureusement ! On peut donner des conseils, mais pas vouloir changer les
mentalités ou les traditions !


J'accepte toutes les familles telles qu'elles sont dans leurs différences.


Mais voilà ! Un peu lasse de la mauvaise foi et des incivilités sans doute. J'ai de plus en plus l'impression qu'on nous « attend au
tournant » (et je suis dans un école « calme » !!!). Et on n'en fait jamais assez !


Je comprends bien que leur titou est la prunelle de leurs yeux et que la moindre griffure puisse les atteindre en plein coeur à la maternelle, ce sont
les premières, ça touche) mais il y a des limites.


Oui, on supporte, oui, on négocie, oui, on garde le sourire (parce que de toutes façons, inutile de jeter de l'huile sur le feu, cela ne fait qu'empirer
les problèmes !)


Mais quand je vois l'exigence de certains parents !


Dernière en date (véridique ! Ça date d'hier !)Le petit C. a été inscrit en PS en début d'année. Il n'a que 2 ans 1/2, est porteur soit-disant de graves allergies alimentaires. La maman ne travaille pas (congé
parental pour la petite soeur), habite près de l'école, milieu aisé, famille « normale », peut facilement venir le récupérer à midi. Mais elle préfère qu'il mange à la cantine
« pour avoir plus de copains » (Ah bon ? Malgré ses graves allergies ?)


On provoque une réunion, le médecin scolaire se déplace, le cuisinier applique strictement le protocole, les surveillantes de cantine, l'ATSEM et la
maîtresse redoublent de vigilance, tout le monde fait des efforts (à sa place ???).


Mais zut ! Il n'a pas droit au pain à la cantine (traces de je ne sais quoi auquel il est
très allergique sur le protocole signé)et la maîtresse lui demande d'apporter un goûter spécial quand il y a un anniversaire. Le
petit aime le pain (il en mange chez lui), et les
gâteaux.


Miraculeusement..., un mois après, il n'est plus allergique, le PAI est levé.


Et hier, la maman arrive avec... 2 beaux bouchons anti-bruit orange pour la cantine, parce que C. se plaint du bruit.


La maîtresse s'est permis de lui dire (gentiment)qu'on ne mettrait pas les bouchons dans les oreilles de C., qu'elle connaissait un lieu où le
petit pouvait manger au calme : la maison.


Je n''ai pu qu'approuver sa réponse...


Mieux vaut en rire, mais à un moment donné... STOP !


Alors ces petits détails ne sont pas du fait de l'administration. Chacun doit apporter son petit caillou. D'abord l'administration peut-être, mais en
même temps (et pas après) les parents


Parfois, je ferme portail le soir, en me disant : « Tiens, chic ! Rien de spécial aujourd'hui ! » On se serait presque ennuyés...


Alors si c'était contre balancé par un petit mot gentil de temps en temps...


Je trouve dommage que dans notre société, on sache dire quand cela ne va pas, et on ne remarque pas souvent le causes de satisfaction, parce que ça semble « normal ».


Ce n'est qu'une constatation, pas un jugement. C'est comme ça !


Pourtant, notre école ne ressemble en rien à l'école maternelle décrite par Claire B. : on invite les parents, on organise des expos de travaux d'élèves, des « journées sans cartable »,
des journées « petits créateurs », des « fêtes de printemps », des ... et des..., où ils sont associés.


Mais malgré tout, on doit toujours se méfier de réactions imprévisibles pour une simple griffure ou une casquette perdue ! « NON, on n'a pas retrouvé la casquette Spiderman de F.
offerte par sa grand-mère. Vous aviez marqué son nom dessus ? Parce que, monsieur, madame, vous savez, 225 enfants, ça fait 225 couvre-chefs potentiels qui peuvent se perdre à chaque récréation.
Si on pouvait avoir un petit signe distinctif...


Bon, je parle « des parents » comme si c'était un grosse bête unique à plusieurs têtes. En fait, ce n'est pas du tout ce que je pense ! Chacun est différent. Comme on ne doit pas parler
« des enseignants », « des fonctionnaires ». Ne faisons pas de généralités !


Mais 1 parent peut nous pourrir toute une semaine ou plus !

isa 26/06/2013 17:33



oui oui je comprends Joëlle , oui une direction n'est pas de tout repos et certaines exigences parentales sont minantes, je le conçois totalement. Je pense que ces parents disent bien
autre chose que leurs reproches sur le manteau sale ou la surveillance dans la cour, ils veulent à tout prix , même au prix du ridicule ( bouchons d'oreilles par ex) ou du conflit, exister, et
dans leurs relations en général ils ont aussi ces comportements excessifs, alors oui je suis d'accord avec toi, par moments il faut dire stop et ne pas se laisser emporter dans des histoires qui
ne riment à rien. Tout cela je suis entièrement d'accord, maintenant ta demande est aussi une demande de reconnaissance, le merci c'est attendre que l'autre dise "oui je vois le travail que vous
avez fait, le mal que vous vous êtes donné, le partage de tâche que vous avez fait en laissant votre travail de direction, le temps que vous avez pris à chercher des idées... et je vous remercie
de tout cela " mais pour moi, c'est normal, c'est le travail de tout enseignant , alors tu le fais consciencieusement, tu t'investis totalement, tu veux le faire du mieux que tu peux, et c'est
tout à ton honneur mais cela reste ton travail, rien de plus. Et les parents difficiles, c'est aussi une part de notre travail, car s'occuper des enfants demande de tenir compte des parents en
mettant chacun à sa place, pas question de se laisser envahir, ni de s'enfermer dans une attitude d'opposition systématique. Et lorsqu'on commence à attendre certains comportements et ne pas
accepter les parents tels qu'ils sont avec leurs gros ou petits défauts , la relation se dégrade et les ennuis s'accumulent. C'est pourquoi je te dis que la seule reconnaissance n'est pas à
attendre du côté des parents, tu t'occupes de leurs enfants parce que c'est ton métier, pas parce que tu veux leur faire plaisir, par contre si ton administration reconnaissait mieux ton travail
de directrice (entre autre), tu te sentirais mieux avec les parents , et la reconnaissance cela passe par un salaire suffisant, par des conditions de travail correctes sans classes surchargées,
sans remplaçant introuvable, sans une tonne de papiers à faire pour ceci ou cela, par des RASED en nombre suffisant qui aident lorsque les élèves sont en souffrance, par une considération
nationale qui se répercuterait sur les parents ( dans les pays nordiques, être enseignant c'est être respecté parce que reconnu et admiré), c'est cette reconnaissance là qui te manque.



Emilie44 26/06/2013 00:20


Géraldine, je trouve que c'est une bonne idée de soigner la "remise" des cadeaux aux papas ou aux mamans. Effectivement, si on les donne le soir avant de partir et
que les parents les ouvrent à la maison, ça n'aide pas trop à faire le lien avec l'enseignante... (C'est ce que je fais et ce que font certainement beaucoup de collègues.) J'essaierai d'y penser
pour l'année prochaine!


 

Magali 23/06/2013 13:19


Pour répondre à Isa...
Disons que sur mes 5 élèves "difficiles", 4 sont accompagnés à l'école par leur papa...
Et je vois bien leur comportement... Certains sont dépassés et se libèrent en poussant leur enfant dans le couloir... jetant le cartable dans la panière et claquant la porte en repartant...
J'ai essayé de leur parler, mais certains ne sont pas prêts à entendre... et là je pense que l'adolescence sera difficile... j'aurai fait ce que je pouvais pour leur donner un cadre

isa 23/06/2013 15:30



Les adultes qui croisent la vie des enfants interviennent aussi dans leur éducation, en tant qu'enseignant et personne référente, tu as raison de dire "donner un cadre", effectivement tu
as agi et ton action est essentielle, tu aides ces enfants dans leur construction, tu ne remplaces pas les parents, mais ce que tu dis, ce que tu leur indiques des règles est trés important pour
eux. Continue de leur faire confiance même si ils ont parfois fait reculer ton seuil de tolérance.



Géraldine 23/06/2013 11:43


Oups !! Emilie a bien deviné (chapeau !!)J'ai écrit avec un posca blanc sur les peintures des parents !

Géraldine 23/06/2013 11:42


 


J'avais commencé à répondre à Joëlle hier, et j'ai été interrompu par mes 2 petits nains de jardins ! Et aujourd'hui, beaucoup de lecture avant de commenter
!!! Alors tout d'abord merci pour vo gentils commentaires sur les productions de mes élèves.Et puis concernant les réactions des parents, voici ce que j'avais commencé d'écrire:


Ouh là là, je crois que Joëlle est énervée ! Bon, j'ai cogité beaucoup sur
le thème fête des pères et des mères cette année, car ça bouillonnait autour de moi sur le sujet.


Alors d’après moi,


1. c'est aux enfants de faire ou d'acheter qqc pour leurs parents. Le
plaisir d'offrir, de faire est immense pour eux. A la maîtresse (si elle le souhaite) ou alors l'autre parent de les y aider.


2. pour ceux dont la situation familiale est compliquée (divorce, perte d'un
parent ou maltraitance), il y a toujours moyen de composer: on fabrique pour quelqu'un qu'on aime.


Quand j'ai fait le film pour les papas, une petite m'a dit: "moi je l'aime
pas mon papa, j'aime ma maman" etc. Grand moment de solitude !!! Bon, j'ai coupé au
montage et je n'ai gardé que le bonne fête papa. Pas très à l'aise de la censurer comme ça mais au moins elle a eu son espace d'expression !!! Elle m’a dit ce qu'elle ressentait



3. pour les remerciements  des parents: Certes ça ferait plaisir et
avec un merci ou un commentaire positif, on peut se  dit que le parent ne considère pas ce cadeau comme un dû. Mais combien sont paralysés à l’idée de
parler à la maîtresse. Certes, ils se plaignent parfois mais ça c’est plus facile à faire que d’exprimer des émotions positives.  


Alors des remerciements, j'en ai eu quelque uns, même très touchants. Pour
les autres, je me raisonne en disant que c'est l'enfant qui fabrique et qui donne. Si le parent remercie son enfant c'est déjà pas mal ! Mais nous ne sommes pas là pour le constater.
C'est pourquoi, j'avais organisé une remise des cadeaux pour les mamans. Et là, j'ai vu les mamans pleurer d'émotions. Je renouvellerai l'expérience l'an prochain, pour les papas aussi et
pourquoi pas avec un goûter.


 4. Nous ne sommes que des secondes mains. Et pour être certaine de ne
pas être déçue ou amère, je m'arrange pour que le cadeau rentre pile poil dans le projet en cours et pour qu'ils apportent pédagogiquement quelque chose  à l'enfant. Comme ça, même si les parents ne font pas de "retour" au moins leur enfant se sera fait plaisir et aura appris .Et finalement, ça cadre avec mon idée
du métier. Je fais faire un bricolage pour qu'ils apprennent, on l'offre à papa, maman, l’enfant est fier, il se fait plaisir.  Si ça plaît aux
parents et qu'ils m'en font part: tant mieux, sinon tant pis.


Concernant le voyage de Calinours: J'ai eu tous les cas de figure: des jumeaux
pour qui attendre leur tour était impossible, ils sont partis avec la marionnette pendant un long weekend, je leur ai expliquer qu'elle était là pour tous les 2, que chacun avait sa page.
D'autres jumeaux pour qui ce n'était pas un problème d'attendre et de partager. Chacun l'a eu quand c'était son tour. Et 4 enfants qui étaient toujours ensemble hors et dans l'école: Avec la
complicité des mamans, calinours a rendu visite à chacun pendant les vacances. Il y a souvent moyen de s'arranger.Allez bon courage à toutes et tous, les
vacances approchent et même si les tensions sont multiples, on y arrivera très vite


 

isa 23/06/2013 15:24



Géraldine, ton article va avoir le record de commentaires pour une fête des parents. Tu nous as inspiréés, ce que je tente d'expliquer est que pour que les relations avec les familles
soient basées sur la bonne entente dans la confiance et le respect réciproques, il est essentiel de rester dans le non-jugement, oui évidemment,des parents sont éloignés, parfois trés éloignés de
nos normes en matière d'éducation, et en comportement. Il est tentant de vouloir se situer dans la moralisation, je ne suis pas certaine que dans cette attitude jugeante nous atteignons notre
but: les voir changer d'attitude; par contre, en les acceptant tels qu'ils sont et en ayant un regard d'ouverture ( et non de fermeture), nous pouvons espérer les amener à se montrer sous un
meilleur jour , c'est ce que j'ai constaté au fil de ma carrière. Je comprends que cela dérange ce que j'écris à Joëlle mais les débats sur le blog sont ouverts et chaque opinion s'exprime.
Joëlle dit la manière dont elle ressent les choses, elle exprime son insatisfaction et j'entends bien tout ce qu'elle dit, ma position distanciée n'est en aucun cas un jugement c'est une façon
d'interroger réellement ce qu'il y a derrière cette demande de merci. 



Magali 23/06/2013 10:45


Bonjour à toutes,
Alors moi, cette année, plein de mercis par les mamans (bracelet de perles en bois de toutes les couleurs...) et aucun par les papas...
(cadre photo maison avec des batonnets de bois)...


Tant pis, je trouve ça important que les 2 parents aient un cadeau et pas seulement une carte pour les papas...


Ah... ces papas... je leur en veux un peu, mais pas pour cette histoire de cadeau... pour leur côté "chamallow" comme dirait Ruffo... Je
m'explique : ces papas "chamallows" ne veulent surtout pas frustrer leur enfant... et cet enfant là devient donc un enfant roi... qui cherche en permanence des limites rassurantes dans le cadre
scolaire...


Alors avec 5 papas "chamallows", du genre celui qui arrive le matin en vous disant : "aujourd'hui mon petit a un peu mal aux pieds... il a
absolument voulu mettre ces baskets là et elles lui sont trop petites, mais je n'ai rien pu faire..." et en effet, le "petit" ne peut pas marcher... Et bien dans ce cas là, vous passez une sale
année...
Mon atsem et moi sommes épuisées, toute une année à punir pour rappeler les règles : "non, tu ne fais pas mal aux copains... non, tu
ne jettes pas de cailloux sur les copains... non, tu ne verses pas un seau de sable sur la tête des copains... non, tu n'écris pas sur le gilet du copain... non, tu ne descends pas le toboggan la
tête la première..."


Même pas eu le courage de jouer avec Juliette la chouette et de la faire partir en voyage...
Alors que l'année dernière, Léon le hérisson m'avait fait passer des moments fabuleux...


Heureusement que les parapluies dansent en musique... ça donne un peu d'optimisme !

Je crois que dans 2 semaines je vais vraiment apprécier mes vacances !

isa 23/06/2013 12:17



certaines années sont plus difficiles c'est vrai et à te lire Magali, je lis que la responsabilité est à verser sur le compte des papas , c'est ça que tu veux nous dire ?



Joëlle 23/06/2013 09:39


Je viens de lire ta réponse à mon commentaire.


Oh ! Juste… je trouve que les parents (papas y compris, Krol…) sont bien
moins gênés, silencieux, timides (etc…, etc…) et bien plus expressifs, quand qqch ne va pas !!!


Dommage…


Quant à notre « organisation » interne « qui ne les regarde pas »… Je pense que si les enfants n’avaient
pas pu faire leur voyage… cela les aurait « regardé » davantage … Non ?


Bon, c’est la météo de ce dimanche  qui doit me rendre morose…


-------------------


Ceci dit, détrompe toi ! Je n’ATTENDS RIEN des parents, je ne leur REPROCHE RIEN, je ne leur EN VEUX pas non plus, et
relis bien plus haut, je n’attends de leur part aucune « RECONNAISSANCE » dans le sens strict du terme !


A mon âge (je serai à la retraite en juin 2014…), je suis assez sereine, j’ai le recul nécessaire pour savoir ce que je vaux
professionnellement. Je n’ai plus besoin que ma valeur soit confirmée par les parents ou ma hiérarchie :


   - je sais ce que vaut l’avis des parents en général, et je sais que ce que je propose est cohérent et sérieux (et les parents sont bien jeunes pour moi maintenant : j’inscris depuis 4 ans  les enfants de mes anciens élèves…, je deviens un dinosaure !!!)


   - après environ xxx??? réformes et 8 inspecteurs différents qui se
sont succédés, je peux avoir le loisir (et c’est un luxe !) d’être inatteignable par mon inspectrice du moment, lunatique et déjantée. D’ailleurs, je vais donner envie à certain(e)s, sa
dernière inspection m’a montée au pinacle : j’ai 20 en note pédagogique…Si si !!! Mais vous y arriverez aussi : ce n’est pas parce que je suis merveilleuse, c’est juste parce que
je suis… âgée !!! 1 point + 1 point, en fin de carrière, on plafonne ! (mais je me méfie quand même toujours d’elle...)


Bien sûr qu’on préfère être « bien vue » par les parents, l’administration ou les collègues, mais cela n’a jamais
été mon objectif premier


Et je ne suis pas du tout amère : lorsque je fais un « retour sur image », je vois que je ne suis toujours
pas lassée de ce que je fais (ce n’est pas pour te passer de la pommade, mais ton blog y est pour qqch d’ailleurs, cela me rebooste toujours de le lire…).


Si je faisais 2 colonnes sur une feuille, je noterais des hauts et des bas, comme tout le monde, mais, malgré les petits ou
les gros couacs, la colonne des + ++ serait plus longue que celle des ---. J’ai toujours l’envie ! Et je n’ai jamais regretté d’avoir choisi ce métier dans lequel j'ai toujours trouvé
d'énormes satisfactions (sauf pour… le salaire !)


Voilà, c’était mon humeur du jour !!!

isa 23/06/2013 12:13



Alors si tu n'attends rien pourquoi attends- tu des mercis ?Je comprends trés bien ton humeur et la discussion permet d'approfondir nos ressentis, de les éclairer. C'est facile pour moi
d'écrire tout ça, et je sais bien que l'agacement est souvent en rapport avec la fatigue. Mais je trouve qu'il est tout de même intéressant de s'interroger sur ces positionnements afin de se
dégager d'attentes qui créent plus de frustration en général.



ClaireB 22/06/2013 23:18


et bravo Géraldine pour tes cadeaux!

ClaireB 22/06/2013 23:14


je mets mon grain de sel; mon expérience de maman d'abord:


en accompagnant ma fille (MS) à l'école qqs jours après la fête des mamans, le tableau blanc dans le couloir censé donner qqs informations aux parents et qui restent si désespérement vide quasi
toute l'année, a enfin qchose d'écrit; je m'arrête donc, et là... là, c'est le choc: "nombres de mercis pour le cadeau des mamans: classe des petits 2 classe des grands 1 garderie: 4"


voilà.... je l'ai relu au moins quatre fois, j'ai pas compris de suite, j'ai eu du mal à croire ce que je voyais là; j'ai été choquée! quel sentiment d'après vous ai je ressenti en tant que
parent? de l'hostilité; de la colère;


c'est une atsem qui s'était permis d'écrire cela, la directrice n'avait pas vu....


ceci est venu chapauté ma grande frustration de maman vis à vis de cette école où la seule réunion est à 17h en début d'année (éliminant les 3/4 des parents, dont moi et le papa), les conseils
d'école à 17h également, pas de réunions dans les classes malgré ma demande , pas d'évaluations (tiens donc; ma fille changeant d'école j'ai du demander moi même à ce qu'elle aie un petit bilan
dans un livret ...) et dernièrement une fête d'école où la directrice se cache derrière sa caisse, sans un mot au micro, personne ne nous accueille par un simple bonjour, merci d'être là ou
qchose du genre; rien... et d'autres anecdotes qui en disent long


conclusion: la relation aux parents dans pas mal d' écoles est  un chantier encore en friche


 


en tant qu'enseignante: jeune instit au tout début de ma carrière il y a 16 ans, je bossais tellement que comme tu le dis très bien Isa, l'attente était lourde sur le dos de mes élèves, et j'ai
eu le retour des familles direct: j'avais des cp ce1 et ce2, et les parents des CE2 me sont tombés dessus; (c'était le temps des évals CE2 et qd je me suis aperçue après 5 ans dans cette école
que j'avais relevé tous les pourcentages je me suis couvertes de fleurs toute seule et j'ai eu dès lors une petite
voix: "et bien tu vois, fais toi confiance!!" confiance et autonomie


bref j'ai travaillé sur moi , travail sur la reconnaissance papa maman et tout le tralala! et le système dont nous faisons partie est parental aussi!


bref mon métier m'a appris à devenir adulte; et à rétablir des relations saines, avec les enfants dans le plaisir que j'ai et que je communique et qu'ils me donnent, avec les parents avec qui je
suis dans une position adulte qui me permet à présent d'avoir du recul assez vite même si l'agression arrive; et avec ma hiérarchie, avec qui je suis arrivée à communiquer directement quand de
grandes difficultés sont apparues, et de qui j'ai pu trouver une écoute suffisante et une compréhesion, à défaut de solutions, et ça je suis entièrement d'accord avec toi Isa: c'est essentiel.


et là, avec vous et grâce à vous j'ai commencé un nouveau chantier: celui de l'échange et du partage entre collègues grâce au blog d'Isa! dont la poursuite se fera j'espère avec mes nouveaux
collègues de l'an prochain sur le terrain! (sur 3 écoles, c'est un vrai défi!)


cool on n'a jamais fini de grandir et d'évoluer, chouette métier, j'adoooore!


 

vivi 22/06/2013 21:02


Au fait Géraldine, super tes cadeaux!!! J'ai oublié de te dire "merci", comme quoi...

vivi 22/06/2013 19:41


De mon côté, 2 mercis de mamans, aucun de papa.


Alors pour combler cet oubli, je me régale de demander aux enfants de raconter où ils ont caché le cadeau, ce qu'a dit papa, s'ils ont joué ensemble  (cette année c'était un TIC TAC TOE)
(enfin morpion quoi!) Et là je m'aperçois que les enfants ont partagé un bon moment avec papa et l'ont même gagné!  Je crois que c'est cela qui est important: le plaisir d'un moment
partagé. 


Mais je comprends Joëlle. Elle dit haut ce que beaucoup ressentent. Les mercis, bonjour et au revoir maîtresse se font rares... 

Krol 22/06/2013 19:36


Merci Isa pour ta publication réussie.
Je crois que plus que la colère, c'était de la déception que la maman ressentait parce-que ça ne s'était pas aussi bien passé que la 1ère fois, avec le 1er des jumeaux; c'est pour ça que je suis
passée très vite à l'apaisement: concernant le livre, je lui ai dit qu'il m'appartenait et qu'il n'était pas nécessaire qu'elle me le rembourse (je trouverai bien une solution pour cacher ces
petits coups de crayon);en reprenant la conversation à 16h30, nous sommes arrivées à la conclusion que l'un de ses fils,le "trépignateur" était dans la rivalité (?"jalousie" demandait la maman)
et que pourtant elle faisait très attention de donner autant à chacun. je l'ai rassurée en lui racontant qu'il n'avait pas du tout perturbé le récit de son frère (à la grande surprise de la
maman) et qu'il avait même lever le doigt pour poser des questions, alors qu'il avait été présent pendant tout le séjour !!!! Le soir, la maman des autres jumeaux de la classe était là pendant
notre échange et faisait preuve de gentillesse et d'humour, tout en rassurant la maman: "élever des jumeaux n'est pas si simple".
En revanche, cette maman avait beaucoup appréhendé le voyage chez elle, et miraculeuseusement, tout s'est merveilleusement bien passé?!
ce qui m'a le plus embêté dans cette anecdote, c'est le fait d'avoir réagi au 1/4 de tour en renvoyant de suite, une remarque stigmatisant la maman, même si je lui ai dit sans élever la voix.
Comme quoi, même après 4 ans de voyages, Dalma me fait vivre de drôles d'aventures mais pour rien au monde je ne l'empêcherai de reprendre la route (après un bon bain et des vacances bien
méritées).
Maintenant c'est opération brochage des livres....

Emilie44 22/06/2013 19:03


Moi j'ai deux "paires" de jumeaux dans ma classe, et j'avais anticipé un peu ces éventuelles difficultés. Du coup, j'ai fait exprès de tomber pendant le tirage au
sort sur un des jumeaux avant des longs week-ends de pont ou un mardi soir. Du coup j'ai expliqué aux enfants qu'ils emmenaient Sissi chez eux pour plusieurs jours, et que pour le premier soir
c'était le jumeau 1 qui décidait où dormait la marionnette (dans son lit ou ailleurs) et qui la faisait jouer, puis que le lendemain c'était le jumeau n°2 qui décidait. Chacun son tour. C'était
bien clair entre les enfants, je l'ai réexpliqué aux mamans en donnant le sac. Chaque enfant avait sa page pour écrire le compte-rendu.


 


J'ai juste rencontré un problème inattendu : certains grands frères/grandes soeurs d'élémentaire ont parfois un peu accaparé la marionnette au détriment du petit de
ma classe!

isa 22/06/2013 19:19



et oui c'est aussi une autre éventualité, il y a autour de la marionnette beaucoup d'enjeux affectifs et dans une famille, l'enfant concerné doit affirmer sa place, l'objet va donc servir
de révélateur. 



Krol 22/06/2013 18:10


Comme mon messagea été publiable, je retente un texte plus long...



isa 22/06/2013 18:53



pour te répondre, Krol, il y a un petit article sur ce problème ICI,
effectivement j'ai déjà eu ce type de réaction, pas souvent et pas concernant des jumeaux ( et pourtant j'en avais régulièrement mais pour eux ça se passait bien). Donc, ce qu'il faut comprendre
c'est que cette maman te renvoie le fait que tu les as mis elle et son mari dans une situation qu'ils n'ont pas su gérer et elle t'en veut un peu. Il s'agit de soutenir le sentiment de
frustration que cette marionnette a provoqué chez le premier jumeau, il semble que cela n'ait pas pu se régler et les parents se sont sentis démunis face à la fois à la responsabilité de la
marionnette et de la valise ( problème de livre)mais aussi face à l'attitude d'opposition de leur enfant. Alors se sentant un peu fautive, elle a eu la réaction que beaucoup de personnes adoptent
et elle a choisi l'attaque. Dans ce cas, il s'agit de dédramatiser en disant que le livre est remplaçable et que le premier jumeau a appris de cette situation, il a appris que la possession se
partage et même si sa réaction a été insupportable parce que le partage chez les petits c'est difficile, il en gardera des choses bénéfiques pour lui. De cette manière, tu ne te montres pas
moralisante mais plutôt tu indiques qu'y compris dans le sentiment d'échec, il y a toujours un bénéfice secondaire. Enfin tu as raison, il n'est pas question de remettre en question un projet
devant la difficulté d'une famille, ça fait partie de la diversité des réactions auxquelles on peut se retrouver confronté.



Krol 22/06/2013 18:08


Bug et rebug et rerebug!
Isa, je t'ai envoyé sur ta messagerie perso mon petit (ou alors trop long) texte, car impossible de le publier ici .
Ne l'as-tu pas reçu?

isa 22/06/2013 18:34



oui je l'ai reçu, le voilà:


Je disais donc…. il faut que je vous raconte...comme quoi tout ne se passe toujours dans un
océan de béatitude…
Hier matin, c'était le retour de la marionnette de son dernier voyage chez un des 4 jumeaux de
ma classe et là ... énorme CHOC émotionnel personnel  (et oui pas facile de rester professionnelle à chaque instant!)
Mais que s'est-il passé, me direz-vous, qui ait touché mon petit coeur sensible (ou mon
amour-propre, ce dernier trouvant d'étranges endroits où se nicher)?
Donc à l'accueil, la maman arrive avec ses garçons et la valise de la marionnette et me lance:
"Alors là, maîtresse, ne me faîtes plus jamais ça, Dalma en voyage à la maison!!!!!"
Alors là, mon sang n'a fait qu'un tour et je me suis entendue rétorquer: "Et bien Madame X,
c'est la 4ème année, que ce projet est mené dans mes classes, et vous êtes la première personne à me faire une remarque de ce genre!!!!!!"
Pas très joli de ma part, de pointer du doigt cette maman, mais ses propos m'avaient vraiment
heurtée, juste le court instant d'y répondre et, tout de suite après, je me suis rendue compte, qu'elle-même était très émue. Le 1er de ses fils qui avait déjà eu la marionnette, il y a 10 jours
chez lui, n'a pas arrêté de pleurer, de colérer, de trépigner pour l'avoir tout le temps, alors que c'était son frère le "nominé" de ce voyage-là. Et puis, chose, que son fils n'avait jamais
faite jusqu'à présent, crayonner un livre, en l'occurrence un de ceux emportés dans la valise (elle m’a proposé de le racheter).
Bref, j'ai eu l'impression que le petit garçon, n'a pas réussi à contrôler son désir si fort
d'avoir la marionnette pour lui seul et la maman, très troublée de ne pas avoir pu gérer la situation, s'est libérée verbalement lorsque je me suis dirigée vers elle avec le sourire (qui s'est
vite éteint  d’ailleurs.
Je vous passe le reste de la conversation, où j'ai essayé d'apaiser la maman, qui en avait par
moments, les larmes aux yeux.
Si je vous fais part de cette anecdote, (euh même, si ce n'est peut-être pas le bon endroit!,)
c'est aussi pour savoir si de telles situations se seraient produites dans vos classes. Je ne veux pas me défausser sur cette maman, dont les propos étaient trop chargés affectivement, enfin
c’est mon interprétation, et suis prête à réfléchir à des solutions pour ces voyages chez des jumeaux mais, et je lui ai dit, ce projet ne sera pas abandonné les années où j'aurai des jumeaux
scolarisés, ce serait priver toute une classe d'une merveilleuse aventure, les élèves, comme  leur maîtresse



Krol 22/06/2013 16:42



isa 22/06/2013 17:59



petit bug Krol ?



Krol 22/06/2013 16:37



Krol 22/06/2013 16:20



Krol 22/06/2013 15:10


Bonjour à tous,
pour ma part, plus les années passaient, et moins j'attendais de "reconnaissance" -pas le terme exact mais je ne trouve pas mieux!-, exprimée sous la forme de remerciements ou autrement. Le plus
étrange c'est que maintenant que je n'en attends plus du tout (ce n'est pas que je me fiche de faire plaisir aux parents, mais ce n'est pas mon objectif, même lors des cadeaux faits pour leur
fête), et bien, vous savez quoi, les remerciements, encouragements, petits mots gentils, ils me paraissent plus nombreux qu'auparavant?!
Cela dit, je partage les remarques sur le Papa, personnage extrordinairement bien plus silencieux que sa compagne... (timidité?!).
Et puis l'investissement personnel, invisible par les familles lors de nos incartades dominicales (idem que Joëlle)... et bien ce sont mes proches qui sont les 1ers à bondir et à défendre les
enseignants lorsqu'ils entendent, sur leur lieu de travail ou autre, les clichés sur ces gros fainéants d'enseignants
Allez courage, les dernières semaines sont difficiles  car il faut tout boucler et la fatigue s'est accumulée, mais quand on regarde en arrière, en voilà  encore une  belle année
de passée.

isa 22/06/2013 15:24



tu as tout à fait raison Krol, en fait, les attentes qui sont pourtant invisibles, sont malgré tout lourdes inconsciemment et l'être humain est trés fort pour détecter le poids des
non-dits, et finalement les attentes envahissent la relation ( cela d'ailleurs agit dans les deux sens). Délivrés de cela, les relations se normalisent, se simplifient et l'expression se libère ,
du coup, arrivent des remerciements non attendus.



joëlle 22/06/2013 14:32


Oh ! Isa, même si je suis d'accord avec toi sur le fond, je te trouve bien bonne !


Un autre petit exemple:


Une collègue absente hier, et pas de chance, c'était LE jour de son voyage scolaire.


Bon, pas de remplaçant, bien sûr.


Hier, c'était ma journée de "décharge" (et j'en ai bien besoin parce qu’avec 8 classes bien pleines à
l'école, à la fin de l'année, ça se bouscule un peu, pas le temps de chômer...). Mais ça tombe bien, puisque je peux remplacer la collègue sans désorganiser toute l’école pour que les enfants ne
soient pas déçus, j’y vais.


Pas de problème : j'aime bien les sorties avec les enfants, je trouve ça sympa, je le fais avec
plaisir.


Me voilà donc partie. C'est un peu loin. Donc, départ 1 h avant l'heure normale de rentrée des classes,
retour 1 h après l'heure de sortie normale. C'est en plein air (vraiment plein air...). C'est le 1er jour de l'été, et il fait un vrai temps de novembre. Je me gèle toute la journée (les autres
aussi !), et rien n'est prévu sur place pour cette météo là...


Au retour, les parents récupèrent leurs enfants sur le parking. Il fait toujours froid, ils foncent dans
les voitures.


UN  merci. Ah ! Un seul, mais il m'a réchauffé !!!


Alors, je n'astique pas mon auréole. Je suis contente de l'avoir fait, pour les enfants d'abord, et pour
la collègue ensuite, qui aurait été doublement embêtée d'avoir gâché leur plaisir. Non, non,  rien « d’admirable ». C’était juste
normal.


Mais juste 5 ou 6 petits mercis de plus...


Je ne suis pas d'accord avec toi sur le fait que la seule reconnaissance à attendre ne doit venir
que de notre hiérarchie.


Je ne parle pas du tout en termes de «reconnaissance». Je n’attends d’ailleurs aucune «reconnaissance» des
parents. Après tout, c’est mon boulot, je l’ai choisi (et je ne le regrette toujours pas !), je suis payée pour. Il est normal que je le fasse consciencieusement. Je ne suis pas
reconnaissante de mon boulanger ou de mon garagiste. Que je mange du bon pain et que ma voiture fonctionne après une réparation est le minimum qu’on puisse leur demander ! Ce n’est pas parce que
nous travaillons avec leurs enfants que les parents nous doivent quoi que ce soit.


Je n'attends RIEN de ma hiérarchie (depuis longtemps...). Je ne m'attends pas non plus à ce qu'on m'élève
une statue.


Mais pour ma part, lorsque je suis satisfaite de qqch, du « petit plus » que je remarque et qui
n’était pas obligé par la « convention collective », j'ai l'habitude de remercier. Une petite douceur dans ce monde de brutes (j’exagère…)


Par exemple, un "merci pour votre accueil" dans un magasin on m'a particulièrement bien accueillie (même
si c'est la moindre des choses d'être bien accueilli dans un magasin !),  ou « merci pour vos renseignements » dans une administration où
j’ai été bien renseignée, et avec le sourire (cliché…), même si "la dame de l'accueil" est payée pour ça, c'est tout bête et tout simple. Je ne suis en aucun cas leur supérieur
hiérarchique, mais je reconnais là leur professionnalisme et leur compétence. Je ne suis pas une pure consommatrice. Un petit mot ou geste gentil, ça fait chaud au cœur. Ca rend la journée plus
douce. Et je regrette que les gens "oublient" ces petites choses toute simples.


Et demain, dimanche, qui c'est qui va passer son après-midi à l'école ???

isa 22/06/2013 15:16



oui je sais Joëlle et je suis entièrement d'accord avec toi sur les petits mercis qui font plaisir et qui réchauffent le coeur , il n'empêche, on ne peut pas faire ce métier en se disant
"J'attends de l'autre et je lui en veux s'il ne se montre pas reconnaissant" , c'est ce que j'entends dans tes reproches. Par contre, qu'une hiérarchie ait de la considération donc de la
reconnaissance pour les personnes qui travaillent pour elle , je trouve que c'est INDISPENSABLE et tu as tort de dire : "je n'attends rien" c'est au contraire par elle que ton besoin de
reconnaissance ( qui est fondamental pour un être humain) sera satisfait. Or tu reportes ce besoin de reconnaissance sur les parents qui ,eux, n'ont pas à reconnaitre ton travail dans le sens où
ils ne sont pas professionnels de l'enseignement et n'ont pas à juger ni dans un sens ni dans l'autre. Que tu remplaces ta collègue, c'est une organisation interne, toi tu sais que tu fais plus
que ce qu'on te demande, mais eux, cela ne les regarde pas, que ta collègue en retour te remercie chaleureusement, cela me semble nécessaire et normal.Alors, oui il y a la politesse qui veut
qu'on dise merci quand on nous offre quelque chose, mais est-ce toi ou l'élève qui offre ? Je suis complétement d'accord sur les retours qui remplissent de chaleur la journée mais dés lors qu'on
les attend, on est toujours déçu,et pourquoi 5 et pas 30 mercis ? Je sais que c'est difficile à entendre ce que je dis parce que notre aspiration et notre besoin de reconnaissance recherchent la
confirmaton de notre valeur , en conséquence, nous nous mettons en quête de gratitude et c'est une réaction de protection de notre amour-propre. Sauf que dans cet état d'esprit, nous faussons
notre relation aux familles, nous ne faisons pas pour être remerciés, nous faisons parce que c'est notre métier et que nous voulons le faire du mieux possible, nous ne faisons pas bien parce que
c'est cette famille là , nous faisons parce que nous devons le faire pour tous. C'est notre engagement professionnel. Et j'insiste le besoin de reconnaissance doit être satisfait pour nos
supérieurs et notre administration, et je te l'accorde pour le moment ce n'est pas vraiment le cas. Encore une bonne discussion ...



Emilie44 22/06/2013 12:04


Je me trompe peut-être, mais j'ai l'impression que l'écriture est plutôt faite avec un feutre posca blanc...? (C'est ce qui paraîtrait le plus simple!)

isa 22/06/2013 14:09



moi aussi je pense que c'est au feutre blanc



Véronique-la-néophyte 22/06/2013 11:02


J'adore l'idée des mains qui s'ouvrent grâce à l'attache parisienne ! je vais sûrement reprendre l'idée l'an prochain !


Petit détail technique : le fond est fait avec de l'encre et l'écriture (par la maîtresse) avec coton-tige et eau de javel ?


J'ai une collègue qui a utilisé cette technique avec ses Moyens. Perso, je n'ai jamais osé avec mes Petits...


Pour faire une réserve de blanc, il y a aussi le drawing-gum, mais je trouve également son usage difficile avec les petits. Quelqu'un a-t-il une technique pour obtenir ce genre d'effet, mais sans
utiliser de produits trop toxiques...

Joëlle 22/06/2013 08:52


J'avais déjà senti comme une pointe d'amertume dans la dernière phrase de Géraldine : "je crois que les parents ont apprécié"..., et oui, Muriel, si tu attends un retour, abandonne : tu fais
dessiner papa sur une feuille blanche, tu la roules en fermant avec un bout de scotch, et hop ! Oublie !


On a beau se dire que notre objectif n'est pas de faire un cadeau aux parents (d'ailleurs, pour ma part, pour certains parents, je m'en passerais bien..., et je me fiche complètement de faire un cadeau aux parents !) et qu'on se décarcasse pour les enfants (et oui, c'est notre moteur !), c'est toujours une petite déception de ne pas avoir le moindre petit merci (soyons juste ! un ou deux
quand même les bonnes années !)


Par contre, ne fais RIEN, une année, rien que pour rire !!! Là, tu compteras les remarques... Parce que c'est devenu "normal" qu'à la maternelle, on fasse faire qqch pour ces 2 dimanches. Et
chouette en plus !


Une année, une collègue a eu une réflexion plus que désagréable d'une maman un vendredi : après avoir fouillé et retourné frénétiquement le cartable de sa petite, elle a eu ces mots rageurs :


- et où est le cadeau pour son papa ??? (et on pourrait ajouter "s'il vous plait" ?????)


- Ben... la fête des pères, c'est la semaine prochaine...


- Ah bon ! J'ai eu peur !!!


Pfff !!!!


Ben... vas donc acheter ton cadeau toi-même, ou bricole avec un pot de yaourt et 3 bouts de laine, ça te fera un petit moment sympa à partager avec ta petiote !


Papas, mamans, la maîtresse (et je n'oublie pas l'ATSEM !) n'est pas payée pour vous faire des cadeaux ! Les enfants ont un papa pour faire une surprise à leur maman et vice-versa !!!


Nous, c'est le petit plus, la petite surprise, la fierté, la motivation ++, la connivence qu'on partage entre maîtresse et enfants quand les petits partent, le cartable sur les épaules avec une
GROS panneau rond en papier rouge barré d'un "interdit aux mamans".


Mais il y a longtemps que j'ai compris qu'il ne fallait pas attendre un petit merci des parents !


Et pourtant, je trouve qu'il serait très important que les enfants entendent le plus souvent possible ce petit mot doux de la bouche des autres, et ne pas l'exiger de leur part seulement quand on
leur tend qqch.


Citoyenneté, vivre ensemble.


Juste un peu de gentillesse...


Allez, 20 "mercis", et le lundi suivant pourrait devenir "la fête des maîtresses".


Juste dans mes rêves !


 

isa 22/06/2013 10:36



Joëlle , ne sois pas amère, les parents sont parfois gênés et les hommes en matière de sentiments ne sont pas trés expressifs, est-ce que ton mari a pensé à le faire lui aussi quand il a
reçu des cadeaux par l'intermédiaire des enseignants, le mien je suis certaine que non et pourtant il a un grand respect pour le travail fait. D'autre part, l'aspect consumériste que tu dénonces
est une réalité, n'est-ce pas notre société qui incite à s'attacher ainsi aux biens matériels, mais pour moi le cadeau de la fête des parents est un geste, une symbolisation du lien parent-enfant
et à ce titre nous créons une complicité entre l'école et la famille en aidant l'enfant dans la réalisation de cet objet symbolique. Il n'est en rien pour moi une produit de consommation
ordinaire et donc il ne peut être considéré comme tel, ainsi pour moi l'enseignant n'est qu'un passeur et pas un fabricant, et dans ce rôle de passeur ,il n'a rien à attendre, il se réjouit
d'avoir aidé l'enfant. C'est difficile de se sortir de ces jugements parce que nous réagissons avec notre affectif, mais n'oublions pas que nous sommes des professionnels et la seule
reconnaissance à attendre ne doit venir que de notre hiérarchie ; malheureusement celle ci ne vient pas toujours et ça c'est vraiment dommageable pour notre sentiment de reconnaissance.



Muriel 21/06/2013 23:32


ISA, les papas commencent à être trop jeunes pour moi !...


ah ah ah...... Bon WE!

isa 22/06/2013 10:17



ah bon ?



Emilie44 21/06/2013 21:11


Franchement, de mon côté c'est pareil : pas un seul papa n'a fait une remarque sur la bonne confiture de pêches qu'on leur a faite... Et pourtant le lundi suivant,
j'avais une majorité de papas qui ont amené leur enfant en classe le matin. C'est un peu décourageant quand même...

isa 22/06/2013 10:17



une certaine timidité et puis un merci à l'enfant surtout ! Mais c'est sûrement à la fin de l'année que les parents te remercient de ton travail.



Muriel 21/06/2013 17:32


Et ben c'est GENIAL tout ça Géraldine!


Je garde bien l'idée de la carte avec lesmains: super!


Quand au DVD: quel travail!


Moi je suis un peu déçue car chaque année je renouvelle et je me fends de chouettes cadeaux (enfin, c ce que mes collègues disent!) mais aucun
retour du côté des papas! (les mamans un peu plus, elles ont porté leur pendentif et j'en vois tous les jours à des cous!)


Donc j'envisage collier de coquillettes basique et porte-clé macaroni nature l'an prochain!!!!!

isa 21/06/2013 18:08



allons Muriel, tu dois intimider les papas, c'est pour ça, ils ont peut être peur que tu penses qu'ils te draguent ( c'est le week-end, on se lâche un peu...)