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Vendredi 28 septembre 2007 5 28 /09 /Sep /2007 15:32

sommaire


le livre du blog pour vous aider et répondre à vos questions


l'autorité de l'enseignant
l'ATSEM : sa place, son rôle dans la classe
réponse à Isabelle sur les cahiers en petite section
réponse à Violaine sur la gestion des ateliers(1)
carte de présence et étiquettes prénoms
la sieste en petite section
l'accueil du matin
réponse à Paloma sur la gestion des ateliers(2)
réponse à Christine sur la question de la collation
réponse à Emilie sur l'atelier eau
réponse à Sandrine sur l'organisation des coins jeux
cahier journal ( extrait)
réponse à Cécile sur l'après midi en petite section
le regroupement
réponse à Vanessa sur la mise en place de l'aide personnalisée
4 points pour une préparation de classe
4 phases pour un apprentissage
indiscipline: quelles attitudes éducatives ?
réponse à Marie sur l'organisation des ateliers(3)
pédagogie de l'observation
réponse à Cyrille sur les rituels: 1 calendrier
réponse à Cyrille sur les rituels: 2 l'appel
réponse à Cyrille sur les rituels: 3 la météo
réponse à Cyrille sur les rituels: 4 consignes
réponse à Cyrille sur les rituels: 5 liens
réponse à Hélène sur l'aménagement de sa classe

emploi du temps pour les TPS et PS
carte de présence 
courrier et questions diverses
comment faire pour qu'enseigner soit un plaisir
autonomie , groupes de langage ...une expérience chez Sara
organisation sara

le temps comme critère d'organisation de la classe

l'organisation 3jours/1jour PS-MS chez Alain

l'omniprésence de l'enseignant et l'autonomie des élèves

questions de Mélanie sur la gestion des groupes de travail

la bibliothèque de classe

organiser un prêt de livres

l'imagier




En parcourant blogs, forums et sites, je constate que la question la plus fréquente tourne autour du problème de l'autorité. "Comment parvenir à canaliser 30 petits de 3-4 ans ?"," Les séances d'EPS, c'est la pagaille, ils ne m'écoutent pas"," Je fais la police à longueur de journée" ....

Personne n'a vraiment la recette miracle et il est sûr que lorsqu'on débute , c'est encore plus difficile.
Néanmoins, il n'empêche que chacun est à la recherche de conseils, de "trucs".
Cette page recense des idées à prendre ou à s'approprier, je ne prétends pas régler tous vos problèmes mais je vous livre ma façon de voir.

D'un point de vue général, les grandes idées sont le respect et la confiance , le regard et les règles.
Il me semble important de se dire que pour être respecté , il faut soi-même le faire. Les élèves ont besoin d'être considérés comme des personnes dignes de confiance, ce sont des êtres en construction et les adultes sont là pour les aider et les comprendre. Si l'adulte ne se contrôle pas, crie , comment peut -il demander à l'élève ce qu'il ne sait pas faire lui-même ? Ce sont les droits de l'élève, mais il a aussi des devoirs et il est important dés le plus jeune âge qu'il comprenne qu'on n'accéde pas à ses désirs systématiquement.
Les règles de vie vont lui apprendre  la capacité à différer son plaisir pour vivre de façon harmonieuse en collectivité.

Chaque enseignant a ses règles, ce qui est important c'est qu'il en ait et qu'elles soient stables, bien entendu, c'est mieux si les élèves y sont associés, elles seront mieux comprises. En face des règles , il est incontournable d'y mettre des sanctions, sinon ce ne sont que des mots , des menaces et l'enfant a vite fait de comprendre qu'il peut continuer à gêner, à perturber , à agresser. Dans une classe de petits, la sanction peut être l'isolement du groupe. J'avais dans ma classe la chaise à réfléchir , lorsqu'un élève se montrait agité, bruyant, indiscipliné, bref qu'il gênait le groupe, je l'envoyais réfléchir sur la chaise ( elle se trouvait dans la classe à proximité des autres mais pas avec les autres, juste en retrait) puis je demandais à l'élève d'observer et de réfléchir , donc de se calmer, il avait un repère temps qui était la gommette et la trotteuse de l'horloge " tu restes assis le temps que l'aiguille rouge parte de la gommette et y revienne ( 1 mn)", c'était suffisant. Je pense qu'il ne faut pas exclure un petit plus de 5 mn.

Pour instaurer le respect, il est bien de s'intéresser à chacun des élèves et de pouvoir leur consacrer un peu de temps individuel sur le mode de l'échange, du bavardage. Tous les moments sont bons à prendre: fermeture du manteau, balade dans la cour de récréation, attente des parents ..... Les élèves aiment qu'on s'intéressent à eux , à leur vie. Ils nous en sont trés reconnaissants.

Bien entendu, plus les élèves auront d'interêt à ce qu'ils font en classe, moins ils chercheront à faire les fous ou à désobéir car par exemple l'isolement les prive d'une activité qu'ils aiment. C'est pourquoi il est important de réfléchir à sa préparation , il faut toujours songer à les rendre les plus actifs possibles. En regroupement , il est évident que les petits ne tiennent pas en place s'ils n'ont rien à faire ou rien à voir. Donc, lorsque vous préparez votre regroupement, pensez à eux et donnez leur à voir ou à faire. Progressivement dans l'année, ils auront la capacité à parler sans support visuel ou auditif, mais pas les premiers mois.

Pour développer une écoute active lors d'un regroupement , il faut aussi songer à l'installation matérielle qui est le préalable . C'est à dire que les élèves doivent être bien assis, je préfère les bancs à dossier plutôt qu'ils soient assis par terre. Il faut veiller à ce qu'il n'y ait rien qui puisse détourner leur attention ( des jeux à proximité ...) , éviter des voisinages incompatibles ( ne pas hésiter à séparer des enfants qui s'énervent mutuellement), s'assurer qu'ils voient tous bien sinon la perte d'attention est immédiate. Enfin, pour les élèves trés perturbateurs, la proximité de l'adulte est nécessaire, une main posée sur l'enfant calme parfois mieux que les menaces.

C'est vrai que les séances d'EPS sont les plus difficiles à gérer du point de vue du groupe. En ce qui me concerne afin d'éviter les dérapages , je demandais toujours à celui que je sentais agité de me répéter les règles en début de séance, je le félicitais de bien les connaître et cela suffisait à le calmer. 

Enfin, pour capter leur attention, il faut savoir moduler sa voix, théataliser sa lecture , savoir créer du mystère, avoir de l'humour, être quelquefois en décalage ( il m'arrivait de leur lire le livre de la semaine à toute vitesse: l'effet est garanti ), inventer des situations imaginaires ( ils adorent mimer une histoire qu'on se raconte au fur et à mesure qu'on l'invente), jouer, se taire pour laisser le silence s'installer et leur demander d'écouter la classe d'à côté, en règle générale , plus vous monterez le ton , plus ils monteront le leur, et inversement, alors apprenez à parler tout bas si vous voulez qu'ils vous écoutent.

Pour terminer, rappelez vous qu'il y a 3 voire 4 ans , ils sortaient du ventre de leur mère, ils ont déjà beaucoup appris, il faut savoir être patient et croire en eux, et c'est là qu'intervient notre regard. Je reste persuadée que celui qu'on regarde agit en fonction de l'attente de l'autre, c'est à dire que si notre regard sur eux est négatif, ils agiront comme nous les attendons, il est bon d'inverser la tendance et de penser qualités et non défauts, je sais que cela peut sembler difficile ,surtout avec des élèves trés perturbateurs, mais vous allez passer l'année ensemble,alors pour le bien de tous,  pourquoi ne pas tenter un nouveau regard ?????


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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 16:21
 
 
La relation avec l’ATSEM a des répercussions sur le travail en classe.
Beaucoup d’enseignants évoquent de vraies difficultés avec leur ATSEM.
C’est un sujet récurrent dans les réunions pédagogiques au moment des apartés.
 
Où se trouvent les limites entre le rôle de l’enseignant et celui de l’ATSEM ?
Comment travailler en bonne harmonie et dans un respect mutuel ?
 
L’enseignant est responsable pédagogiquement de ses élèves, il ne peut déléguer ce travail à quiconque. Ainsi tous les ateliers relevant d’un apprentissage sont à la charge de l’enseignant.
 
L’ATSEM aide au bon fonctionnement matériel, à l’encadrement des élèves sous la responsabilité de l’enseignant.
 
Concrètement , voici comment notre travail se répartissait entre mon ATSEM et moi-même.
Je tiens à préciser que j’avais une ATSEM à temps plein ce qui n’est pas toujours le cas.
 
« Le matin , à l’accueil, elle aide au déshabillage et au passage aux toilettes, ce qu’elle fait aussi durant la journée ( je rappelle que je ne fais pas de passages collectifs : moments perturbateurs).
Ensuite elle consulte mon cahier journal et à l’aide des fiches techniques , elle sait exactement quels matériels et quels supports prévoir. Elle fait éventuellement des photocopies quand la préparation le nécessite.
Elle m’accompagne en EPS si la séance est complexe ( fiche 4 EPS : oui) sinon elle prépare dans la classe les ateliers de la première partie de la matinée.
Elle aide les élèves à enfiler leurs blouses, à se laver les mains, elle supervise les ateliers d’un point de vue matériel, ses interventions se portent sur le respect des consignes et non sur l’apprentissage en lui-même.
Elle s’appuie sur moi pour les règles de vie et n’a pas à gérer les conflits ou les difficultés de comportement lorsque je suis présente, je m’en charge.
Elle a des initiatives concernant l’amélioration matérielle du fonctionnement de la classe ou des idées de réalisation dont on discute ensemble au préalable.
Elle respecte les élèves et accepte leurs différences. Nous parlons des élèves.
 
Je demande toujours aux élèves de respecter le travail de l’ATSEM , ils ne partent pas sans avoir rangé la classe, nous le faisons ensemble , ils veillent à bien accrocher leurs manteaux, leurs sacs, ils apprennent aussi à débarrasser leur table lorsqu’un atelier est fini, c’est un travail collectif qu’ils aiment faire.
 
Aux yeux des parents, l’ATSEM doit être reconnue dans son rôle d’assistante de l’enseignant, mais elle ne se substitue pas à celui-ci, elle n’a pas à faire de commentaires sur le comportement d’un enfant avec les parents.
 
Une fois, les places établies et la relation fondée, l’efficacité d’un tel duo permet à tous les acteurs de la classe de se sentir bien et d’avoir envie d’avancer ensemble. »
 
Comment faire en cas de difficultés, de comportement outrepassé ?
Je n’ai qu’un seul conseil : le dialogue, parler ensemble des dysfonctionnements et rétablir les rôles pour que chacun se sente à sa place.

ATSEM: agent territorial spécialisé des écoles maternelles.

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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 11:22

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Vendredi 9 novembre 2007 5 09 /11 /Nov /2007 14:32
Bonjour, votre blog est vraiment très intéressant même pour les personnes qui, comme moi, ne débutent pas ! Je m'interroge sur la multiplication des "cahiers" en maternelle, j'utilise le cahier de liaison, le cahier de vie et le cahier de sciences, je découvre votre "album langage" très pertinent. Quel est votre point de vue ? A-t-on des directives par rapport à cela ? Merci pour vos précieux conseils. Isabelle
 
Isabelle,
 
Je suis d’accord avec votre réflexion sur la multiplication des cahiers et je défends l’idée que l’élève a besoin de repères.
 
Quelle différence faites-vous entre le cahier de liaison et le cahier de vie ?
Pour ma part, j’ai choisi un seul cahier qui regroupe à la fois les informations aux parents et la vie de la classe. Je pense que les élèves savent que leur cahier est aussi destiné à leurs parents et que c’est une occasion pour échanger et être ensemble. De plus, certains parents devront obligatoirement passer par les pages de la vie de la classe pour connaître les dates des vacances, c’est plutôt incitatif, il me semble.
 
Concernant le cahier de sciences, c’est un outil à conserver. Mais comme vous le notez ,c’est un cahier de plus. J’ai donc décidé d’en faire un collectif qui regroupe toutes les expériences tentées et j’ai photocopié au fur et à mesure les pages que je collais dans les cahiers de liaison.
 
Lorsqu’on décide de faire un cahier, il faut s’interroger sur l’utilisation que l’élève va en faire, l’aura-t-il à sa disposition ? Pourra-t-il y revenir souvent ?
 
Le cahier de liaison me semble être le cahier de référence, il peut contenir toutes les informations désirées, l’élève y attache beaucoup d’importance, c’est un recueil de sa vie en classe et il aime retrouver les traces de ce qu’il a fait comme de ce qu’il a vécu. Si de multiples cahiers sont introduits dans la classe, il y a une déperdition de cette cohérence,  de cette continuité presque quotidienne et l’élève perd ses repères.
 
En conclusion,je n’ai donc eu que le cahier de liaison et l’album langage (qui ne peut être qu’individuel) ce qui me paraît raisonnable. Par contre, le cahier de liaison ressemblait un peu à un gros livre à la fin de l’année. Les élèves en étaient d’ailleurs très fiers et je suis sûre qu’il est plus facile de conserver en souvenir un ou deux cahiers chez soi qu’une multitude de petits cahiers divers et variés. Maintenant, je parle d’une classe de petite section, nous savons tous qu’au fur et à mesure de la scolarité le nombre de cahiers augmente. C’est un autre point de vue !

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Mardi 13 novembre 2007 2 13 /11 /Nov /2007 12:38

bonjour et félicitations pour votre site très riche, et qui donne envie d'en faire encore plus ! Je suis T1 en PS de 31 élèves et j'ai du mal à organiser les ateliers. J'ai une rotation de 4 ateliers par semaine avec 4 groupes de 8 élèves et je trouve ça trop. Pourriez-vous m'expliquer comment vous gérez vos ateliers ? Est-ce qu'ils tournent sur 4 jours ou sur 2 puisque vous avez 2 moments d'ateliers dans la matinée ? combien de groupes, de combien d'enfants ....Les groupes sont-ils fixes ? sinon, comment les élèves se répartissent-ils dans les ateliers de la semaine ? Avez-vous des ateliers de délestage autres que les 4 que vous décrivez ? Je sais, ça fait beaucoup de questions, mais ça m'aidera beaucoup ! Merci d'avance de vos éclaircissements. 

Avec des petits de 3-4ans, il est important de structurer au mieux leurs repères et d’organiser la répartition dans les ateliers. Cela ne veut pas dire que tout doit être figé et ne pas évoluer dans le temps. Comme pour les apprentissages pédagogiques, il y a une progression à établir au cours de l’année.
 
Mon organisation se fait sur les trois trimestres. Ce n’est pas un modèle, il faut savoir adapter selon sa pratique, ses contraintes matérielles et son effectif.
 
Au premier trimestre, l’élève a besoin d’être guidé et de disposer aussi d’une grande possibilité d’action,ce qui répond à deux contraintes : son incapacité à rester un certain temps à la même activité ( on le sait : les petits tiennent 5 à 10 minutes à un atelier en début d’année) et son besoin d’agir.
J’ai effectivement dans mon emploi du temps deux plages d’ateliers, une avant la récréation qui comprend toujours l’atelier album langage et d’autres ateliers « autonomes » avec l’aide de l’ATSEM., une après la récréation qui correspond aux fiches techniques de mes préparations.
 
Les élèves possèdent une carte de présence qu’ils affichent sur un tableau en arrivant le matin, elle permet la répartition dans les ateliers. En effet , l’ATSEM qui prépare matériellement les ateliers , lit mon cahier journal dans lequel je précise quels élèves sont concernés par tel ou tel atelier ( ceci en fonction de ce qu’ils ont déjà fait ou par choix pédagogique : groupe de besoin, aide individuelle, pédagogie différenciée mais aussi choix aléatoire en début de semaine), elle dispose les cartes ( côté photo au début puis côté prénom ensuite) pendant notre regroupement. Les élèves savent donc rapidement où aller.
Lorsqu’ils ont fini leur tâche, ils ont le choix : aller jouer ou changer d’atelier. Ainsi , certains élèves vont refaire un travail déjà fait au cours de la semaine, ce n’est pas gênant au contraire ils consolident , s’exercent, affinent. Le Vendredi , tous les élèves doivent être passés à tous les ateliers d'apprentissage. Il est assez satisfaisant de constater que les ateliers tournent bien dans un esprit de volonté . Cette manière de faire demande à l’enseignant de pointer chaque jour qui a fait quoi, mais cela lui permet une meilleure évaluation et la possibilité d’adapter son travail en fonction de l’élève. Ainsi , un exercice de tri facile pour les uns peut être rendu plus compliqué et proposé à ceux –ci, et inversement, mais dans ce cas, l’élève sera de nouveau confronté à l’exercice référent.
 
Au second trimestre, je mets en place des groupes qui tournent sur les 4 ateliers de la semaine. Ces groupes ont pour but de stabiliser les élèves au sein d’une même unité pour que des échanges à la fois verbaux et d’entraide soient facilités. Nous savons tous que lorsque nous nous retrouvons avec les mêmes personnes, les liens de reconnaissance et d’échange se mettent en place. Ces groupes sont hétérogènes, il faut une émulation, et de la solidarité. Ainsi dans le groupe, celui qui a fini peut aider les autres ( mais pas faire à leur place : difficile au début). Le temps de concentration est meilleur , les ateliers durent plus longtemps, mais il n’est pas interdit d’aller faire un autre atelier lorsqu’on a fini le sien.
Ces groupes ont une « durée de vie » de 6 semaines environ, il faut aussi remanier de façon à ce que les rôles bougent, un élève doit pouvoir s’essayer dans différents registres.
 
Enfin au troisième trimestre, les groupes sont constitués par les élèves, je choisis en général des élèves peu affirmés, chacun choisit un autre élève pour son groupe et ainsi de suite, ils choisissent tous un autre élève. Ils nomment leur groupe, je leur fais plusieurs propositions sous forme d’images  parmi lesquelles ils choisissent en se mettant d’accord entre eux.
Ces groupes fonctionnent comme au second trimestre et sont changés au bout de 6 semaines.
 
En ce qui concerne le nombre, lorsqu’on a la chance de n’avoir que 24 élèves , il est facile de faire 4 groupes de 6 élèves, au-delà, il faut rajouter un élève par groupe, et encore au-dessus, il vaut mieux faire 5 groupes donc prévoir un atelier de plus.
 
J’espère avoir été claire, en cas d’incompréhension, pas d’hésitation : un commentaire.
 

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Jeudi 6 décembre 2007 4 06 /12 /Déc /2007 15:56
Chaque élève a ,dés les premiers jours de classe, une carte de présence comme celle-ci :

Recto:
 
image002-copie-9.gif

Verso:
image004-copie-1.jpg

Chaque matin , avant d’aller en EPS, je dispose les cartes sur une table et chacun prend la sienne pour aller l’accrocher au tableau de présence. En début d’année, les cartes sont mises côté photo puis vers le mois de Novembre , côté prénom.
Les prénoms sont écrits en capitales d’imprimerie comme les programmes le demandent : «  découverte du principe alphabétique : être capable, dés la fin de la première année passée à l’école maternelle ( à trois ou quatre ans) ,de reconnaître son prénom écrit en capitales d’imprimerie. »
 
Les cartes ont un scratch côté photo de façon à ce qu’elles soient affichées côté prénom.
Le tableau de présence est installé en position centrale dans la classe, c'est-à-dire bien visible de tous. Chaque élève a une petite pochette transparente à son prénom à côté de son scratch, celle –ci servira à afficher des petites évaluations de type : je sais mettre mon manteau tout seul, ou bien sa fiche de score au lancer loin, ou encore son dessin du bonhomme ( photocopié en miniature) ....

Chaque élève a une place mais celle-ci change régulièrement dans l’année afin d’apprendre à s’adapter aux changements, à perdre ses repères pour en trouver d’autres.
                            TABLEAU DE PRESENCE
image006-copie-1.gif













Au cours de l’année et au fur et à mesure que les élèves reconnaissent leur prénom, leur photo disparaît de leur carte de présence.
Ces cartes servent aussi à la répartition dans les ateliers.
Les élèves retrouvent facilement leur travail ou leur activité.
Elles permettent aussi à ce que chacun apprenne à reconnaître les prénoms des autres en utilisant des comparaisons ( Nicole ça commence comme Natacha).
 
Enfin pour développer l’autonomie et encourager la reconnaissance de son prénom, j’instaure l’utilisation d’étiquettes prénoms afin de marquer son travail. Chaque élève a une petite pochette sur un autre tableau dans laquelle se trouvent des étiquettes de son prénom ( 1,5cm * 6 cm), celles-ci sont à coller sur son travail dés que celui-ci est terminé. Cette habitude dégage l’enseignant de la contrainte de noter les prénoms des élèves sur tous leurs travaux. Les élèves comprennent très vite ce fonctionnement et l’adoptent très facilement. Le tableau des étiquettes est en tissu, pochettes aussi, sur chacune d’elles apparaissent la photo et le prénom de l’élève, là encore au fil de l’année, la photo disparaît pour ne laisser que le prénom. Celui-ci est aussi en capitales d’imprimerie, les programmes stipulent : « activités graphiques et écriture : être capable d’écrire son prénom en capitales d’imprimerie et en lettres cursives » .
                            TABLEAU ETIQUETTES
  image010-copie-1.gif
Ce fonctionnement permet à l'élève  de conquérir son autonomie au sein d'une communauté dans laquelle il se sent reconnu et à laquelle il se sent appartenir.

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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /Jan /2008 16:07
Ateliers de peinture avec les grandes sections
 
Objectifs : constituer une première culture artistique, travailler l'éducation du regard,éveiller le plaisir de faire, de créer, de voir, de penser et de dire.
Compétences : tirer parti des ressources expressives d’un procédé donné, établir des rapprochements entre deux objets ( productions d’élèves et reproduction d’œuvres), transformer des matériaux en fonction d'une intention. 
Déroulement/ Durée :
Séance de 45 mn, une fois par semaine, groupe de 6 élèves de grande section avec l’enseignant de petite section déchargé de ses élèves , 3 à 4 séances pour réaliser sa production.
 
1ère séance :
L’enseignant donne à chaque élève une reproduction différente de l’artiste choisi.
Pas de questions, l’enseignant laisse les élèves réagir, dire ce qu’ils voient, ce qu’ils pensent.
Ils échangent leurs reproductions plusieurs fois.
Puis l’enseignant demande de trouver les points communs aux oeuvres de l’artiste. Pour le projet de l’année dernière, il s’agissait de trouver les caractéristiques des bonhommes peints ( exemple pour Chaissac : tête sans oreilles, nez en forme de vague, pas de bras, un point comme un grain de beauté …..)
L’enseignant note les observations, il encourage la recherche sans jamais faire de propositions à la place des élèves.
A partir des remarques que l’enseignant récapitule, il demande aux élèves de dessiner un bonhomme en utilisant le procédé de l’artiste, il ne s'agit pas de copier l'oeuvre, il faut que chaque élève fasse son propre bonhomme.
Support : feuille A4
Matériel : crayon à papier
Une fois les dessins terminés , le groupe vérifie que les caractéristiques ont été respectées. Les dessins sont parfois travaillés de nouveau ou recommencés pour aboutir au dessin final.Le discours tenu est le droit à l'erreur, il faut rappeler aux élèves qu'ils peuvent hésiter, que les peintres ont eu eux-aussi des insatisfactions face leurs peintures, qu'ils ont recommencé, effacé, bref qu'il n'y a pas de réponse , juste le plaisir de faire.
Le dessin final est photocopié pour l’agrandir en A3.
 
2ème séance :
Les élèves vont devoir lister les couleurs utilisés par le peintre pour les fabriquer à leur tour.
Matériel : des petits pots de verre , des pinceaux, des bidons de gouache des trois couleurs primaires et un bidon de blanc.
Chacun va expérimenter et tenter de trouver les couleurs listées ; au préalable , l’enseignant a rappelé avec les élèves les résultats des mélanges connus ( rouge + jaune = orange …).
Tous les élèves travaillent pour le groupe, il ne s’agit pas de faire ses couleurs, chacun profitera de ce que les autres ont trouvé.
Quand un élève a trouvé une couleur , il la compare avec celle qu’il voit sur l’œuvre de l’artiste( protégée par du papier transparent), s’il est satisfait, il la garde et en recherche une autre.
 
3ème séance /4ème séance :
Les élèves vont peindre leur production avec les couleurs qu’ils ont faites.
Pour faciliter la peinture , il faut que les bonhommes soient suffisamment grands pour ne pas demander un travail trop minutieux, c’est pourquoi les dessins ont été agrandis à la photocopieuse.
Durant ce travail, l’enseignant peut en profiter pour évoquer le peintre , des anecdotes de sa vie, sa façon de peindre, les difficultés rencontrées, les élèves débattent autour du peintre tout en réalisant leur peinture.
Les peintures réalisées sont exposées dans l’école , dans un lieu où elles seront mises en valeur, elles sont mises sous verre , les élèves en sont très fiers, ils les emmènent chez eux lorsqu’un nouveau groupe est affiché .
 
Commentaires :
L’année dernière , nous avons travaillé tout le dernier trimestre à la réalisation de notre fresque murale. Les élèves (par groupe de 4) sont venus reproduire leur peinture de bonhomme en grand ( 1m ou un peu plus) sur le mur de l’école. Ils avaient leur modèle affiché au dessus de l’endroit où ils devaient peindre, ils dessinaient à la craie blanche , en cas d’erreur , il suffisait d’effacer. Puis , ils peignaient leur bonhomme avec la peinture à l’huile préparée par l’enseignante ( moi) qui a tenté de respecter les couleurs qu’ils s’étaient faites. Ils ont ainsi réalisé une fresque de 47 bonhommes différents que j’ai utilisée pour ma bannière.
 
Les peintres travaillés furent Picasso, Chaissac, Dubuffet et Niki de Saint Phalle .
 
Ce travail peut être envisagé et adapté à une classe de grande section entière, l’enseignant se consacre à un groupe d’élèves pendant que les autres travaillent à des ateliers divers.
 
La séance de fabrication de couleurs est très intéressante et les élèves ont une vraie curiosité à trouver les bonnes couleurs, il faut prévoir des chiffons pour essuyer les dégoulinures. Mais en responsabilisant les élèves, bien souvent , ils se montrent plus respectueux du matériel. Enfin , l’enseignant conseille , indique les fameux mélanges connus mais ne fait jamais à la place de l’élève, il doit l’amener à réfléchir à ce qu’il doit ajouter, quelle couleur mélanger…. , il favorise aussi l’entraide en mettant à contribution le groupe lorsqu’un élève est coincé.
 
Enfin , j’ai toujours demandé aux élèves de ranger , éventuellement de nettoyer le « plus gros » avec moi afin que l’ATSEM ne se retrouve pas avec une surcharge de travail.
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                                                peintes.jpg
 

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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 15:05
Convaincue de l’importance de la sieste et de ses conséquences sur le bien-être des élèves, je revendique la nécessaire présence de l’enseignant au moment de leur endormissement.
Au même titre que sa participation aux récréations, aux passages aux toilettes, à l’habillage, au déchaussage, à tous ces moments du vivre ensemble, il m’apparaît indispensable que l’enseignant soit partie prenante dans l’organisation et la mise en place des meilleures conditions pour la sieste de ses élèves.
Un rituel identifié favorise l’apaisement et la mise en confiance préalables à un bon repos.
Voici donc une des multiples possibilités de déroulement de cette « activité » scolaire :
 
Après un inévitable passage aux toilettes, les élèves recherchent la feuille sur laquelle figure leur prénom et qui sert à poser leurs chaussures afin d’éviter les mélanges, surtout en début d’année.
Chacun se déchausse puis peut éventuellement aider un copain en difficulté de déchaussage. Au fur et à mesure, chacun rejoint le dortoir , il choisit un livre dans une des caisses disposées dans les différents coins de la pièce.
Il s’installe sur son lit et commence sa lecture.
Pendant que l’ATSEM aide les retardataires, l’enseignant va de l’un à l’autre, une réponse par ici, un mot par là. Progressivement , le bruit disparaît.
Les élèves savent qu’ils déposent leur livre au bout de leur lit la lecture finie afin d’éviter d’appeler la maîtresse qui ramasse les livres, ce qui nuirait au calme.
Chacun s’allonge, prend son doudou, son nin-nin, sa tétine.
La lumière est éteinte et la boîte à musique commence son petit air de berceuse.
L’ATSEM et l’enseignant s’assoient auprès des élèves qui semblent plus agités et dont la présence de l’adulte à proximité va aider à relâcher les tensions. L’attitude de l’adulte est fluide, douce et rassurante, tout doit être calme, détente et patience.
Lorsque l’un est endormi, il faut aller vers l’autre.
L’enseignant reste ainsi entre 20 et 30 minutes au dortoir, il rejoint ensuite ses activités de soutien , de prise en charge de groupes d’autres classes.
L’ATSEM assure la surveillance du dortoir, les élèves savent qu’ils peuvent garder les yeux ouverts et se reposer dans le calme au moins 45 mn à 1 h. La plupart s’endorment, ils se lèvent ensuite de façon échelonnée, et rejoignent leur maîtresse dans la classe pour des petites activités calmes. Celle-ci peut d’ailleurs être encore avec les groupes de grands, dans ce cas, les petits observent , écoutent, se réveillent doucement.
Au dernier trimestre, l’enseignant ,ayant observé la difficulté de certains à faire la sieste, propose à ceux –ci ,deux après-midi par semaine, une petite séance de relaxation dans la classe puis des ateliers d’activités.
 
Ce déroulement est une façon de faire, il serait intéressant de partager d’autres expériences pour que les jeunes professeurs des écoles aient une vision différenciée de ce moment important de la vie de classe en petite section et dont jamais on ne parle à l'IUFM.
Vous pouvez  aussi réagir et donner votre point de vue.


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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 11:49
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L’accueil du matin est le moment pour échanger avec les enfants mais aussi avec les parents.
C’est pourquoi il m’apparaît important de le faire dans sa classe.
L’arrivée échelonnée des élèves permet une meilleure proximité.
Les parents au fil des jours se sentent reconnus, en confiance et nouent avec l’enseignant une relation de respect mutuel.
J’ai déjà évoqué l’importance d’une telle relation.
Il me semble essentiel de les encourager à s’intéresser à la scolarité de leur enfant le plus tôt possible tout en leur expliquant combien le jeu est nécessaire à leur développement.
Voici une des façons d’envisager un accueil en petite section :
 
Des ateliers sont installés sur les tables de la classe ( ce qui veut dire que tout le matériel nécessaire est sorti) : exemple
  • Atelier dessin libre
  • Atelier légo
  • Atelier lecture
  • Atelier eau
  • Atelier puzzle
  • Atelier peinture libre
 
Les élèves arrivent les uns après les autres.
Accompagné de son parent , l’enfant va se débarrasser de son manteau et passe aux toilettes. Il revient dans la classe , cherche sa carte de présence, l’affiche au tableau . Puis il choisit un atelier ou un coin jeu. Le parent est invité ( s’il le souhaite) à rester avec son enfant, à jouer avec lui,dessiner aussi ou bien lui lire un livre. Les parents peuvent rester aussi longtemps que dure le temps d’accueil ( 20 à 30 mn).
C’est aussi le moment où l’enseignant se montre disponible vis-à-vis des familles, il répond à leurs questions, échange sur l’enfant, sur le travail fait en classe…. Plus l’enseignant est capable de montrer, d’écouter , plus les parents se sentent rassurés et s’en remettent à l’enseignant et ont plaisir à participer.
Bien entendu , l’enseignant en profite aussi pour accueillir ses élèves , chacun a besoin de se sentir reconnu « Bonjour Kim, tu vas bien ? ».C’est souvent un bon moment de langage.
Les élèves vont d’un atelier à l’autre en passant par les coins jeux.
Une petite musique indique qu’il faut ranger.
Tout le monde participe puis se prépare à aller en EPS.
Les derniers parents s’en vont.
Le passage collectif aux toilettes ne se justifie plus , les parents ayant accompagné leur enfant ou l’ATSEM ceux qui arrivent par le car, ainsi du temps est dégagé pour les activités pédagogiques.
Cette organisation demande d’arriver en avance pour préparer d’une part les ateliers d’accueil mais aussi le matériel nécessaire aux séances d’EPS.
Nous savons très bien qu’un enseignant fait largement plus que ses 27 heures hebdomadaires !
 
Comme pour l’article sur la sieste, il serait intéressant d’avoir d’autres façons d’accueillir ses élèves ainsi que d’autres points de vue.  
 
 

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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 10:51
 
Les livres de littérature enfantine sont réalisés par des illustrateurs de talent, il faut donc en profiter. S’inspirer de leur choix de couleurs, de formes, de composition permet de développer chez l’enfant son sens esthétique et créatif.

Voici quelques idées : 
·       Les pages de garde peuvent être des sources d’inspiration, peintes , illustrées, elles méritent d’être observées,imitées,  réinvesties.
Exemple : image002-copie-7.jpg , la page de garde de "ZAZA au supermarché" d’Antoon Krings est tout à fait abordable pour nos petits élèves ( fond vert, empreintes de bouchon jaunes ).



·       Les choix des couleurs, leur harmonie ont été judicieusement étudiés par l’illustrateur, il faut s’en inspirer. Exemple : vous souhaitez faire un travail sur le graphisme du rond en peinture, pourquoi ne pas préparer les couleurs vues dans un livre . image001-copie-1.png Le gris et le rouge choisis par Ian Falconner dans "OLIVIA".



·       Quand l’illustrateur a peint , l’enseignant propose de coller, quand il a dessiné, l’enseignant propose de peindre …. Il s’agit de reprendre la composition en changeant le procédé. Exemple : image001-copie-8.jpg  Dans "Quatre petits coins de rien du tout", une page peut être reproduite en collage.





·       L’illustration peut aussi servir de support de dessin, l’élève peut compléter une illustration à partir d’une reproduction d’une page de livre, ceci peut aussi être fait en collage, peinture, modelage.Exemple : image002-copie-9.jpg  Voici une page du livre "Ma maison ronde" de Béatrice Aubelle.L’élève peut tracer des ronds en haut des tiges pour dessiner des fleurs.



Bien entendu, il y a de multiples possibilités, un livre est une vraie source d'inspiration pour les enseignants , il faut prendre le temps d'observer, de s'interrroger sur tout ce qu'il offre et puis ensuite laisser sa propre imagination faire le reste...

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