Loreleï et sa difficile fonction de directrice

Publié le par isa

salle des maitres

 

Loreleï écrit

 

Je n'ai pas écrit depuis la rentrée parce que tel que ça s'annonçait, ça a été la folie jusqu'aux vacances. 
Je viens ici en fait juste pour DIRE comme je suis désespérée dans ma fonction d'enseignante et de directrice. J'ai 6 ans d'ancienneté, et c'est ma 4è rentrée comme directrice. L'école a trois classes, donc pas de décharge pour moi. Des effectifs qui augmentent chaque année mais on n'ouvre pas de classe car je coûte trop cher (1 poste + 1/4 de décharge). Cette année classe 1 : 31PS/MS (ma classe), classe 2 : 28 MS/GS, classe 3 : 27 GS dont 4 enfants avec AVS. On est dans un quartier qui pourrait, s'il y avait plus de budget, être en ZEP. Pas de CRI, pas de maître rééducateur, heureusement une collègue REGAD à cheval sur notre école et l'élémentaire, mais qui ne travaille que 3 jours sur 4. Ma première année comme directrice avait été vraiment violente pour moi, et je n'étais que T3, à cause d'une collègue ayant des problèmes d'alcool. Ensuite les problèmes ont continué avec la gardienne de l'école, qui est logée sur place. Il y a deux ans et demi elle a commencé à tenir des propos diffamatoires auprès des parents envers une enseignante et ses collègues. Elle n'accomplissait plus ses tâches d'entretien : dortoirs et toilettes des enfants dans un état d'hygiène déplorable, elle cherche à nuire à la sécurité au sein de l'école par divers moyens... Et en réponse aux "rappels à l'ordre" de la municipalité, elle les a attaqués en justice, et bien sûr m'a intégrée à tout ça comme "chef d'établissement". Cela fera rire les collègues directeurs et directrices... Bref toutes ces procédures administratives me prennent énormément de temps, au détriment de tout le reste. Et par dessus tout, suite aux menaces et insultes de notre gardienne, c'est moi qui ai peur de me rendre à l'école pour y travailler en dehors de la classe. Elle est censée quitter son logement dans quelques mois car la mairie nous a accordé une extension de locaux, mais je ne présage rien de bon. Je ne pense pas qu'elle partira comme ça. Et cette année,  je ne m'en sors plus entre ma classe et le bureau. D'autant que j'ai pour la première fois aussi des MS et je culpabilise de les faire dormir, alors je les garde en début d'après-midi et c'est un temps vraiment privilégié pour eux et pour moi, parce que le matin, avec mes 5 groupes différents, ils sont en plein dans l'autonomie, si on voit les choses de façon positive... Je fais la surveillance de cantine par nécessité financière. Donc à part la récréation où j'ouvre tout juste les mails de l'école, je ne vois plus mon bureau... En plus de ça je demande à être dispensée d'aide personnalisée, comme le permet l'IA mais mon IEN semble refuser cela (je dois 60h, alors que les autres directeurs qui ont une décharge n'en doivent qu'une partie). J'essaie d'aider au mieux ma collègue que j'adore car elle passe son CAFIPEMF. Dans la classe j'ai une enfant très handicapée, mais sans aucun suivi... Elle rend la "gestion" de la classe très dure, même si je n'aime pas ce mot. Et puis elle n'est pas propre, ce qui est dû à son handicap, donc je ne veux pas dire à sa famille de la garder jusqu'à ce qu'elle le soit, sinon elle n'est pas prête d'être en collectivité... Et donc mon atsem, qui est super, passe beaucoup de temps avec elle en classe et pour la changer. Du coup je me retrouve parfois en plein milieu des ateliers avec mes 5 groupes faisant chacun une activité différente, toute seule d'un coup. Ce qui souvent fait que les élèves "détruisent" tout ce qu'ils venaient de faire avant que j'ai pu arriver jusqu'à eux et au moins leur dire que c'était bien ou pas... Encore une anecdote les deux derniers jours avant les vacances : la 3è collègue était absente et on me dit il n'y a plus de remplaçant. J'insiste car chez nous : 28 élèves à répartir ça fait 14 de plus dans les deux autres classes, ce qui est ingérable. Mais rien à faire. Ma collègue devait en plus partir pour une séance d'EPS au gymnase, à quelques rues de l'école, avec la conseillère pédagogique pour préparer son examen du C AFIPEMF. Je me dis impossible de la laisser y aller à 41 élèves, juste avec l'ATSEM. Impossible aussi de la priver de cette séance qu'elle avait longuement préparée. Donc je garderai les élèves de la collègue absente. Au portail le matin, j'invite les parents qui ne travaillent pas à garder leurs enfants à la maison. Il ne reste que 14 élèves en plus des miens. La conseillère péda arrive et me dit qu l'IEN sera très en colère si elle sait que certains enfants sont repartis chez eux, que je n'avais pas le droit de demander ça aux parents, que je devais garder tout le monde ! Mais bien sûr donc 31+28 = 59 enfants dans ma toute petite classe remplie de chaises et de tables, où on circule déjà difficilement. Et s'il y a un accident, je serai encore responsable. Quoi que je fasse, c'est de ma faute! Donc j'ai dit OK : appel au syndicat, explications, désespoir face à ce que je dois faire en dépit des moyens nécessaires, ras-le-bol. A 11h, une remplaçante arrive grâce au syndicat bien sûr... Elle a certes été retirée d'un autre remplacement mais je n'ai aucun scrupule puisqu'elle vient d'une école de 11 classes, où ce sont seulement 2 élèves par classe qui ont été répartis. Alors je sais que mon portrait va encore être affiché sur les murs de l'inspection et servira de jeu de fléchettes, mais JE M'EN FICHE COMPLÈTEMENT.
Sinon on a une excellente ambiance à part tout ça dans l'école, ceux qui y passent pour travailler voudraient tous y rester, les parents nous soutiennent aussi et c'est très important. Mais je me sens de plus en plus crouler sous le poids. Je crois que je n'ai plus d'énergie. Et je dois me faire inspectée je pense cette année alors j'essaie de tenir encore un peu, encore un peu... Je pense que de l'extérieur les gens pensent que je gère tout ça, mais en fait je n'en peux plus. Je ne suis pas satisfaite de ce que je fais. Je suis en colère car je veux faire plus pour ma classe et je veux faire plus pour la direction, mais chez moi c'est dur d'avancer avec mes enfants qui ont 4 et 1 ans, mon conjoint en formation... Et à l'école je ne peux pas y aller seule. J'ai envie de crier STOOOOP. Mais je me trouverais trop lâche d'abandonner. Je ne sais pas si je dois faire mon mouvement et demander une autre affectation, être adjointe c'est bien. M'occuper seulement de ma classe... Mais mon conjoint, qui lui aussi n'en peut plus de me voir vivre avec tout ça, me dit que je regretterai la direction... Je ne sais plus du tout où j'en suis. 
Le plus dur pour moi c'est le sentiment d'injustice. Je n'accepte pas le fait de ne pouvoir faire évoluer la situation, que ce soit nous qui devions subir sans arrêt, en baissant le regard quand on croise cette gardienne. Ce qui est dur c'est de trouver le courage de remonter le moral de l'équipe, quand moi-même je ne crois plus au dénouement de ce problème. Notre force c'est notre solidarité à l'école. Je sais que si je laisse tomber, si je décide de partir, beaucoup feront de même. Et je trouve si dommage que ce soit nous qui quittions cette école car ça pourrait être un endroit merveilleux pour les adultes qui y travaillent et les enfants : petite structure, sur les hauteurs de la ville, on a beaucoup d'espace, une grande cour, ... Je manque de deux choses qui sont liées : du temps et du courage. Si j'avais le courage de me rendre à l'école pour travailler seule, je n'aurais pas l'impression que tout ce que je fais est inachevé. Ou en tous cas moins, car c'est sûr on se dit toujours qu'on peut mieux faire, ou plus. Mais là, sans faire la capricieuse, c'est dur : de 8h à 17h30 je suis à l'école, je mange en un clin d’œil, je suis sans arrêt interrompue par les ouvriers qui viennent faire ceci ou cela, par le téléphone qui sonne toutes les cinq minutes alors que je suis en classe (je n'ai même pas un répondeur) et comme je n'ai pas de décharge impossible de dire "rappelez-moi tel jour". Et c'est vrai que je passe énormément de temps en "relations sociales" entre les familles, les services sociaux, les services municipaux, de santé ... car certaines familles se trouvent dans des situations peu commodes... Et pour moi ça c'est une chose prioritaire : faire le lien entre les différentes personnes qui prennent en charge les enfants.
Alors j'ai décidé pour l'instant d'abandonner ce qui pour moi n'est pas une priorité mais je sais qu'à un moment donné j'aurai le revers de la médaille, et ça sera sûrement le jour de mon inspection. Notre IEN vient d'arriver sur la circo et elle est très à cheval sur le règlement, les textes, la Loi. Ce qui est bien je trouve, mais peut parfois conduire à certains excès qui n'ont aucun sens je pense.
Alors ce n'est pas trop un manque de reconnaissance de l'administration qui pose problème. En fait ils me disent : c'est bien ce que vous faites, on vous soutient, il faut encore patienter. Mais au final au quotidien ils n'y sont pas. C'est un rythme de dingue, des responsabilités et ça demande un minimum de moyens accordés. Avant les vacances au Conseil d’École j'ai dit à tous : je n'ai pas de décharge, ce qui sous-entend que dans cette école être directrice est une simple fonction symbolique, qui ne prend pas de temps spécifique. Je décide donc d'ouvrir les mails si j'ai du temps aux récréations, de ne répondre au téléphone que de 10H à 10H20 et de 15h à 15H20. Et c'est tout. Je porterai la banderole de Directrice comme une Miss France et ça s'arrêtera à ça ! Je plaisante mais c'est sérieux quand même !
Sinon les conseillers péda de notre circo sont très bien. Ils veulent juste me mettre en garde des possibles retours de l'IEN. Ils savent que je ne suis pas du genre à me laisser faire si je pense être dans mes droits et je sais qu'ils aimeraient parfois que je ne réagisse pas, que je laisse couler mais c'est plus fort que moi. Je respecte mes supérieurs, MAIS eux aussi doivent suivre ce qui a été décidé au-dessus d'eux. Ce n'est pas normal d'avoir peur de façon irraisonnée de  son supérieur non ? L'an dernier j'ai été "punie d'inspection" par l'ancienne IEN. En visite dans l'école pour une autre inspection, elle m'a hurlé dessus devant les parents d'élèves me donnant l'ordre de retirer les papiers envoyés par le collectif RASED que j'avais affichés informant les familles des suppressions de poste. J'ai refusé de les retirer sachant que j'étais dans mon droit, et que d'autres écoles avaient même des banderoles devant leur portail. Alors elle m'a donné tous les noms qu'elle pouvait : incapable, ... Me disant que je faisais de la politique, et que puisque je refusais de lui obéir elle annulait mon inspection. Nous devions nous entretenir et arrivées dans la salle de réunion, je lui ai tiré une chaise et me suis mise à une autre. Elle s'est avancée, s'est plantée à côté de moi et m'a dit "levez-vous, c'est ma place ici". Je ne me suis pas démontée et lui ai répondu comme les enfants le font qu'il n'y avait pas écrit son nom sur la chaise (d'autant qu'il y avait une dizaine de chaises vides également). Alors je sais qu'on peut penser que j'ai un problème avec l'autorité mais pour moi j'ai un problème oui mais avec l'autoritarisme. Parce que c'est INJUSTE. 
En fait je suis démoralisée parce que je me dis que c'est impossible de rendre réel tout l'idéal qu'on a en soi en tant qu'enseignante. Cette école à laquelle on croit tous ici sur ce blog génial, je la vois s'éloigner tous les jours de moi. J'ai l'impression qu'on veut me forcer à abandonner cet idéal. Toutes ces contraintes, toute cette pression sont complètement anti-productives, elles m'épuisent.
Voilà est-ce que je vais t'envoyer ce message si long, si pathétique ? si j'appuie sur envoyer tu m'excuseras ? Mais ici c'est le seul lieu d'échange libre que j'ai, sans être jugée car je ne dois rien à personne ici... Et pour ça je te remercie : cette terre d'idéal je la touche au moins du doigt grâce à ma souris et mon ordi. Ton site est vraiment fabuleux, j'admire ton travail et surtout ton projet de communication. Cela doit être un des secrets je crois de la réussite de ton site : tu sais transmettre, communiquer avec les autres et les faire communiquer ensemble. C'est ça l'essence de ce métier, non ? 

 

Publié dans la salle des maîtres

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Lorenzo 26/11/2012 22:00


Bravo Loreleï, ton commentaire m'a beaucoup touché, ton courage ausi. Tu souffres comme beaucoup de nous mais tu es vaillante devant la tache. Bravo pour oser affronter la hiérarchie ! Je
n'ai jamais eu de problèmes avec mes IEN mais gare à celui qui me manquera de respect, je ferai comme toi. Les points en moins à mon inspection, je m'en fous complètement ! Les petits chefs qui
nous font ch*** pour un oui ou non ne seraient même pas capable de faire le tiers de ce que tu fais. Résistons. Je suis directeur depuis 7 ans et parfois je sens que je commence à saturer. Comme
on l'a dit, ne prends pas les choses trop à coeur : notre administration ne nous donne pas les moyens humains et matériels d'accomplir notre tache. Tu n'es pas responsable de toute cette
situation. Installe le répondeur. Pour le soutien, tu bidouilles : tu notes administrativement "30 min de fait" mais en réalité tu auras passé ce temps à régler un imprévu ou à faire ce
qu'on ne te donne pas le temps de faire. Protégeons-nous, notre santé, et le moral des troupes ! Courage !!

isa 27/11/2012 12:04



tout à fait d'accord avec toi, ça fait plaisir de lire toute cette solidarité !



Stasia 18/11/2012 20:27


Au fait Pascal Oudot, tu n'étais pas mon directeur de colo à Montalivet il y a...longtemps ? 

Stasia 18/11/2012 20:25


Un petit message bien en retard Loreleï. J’ai décroché du blog et de l’école pendant les vacances et n’ai pas eu beaucoup de temps pour moi la semaine dernière mais j’ai été très émue par ton
message de détresse. Que rajouter de plus que les collègues qui t’ont apporté leur soutien ? Tiens bon, relativise, demande un poste d’adjoint ou que des directions avec décharge… Mais
surtout, prends soin de toi, profite de la vie, donne-toi des priorités en sachant que l’école n’est pas la première. Pour le boulot,  note les choses à faire par ordre de priorités.
Donne-nous de tes nouvelles et courage !

Claire 15/11/2012 22:20


plein de courage Lorelei; prends soin de toi

Lorelei 15/11/2012 07:54


Bonjour Ermeline, justement les problèmes continuent en cette rentrée et je pense que je vais faire comme toi et prendre la porte de sortie si j'y arrive au prochain mouvement... Merci en tous
cas, à bientôt!

isa 15/11/2012 15:00



en attendant Lorelei, il faut tenir et tu es une personne courageuse, n'hésite pas à parler de ta situation partout, alerte, ne te laisse pas intimider... Moi je reste à tes côtés
!



Ermeline 14/11/2012 22:32


Tu es plus courageuse que moi: après 2 ans et sur le point d'être nommée directrice en Belgique, je suis retournée dans ma classe, blessée par le harcèlement verbal d'une collègue et la violence
physique et verbale d'une mère... malgré toute une école, un inspecteur et des collègues qui me soutenaient... je suis partie avant d'être foutue en l'air malgré tout ce que j'aimais dans cette
école et cet emploi... Prends soin de toi!

Lorelei 11/11/2012 09:05


Zailie, le snuipp est avec moi depuis mon entrée à l'IUFM, et je peux te dire que chaque année ma cotisation est bien amortie ... Je dois même amortir celle de collègues qui ne les contactent pas
! Et je remercie nos délégués syndicaux et notre secrétaire général, car ils font vraiment un travail génial. En effet, à chaque fois que j'ai rencontré l'IEN à l'inspection, ils m'ont
accompagnée.


Joëlle, si tu savais combien de scénario de ce genre j'ai imaginé ! Et OUI, ça fait du bien d'en rire, heureusement que le rire est là pour prendre du recul face à tout ça. Je ne suis pas
retournée à l'école, enfin juste une fois pendant ces vacances pour être avec ma collègue future conseillère péda qui
avait besoin d'être dans sa classe. Et c'est bien des vacances sans école! Mais demain ça va déménager, j'en suis bien consciente! Je m'en vais faire le compte-rendu du Conseil d'Ecole et les
demandes de travaux et de REPONDEUR!!


Merci pour ces jours de partage, bonne rentrée à vous tous!

Pascal Oudot 10/11/2012 21:04

Le GDID est là pour vous aider, sur son forum public (ou privé), par téléphone... Aucun directeur ou directrice n'est seul, nous sommes tous dans la même mouise: http://www.dirlo.fr/

isa 10/11/2012 22:58



merci



Géraldine 10/11/2012 18:31


Je rejoins les collègues. Tous les commentaires expriment la même chose : DEBRANCHE !!!!


 Penser à soi, prendre soin de soi n'a rien d'égoïste ! On ne peut pas tout gérer, être à 200 % dans tout ! La vie se charge bien de nous le rappeler.
Alors essaie de déléguer,d'établir tes priorités,  de prendre du temps pour toi et ta famille, pour ta classe. Je te souhaite beaucoup de courage pour affronter ta situation (qui m'a fait
frémir de rage !!!) mais il me semble que tu n'en manques pas !N'oublie pas : Un jour ( et /ou un problème) à la fois ! La vie est trop courte pour ne pas la savourer

Joëlle 10/11/2012 17:42


Bon, alors je viens d'avoir une idée pour que tu puisses te rendre à l'école pour travailler quand tu en as envie


1 - Tu prends dignement ta banderolle de directrice portée comme miss France


2- Tu te fais accompagner d'un chien. D'un GROS chien. TRES gros. Si tu n'en as pas encore, tu en adoptes un. Si tu vis en appartement ou que ton mari n'en veut pas, tu le loues, tu l'empruntes,
ou tu le voles pour 2 ou 3 heures. Faut pas lésiner sur les moyens.


3- Tu passes hardiment, sans baisser les yeux, devant l'appartement de ta gardienne irascible. Si elle sort, tu soutiens fièrement son regard, san un mot, en caressant délicatement le cou de ton
nouvel ami molosse


4- Tu t'installes, sereine, dans ta classe ou ton bureau en chantonnant, le chien couché à tes pieds, et tu y restes le
temps que tu veux 


5 - Tu fais le même trajet en sens inverse pour rejoindre ta voiture. Tu poses ta banderolle dans la boîte à gants : tu l'auras sous la main pour la prochaine fois.


5 - Tu donnes les quelques bonnes croquettes que tu auras achetées au préalable au chien. Il ne comprendra pas pourquoi, mais toi, SI !


Pardon, pardon... Je ne suis pas sérieuse ! Ce commentaire n'élèvera pas beaucoup le débat... Mais il faut bien rire un peu !


En tout cas, vu le nombre de commentaires, voilà un sujet qui touche ! Tu vois, Loreleï, tu as réellement ouvert une vanne : beaucoup en ont profité aussi pour libérer leur parole, tu n'es pas
seule dans ton cas (ce qui, je l'avoue, ne change pas grand chose pour ta situation !!!)


En tout cas, on te soutient moralement et on espère que la prochaine période sera plus sereine.


Mille excuses Isa, j'appuie sur "publier ce commentaire". Tu peux faire sauter mes bêtises, je ne t'en voudrais pas !

isa 10/11/2012 18:05



ben non tu sais bien qu'ici on aime aussi rire et c'est d'ailleurs ce qui soulage et fait retomber la tension, ça devrait être généralisé dans toutes les écoles ! J'ai le souvenir
d'éclats de rire et parfois même de crises de rire à en avoir mal à la tête mais quel bien-être , oui je sais c'est contradictoire mais je reconnais que quand la pression dans la tête se faisait
sentir c'était le signe d'un bonheur partagé. Moi j'avais pensé à la tenue camouflage " mur d'école"avec drapeau blanc en cas de rédition "sauvetage", et entrainement à l'évacuation "rampage sur
les coudes" et rouler boulage pour atteindre sa voiture. Mais bon c'est salissant !



claude 10/11/2012 12:12


bonjour lorelei,


quel courage et quelle détermination derrière ton témoignage.


je voulais te parler des couches pour ta petite  élève, du répondeur france télécom 3103, de ta non obligation de répondre à tous les coups de fil, du fait qu'il est impossible d'assurer la
même sécurité aux élèves à 30 qu'à 48!!!!!!(quelle aberration de devoir l'expliquer à un conseiller pédagogique!!!!) et que donc je ne trouve pas anormal de demander aux parentsqui ne travaillent
pas de garder leurs enfants ... mais tout a été dit .


deux points quand même je pense qu'il existe un document officiel qui te permet de ne pas faire les 60 heures d'aide perso (je demande à mes collègues si on ne te l'a pas donner plus haut), dans
mon école (favorisée!!! puisque 4 classes donc 1/4 de décharge) on aide la directrice. Comme j'arrive plus tot le matin je lis les mails, je m'occupe de la coop et du matériel de l'école (petits
travaux à demander ou mobilier à changer), une autre collègue s'occupe de la photocopieuse, toner. Petites gouttes d'eau ....mais je pense que ça aide un peu.


Quelle chance d'avoir une bonne équipe, n'hésite pas à leur demander de l'aide (peu etre le fais tu déjà )car lorsqu'on ne connait pas la fonction on ne se rend pas toujours compte de la charge
de travail.


mais je serai plus méfiante pour la gardienne. Cela tient à mon histoire personnelle,  j'ai eu des démélés avec une maman atsem et heureusement que la collègue, prise à parti au départ,
était restée car elle a pu témoigner de ce qui c'était réellement dit. Ce qui me fait dire toujours un témoin, mais bon.


 


Quant à ce site et bien oui c'est une oasis d'idées, d'informations, de témoignages. C'est la salle des maîtres de mes rêves et lorsque je peste pour telle ou telle raison dans mon école et que je me sens seule j'aime à voir que vous pensez comme moi!


 


merci isa


bravo lorelei

Tilékol 10/11/2012 12:00


Il ne s'agit pas de résister au stress - c'est impossible...


Ce travail ne doit pas être comme un match de boxe.


Il faut penser sa vie dans sa globalité, repérer ce qui est vraiment indispensable et se focaliser sur les choses indispensables.


Il faut également savoir relativiser et faire le tri entre les choses vitales et le reste. On ne peut PAS tout faire, surtout lorsqu'on n'a aucune décharge.


Par contre, le rôle du directeur CONSISTE à s'occuper des problèmes, et il ne faut pas commettre l'erreur de se braquer lorsqu'il y a un souci, parce que justement le directeur (ou la directrice)
est là pour ça. Pour les problèmes, pour la communication, pour l'organisation.


Quel que soit le niveau de décharge, ces trois points seront toujours là.


 

isa 10/11/2012 12:18



tout à fait, il s'agit bien de changer sa perception des contraintes et de revoir ses propres attentes.



Tilékol 10/11/2012 09:12


Bonjour


D'abord, commence par respiiiirer...


Ensuite, voici ce que m'inspire ton article : 


Il y a quelques années, je me suis mis en dispo de l'Education Nationale et j'ai monté une entreprise.


Je me suis rapidement trouvé pris dans le tourbillon que tu décris : gérer le téléphone, les mails, l'administratif, les clients, et... la production, qui ne devait pas s'arrêter sous peine de
faillite immédiate.


J'ai du apprendre tous les métiers, du secrétariat au commercial, choses que je n'imaginais pas au début, étant donné que ce qui m'intéresser c'était la création et la production.


...J'ai surtout dû apprendre à M'ORGANISER. Cela a été progressif, ça s'appelle "l'école de la vie". Et un beau jour, je me suis rendu compte que j'avais gagné : j'étais nettement moins stressé
et tout "tournait" sans accrocs...


Ma dispo terminée, je suis retourné faire mon premier métier : enseignant. Puis j'ai accepté le poste de directeur de mon école.


Et là, j'ai fait un parallèle avec mon activité dans l'entreprise, à l'énorme différence près qu'il ne m'incombait pas de produire et de vendre suffisamment pour payer tout le personnel !


J'ai donc mis en place les routines que j'avais apprises dans ma "vie antérieure", et je dois dire que je ne suis pas stressé et que ça tourne plutôt bien, malgré quelques petits "couacs"
inévitables et pas dramatiques.


Je t'invite donc à ne pas considérer cette situation comme définitivement catastrophique, et progressivement à apprendre le métier.


c'est-à-dire à laisser tomber le perfectionnisme, à gérer les priorités, et à être "au-dessus de la mélée" et non pas prise dans la tempète.


Plus facile à dire qu'à faire ? Absolument. Ce n'est pas une raison pour ne pas s'y mettre.


Info : je partage mon expérience sur mon blog, je te suggère de visiter les "dossiers tilékol", tu y trouveras des informations utiles.


Et surtout : respire, calmement...


Observe ton article : il y a plein de mots collés les uns aux autres, sans espace, sans intervalle, sans respiration.


Comme ta vie actuelle....

isa 10/11/2012 10:07



bonjour Tilékol et merci de ta visite, décidément Lorelei nous remue tous, tu as complètement raison ,à travers les mots écrits , on perçoit la précipitation à vider un sac trop lourd,
c'est ce qui nous touche parce qu'on ressent profondément le désarroi de Lorelei, rien n'est feint c'est son vécu comme chacun a pu en connaitre à un moment ou à un autre de sa vie. J'apprécie le
parallèle que tu fais avec ton entreprise, c'est juste de poser ce type de distance. Chacun a son seuil de tolérance au stress, certains pourront accumuler sans trop de dégât, certains même en
ont besoin comme d'un moteur, et certains en souffrent terriblement, est-ce l'injustice dont nous parle Lorelei ? Quand sait-on qu'on est arrivé en haut du seuil ? Là aussi, il y a apprentissage,
la répétition finit par "endurcir", mais reconnaissons que ce métier de directeur est bien mal préparé et que l'apprentissage sur le "tas" peut en laisser beaucoup sur le carreau. A travers ce
petit débat que nous avons, nous voyons combien la parole est importante pour aider à soulager dans un premier temps, combien l'aide de l'équipe est primordiale et combien un statut et une
véritable formation sont nécessaires.



Claire 10/11/2012 00:42


recoucou je rajoute juste que par contre j'ai toujours toujours tenu au courant mon IEN des difficultés que je rencontrais, lui soumettant mes questionnements et parfois même des idées, mais
surtout mes difficlutés!  lui demandant coseil pour telle ou telle chose! je lui écrivais par courrier ou parfois juste mail mais je savais que comme ça il y avait un écrit. 


du coup qd j'ai dû l'appeler en larmes à bout de nerfs en fin d'année, il n'a pas été trop surpris ...et m'a bien conseillé (humainement parlant! oui de l'humain dans tout cela!) et quand la
nouvelle directrice qui a pris mon poste  s'est adressé la première fois à cet IEN pour lui demander de passer  à mi temps car charge trop lourde, il savait déjà de quoi elle parlait et
a été de suite entendue! merci à cet IEN; juste être "entendue" au moins une fois m'a fait du bien, "humainement" parlant!

Claire 10/11/2012 00:18


Courage fuyez!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


ma pauvre Lorelei; je viens de lire ton texte et je t'écris sans avoir encore lu les 37 commentaires;


tu décris ce qu'on appelle de nos jours la "souffarnce au travail"; c'est plus des mauvaises conditions là; ce sont des conditions impossibles qui mettent la directrice que tu es en danger;
personnellement car je crois que tu peux rien cahngé, ni la gardienne ni l'ien...ni e fait que personne ne sait tout tout tout ce que tu fais; à part toi; et ton mari


je pense en te lisant que tu vois encore bcp les choses positives de ton école et que tu as toute la foi et que tu veux pas qu'on t'enlève;


je t'admire pour ton courage face à la hiérarchie qd tu es dans ton droit ça je ne savais pas faire malgré mes 14 années de direction (mes 14 premières années dans le métier!)et dans petites
écoles donc sans décharges et avec du multi niveaux bien sûr , sur 3 ou 4 classes avec tjs des CP dedans


voilà 2 ans que je suis devenue adjointe........... ouf! je savais pas qu'on pouvait ne pas courir dans le couloir, prendre le temps de manger, et même manger correctement, et même manger
correctement tout en parlant de boulot et aussi d'autres choses de la vie avec mes collègues ;


arriver le soir et avoir encore de l'énergie pour ma fille (c'est je crois le point qui m'a définitivement fait pencher ma balance.. ma fille. je pouvais plus accepter que ce soit elle qui paie
pour tout ça...malheureusement... ja'avis pas le droit, et pour moi pas le droit de me ruiner ma santé (burn out)


et je savais pas que je pouvais reprendre à ce point mon pied à faire enfin ce que tu décris: mon métier!!! notre métier!!! et en plus je découvre ce site !!!!.........


j'espère que des conseils plus haut t'auront été plus utiles que le mien qui n'est qu'un témoignage de plus qd la charge est trop lourde!


il y a direction et direction, sans décharge c'est dur dur; c'est une fonction très interessante mais à quel prix;


plein de courage en espérant que tu puisses alléger tes heures d'AP , que la gardienne ne soit bientôt plus là; bref que tes conditions s'améliorent!


 


 

zailie 09/11/2012 17:32


Bonjour LoreleÏ,


Beaucoup d'émotions dans cet article et dans les réponses, qui me font revivre ce que j'ai vécu aussi un temps...si je peux te donner un conseil, parle à ton inspectrice mais accompagnée d'un
membre du bureau de ton syndicat ou d'un syndicat. Ma décharge de direction (elle a été nommée ailleurs...) était la sécrétaire départementale du snuipp (pour ne pas le nommer). Elle me disait
que l'on est en droit de rencontrer son IEn accompagné, mais que trés peu le font par ignorance.Une amie l'a fait et cela a abouti comme elle le souhaitait.C'est juste un petit conseil mais qui
peut rassurer...(et une deuxième oreille est présente).


je te souhaite beaucoup de courage, n'oublie pas ta famille...le bout du tunnel  est proche..

Lou 09/11/2012 15:45


Bonjour Lorelei,


Je te soutiens. Je suis passée par là. Protège-toi! Tu as le droit d'aller dans ton école, tu as le droit de ne pas faire 60 h si l'IA l'y autorise,tu as le droit de te faire inspectée (et ton
IEN a la devoir de le faire) tu as le droit de prendre le temps de faire ton métier avec passion sans crouler sous l'administratif! Je te dis ça en sachant combien il est difficile de
vouloir faire bien sans en avoir la possibilité en terme de temps, de moyens humains. J'ai longtemps essayé de trouver des solutions en discutant. Au final, et avec le soutien de mon équipe,j'ai
découvert qu'un écrit bien formulé, signé du conseil de maîtres et en copie aux intéressés nécessaires  passe beaucoup mieux...(que ce soit au niveau municipal ou hiérarchique)C'est triste
mais c'est comme ça. Ton IA t'autorise à ne pas faire les 60 h, tu lui écris directement, avec copie à IEN, en l'informant que "comme il t'y autorise, tu mettras à profit le temps des 60 heures
pour ...et tu détailles tout ce que nous expliques et qui est effectivement prioritaire pour le bon fonctionnement de l'école, la vie de l'école, la vie des familles qui en ont besoin!!! ET
j'insiste, tu ne demandes pas d'autorisation, tu informes!!! ET puis c'est tout!


Pour les messages des parents, tu leur dis que c'est compliqué pour toi, tu leur dis que tu veux rester à leur écoute mais qu'il faut laisser un message seulement en cas d'urgence; demande leur
de favoriser les mails pour signaler les absences


Pour tes prep, tu trouves une copine pour t'accompagner 2 ou 3 fois à l'école, tu fais ce que t'as à faire ET tu n'y vas plus le week-end! parce que tu as une vie!!!


Bon courage!


 

Joëlle 09/11/2012 15:28


Je rêve à un temps où tous les inspecteurs s'appelleront Didier...

isa 09/11/2012 15:46



 pour tous les Didier en devenir !
ça finit toujours en rigolade ici , on ne peut pas être sérieux deux secondes ....



Joëlle 09/11/2012 12:30


C'est incroyable cette PEUR panique des inspecteurs et des inspections !


Il faut réellement que ça change !


On te confie de septembre à juin l'animation et la sécurité de 3 classes, 3 ou 4 collègues, environ 90 gamins (et les 180 parents qui vont avec...), des ATSEMS, les relations avec l'IA et la
mairie, j'en passe et des meilleurs : tu es donc une personne à priori responsable et censée.


Et UNE personne te bouffe la vie : L'Inspecteur (avec un GRAND I) qui passe 1/2 journée à fouiner dans les locaux...


Mais de quel droit ? Son boulot consiste à conseiller, aider, faire progresser, pas de casser !


Ca m'énerve ça !


A quand des rapports NORMAUX ? Ce n'est pas normal d'avoir à se méfier des réactions de son supérieur hiérarchique !


Heureusement, tous les inspecteurs ne sont pas comme ça. J'en ai connu beaucoup (parce qu'en effet, ils passent 3, 4 ou 5 ans dans la circonscription puis sont souvent nommés ailleurs et on en
n'entend plus parler...). Beaucoup ont été des plus agréables ! Rassurez moi ! Il en reste ???


Et je trouve tes conseillers pédagogiques bien frileux et "mous du genou". Ils sont là eux aussi pour relayer les problèmes et ne pas faire les bénis oui oui.


Ce n'est surtout pas contre toi que je m'énerve, Loreleï, tu l'as bien compris. Mais tant qu'on n'osera pas demander un rendez-vous, dialoguer,
écrire, parce qu'on est paralysé par la peur de l'opinion d'une bonne femme qui peut faire la pluie et le beau temps sur nos carrières, ça n'avancera pas. Pourquoi se retrouve t'on comme une
petite fille prise en faute à l'école alors qu'on n'a rien à se reprocher ?


Zut à la fin !


Je m'énerve, je m'énerve toute seule !!!...


En tous cas, bonne reprise à toi lundi. Pense plutôt à toutes les bonnes choses que tu vas engager (tu as l'air d'avoir de supers collègues, Noël arrive, instant magique à la maternelle...).


Et prends du recul avec l'inspectrice. Une note, c'est pas grand'chose. Mais je comprends que cela n'arrive que tous les 3 ou 4 ans, et on se prend en pleine face les reproches. Pense plutôt à
TOUT CE QUE TU FAIS DE CHOUETTE (sophrologie...)

isa 09/11/2012 13:39



et bien figure toi Joëlle que c'est grâce à un inspecteur que la tribune libre est arrivée sur ce blog, je réfléchissais à une interactivité du blog quand j'ai reçu un mail d'un
inspecteur qui voulait m'écrire un article et me demandait si cela m'intéressait. J'ai parfois le sentiment que lorsqu'on désire fort les choses, elles arrivent à nous , c'est exactement ce qui
s'est passé pour moi à ce moment là. Petit rappel en hommage à cet inspecteur qui a osé  et Vanessa lui avait répondu ICI . Il a ensuite été nommé à un poste plus important et a quitté la blogosphère... Si tu nous lis Didier , coucou !



Lorelei 09/11/2012 10:56


Merci Christine et Charlie. En fait nous avons eu déjà deux réunions d'équipe pour la petite handicapée, que je n'accueille que le matin, et c'est déjà trop pour tout le monde. Notre ERH lui a
trouvé une place en IME, mais il faut se dépêcher de monter un dossier MDPH. La famille va visiter l'institut fin novembre.


Pour l'aide perso, le syndicat m'encourage à demander par écrit à l'IEN d'en être dispensée. Mais les conseillers péda me disent qu'elle va refuser. Et que ça pourrait nuire à mon inspection,
juste le fait de soulever la question. J'ai relu les textes sur le temps de service des enseignants et il est bien écrit que les directeurs sans décharge peuvent avoir 10h de moins à faire pour
l'aide perso, sous réserve d'accord de l'IEN. Mais c'est toujours la même question... Je demande ou pas ? Charlie, je me rends sur ton blog aussi, je reçois ta newsletter. On est un peu maso nous
les directeurs... Tout ça mériterait une psychanalyse de la direction d'école ! Mais merci vraiment...

isa 09/11/2012 11:51



la question à te poser est "qu'est ce que je souhaite vraiment ?", si tu espères être déchargée de ces 10heures d'aide perso, alors va dans cette direction là et demande ce que tu peux
légalement demander.En admettant que tes conseillers pédagogiques (un peu beaucoup trop sur la défensive selon moi mais ils ont sûrement leurs raisons) disent vrai et que l'inspectrice n'apprécie
pas, quel est le risque ? Nuire à ton inspection ? C'est à dire qu'elle arrive avec un à priori sur toi ? Crois tu vraiment que ce que tu fais dans ta classe et pour ton école ne plaide pas en ta
faveur ? Penses-tu vraiment qu'une moins bonne note va jouer sur ta carrière ? bref où est le risque ? Tu vois bien Lorelei que l'émotion prend souvent le pas sur la raison, dés que tu te mets à
raisonner sans laisser ton affect brouiller ta vision des choses, tu arrives à la conclusion que ta première idée était la bonne.



Charlie 09/11/2012 10:18


Bonjour Loreleï. J'arrive un peu après la bataille et beaucoup de choses pleines de bon sens ont déjà été dites.


Je comprends ton découragement, régulièrement je me demande comment je vais me reconvertir tant les moments de découragement sont nombreux.


Mais je pense qu'il faut se raccrocher à ce qui marche bien. Je pars maintenant du principe que tout ne peut pas foncitonner en même temps : ma première année en tant que directeur, un parent a
menacé physiquement une collègue (tout le monde avait peur d'aller à l'école), la seconde une autre a accusé une maîtresse d'avoir tapé sur sa fille, deux enfants ont été oubliés dans un car, une
dame semait la zizanie et volait des choses dans les classes... Bref, de quoi bien s'amuser !


Tout ça pour dire que ce sont souvent mes collègues qui me reboostent pour ne pas abandonner. Et d'autres collègues directeurs (surtout une d'ailleurs) que j'appelle quand j'ai une question ou un
coup de mou.


En tout cas, tu dois faire une chose : te PROTEGER et penser à toi et ta famille, qui est le terreau de tout. Vihyko a raison quand elle dit que faire le mouvement peut être une solution pour ta
santé, même si tu ne veux pas quitter ton école et tes collègues, ce que je peux comprendre. Perso, si je suis encore dans mon école, en étant directeur, c'est pour mes collègues et mes élèves.


Je relaie ton message aujourd'hui sur mon blog dédié aux directeurs. Cela permettra aussi un échange pour t'aider à remonter la pente. http://charlie.eklablog.fr


En tout cas, bravo pour ton courage.

isa 09/11/2012 12:03



merci Charlie de faire le relais, plus nous en parlons et plus nous aidons les directeurs. Et rien n'est plus parlant qu'un témoignage !



christine g 09/11/2012 10:10


parler à l'ien oui...envoyer un courrier à l'ien: non...  c mon sentiment personnel laisser une trace écrite alors qu'on ne sait pas à qui on a à faire je me méfie encore!


pour ton petit handicapé notre médiateur est intransigeant on ne prend pas à temps complet....on adapte les formules d'inclusion.. réunir au plus vite une réunion éducative pour décider des
modalités d'accueil pourquoi attendre Noël? Notre inspecteur est disposé à recevoir les familles pour les faire avancer en ce sens pourquoi pas chez toi?il demande également à ce qu'on lui
consigne tous les incidents quand l'enfant est en danger ou met en danger autrui pour alimenter son dossier de prise en charge. on connait bien mal la"panoplie" d'aides que nous avons à notre
disposition....


pour l'aide perso la directrice de l'école (3classes) a bénéficié de ce temps dégagé pour la direction là encore je ne comprends pas c'est un droit, les inspecteurs ne font pas la pluie et le
beau temps ils sont eux aussi régis par des textes, non?


pour tes mails ou courriers ...qui oblige à les lire à l'école? le faire de chez soi quand toute la tribu est occupée ne serait il pas plus agréable? comment fait-on pour se retrouver sur ce
blog: à nos moments perdus, que dis je, nos moments de liberté! 


ça sert à quoi la culpabilité? pourquoi est on toujours stressé dans ce boulot? hein dis isa t'as un petit article rationnel là dessus??

isa 09/11/2012 11:11



ah Christine ta question est intéressante, j'ai répondu à Reinette sur un autre article que ce métier est enthousiasmant mais qu'il provoque de fréquentes remises en
question. Comme dit Freud, il y a des métiers "impossibles". C'est compliqué d'être dans le relationnel sans être dans l'affectif, c'est notre professionnalisme qui va au fil des années nous
guider et nous mettre à la bonne distance. Mais il y a d'ores et déjà pour moi deux changements importants à opérer, d'abord il faut arrêter de vivre ce métier en solitaire, ce n'est plus
possible, il faut absolument s'appuyer sur une équipe. Je sais que des conditions de travail, de temps font que cette démarche ne trouve pas d'écho, mais tout est à gagner dans cette nouvelle
organisation, le partage et la solidarité sont les bases de la confiance en soi. Les jeunes n'ont pas à tout reconstruire comme nous l'avons fait parce qu'on nous disait que c'était comme ça, les
jeunes ont besoin de notre expertise pour ne pas se décourager comme Lorelei, on voit bien qu'elle va gagner un temps précieux dans ses prises de décision grâce à vous et à vos conseils mais
aussi à votre réconfort. Je crois qu'il y a une réelle réflexion à mener dans chaque école pour changer, c'est le prix de la réussite.


ensuite, un autre aspect à mon avis  plus compliqué à atteindre est celui de notre représentation de l'erreur , j'ai fait
un article pour mener cette réflexion en
direction des élèves mais il s'agit de l'appliquer à nous-mêmes. Quand allons nous regarder nos erreurs, nos défaillances comme des tremplins et non pas comme des "fautes" ? Quand allons nous
accepter que celles ci soient bénéfiques et formatrices , qu'elles représentent pour nous un vrai challenge et qu'elles nous portent vers notre évolution personnelle ? Quand allons nous vivre en
bien et non en mal donc en culpabilité comme tu dis Christine nos cafouillages, nos mauvaises interprétations, nos oublis, nos ratages ? Bien sûr que nous avons à faire du mieux que nous
pouvons mais avancer sans se prendre les pieds dans le tapis, c’est impossible. Ce désir de perfection est un véritable obstacle à l’ estime de soi. Et c’est dans une révolution mentale que nous
pourrons  mieux apprendre et de manière plus apaisée.



Véronique la néophyte 09/11/2012 09:09


Chère Lorelei,


Ironie du sort, je lis ton message poignant, où on te sent proche du burn-out, alors que je suis en train de remplir ma lettre de motivation pour m'inscrire à la liste d'aptitude aux fonctions de
directeur , fonction que j'assume en tant qu'intérimaire depuis la rentrée ! 


Ton témoignage montre bien, s'il en était besoin, combien notre fonction est compliquée à gérer et demande de la souplesse de la part de notre hiérarchie pour nous permettre d'assurer nos
missions si diverses avec un peu plus de sérénité. Il nous faudra tenir bon, avec nos syndicats, pour obtenir une revalorisation effective et des aménagemnts du temps indispensables, dans la
prochaine réforme en court (ouverture des négo en mars 2013 ?)


J'ai la chance d'enseigner dans une ville où l'inspecteur et l'équipe de circonscription (composée en grande partie d'anciens directeurs) sont bien conscients des difficultés que nous rencontrons
et sont ouverts à de nombreux aménagements, un peu "hors-cadre" : pas d'obligation d'Aide perso pour les directeurs débutants, possibilité de proposer une rentrée décalée à notre classe pour être
pleinement disponible en tant que directeur le jour de la rentrée... etc...


Pour autant, j'ai vécu la première période sur les charbons ardents (8 classes /1/4 de décharge), avec des moments intenses de découragement, et des heures et des heures consacrées à mon boulot.
De mon côté, c'est ma préparation de classe qui en a le plus pâti (avec la culpabilité qui en découle immanquablement). Je vais essayer de rectifier le tir pour la période suivante et me consacrer d'avantage à mes petits bouts (27 PS), mais en sachant, avec humilité que les tâches qui nous incombent ne
tiennent pas dans un emploi du temps "normal" de  personne "normalement constituée" et qu'il faut qu'on apprenne, sans se faire trop de noeuds au cerveau, que le monde tournera quand même et
nos élèves pourront tout de même vivre une scolarité harmonieuse si on n'a pas rendu à temps le papier x ou y, ou si nos ateliers manquent parfois un peu de cohérence pédagogique !


Je crois savoir que les périodes les plus difficiles pour les directeurs sont septembre/octobre et mai/juin. Donc, tu devrais pouvoir un peu te restaurer en attendant le prochain "coup de feu"
qui ne manquera pas d'arriver de toute façon, mais c'est ce qui fait aussi un des côtés passionnants de notrre travail : les inattendus qui nous obligent sans cesse à inventer des solutions, et
surtout pas tout seuls mais en mettant en route les partenaires autour de soi : circo, mairie, collègues, parents,...


Je pense que tu ne pourras pas faire l'économie qu'un entretien, les yeux dans les yeux, avec ton inspectrice. Essaie peut-être, avant, si tu le sens mieux, d'en parler avec un membre de l'équipe
de circ avec lequel tu te sens le plus en confiance. Ils peuvent être de bons intercesseurs.


Le répondeur bien sûr, indispensable !


Je te conseille aussi d'abandonner le temps cantine : si tu fais le compte de l'argent que ça te rapporte par rapport à l'énergie que ça te demande, ton choix sera sans doute vite fait... même si
je sais que parfois, les pressions financières font loi et j'espère que ce n'est pas ton cas.


Je te souhaite de belles aventures pour la suite, dans ta vie personnelle, familiale et professionnelle. Merci infiniment pour ton témoignage. Bon courage pour la gestion de ta "sorcière" (la
gardienne !). Rassure-toi, on en a tous une (parfois une collègue, ou un parent, ou l'inspectrice, ou une ATSEM !!!) ! Surtout tiens-nous au courant des évolutions.

Lorelei 09/11/2012 08:36


Bonjour,


Je me suis consacrée à mes enfants hier après-midi et on est allé au ciné en amoureux hier soir (j'en avais bien besoin...), alors je lis vos réponses ce matin et elles me réchauffent le coeur !
C'est vrai que je dois inverser le poids des priorités entre ma famille et le travail. Et que je dois mettre en oeuvre tous les conseils que vous me donnez pour la direction. Ce poste je l'ai eu
par choix au mouvement, je ne le regrette pas et bien sûr que ça me plaît. Mais il faut que je mûrisse vraiment en acceptant que je ne peux de toutes façons pas tout faire. Faire des choix et
trouver des stratégies pour me libérer du temps ! Et Vihiko et Maud il semblet qu'on ait des traits de caractère communs, comme le dit Isa. Mais en fait je pensais l'avoir déjà perçu en vous
lisant avant! Merci à tous de m'avoir donné de votre temps dans vos paroles d'encouragement...

Annie 08/11/2012 23:20


Bonjour/bonsoir


Je vois que les réponses des collègues sont quasi unanimes....Je fais aussi partie de la grande famille des directeurs non déchargés!


Que tu décides de participer ou pas au mouvement il faut bien finir l'année scolaire sans casse!


Pour le téléphone, s'il est sans fil, tu peux aussi demander aux collègues de s'en occuper (chacun son tour) ce qui évite d'avoir à rappeler 50 personnes après la classe;


Pour le courrier ou les mails je n'ai pas de solution miracle : j'essaie de traiter les urgences et j'entasse le reste; et je viens à l'école le mercredi et le samedi...


Pour ton élève handicapée, le "contrat " avec la famille peut prévoir qu'elle ait une couche type "pull up" (elle est quand même dans un projet particulier de scolarisation) afin de ne pas
mobiliser ton ATSEM en permanence...


Je pense aussi qu'il faut demander un entretien à ton IEN qui est là pour t'aider, et garder des traces de tous les incidents qui émaillent ton quotidien, et notamment tes relations avec la
concierge et la Mairie qui ne te soutient pas vraiment (par mail ça va vite et tu as des AR)


Bien sûr il faut relativiser...faire passer la classe avant la direction, quand c'est possible; mais je pense qu'il ne faut pas hésiter parfois à lâcher du lest sur le temps de classe : comme le
proposait une collègue, on peut proposer une vidéo surveillée par l'ATSEM (si elle est d'accord!) on fait bien ce genre de choses quand il y a des absences (remplacées ou pas) et les conséquences
sur les enfants ne sont pas si graves; on peut aussi mettre tous les enfants en ateliers ludiques une fois par semaine, ça permet d'observer 1 ou 2 gamins et on gagne sur le temps de préparation.


Parler fait du bien et tu as la chance d'avoir des collègues avec lesquels tu peux décompresser ... que te proposent-ils/elles ?


Bon la rentrée c'est fait, les élections c'est fait, le conseil d'école c'est fait, les réunions de rentrée c'est fait, la mise à jour du registre matricule c'est fait (euh moi pas encore) c'est
cool !!


Bon courage et n'oublie pas de profiter des bons moments

Anne-Laure 08/11/2012 21:51


Lorelei, 


ton post m'a beaucoup émue, merci à Isa de nous le faire partager pour essayer de t'apporter un peu de réconfort. Je pense sincèrement qu'il faut que tu sois très
fière de tout ce que tu mènes de front dans tes vies professionnelles et personnelles. BRAVO!! Si tous les professionnels mettaient la moitié de ton énergie et de ton altruisme dans leur travail,
la société fonctionnerait bien mieux ... mais ça n'est qu'une réflexion personnelle.


je suis moi aussi directrice de ma petite école à 3 classes, avec des effectifs chargés, mais en campagne et avec des problématiques beaucoup moins préoccupantes.
J'ai moi aussi été au bord de l'implosion il y a quelques temps, Voici les quelques solutions que j'ai pu mettre en oeuvre:


- achète un répondeur ou utilise celui de France Télécom


- Lors de l'arrivée d'une nouvelle inspectrice beaucoup plus souple sur la circo, j'ai demandé un entretien individuel et j'ai évoqué les problématiques auxquelles
j'étais confrontée


-dans notre département, 10 heures de décharge d'aide perso sont accordées aux directeurs de 3 classes


- je n'ai pas de scrupules à me décharger d'aide perso quand j'ai pris du retard dans la direction


- quand la secrétaire de circo a un remplaçant dispo sous le coude elle me l'envoie


- un dispositif GAPA(groupe d'accompagnement professionnel académique) a vu le jour dans notre académie, il me semble que l'académie de Poitiers est pilote, je ne
sais pas où tu es, mais guette le dispositif, ça aide d'avoir un lieu de parole, sbienveillant, sans jugement, dans lequel on cherche des solutions


- pour la cantine, c'est vrai que ça n'est pas ton rôle. J'ai réussi à faire passer auprès de mon IEN l'aide à la cantine comme de l'aide perso, puisque je
concentrais mes efforts sur les enfants qui manquaient d'autonomie dans leur alimentation, déchargeant ainsi le personnel de cantine de l'aide aux enfants en difficulté


- n'hésite pas à chercher du réconfort auprès des syndicats: ils sont là pour ça, c'est leur mission que de défendre les collègues et de les soutenir dans la
difficulté. ils pourront aussi t'aider dans les relations IA/IEN/enseignante-directrice


-j'ai signifié clairement à mon IEN que je devais faire un choix entre la direction et la classe et que les enfants passaient en priorité 


 


Je te souhaite beaucoup de courage, t'envoie autant de réconfort que peut en contenir mon message. N'hésite pas à solliciter à nouveaux nos petits cerveaux de
collègues...


Anne-Laure

caroludoma 08/11/2012 19:53


bon  courage  et  fais  toi  aider  des  syndicats  car  al  situation  n'est pas  normale...profites  des  vacances  un
^peu...

Clémence 08/11/2012 19:31


Et pour info : avec 28 PS/MS et 28 MS/GS dans les 2 autres classes, nous aussi on demande aux parents qui le peuvent de garder leur enfant quand une enseignante est
absente et non remplacée!

Clémence 08/11/2012 19:22


Chère, chère Loreleï,


Comme je comprends ton ras le bol! Comme ton message montre bien la difficile mission qui incombe aux directeurs! Comme je me suis reconnue dans ta description (à
quelques détails près)!


Je suis moi-même directrice d'une maternelle de 3 classes, non déchargée, avec 29 PS (pas de MS pour moi pour le moment OUF et je te trouve vraiment courageuse!) et
des heures d'aide personnalisée à donner en plus du boulot à faire pour ma classe et pour la direction de l'école, j'ai été placée là dès ma 4e année d'enseignement car non par choix au départ
mais parce que l'enseignante qui devait le faire avait de gros soucis de dépression (et c'est toujours le cas, il faut gérer ça et le mécontentement des parents qui découle de ses absences, elle
est connu depuis plusieurs années qu'elle enseigne dans cette école, pas facile). Cette année dans ma classe, j'ai une élève handicapée du côté droit SANS AVS et un enfant diabétique à qui je
dois faire des dextro régulièrement pour calculer la glycémie.


J'avais vraiment hâte que ces vacances de Toussaint arrivent car je n'en pouvais déjà plus. J'ai aussi 2 enfants de 3 ans et demi et 8 mois à la maison et un
mari qui hallucine du temps que je passe à bosser pour finalement peu de reconnaissance, beaucoup d'embêtements et tout ça pour une prime de 120€ brut par mois :-p Tu sais ce que sais.


Moi aussi j'ai la chance d'avoir des collègues et des ATSEM sympas avec qui je m'entends bien dans l'école et des parents satisfaits de mon travail globalement. Mais
j'ai du établir quelques règles. Par exemple, je ne décroche jamais quand je suis dans ma classe, il faut appeler quand je suis disponible ou demander un rendez-vous! Je ne consulte les mails que
l'après-midi quand j'ai du temps. Je fais ce que je peux du mieux que je peux même si je sais que ce n'est pas encore assez. 


J'ai été inspectée cette année, juste avant les vacances et comme ma priorité était ma classe, j'avais pris du retard au bureau qu'il a fallu que je rattrape en
venant bosser le jeudi, jour non travaillé normalement pour moi car je travaille à 75% depuis la rentrée suite à la naissance de mon 2e enfant mais aussi un peu (beaucoup) parce que je commençais
à être pas loin du burn out déjà l'an passé. Je voulais préserver ma santé et ma famille et je ne regrette pas ce choix. Je faisais aussi les surveillances de cantine à mes débuts et j'ai laissé
tomber quand j'ai perdu ma secrétaire suite à la suppression de son poste. C'était trop, beaucoup trop, et même encore là, il m'arrive de me demander si je ne vais pas participer au mouvement
pour revenir simple adjointe ou même quitter l'éducation nationale. Mais pour faire quoi? J'aime mon métier quand même. J'aime travailler avec les enfants, j'aimais aussi m'occuper de temps en
temps de la direction mais on nous met de plus en plus une telle pression que ça en démotive plus d'un. Et c'est tellement dommage car ils ne se rendent pas compte qu'ils risquent (l'EN) de
perdre des personnes de valeurs tel que toi Loreleï. Car ça se sent que tu veux t'investir pour ton école, tu déplois une telle énergie!


Ma collègue est de plus en plus démotivée d'année en année (et pourtant elle n'est pas directrice) et elle parle déjà de quitter l'EN aussi ou de se mettre à
mi-temps et tant pis pour la perte de salaire! Et forcément, quand tout le monde est démotivé autour de soi, difficile de se motiver toute seule!


Ce qui est dur dans notre métier, c'est que les parents ne disent rien quand tout va bien mais dès qu'il y a un problème, ils peuvent monter au créneau et bien-sûr,
c'est sur nous les directeurs que ça retombe souvent! Alors moi, j'en parle maintenant à chaque réunion avec les parents à la rentrée et lors des Conseils d'Ecole! Pensez à complimenter
l'enseignant si vous êtes contents de son travail, ça motive tellement, ne regardez pas seulement ce qui va mal mais aussi toutes les choses qui sont faites pour vos enfants, les projets, etc.
Aidez nous à éveiller votre enfant au savoir en l'intéressant aussi à la maison à la moindre chose comme des jouets ou objets pour apprendre le vocabulaire, les couleurs, les formes, lire une
histoire avant de se coucher pour le goût de la lecture, le développement de l'imagination, le vocabulaire encore, le coloriage en veillant à la bonne tenue du crayon, etc. Je parle aussi de tout
le travail que j'ai en étant directrice et qu'ils m'excusent d'avance si j'oublie certaines de leur demande car j'ai beaucoup de choses à gérer en même temps (je donne même des exemples)!


Bon après, comme le dit une collègue à juste titre "on ne peut pas changer le monde" mais quand on est enseignant, notre seul plaisir est de voir réussir et
progresser nos élèves et parfois, on déploie beaucoup de temps et d'énergie à ça! 


Et c'est vrai que le blog d'Isa est une mine! Quelqu'un m'a dit une fois : "Oh mais tu es en petite section, tu ne dois pas avoir beaucoup de travail pour préparer
tes cours" Je crois qu'à cette personne là je devrais lui montrer le blog d'Isa et mon cahier journal LOL. Je l'inviterais aussi volontiers dans ma classe pendant 1 semaine voire plus.


Lors de mon inspection, j'en ai profité pour parler à mon ien du fait que j'étais débordée de travail, que ma priorité était ma classe mais qu'il fallait que je
vienne bosser le jeudi pour rattraper celui de la direction, que je ne voyais pas comment mettre des priorités sur des choses en particulier quand tout semble important (PAI, comptabilité,
registre matricule, registre sécurité, élections de parents d'élèves, Conseils d'école, des maîtres, de cycle, etc.) ce qu'il a d'ailleurs confirmé (oui, tout est important et doit être fait dans
les temps. Mais il m'a achevé quand il m'a dit qu'il voulait que les directeurs fassent aussi du décloisonnement dans les autres classes au moins 2 après-midi par semaine. Là, j'ai ouvert de
grands yeux hébétés et j'ai répondu "Mais je n'ai pas la temps! Je manque déjà de temps pour la direction!" M'a-t-il écouté? Bref..


Je suis désolée mais je ne le ferai pas car c'est IM-POS-SI-BLE! J'avais déjà écrit à l'IA avec une autre collègues directrice pour demander d'être déchargée des
heures de soutien et on nous avait répondu par la négative :((


Alors Loreleï, NON nous ne sommes pas des être surhumains. Je crois qu'il faut arrêter de se prendre la tête et faire ce qu'on peut en n'hésitant pas à parler de nos
problèmes à nos supérieurs si besoin et même tenir les parents informés quand c'est nécessaire pour éviter des incompréhensions qui peuvent tourner aux ragots puis aux excès de colère (comme
c'est arrivé une fois ici).


Préserve toi avant tout pour préserver tes élèves et ta vie de famille!


 


Tiens nous au courant de la suite, ça m'intéresse! Tu as bien fait d'envoyer ton message!

Christine F. 08/11/2012 17:29


Oups! mon commentaire n'est pas apparu plus haut, et je sais plus trop ce que j'avais écrit si ce n'est ma révolte et mon indignation, comme nous toutes, devant tant d'indifférence de la part de
ta hiérarchie et mon bouleversement à te savoir dans cet état.


Je ne vais pas reformuler tous les conseils gentille ment laissés par les collègues plus haut, mais en gros, je pense absolument tout pareil comme Maud.


Tu n'as surtout pas à t'excuser d'avoir eu le courage de poster ton témoignage. Je pense que tu as compris combien il nous touchait profondément, que toutes et tous, on était prêt(e)s à entendre
ta souffrance car elle ressemble à la notre, même si ce n'est pas une consolation. Mais, comme Ghislaine, je pense aussi que les PETITS BONHEURS sont souvent plus forts que tout.


Concernant ta petite élève handicapée, je comprends parfaitement la situation pour l'avoir vécue deux fois déjà. La seconde, j'ai pris mon courage par la main et je suis allé en parler
directement avec mon IEN. Curieusement, il m'a écouté et entendu. Il a envoyé la psychologue scolaire observer l'enfant (avec accord des parents)pour avoir un second avis, puis a convoqué les
parents et a réussi à les convaincre de présenter un dossier  à la MDPH après avoir fait tous les bilans nécessaires auprès des spécialistes. Et dans l'attente, il leur a proposé de
m'accueillir l'enfant que 2 heures tous les matins en attendant une prise en charge. Il a expliquer qu'il était important que l'enfant soit effectivement scolarisé, puisque les parents en avaient
fait la demande, mais pas forcément 100% du temps, compte tenu des difficultés que son accueil représentait pour l'équipe et à condition que les parents soient bien sûr d'accord. Si, si, c'est
vrai, mon IEN il a fait ça pour de vrai. Comme quoi, parfois il y en a qui mouille la chemise pour trouver des solutions.


Je crois aussi que tu n'as rien à perdre en demandant à rencontrer ton inspectrice, je te conseille même de lui envoyer, en préambule, ton témoignage (en retirant peut-être la partie sur ton
ancienne inspectrice, quoique...), cela lui donnera le recul nécessaire pour prendre toute la mesure de ton désarroi et d'éventuellement trouver des réponses. Si après cela, il n'y aucune
avancée, alors  tu pourras envisager de quitter l'école, et ce ne sera pas ton échec à toi mais bien celui de ta hiérarchie et il faut savoir que si dans une circo il y a trop de mouvements
au niveau des directions c'est l'IEN qui se fait taper sur les doigts par ses supérieurs.


Une idée, comme ça, pour de décharger un tout petit peu : pourquoi ne déciderais-tu pas d'aménager une fois par semaine, un après-midi, une demi heure de séance vidéo ou de visionnage de diapos
avec l'ATSEM, histoire de traiter au moins le courrier ou les choses les plus urgentes ?


Et puis fonce à la mairie réclamer un "petit" crédit supplémentaire pour l'achat d'un répondeur. Tu n'as pas à être interrompue à tout bout de champ lorsque tu es en classe. Et puis délègue, fait
confiance aux autres, tu as toi-même dit que tu avais une bonne équipe. Comment crois-tu que je survive avec 7 classes et un seul jour de décharge ?


Et puis relativise, si un jour tu dois accueillir 45 élèves dans ta classe faute de remplaçant, eh bien se sera pâte à modeler et colliers de perles pour tous et tan pis pour les ateliers prévus
ce jour-là. Les élèves aussi apprécieront quelque part ce jour pas ordinaire.


Allez, j'espère qu'on a un peu contribué à recharger tes batteries, n'hésite pas à nous donner de tes nouvelles.

isa 08/11/2012 18:21



bon alors je vous suis depuis ce matin et je suis moi aussi touchée par tant de bienveillance. Inutile de vous dire que lorsque j'ai reçu le mail de Lorelei, je lui ai répondu aussitôt en
lui disant combien elle avait eu raison d'appuyer sur envoyer et combien elle pouvait compter sur moi. Nous avons échangé et j'ai bien senti qu'elle avait besoin de recevoir autre chose que mes
mots, que la chaleur humaine allait l'aider à traverser ces épreuves, que d'autres regards allaient aussi l'aider à changer son angle de vue. Ce genre de message nous bouleverse et nous révolte,
nous avons échangé sur le sens de l'injustice qu'elle ressent, j'ai tenté de lui expliquer que selon le point de vue d'où on se place l'injustice ne sera pas vécue de la même façon, oui c'est
difficile de se dire que cette Atsem ressent elle-aussi de l'injustice et pourtant elle réagit à une situation à sa manière, elle recherche la domination et le conflit, la comprendre n'est pas
lui donner raison mais cela permet de vivre les choses avec distance, moins émotionnellement, de la même façon la réaction de l'inspectrice (ancienne) est la marque d'une perte de contrôle, elle
réagit de son point de vue de représentante de l'administration et elle agit avec son inquiétude , peur des vagues , peur des retours contre elle, bref ce n'est pas trés courageux mais c'est
ainsi. Elle a été complètement décontenancée par ton attitude de défi Lorelei ( que je soutiens totalement, ne pas accepter les incohérences et l'autoritarisme), elle a certainement vécu aussi ce
moment comme une injustice. Et puis comme vous l'avez dit à de nombreuses reprises, j'ai insisté sur l'importance de la famille qui doit rester prioritaire. Ne jamais oublier que notre vie
professionnelle se nourrit de notre vie familiale équilibrée et que ce pilier est fondamental, nous devons le préserver à tout prix. Rien ne remplace la vie de famille qui continue après notre
carrière et si nous avons délaissé celle-ci, le risque est fort de ressentir plus tard ce grand vide. Je sais que certaines personnes mettent leur carrière en avant, c'est une position que je ne
partage pas mais que je peux comprendre, j'ai tout de même un peu de compassion pour ces personnes qui passent à côté de leur vie affective. C'est pourquoi comme vous le dites, il est essentiel
de faire des choix, je le dis pour Lorelei mais aussi pour Maud et Vihyko. Je vous suis vraiment reconnaissante d'être aussi généreuses , d'avoir dit ouvertement vos propres ressentis parfois
douloureux, et de vous montrer si proches face à la désespérance de Lorelei. Quant à toi, Lorelei, tu sais maintenant que tu peux toujours compter sur nous, sur moi quand tu en auras besoin ,
nous ne pouvons pas te serrer dans nos bras pourtant cela fait un grand bien mais imagine tout de même que nous le faisons. Appuie toi sur tes collègues, elles tiennent sûrement beaucoup à
toi.



Emilie44 08/11/2012 17:18


Ouh la la, Loreleï, ça m'a pris aux tripes ton texte, parce que je me suis revue il y a 3 ou 4 ans... J'ai exactement le même parcours que toi, j'ai pris une
direction non déchargée à partir de mon année de T3, sauf que moi c'était un choix. J'avais préféré postuler pour une direction de maternelle à côté de chez moi plutôt que de me retrouver à
l'autre bout du département ou en SEGPA comme certaines de mes copines pour la 3ème année.


 


La première année, je n'ai pas sorti la tête de l'eau, car comme toi je me faisais sans arrêt déranger par le téléphone, les employés municipaux qui débarquaient à
n'importe quel moment et voulaient absolument me parler ou me montrer quelque chose pendant le temps de classe, les enquêtes "à remplir pour avant-hier", etc... Je suis restée 4 ans sur cette
direction, j'ai appris à dire NON et à m'imposer (au final les employés municipaux savaient que s'ils venaient me déranger sur un temps de classe, je ne quitterais pas ma classe et qu'ils
perdraient leur temps), et surtout j'ai demandé un répondeur mais la mairie n'avait soi-disant pas de budget... Alors j'ai installé moi-même le répondeur France Télécom, c'est gratuit alors je
t'encourage à le faire aussi!!! Sur le message du répondeur, j'avais mis que si c'était pour une urgence, il fallait raccrocher puis rappeler aussitôt, sinon pour tout autre demande de laisser un
message qui serait relevé au moment des récréations. Comme ça, si j'entendais le téléphone sonner, je guettais s'il sonnait une autre fois pour les urgences.


 


Les collègues, les enfants et les parents étaient super, mais j'avais de gros problèmes avec les ATSEM... J'ai même eu une fois une ATSEM qui a débarqué dans ma
classe en me criant dessus devant mes élèves, parce que je lui avais refusé d'accompagner son fils de GS en sortie (sa classe de PS faisait une sortie le même jour et elle voulait laisser tomber
l'enseignante de sa classe au profit de la classe de GS). La situation s'est tellement envenimée que son mari a fait des menaces sur ma collègue de GS et qu'on a dû aller déposer une
main-courante contre lui. La hiérarchie à la mairie ne nous a pas vraiment soutenues face à un comportement déplorable de cette ATSEM (qui a incendié un enfant un jour parce qu'il avait saigné du
nez sur une table qu'elle venait de nettoyer), mais au moment de la main-courante, ça a fait bouger les choses. Par contre, j'ai eu des "représailles" des services municipaux, qui m'ont interdit
de garer ma voiture à l'arrière de l'école (seul endroit du quartier où on pouvait se garer) pour des raisons obscures...Il y a eu aussi plein d'autres petites tracasseries mesquines qui ont eu
raison de mes cervicales (je faisais torticoli sur torticoli).


 


Je n'en pouvais plus de cette ambiance et du coup j'ai participé au mouvement pour avoir un poste d'adjointe. J'ai été adjointe pendant 2 ans en élémentaire, mais la
maternelle me manquait beaucoup. En plus, je bouillais de voir comment la directrice de ma dernière école se comportait. Du coup, j'ai repostulé sur des directions de maternelle (déchargées!!!)
et j'ai réussi à en avoir une à titre définitif à 100 mètres de chez moi! Je dois dire que c'est le jour et la nuit, avec un jour de décharge on peut faire tellement de choses! Et finalement, ça
me manquait quand même, même si par moment on a l'impression d'être submergée, c'est une fonction qui a des côtés intéressants.


 


Voilà, j'ai moi aussi été longue dans ma réponse, mais ton texte a remué pas mal de souvenirs en moi et je voulais te montrer que tout n'est pas perdu! Je suis
pleinement satisfaite dans mon poste actuel, peut-être la solution pour toi serait de postuler sur une direction avec décharge. Et puis surtout:


- installe le répondeur France Télécom;


- quand tu fais quelque chose pour l'école, demande-toi honnêtement si c'est vraiment indispensable (sinon
abstiens-toi si tu manques de temps);


- quand il y a des conflits, fais des courriers et laisse des traces ECRITES, cela a beaucoup plus d'impact que des paroles;


- discute avec le conseiller péda (s'il est sympa) de tes difficultés et de ton manque de temps: il peut être un bon soutien auprès de l'IEN;


- parle avec ton IEN (tu peux lui demander un entretien) et explique-lui honnêtement tes difficultés en tant que directrice non-déchargée. Moi je me suis faite
inspecter pendant ma dernière année de direction non-déchargée, je lui ai dit franchement que je faisais passer ma classe avant ma direction, car mes élèves n'avaient pas à pâtir de ma fonction
de directrice. Tu peux en profiter pour lui demander son soutien face aux problèmes que tu rencontres avec ta concierge. Mon ancien IEN m'avait soutenue sur mon problème d'ATSEM et avait
rencontré la responsable municipale du secteur...


- il y a un responsable des ressources humaines dans ton IA (pardon, dans ta DSDEN) : tu peux lui demander un RDV pour parler de tes problèmes, il peut efficacement
te conseiller.


 


Aller, je finis en te souhaitant bon courage, tu vas y arriver!!!

mivette 08/11/2012 15:45


Directrice , moi aussi de 5 classes avec une journée de décharge qui est plus que remplie , je compatis car je travaille tous les jours matin , midi et soir pour la direction en plus de la
journée de décharge . Je suis dérangée régulièrement pendant le temps de classe pour x raisons .


j'ai eu un mois d'octobre assez coflictuel mais pas avec autant de problèmes que toi , je te souhaite beaucoup de courage car j'ai failli tout lâcher le mois dernier:  heureusement que les
vacances sont arrivées .

maud 08/11/2012 15:14


Lorelei,


je suis moi-même directrice de 4 classes (pendant 5 ans) et 5 classes cette année, soit 1 jour de décharge.


Je comprends ton ras-le bol, ton envie de tout laisser tomber, j'ai le même sentiment celui d'être abandonnée et de me battre contre des moulins.


on a le temps de rien et encore j'ai 1 jour! je croule sous les impératifs et cette année jai même réussi à rater la date de remontée des effectifs, je crois bien
avoir eu une retenue sur salaire (à vérifier quand on recevra les bulletins de paie d'ici...). Pour mon IEN et la Mairie la 5° classe ce n'est rien qu'une formalité moi cela me bouffe, plus
d'enfants, plus de petits tracas au quotidien, moins de place, plus d'agacement de toute part.


En ce moment (depuis cet été) j'ai la tête ailleurs, et j'aimerai quitté cette direction mais j'aime trop cette école à 5min de chez moi (pas assez de points pour la
demander comme silmple instit), alors je débauche tous les jours à 18h au moins et oblige ma fille de 5 ans à rester avec moi à l'école. je retourne souvent à l'école les dimanches et les
vacances pouir finir, je bosse encore plus souvent de chez moi par mail (sujets de disputes avec mon conjoint d'ailleurs qui trouve que je donne trop de temps à l'EN pour si peu en retour)


 


Mais quand je lis ton témoignage je me sens presque fautive de me plaindre tellement cela semble difficile pour toi, je ne sais même pas ce qui est le plus
insupportable. En tout cas sache que même si lon ne peux pas faire grand chose pour ton quotidien au moins on est là et on te soutient.


 


perso je ne te conseillerai pas de ten aller cela reviendrait à permettre au système de gagner, sauf si tu coules auquel cas partir reviendrait à te sauver.


Appelle ton syndicat, écris à l'autonome, laisse des traces écrites de tout ce qui se passe et qui n'est pas normal, avec les dates, cela pourra toujours te servir.
Au dessus de l'IEN il y le DASEN (nouvelle apellation de l'IA), au dessus il y a le ministre, une lettre ouverte peut parfois améliorer les choses, au pire tu risques la non inspection mais ce
n'est pas légal, appel au syndicat... et ainsi de suite il ne faut pas plier ni avoir peur des représailles.


En tout cas appuie toi sur toutes les personnes bienveillantes autour de toi, sur nous et courage sur ce chemin de croix, qu'est la direction.


Perso quand ça me stresse trop je lâche la direction et je me recentre sur l'essentiel: ma classe! et encore plus sur l'essentiel de l'essentiel ma famille.


bises d'une directrice elle-même au fond du seau.

vihyko 08/11/2012 14:20


ton témoignagne m'a pris aux tripes... je me suis revue il ya 5 ans sans ma décahrge en ZEP mais pas reconnu ZEP avec mes 34 gs et ma dame de service qui attendait la moindre occasion de me tirer
dans les pattes.. ( comme de ne pas nettoyer la classe et de me laisser des pots de colle vide le jour de mon inspection, ou d'écrire au maire pour dire que j'avais laisser une atsem seule avec
des enfants, jour ou je me suis retrouvée seule dans mon école 3 classes car mes deux collègues ont été absente en même temps, ..ça te parle , hein, tout ça .. Je te dirais juste que ça a été
très dur pour moi mais j'ai demandé mon mouvement car j'étais en train d'y laisser ma santé et faut pas jouer au con avec ces choses là..


c'ets dur de prendre la décision de faire le mouvement car t'a l'impression d'être comm un rat qui quitte le navire.. mais le confort de vie que j'y ai gagné est indescriptible. Surtout, d'un
point de vue purement objectif, mes analyses médicales parlent d'elle-mêmes..


n'y laisse pas ta santé, morale ou physique, n'y sacrifie pas ta vie de famille, c'ets trop précieux et personne ne viendra te dire merci quand ton mari t'auras quitté et que tu n'auras pas vu
grandir tes enfants.. j'suis dure là mais c'est la claque que j'ai failli prendre moi même et j'ai jamais eu aussi peur de ma vie à ce moment là.. je suis uen des premières à en faire dix fois
trop, là avec le couperet inspection cette année et mes arrêts de patho grossesse je bosse comme une tarée et mon homme est en train de retirer le signal d'alarme.. j'en suis consciente mais j'ai
du mal a arrêté de bosser. Dans ces moments là je me dis que je vais démissionner car ce job va avoir ma peau à petit feu..


malheureusement, il n'y pas de solution miracle et on aime être maicresse alors dur de prendre des décisions radicales mais quand je te lis , je me dis que tu NE PEUX PAS VIVRE COMME CA. Fais ton
mouvement, repart à zéro avec une décharge, c'est dur, je le sais j'lai fait après 8 ans de direction dnas mon école adorée, mais on doit se protéger..


ma conclusion : Si tu ne te protèges pas toi même, personne ne le fera a ta place et nous ne sommes pas corvéable à perte..

Christine F. 08/11/2012 14:10



Joëlle 08/11/2012 14:10


Freine, Loreleï, freine ! Tu me fais de la peine !


Un jour, un médecin scolaire m'a remis les idées en place en me disant : "vous ne pouvez pas sauver le monde. Faîtes au mieux, mais on ne se bat pas contre les montagnes" (ceci à propos
d'une fillette qui "traînait" d'énormes problèmes familiaux qu'elle a toujours... 10 ans après !!!)


Alors, oui, fais ce que tu peux, le mieux possible, pour ne rien avoir à te reprocher. Mais quand on ne peut  plus, on ne peut plus. Fixe tes limites, et accorde toi de doux moments de
détente avec ta famille qui a aussi besoin de toi. Apprends aussi à décompresser !


Et pourquoi ne demanderais-tu pas un entretien avec ton IEN avant sa visite d'inspection qui a l'air de te soucier ? Tu écris qu'elle "semble
refuser" une diminution des heures d'APE, que la conseillère péda te dit "qu'elle serait très en colère" si elle apprenait que tu as demandé à des
parents de garder leur enfant, qu'elle est "à cheval sur le règlement", qu'il y a de "possibles retours" de l'IEN.


Rien de moins sûr !!!


C'est sans doute aussi une personne humaine, non ? Pas un robot. Si elle est toute nouvelle dans la circo, elle "marque peut-être son territoire" par des petites notes de service
ou des déclarations sévères, mais elle a aussi sans doute un coeur. On se fait souvent de fausses idées sur les supérieurs hiérarchiques. L'as-tu déjà eu "en direct" ???


Et si, en remaniant un peu ce long courrier, tu le lui envoyais directement ? Parce qu'à travers cet écrit, on te sens découragée, mais toujours forte, fonceuse, impliquée, travailleuse, motivée,
rien qui puisse faire que tu sois mal vue, au contraire !


Ce serait dommage que tu jettes l'éponge suite à cette mauvaise expérience !


Si tu crains d'affronter ton IEN, sais-tu aussi que tu peux te faire aider par les services sociaux de l'Inspection Académique (en toute confidentialité, bien sûr). Des assistantes sociales sont
là, à l'écoute des enseignants qui le souhaitent. N'attends pas de craquer ! Que tes problèmes et ta souffrance soient pris en considération te soulagerait déjà un peu ?


Je suis aussi directrice (8 classes, et un misérable jour de décharge et je cours, je cours, je cours après le temps). mais j'ai appris à re-la-ti-vi-ser. L'âge sans doute !!!


Joëlle


PS : Je trouve moi aussi anormal que les heures d'APE soient fixées au prorata du temps de décharge : c'est complètement illogique !


Mais s'il n'y avait que ça d'anormal !!!


A quand une reconnaissance du travail de direction par l'administration (temps + salaire...)


Mais ceci est une autre histoire !

Ghislaine 08/11/2012 13:13


Bonjour, Chapeau bas lorelei .


On déploie une énergie démentielle quand on aime ce que l'on fait MAIS parfois il faut accepter de s'en détacher et de se PRESERVER. Car on a qu'une vie qui est à la fois professionnelle ( instit
), personnelle( femme), familiale( mère , en couple). Trouver le juste équilibre  pour accorder du temps, s'investir pour tous , c'est dur!!! mais pas impossible mais toujours au détriment
d'un...


Je suis dans une école maternelle à 3 classes. Ma directrice part en retraite l'année prochaine. Cette année, de notre propre chef nous faisons une direction collégiale. Je la soulage pour
tous documents admnistratifs , dossier pour l'école, les parents, mail quand elle n'est pas là. La fonction m'interesse , on me pousse à la prendre l'année prochaine MAIS non! je n'ai pas les
reins assez solide pour palier à cette fonction au détriment des autres . De l'énergie et du dynamisme , j'en ai . Même si on a la compréhension du conjoint,  du soutien , je n'ai pas envie
de me réveiller un matin en m'apercevant qu'il n'est plus là .


D'être passer à côté de ma vie personnelle pour l'amour de mon métier , s'investir auprès des enfants, des parents, la reconnaissance de ses pairs( les instits) et palier au
dysfonctionnement de cette belle grande institution qu'est l'EDUCATION NATIONALE ( classe surchargée, des familles qui doivent faire face à des situations de plus en plus difficiles, des
conditions d'enseignements qui font plus l'impression d'être le chemin du combattant.)


Mais quel beau métier quand on aperçoit dans le regard de nos élèves la fierté d'avoir accompli une activité  et qu'on a réussi à les faire grandir , à les amener à découvrir chaque jour
leurs potentiels qui sommeillent en eux.


Bon je vais profiter d'un rayon de soleil pour aller faire une balade à vélo avec mon fils ( tout en ayant dans un coin de ma tête malgré moi, mes préparations pour la période qui vient) et mon
fils qui va me sortir de mes réflexions boulot pour me dire : Allez maman , le premier qui roule dans la flaque d'eau a gagné et c'est fous rires garantis car on a arroser l'autre ou regarde
maman les vaches elles font la sieste debout sans couverture: elles vont avoir froid !!! LES PETITS BONHEURS ...

Carole 08/11/2012 12:58


En lisant ton témoignage, je me revois il y a 8 ans !


J'étais exactement dans ta situation : T3 et nommée d'office sur un poste de direction (3 classes donc pas de décharge) et avec un GS/CP/CE1 de 21 élèves...


Les parents, contrairement à toi, s'immiscaient énormément (tout juste ne faisiaent-ils pas mon cahier journal !) et mon ASEP était ingérable (pourquoi les lavabos sont toujours plein de
peinture? j'ai pas que ça à faire !)


Mes collègues étaient géniales (heureusement !) sauf une année où je suis tombée sur une débutante qui s'en fichait et qui débarquait systématiquement avec 3/4 d'heure de retard (mais
l'inspection n'en avait rien à faire !)


Je n'étais pas soutenue par mon inspecteur qui me reprochait de ne jamais répondre au téléphone (!) : ben oui, pas de décharge et une classe à gérer (vous ne me paieriez pas une secrétaire, des
fois ?)


J'ai tenu bon jusqu'à mon inspection (avec deux ans de retard...) où ça a été un carnage : ma pédagogie était nulle (à l'époque je pratiquais la PMEV) et en tant que directrice j'étais carrément
incompétente (je rappelle qu'on me l'avait imposée !) alors que je restais chaque soir jusqu'à 19h30 pour m'occuper du côté administratif...


Bref, dégoûtée par tout ça, j'ai aussitôt demandé mon changement.


Depuis, je suis adjointe maternelle dans l'école d'à côté (sic) et je revis : les collègues sont formidables, les parents intéressés mais pas intrusifs et mes inspections se sont bien mieux
passées...


Tout ça pour dire que parfois, on peut avoir des moments difficiles (j'ai même songé à quitter l'éducation nationale !) mais que l'on peut toujours aller voir ailleurs (comme dit mon inspecteur
actuel : vous n'êtes pas des surhommes, prenez soin de vous !)


Bon courage en tout cas !

Lorelei 08/11/2012 12:30


Pour la secrétaire, je n'y ai pas droit hélas. Nous en avons demandé une pour deux avec ma collègue de l'élémentaire. Je suis sensée être prioritaire avec 3 classes, mais en fait il n'y a pas de
budget, c'est toujours pareil. C'est pour ça aussi qu'ils ont ouvert la classe à l'école maternelle à côté de la mienne car ça n'augmentait pas la décharge du directeur, contrairement à mon
école... Et pour ma petite qui est handicapée, pas d'AVS car la famille n'avait pas "voulu" voir son handicap (je dis ça parce que la maman aussi est handicapée, c'est la grand-mère qui gère
tout). Mais notre ERH est exceptionnelle et cette enfant devrait être directement prise en charge en IME en urgence avant Noël. C'est une souffrance pour elle d'être en classe, elle l'exprime en
faisant mal aux autres en continu. Elle ne s'assoit pas, elle ne s'intéresse pas à ce que je lui propose, même à des manipulations pour tous jeunes enfants. Elle va de table en table en
distribuant des claques, en pinçant et en griffant les autres aux yeux. Et les autres parents commencent un peu à s'énerver... Mais je ne peux pas la bloquer dans un coin... Ma collègue de MS l'a
prise l'autre jour, quand j'avais "prêté" mon ATSEM à la collègue de GS qui partait au gymnase avec la conseillère péda (la sienne était malade). Ma collègue lui a mis des jeux sur le tapis du
coin regroupement, encadré par les bancs et le tableau. Cela aurait pu être bien, mais en fait elle était comme en cage, et ça nous a vraiment fait de la peine. Elle n'a pas joué du tout, elle
essayait de trouver la sortie. Alors on a laissé tomber... Ah la refondation de l'école, ils feraient bien de se déplacer dans les classes en premier pour voir de quoi il s'agit !

daomichele 08/11/2012 12:21


bonjour, tu  m'as boulversée, j'aimerais te soutenir le plus possible, j'espère que les collègues t'ont donné quelques pistes qui vont un peu te soulager...  je comprends complètement
ton désarroi, ton insastisfaction... je ne trouve pas les mots mais j'aimerais pouvoir t'aider.... tu as eu bien raison d'appuyer sur envoyer


et tu n'as pas à t'excuser du tout! michèle

helene 08/11/2012 12:20


bonjour Lorelei, tu es tres courageuse et je vois que tu as déjà pris des résolutions ! C'est bien car tu ne pouvais pas continuer ainsi. Je suis d'accord avec d'autres témoignages : il faut
savoir se fixer des priorités et accepter de ne pas être des super women ! J'ai eu aussi la direction à 3 classes sans décharge et c'est vrai que c'est du boulot, je compatie mais au bout d'un
moment on lève le pied et on s'aperçoit qu'on peut faire les choses différemment et etre moins exigent avec soi même. Dans la mesure où tu es sérieuse et que tu fais le mieux que tu peux, alors
ne culpabilise pas , les autres ne demandent qu'à t'aider mais pour cela il faut savoir le voir et l'accepter ! Le meilleure cadeau que tu puisses faire aux autres est d'être sereine et heureuse
alors pense à toi et à ta vie ( ce n'est pas de l'égoisme au contraire !) courage !!

Silvia 08/11/2012 11:47


Oui merci Lorelei pour ce témoignage. En le lisant on sent que tu es queqlu'un qui est capable de prendre beaucoup de choses en charge( tu es à plein-temps avec deux jeunes enfants, tu as la
direction sans décharge , tu as un double niveau avec des petits et l'effectif le plus chargé, tu tiens compte de la situation de tes collègues pour la répartition des élèves en cas d'absence).
Je suis sûre que ton entourage voit ton investissement, ta générosité, ta capacité à tenir compte de la situation des autres. En même temps je pense que c'est une force de pouvoir dire (comme tu
le fais ici) qu'on est au bout du rouleau, prêt à craquer. Comme ça arrive à tout le monde on a nécessairement de l'empathie pour toi. Si tu en parlais à ton équipe je pense qu'ils ne voudraient
pas perdre quelqu'un de valeur comme toi (si tu demandes ta mutation) et seraient prêt à t'aider. Mais comme tu l'analyses justement il faut être prêt à déléguer!


Merci encore pour ce témoignage très riche qui invite à la réflexion.


 

steph 08/11/2012 11:35


:c....courage... j'imagine, je n'ai pas de décharge non plus, mais une secrétaire exceptionnelle. Demandes en une, tu peux l'avoir !  J'ai aussi 28 élèves de PS, mes collègues 19 MS et 23
GS, un choix de ma part. J'ai ce temps précieux après l'endormissement !


Courage courage courage !!!

Lorelei 08/11/2012 11:11


Merci pour vos réponses, ça fait du bien !Oui je pense que je vais maintenant prendre des résolutions. Le répondeur, ne plus répondre au téléphone pendant la classe c'est déjà bien ! Et puis me
consacrer à ma classe en priorité... Je pense aussi que je vais sortir de cette angoisse d'aller à l'école seule, et que je ne m'en empêcherai plus dorénavant. J'ai ma conscience pour moi, et
j'ai le droit de m'y rendre quand je le souhaite après tout. Advienne que pourra... Et puis d'ici le prochain mouvement je réfléchirai à demander une école un peu plus grande avec décharge ou un
poste d'adjoint, même si pour ça j'ai peu de chance car peu de points... Et c'est vrai que j'ai une super équipe, mes collègues et le personnel municipal aussi. Et ça ne se trouve pas partout...
Mais j'ai du mal à déléguer, à la maison aussi, ce qui fait enrager mon conjoint quand après je dis que je suis crevée . Merci à vous et à Isa. Ce site est un peu une oasis de fraîcheur, c'est beaucoup...

Gwen 08/11/2012 11:05


Moi aussi, ton écrit m'a serré la gorge. En premier lieu, tu es très courageuse et "costaud": vu la description faite, beaucoup aurait jeté l'éponge depuis longtemps. Ce qui m'a outré le plus
c'est le fait qu'on puisse te reprocher d'avoir demandé aux parents de garder leur enfant pour garantir la sécurité des autres: à plus de quarante! et c'est super d'avoir privilégié ta collègue
pour sa séance au gymnase, on ressent de suite la cohésion d'équipe! Le répondeur est  obligatoire là ;) Préserve-toi et ta famille! Bon courage et profite bien des derniers jours de
vacances!

Sev 08/11/2012 10:58


Je suis d'accord avec Christine, va voir ton IEN, et explique ton cas; il faut que tu fasses la démarche et le fait ne serait-ce que d'en parler te fera du bien. Tu as besoin du soutien de ta
hiérarchie, vas-y, tu n'as rien à perdre. Tu fais preuve d'un grand courage et de caractère au vu de ta situation (bravo ! il faut se rebeller contre l'autoritarisme), tu vas y arriver, j'en suis
sûre.

vivi 08/11/2012 10:49


Ton témoignange m'a donné envie de pleurer, vraiment. Alors une chose: ne prend pas les choses tant à coeur. L'important, c'est les enfants.


Je reprends aussi la direction en avril, après 3 ans de mi-temps pour pouponnage et j'ai compris que sans moi la direction a tout aussi bien tourné... et que tout le temps que j'ai donné à la
direction n'était pas forcément nécéssaire. Pour ma part rien ne justifie que je réponde au téléphone pendant la classe!


Achète un répondeur et tu te sentira soulagé.


Refuse de faire la cantine, ce n'est pas ton rôle.


Donne toi des priorités (moi c'est la classe avant la direction)


ET surtout préserve toi: la gardienne finira par partir, l'IEN changera, la mairie changera... mais l'équipe enseignante sera toujours là. Les problèmes
arrivent et repartent et un mois plus tard, on y pense plus. Alors, relativise.


Si tu aimes ton école, continue à t'accrocher. Mais si ça devient trop dur, demande un poste d'adjoint. Il sera toujours temps de redemander une direction dans quelques temps, quarnd tu te seras
refait une santé. (Moi je n'ai pas du tout regretté la direction)


Cette mauvaise période va passer, c'est certain. Si tu as besoin d'aide, n'hésite pas à demander (doc de direction ou autres). COURAGE... PATIENCE... ça va s'arranger!


 

elizabeth 08/11/2012 10:46


bonjour


moi aussi j'ai été très touchée par ta lettre.Je suis aussi directrice, j'ai eu auparavant comme toi une école de trois classes, pas de décharge, et l'aide personnalisée à plein temps une
aberration!J'ai maintenant 4 classes et une décharge , je reste encore tard le soir mais rien à voir avec avant.


les questions que tu te poses on se les pose toutes par moment.Et puis à ces moments de découragement , le sentiment d'urgence qui nous habite en permanence succèdent les bons moments , ceux où
l'on voit qu'il fait bon vivre dans nos écoles et qu'on y est pas forcément pour rien, les éclats de rire de certains jours .Courage , un inspecteur nous avait dit en formation que les écoles de
trois classes et moins étaient les plus dures à gérer, je confirme , on a l'impression de ne rien faire bien et c'est nous qui culpabilisons alors que l'administration ne fait rien.Ton texte a
fait écho à plein de questions que je me pose , je n'ai pas de solution mais juste un coucou pour t'encourager.

marie 08/11/2012 10:41


ouah, quel message ! ma pauvre, c'est dur pour toi en ce moment !


Bon j'ai quand même une idée pour le téléphone, tu peux avoir le répondeur de france télécom. C'est le 31 03 je crois . Contacte les, ils t'expliqueront. Chez nous c'est comme cela. C'est un
répondeur à distance. Tu laisses un message d'acceuil indiquant que ceux qui cherchent à te joindre doivent laisser un message avec leur nom, coordonnées et la raison précise de leur appel
(éventuellement que tu n'a pas de temps de décharge et est dispo que de 17 à 17H30 ou ton mail pour régler cela par internet.) et tu rappeleras si nécessaire.Tu consultes le répondeur aux récrés.


Pour les heures de décharge de soutien , c'est pas légal je pense, fais appel aux syndicats ou bien triche et décharge toi de temps en temps.


 


Bien compliquée ta situation, ne craque pas l'important c'est ta famille et ton équilibre, ton bonheur. Ton boulot, même si nous avons tous un idéal, la preuve nous sommes sur ce blog, ne doit
pas être un sacerdoce et t'empêcher de vivre sereinement. La vie est courte !


 


bises et bon courage, Marie, ancienne directrice qui se sent plus légère...

christine G 08/11/2012 10:35


bien sûr que tu as eu raison d'appuyer sur envoi!!!! il est difficile de répondre à ton appel ... moi j'ai envie de te dire BRAVO ça ne sert pas à grand chose mais je suis admirative de tant
d'énergies déployées. nous ne sommes pas faibles parce qu'on demande de l'aide... tu as le droit de demander un entretien à ton inspecteur pour lui faire part de tes problèmes, tous ne sont pas
inhumains, en plus elle vient d'arriver elle a besoin de connaître la réalité du terrain ...et puis qu'as tu à perdre? Tu as une avs pour ton petit handicapé?


Et tes collègues t'aident comment? la directrice est elle la seule habilitée à ouvrir les mails?je suis dans une école de 3 classes et j'estime de mon devoir d'aider au mieux la directrice sans
se substituer à elle....et oui si c'est trop lourd vu ta conjoncture de vie personnelle effectivement lâche la direction quelques années...tu peux y revenir ? tes enfants avant tout non?