la salle des maîtres: Cécile et sa relation avec sa directrice

Publié le par isa

 

salle des maitres

Voici un sujet qui va certainement faire débat mais qui malheureusement fait partie de la vie à l’école, les relations entre collègues et directeurs, entre collègues et collègues. Cécile pointe des dysfonctionnements dans son école et sinterroge sur les textes officiels à défaut dune communication satisfaisante (bien entendu, cest dabord celle-ci qui est à rechercher).

 

Cécile parle

 

Bon voici les différents points que je souhaiterais aborder en salle des maîtres, si bien sûr cela puisse me permettre d'argumenter plus facilement lorsque ma collègue abuse de sa fonction de directrice à mon égard : 

-Qui est chargé de la surveillance des élèves en cas de retard d'une enseignante lors du soutien ?

-Ce qu'il est d'usage de faire quand on est visité par une conseillère ou quand on est inspecté  ? La directrice a-t-elle le droit de refuser de répartir mes élèves et d'exiger que l'entretien se passe hors temps scolaire ?

-A-t-elle le droit de réquisitionner systématiquement mon Atsem lorsqu'une Atsem ou une collègue est absente ? (NB : Il y a 6 classes dans l'école : 2 PS,  1 MS pure, la mienne, 1 MSGS, 1 GSPS, majoritéde GS, et 1 GS pure) Quand j'ai un peu rouspété l'autre fois auprès de ma collègue de MS/GS, elle m'a dit qu'un double-niveau était plus difficile à gérer qu'une MS pure !! Heureusement que ma collègue PES de GS m'a prêté son Atsem.

-Quel est le délai de rigueur avant d'imposer une concertation aux collègues ? Est-ce possible du jour au lendemain ? A-t-on le droit également d'imposer une remise de livrets un lundi soir pour se dégager un samedi ,en me faisant comprendre que le gardien ne va pas être ravi d'ouvrir l'école rien que pour moi ?

- Est-ce à moi de téléphoner à la mairie et d'aller informer la chef de cantine que j'ai oublié une élève car contrairement à ce qu’elle fait pour les autres la directrice refuse de le faire, surtout que c'est que la deuxième fois que ça se produit dans l'année ?

- Au niveau de la surveillance de la cour : une de mes collègues est régulièrement en retard à la fin du service de récré car elle est souvent en train de papoter avec la directrice ou bien faire chauffer son thé ou fumer sa cigarette, moi par conscience professionnelle, je reste dans la cour à surveiller ses élèves. Par contre, une ou deux fois, que j'étais en retard, car retenue par la directrice, mes élèves se sont retrouvés tout seuls dans la cour, et mon Atsem a rouspété car elle était toute seule avec mes élèves ! Que faire dans ce cas ? Que va-t-il se passer en cas d'accident ? J'en passe et d'autres....

 

 

Publié dans la salle des maîtres

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sonia 31/05/2011 21:55



Bonsoir,


Je viens de lire toute la discussion et je comprends tout à fait ta position... J'ai vécu ce que tu vis avec une directrice, qui me demandait mes progressions, mes fiches de prép, mon emploi du
temps... J'ai toujours refusé de  les lui donner en lui disant que tout était affiché dans ma classe et qu'elle pouvait les lire et les montrer à un éventuel remplaçant. Elle avait même
reuni les parents de ma classe pour leur faire un bilan de mon enseignement!!!! On croit rêvé!!! Heureusement que les parents s'étaient rendus compte de son jeu et m'avaient soutenue!!!! Comment
j'ai résolu? Elle est partie de l'école!!! OUF!!! Mais pour toi comme ce n'est pas le cas, je te conseille de tout noter, tout ce qu'elle te fait subir, tout ce que tu ressens: non seulement ça
fait du bien, mais en plus tu auras des faits sur lesquels t'appuyer si besoin. Elle te menace d'en référer à l'IEN et bien réponds lui: "Si tu veux, ça tombe bien, j'ai moi aussi des faits à lui
rapporter" . Je pense que cette personne est qqn qui n'est pas du tout sure d'elle, ni de son rôle qui n'est pas facile nous sommes toutes prêtes à le reconnaître. Je suis maintenant directrice,
et je "remercie" cette collègue qui m'a montré ce qu'il ne fallait pas faire!!!!!


Bon courage,


 


sonia



Krol 07/05/2011 08:39



Les résultats du mouvement sont déjà parus dans votre département?!!!!!!
(Chez nous, la saisie des voeux se poursuit jusqu'au 15 mai et les résultats des affectations paraîtront vers le 15 juin).
Bon eh bien, encore une année qui va être plutôt éprouvante mais ne lâche rien, si après réflexion, tu estimes que tu as raison, expose à ta directrice et tes collègues ta position.
Et, ce blog pourra peut-être t'apporter un peu de réconfort dans les moments difficiles. Courage Cécile
 



isa 07/05/2011 09:13



oui Krol ,tu as raison, le soutien du blog reste certain.



Cécile 06/05/2011 23:03



Bonsoir,


Voici l'épilogue plutôt malheureux de tout ceci : Je n'ai rien obtenu au Mouvement. Je dois rester dans mon école et me coltiner ma chère collègue !!


Bon week-end à vous.



isa 07/05/2011 09:11



c'est effectivement le scénario le plus complexe même si c'était envisageable. Continue de réfléchir sur cette relation désaccordée et tente de trouver un angle acceptable, ne conclus pas
à l'impossibilité d'amélioration, vous êtes deux personnes intelligentes, quels sont vos points de convergence ?



bidule 24/04/2011 17:45



Au vu des différents qui vous opposent des non dits, non-reconnus des incompréhensions, il est souhaitable pour ton état moral que tu puisses changer d'école. Les parents d'élèves alertés par une
telle situation ne pourraient que te pourrir la vie en plus!


Le cas n'est pas rare dans nos écoles mais l'omerta semble de mise. Il est vrai que nos directeurs/directrices n'ont que des contraintes administratives et organisationelles sans en avoir
vraiment de pouvoir, quand ils ont du temps pour s'en occuper!. Leur poste est ambigu et paradoxalement très contraignant. Savoir gérer les relations humaines n'entre pas dans le domaine des
connaissances étudiées lors de leur formation...D'où desintants de très grande solitude, l'IEN n'osant , dans la plupart des cas, pas se mouiller. La souffrance est alors réelle des deux
côtés: celui de l'enseignant incompris et non entendu et celui du directeur dans le même cas.


J'ai été dans le même cas à mes débuts, après avoir tenu une année supplémentaire (je ne voulais pas lâcher..) je me suis finalement décidée à aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs et
me consacrer uniquement à ce que pourquoi j'étais dans l'enseignement c'est à dire mes élèves. Bien m'en a pris, j'ai pu découvrir d'autres écoles, d'autres façons de fonctionner jusqu'à trouver
une école dans laquelle je me sente bien où la directrice savait gérer les énergies positives de tous afin de les fédérer et règlait en douceur les petits conflits grâce à une communication
ouverte à tous et non pas à quelques uns.... Je pense aussi avoir changé et être plus à l'écoute des autres.


"L'enfer c'est les autres" c'est bien connu...



isa 24/04/2011 18:56



Sentiment largement partagé par toi bidule et par bien d'autres ,comme une confirmation au débat sur le choix du métier et à ce que j'écrivais : Mais on peut s’interroger sur ce vœu de travailler avec les enfants, on y retrouve évidemment la figure maternelle ,mais
il est intéressant d’aller plus loin dans cette volonté de s’entourer d’enfants et se demander si les adultes ne sont pas source de méfiance pour celui ou celle qui choisit
d’être maître ou maîtresse. Partant de ce constat hypothétique, cela pourrait peut-être expliquer certaines difficultés relationnelles avec les parents, avec les collègues, la peur de
l’inspection où l’inspecteur est vécu comme le « pére Fouettard » , figure autoritaire de l’enfance. J’imagine que vous commencez à vous redresser en lisant mes propos
et j’espère bien vous faire réagir ,non pas pour vous provoquer mais pour que vous vous interrogiez aussi sur ce « pourquoi travailler avec des enfants ? »


Je continue de m'interroger....



jeannick 19/04/2011 14:48



Je pense, Cécile, qu'effectivement ta directrice ne te soutient pas beaucoup, au contraire,....


Moi j'aurai agi avant pour ce gamin et ne t'aurai pas laissée seule face à ce père d'élève qui te doit le respect.


jeannick



Cécile 18/04/2011 23:54



Encore mille mercis à toi Isa, pour m'avoir permis de m'exprimer sur ce sujet épineux qui me bouffe depuis septembre dernier !



Cécile 18/04/2011 23:51



Bonsoir,


Merci à toutes pour tous ces commentaires. Je pense que la solution qui revient est paresque tout le temps la même : prendre le large ! C'est d'ailleurs ce que j'ai essayé de faire ! Patience
jusqu'à début mai !


Peut-être ai-je été maladroite parfois, et je le regrette, mais je n'ai jamais abusé, ça c'est sûr ! J'essaie de faire tant bien que mal mon travail dans une école pas facile, et pourtant pas
classée ZEP, d'après ma dirlo c'est moins pire que dans d'autres quartiers de Clichy sous Bois ! avec des collègues très peu soutenantes, les conseils sont rares, ou peut-être est-ce moi qui leur
fait peur !!


Mais j'ai bien l'impression que ma dirlo se sent en plus persécutée, car la fois où je me suis faite agressée verbalement devant tous mes élèves à 8h40 par ce père d'élève , et que j'ai demandé à
ma collègue d'isoler l'élève en question car il était en train d'hurler, et que je savais que ma collègue (déchargée) allait déclencher une alerte incendie, la dirlo a cru que je lui aurais dit,
"car tu n'as rien d'autre à faire", une autre fois du reste, elle a mal compris mes paroles, et croyait à tort que je lui aurais dit qu'elle ne fichait rien ! 


Une dernière précision, car je ne sais plus si j'en ai déjà parlé : Quand je lui ai demandé ce qu'il fallait que je fasse, elle m'a dit d'un air détaché oui t'as qu'à aller porter plainte, parce
qu'elle avait sûrement d'autres chats à fouetter, et pourtant, l'altercation a eu lieu en sa présence ! Ce que j'ai fait le lendemain matin, juste une main courante, car la veille au soir le père
a remis cela !


Par contre, le lundi midi, après avoir reçu les parents, elle avait l'air de mettre en doute mes paroles, en me diasant que c'est moi qui étais peut-être trop sévère avec cet élève. Pour la
petite histoire, cet élève a failli étrangler une élève de sa classe, au début du mois de mars, et c'est seulement à ce moment-là qu'elle a fait un signalement à l'Inspection, alors que moi je
l'avais alertée dès le début de l'année, mais bien sûr, c'était moi qui étais trop sévère ! Hein !! ;) Quelle bonne blague !!


 



maud 18/04/2011 14:36



non ce n'est pas normal quand on arrive dans une école les "anciennes" ne veulent rien changer à leurs habitudes et je trouve ça dégueulasse et non professionnel .
mais bon généralement en haut lieu (IEN) on te répond : "débrouillez-vous avec ces enfantillages" "pas de vagues" etc...


je sais qu'à l'IA il y  a des médiateurs une amie s'en est servie avec son école "contre" la directrice qui leur faisait vivre l'enfer et finallement l'IEN s'en
est mêlé et a reconnu que le problème venait en grande partie à cause de cette personne.


Si tu ne trouves pas d'alliées dans ton école y compris ton ATSEM il vaut mieux en effet que tu te mettes au mouvement car ce que tu vis ressemble à du harcelement
moral (puni par la loi! mais très peu reconnu dans notre métier), il y a aussi un service à l'IA qui gère le harcèlement moral.


Quand à appeler l'IEN, évite le samedi non pas parcequ'ils sont en we mais parcequ'ils croulent sous le boulot (enfin j'ai envie d'y croire) appelle pendant les
récrés quand tu n'est pas de service. Nous notre secrétaire est un amour toujours dispo et d'une grande écoute, j'ai pleuré pas mal de fois quand la pression était trop forte, c'est toujours
remonté aux oreilles de l'IEN qui ne me prennait que quand vraiment cela été nécessaire.


Après si elle veut en référer à ton IEN laisse là faire mais exige d'être présente lors de l'appel, en l'occurence tu ne semblais pas être en tort.


Courage



cecildodo 18/04/2011 10:54



Bonjour je voulais juste vous dire que ma chère collègue m'a menacée d'en référer à l'IEn car je voulais attendre ma collègue pour remplir une déclaration d'accident, pour laquelle ma collègue
était la mieux placée


Ensuite, il s'est passé un autre clash au premier trimestre, quand je lui ai ditque je n'éatais pas d'accord pour travailler toute seule sur les mathématiques dans les trois sections pour notre
projet d'école, car on était que 5 et les autres travaillaient déjà deux par deux. Son argument était que je devais le faire seule car à trois, on ne fait que bavarder et le travail n'est pas
efficace ! Je ne vois pas comment moi je pouvais mener la réfléxion toute seule, étant nouvelle venue das cette école. Et évidemment, quand j'ai voulu contacter l'IEN, il n'y a avait personne.
C'était un samedi matin ! Trouvez-vous tout cela normal ??



isa 18/04/2011 22:35



non Cécile tout cela n'est pas normal, tout ce que tu dis montre combien vous êtes dans une impasse relationnelle, j'ai préparé un article pour demain afin de tenter d'élargir la
réflexion sur "comment agir dans une situation conflictuelle ?", j'espère sincèrement que tout ceci t'aidera à trouver ce qui te convient en réponse à ce que tu vis. Ne perds pas
courage.



jeannick 18/04/2011 09:53



Bonjour à toutes. Je reviens un peu sur le blog après les dernières journées mouvementées avant les vacances : OUF je vais souffler un peu!


Moi, je voulais apporter mon témoignage de directrice. Je suis directrice depuis 2 ans d' un RPI : 6 classes mat et élém réparties dans 3 villages. Génial pour l'organisation (je vous la passe).


Je ne veux pas défendre la collègue directrice de Cécile. Je veux simplement dire que nous n'avons pas une position facile : collègue mais pas supérieur, nous devons 'régler' les problèmes de
l'école, les gérer car il faut bien avancer quand quelque chose ne va pas. ce n'est pas l'inspection qui va nous aider (bien au contraire). Comment faire comprendre à un collègue qu'il y a un pb
sans heurter ni outrepasser ses droits? Qui va nous aider à régler le problème?


J'avous que depuis 2 ans j'en appris beaucoup sur moi-même et j'ai changé. J'ai eu beaucoup de pbs à gérer (cf ma demande d'aide pour 2 enfants de ma classe) : parents, enfants, collègues,.. Mon
ATSEM m'a beaucoup soutenue et heuresemnt. Aujourd'hui, je suis épuisée : on m'a autorisée à tenir des fonctions de directrice mais personne ne vient me demander si je m'en sors, on me tape sur
les doigts si je fais une erreur. On me fait bien sentir que je commets des erreurs.Alors moi je regarde sans arrêt le site de l'IA pour attendre la liste des postes en sachant que ce sera
partout pareil ailleurs. Mais j'ai besoin de faire un break. Eh oui, Isa, je crois aussi beaucoup aux mêmes valeurs que toi mais là, je suis un peu déçue.Je vais malheuresemnt perdre l'excellente
relation que j'avais avec ma mimi mais elle aussi est très décue.


Quant à Cécile, je lui conseille de prendre un RV avec sa directrice : parler en tête à tête permet de remettre les choses à plat (entre deux portes les paroles sont parfois trop violentes) et
d'exiger des textes qd il se passe quelquechose d'anormal (bien que souvent, il n'y en ait pas et que c'est  plutot le bon sens qu'il faut utiliser).


Bonnes vacnaces à toutes et bon courage à celles qui n'ont pas une dirctrice comme moi LOL!!!!!!(je plaisante)


 



isa 18/04/2011 14:56



merci Jeannick, c'est important aussi de situer le point de vue des directrices (teurs) et de dire que la fonction est exigeante.  Dans le cas de la directrice de Cécile comme dans
d'autres cas, je m'interroge toujours sur ce qui pousse une personne à vouloir dominer, j'ai le sentiment qu'il y a une forme de désir de contrôle total, cela dénote un manque de confiance en soi
donc en les autres. Les responsabilités de la fonction ont de quoi angoisser et je me dis qu'il faut plutôt y voir une forme de faiblesse dans une démonstration de force. Je suis convaincue que
bien des personnes voudraient une cohésion mais ne parviennent pas à créer ce sentiment de confiance qui permet de regarder l'autre avec tolérance. Je comprends tout à fait ton besoin de laisser
la place à quelqu'un d'autre, c'est quelquechose qui revient souvent dans les propos des directrices et profitons de cette discussion pour rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui font
leur travail avec beaucoup d'énergie et de dévouement.



vihyko 18/04/2011 08:52



dans les travaux at hom ejusqu'au oreilles, je n'ai lu le post qu'aujourd'hui, vu toutes les réponses apportées, je ne vais pas répéter, mais plutôt synthétiser : je suis d'accord que dans des
situations qui ne peuvent pas s'arranger, il vaut mieux prendre le large pour sa survie et son bien être ( et donc celui de sa famille par découlement).


j'en suis à ma 3 ème école en tant que directrice et l'attitude que j'ai dans mon éocle ( depuis 2 ans) à évoluée par rapport à mes débuts, normal, on ne reproduis pas les erreurs que l'on a
identifiés ! j'ai plus de classe, plus de responsabilités mais cela ne m'a pas pour autant incité à p... plus haut que mon C..l   et à devenir excécrable ! On ne peut pas s'entendre
avec tout le monde mais on doit respecter ses collègues et dans ton cas, elle te traîte comme un sousfifre ! nous ne sommes pas les supérieurs hiérarchiques et beaucoup de directeurs ont tendance
à l'oublier mais malheureusement il y a aussi parfois des collègues qui pousse le bouchon et qui n'y mettent pas du leur.. ( pas ton cas)


conclusion : c'est difficile de se sentir épanouie dans son travail quand les relations avec son directeur sont mauvaises, il y a des écoles où les équipes tournent en permanences à cause du
directeur...il faut privilégier son plaisir et son bien être au travail, on y passe trop de temps pour le faire dans la souffrance...Quand le dialogue n'est pas possible, on fait son baluchon
avec ses preps et on va voir ailleurs si l'herbe est plus verte !



isa 18/04/2011 22:46



merci Vihyko pour Cécile. Pas facile selon le côté où l'on est, cela reste pourtant la vie en société.



cecildodo 18/04/2011 00:23



Bon courage pour la suite Bella 


Merci de ton témoignage ! Et quel cran tu as eu ! 



Bella 17/04/2011 23:56



Sujet d’une actualité brûlante ! Moi aussi je subis des difficultés relationnelles avec la jeune directrice de l’école, du style
autoritaire et expéditif. Comme je ne me laisse pas faire, en particulier lorsque le sujet est très important pour moi, comme par exemple le temps d’accueil des familles à la rentrée (j’avais
demandé 30 mn, soit environ 1 mn par famille, elle est venue au bout de 15 mn pour faire partir les parents, dont la moitié n’avait même pas encore été accueillie ! je lui ai demandé de
partir elle), les conflits se sont accumulés tout au long de l’année. Le problème, c’est que toutes mes tentatives de dialogue sont tombées à l’eau, impossible de faire entendre les besoins
spécifiques de mes élèves de TPS/PS, et à force je me suis de plus en plus énervée. Quel qu’était le sujet, si c’était moi qui abordais une question, j’étais systématiquement déboutée. Elle
m’accusait de ne jamais être contente, d’être incapable de me conformer aux décisions de l’équipe, de ne vouloir faire que ce qui me plaisait, de me croire toujours défavorisée, de prendre la
parole à mauvais escient en réunion, d’être jalouse de mes collègues, etc. Cela fait des mois que je suis en colère, c’est épuisant.


C’en est arrivé à un tel point dans les attaques personnelles et l’impossibilité de me faire entendre que j’en ai référé à l’IEN par
courrier, en dernier recours et après beaucoup d’hésitations. Ce matin là, c’était trop, j’ai craqué, je me suis mise en colère et ai dit à la directrice ses 4 vérités : que je ne lui
permettais pas de s’adresser à moi sur ce ton, que je me sentais insultée et refusais qu’elle continue à me traiter d’une façon méprisante, que je ne supportais pas qu’elle parte dans des
attaques personnelles alors que je parle de sujets strictement professionnels, qu’elle n’avait aucune autorité hiérarchique sur moi, que ses accusations étaient indignes de sa fonction, etc. Elle
a cessé de me parler et s’est mise à m’éviter. Mais au même moment, mes collègues sont enfin montées au créneau et ont commencé à me soutenir, en dénonçant à leur tour les problèmes que je
soulève depuis des mois. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les choses commencent à changer. Mes positions sont maintenant soutenues par d’autres collègues et donc prises en compte, et la directrice
semble enfin se rendre compte qu’il y a là de réels problèmes à régler. L’IEN est venue nous voir la dernière semaine. Finalement, la directrice a envoyé un mail au ton apaisant à tout le monde
avant les vacances, disant qu’elle avait beaucoup réfléchi ses dernières semaines et voulait repartir sur de nouvelles bases avec toute l’équipe à la rentrée de mai. Qui vivra verra !


En attendant, je vais tout de même participer au mouvement, sans grand espoir avec les suppressions massives de postes qui touchent pas mal
d’écoles autour de chez moi.


Je ne sais pas quel conseil donner. Une chose est sûre, il ne faut pas s’écraser, il ne faut pas accepter ce qu’on juge inacceptable, il ne
faut pas renoncer à se faire entendre, à faire le disque rayé. Mais entrer en résistance, c’est pas facile à vivre. C’est mieux si l’équipe est solidaire, mais souvent les gens ne veulent pas
« se mouiller » dans les conflits. Bref, je suis sous somnifères et antidépresseurs, j’ai recommencé à fumer. Je ne suis pas un exemple à suivre, je suis en colère depuis 1 an, je suis
épuisée, le boulot me pourrit l’existence et j’envisage très sérieusement une reconversion.



isa 18/04/2011 22:43



Bella, je crois vraiment que tu t'en sortiras car tu as choisi de faire bouger les choses, bien entendu, les effets ne sont jamais immédiat mais tu forces le changement . Merci pour ton
témoignage.



cecildodo 17/04/2011 23:53



Juste une petite précision pour l'autre jour où mon Atsem est partie dépanner dans la classe de PS : C'est elle mon Atsem qui est allée de son propre chef, car la directrice était absente ce
matin-là ! Et ma collègue de MSGS a des élèves bcp plus autonomes que les miens, et en plus, elle a plus d'ancienneté que moi, donc elle aurait pu avoir une classe de MS pure si elle y tenait
vraiment !



cecildodo 17/04/2011 23:47



Je vais essayer de n eplus me laisser écraser par cette personne qui n'est ni plus ni moins une collègue mais je sens quand m^me que le dernier trimestre ne va pas être des plus faciles !


 



maud 17/04/2011 20:00



Je suis d'accord avec cela Isa et c'est pour cela que je me suis accrochée à "mon" école tant pis pour l'ulcère (soigné) et l'urticaire (que je soigne tous les
mois avec un traitement et quand les crises siont trop grosses et bien cortisone).


mon IEN m'avait dit si c'est trop difficile partez sinon c'est à vos risques et périls! et c'est pour cela que je me suis accrochée! flute pourquoi quitter une
superbe école des gamins adorables et des parents attentifs parceque une collègue me pourrit la vie.


je trouve cela injuste ce n'est pas forcément que moi qui devrais me remettre en question je fut la 3° directrice en 3ans, et une collègue a finit par jeter
l'éponge! alors je tiens et je l'affirme bien haut je ne quitterai pas l'école! Aujourd'hui cela va mieux, c'est même presque chouette, on bosse presque ensemble, les rapports sont cordiaux. Je
reste vigilente, je n'oublie pas mais je crois que pour avancer il faut trouver le meilleur dans l'autre.



isa 17/04/2011 21:01



oui ,je reconnais tout à fait que parfois cela semble insoluble et quand la souffrance est trop grande, il faut savoir se protéger mais nous ne sommes pas gagnants en acceptant de
subir.



la maîtresse des petits 17/04/2011 18:39



Chère Isa, je comprends ta démarche qui vise à ce que chacun s'auto-analyse pour progresser, je comprends quand tu dis que la discussion permet d'avancer et de régler les soucis. Cependant, il ne
faut pas minimiser la souffrance au travail - je vois que Cécile est très mal dans son école, c'est pourquoi je lui conseille non pAs de fuir mais d'aller voir un peu ailleurs. Peut-être
doit-elle, comme tu l'écris, travailler sur elle... Mais l'urgence, c'est de sauver sa peau et honnêtement, je suis convaincue que lorsqu'on va au travail à reculons, on n'a pas l'énergie
nécessaire à une introspection. Nous avons l'immense privilège de la mobilité - ce dont peu de travailleurs bénéficie - alors profitons-en et laissons les directeurs omnipotents gérer leurs
écoles à leur guise, sans pour autant nous choper des ulcères et de l'urticaire. La vie n'est pas l'école: c'est bien plus que cela, il y a d'autres combats à mener, plus beauX, plus richeS, plus
essentiels- on ne peut pas changer les gens comme cela! Ce ne sont pas des discussions avec sa directrice qui vont régler les problèmes de fonds de l'école de Cécile...



isa 17/04/2011 19:22



Oui je suis d'accord avec l'idée que la souffrance n'est pas acceptable et c'est d'ailleurs ce que je dis dans ma réponse. Seulement rien ne dit que Cécile va obtenir son changement
d'école, si ce n'est pas le cas, que fait-elle ? Je le dis aussi pour toutes celles et tous ceux qui pensent que leur relation aux collègues n'est pas satisfaisante, faut-il toujours que ce soit
ceux qui se sentent mal qui doivent partir. Dans toutes les professions, ce type de relation existe, c'est vrai que nous avons cette possibilité de changement, c'est une chance. Mais on peut
aussi choisir de résister aux comportements, car au final, cette personne qui abuse de son autorité et décide de rejeter celles et ceux qu'elle ne supporte pas va continuer à le faire. Faut-il
choisir la fatalité ou bien l'action ?


Je comprends trés bien ce que tu ressens à l'endroit de Cécile et je trouve que c'est un signe pour elle qu'elle n'est pas seule et qu'elle a du soutien, ce qui compte c'est que nos
discussions lui permettent de se faire sa propre opinion etde prendre ses propres décisions.


Tu auras compris que je crois toujours en l'être humain, je crois que cette directrice peut modifier son attitude, je crois que Cécile a la capacité à s'affirmer et à refuser ce qu'on lui
impose autoritairement, je crois que ses collègues peuvent la soutenir, je crois que nous avons notre rôle à jouer pour l'aider à trouver cette force. Si je ne croyais pas, je n'aurais jamais
créé ce blog, la puissance de la solidarité peut venir à bout de toutes les faiblesses.


Je savais que ce sujet lèverait un débat, cela me réjouit car nous montrons que nous ne sommes pas indifférents aux difficultés des autres, surtout quand celles-ci nous rappellent de
vieux souvenirs....



maud 17/04/2011 16:11



tiens un bout de mon message n'a pas été pris en compte:


j'étais en retard, car retenue par la directrice, mes élèves se sont retrouvés tout seuls dans la cour, et mon Atsem a rouspété car elle était toute seule avec mes élèves ! Que faire dans ce cas ? Que va-t-il se passer en cas
d'accident ?


Alors là pas de problème, si vous avez établi et signé un tableau de service en début d'année,
les enseignantes de services sont responsables des élèves. ON NE DOIT JAMAIS LAISSER DES ENFANTS SANS SURVEILLANCE NI SOUS LA SEULE SURVEILLANCE DE L'ATSEM (responsabilité de l'enseignante
toujours), et de toute façon dans l'école c'est toujours la(le) directrice qui est responsable!


tu dois être irréprochable pour être inattaquable, donc si tu est retenue tu coupes court car
tu dois toujours avoir à l'esprit la sécurité de tes élèves.


A ta place je noterai toutes paroles déplacées, tout abus, tout manquement avec les dates et
les heures de ta directrice pour te protéger le cas échéant face à ton IEN dans un cahier. et puis ça fait du bien!!!!!


c'est ce que j'ai fait et continue de faire de temps en temps.


pour te répondre Isa oui j'ai quand même changé mais je ne me suis pas reniée, je reste
volubile mais j'essaie d'être plus posée et moins dispersée pour ne pas angoisser mes collègues de qui j'accepte volontier (parfois en apparence seulement) l'aide. j'ai quand même la chance
d'avoir une adorable collègue qui à mon âge a été directrice et me secoue quand j'en ai besoin pour que je n'oublie rien et que je sois inattaquable...



Silvia 17/04/2011 15:39



Effectivement ce serait bien je pense que tu demandes à ce vous vous voyiez en tête à tête. Tu pourrais lui exposer que tu te sens mal dans les situations que tu as décrites mais aussi lui
proposer de te dire ce qu'elle voudrait améliorer pour que les choses marchent mieux dans votre relation et dans l'école. Je pense aussi comme Isa qu'elle doit se sentir en insécurité (sentir que
tu ne lui fais pas confiance) et peut-être avoir peur de reconnaitre ses erreurs pour ne pas se fragiliser encore plus. Si tu te montres ouvertes ( en disant que toi aussi tu as peut-être fait
des erreurs -comme tout le monde- avant d'aborder ce que tu voudrais voir changer dans son fonctionnement à elle) elle sera peut-être prête à accepter d'écouter ton ressenti à toi par rapport aux
situations  que tu as décrites et du coup modifier peut-être son comportement. Parfois "se blinder" et se fermer au dialogue comme elle semble le faire est une façon de ne pas être
déstabilisé par une situation . Si tu lui dis que tu ne la juges pas, que tu reconnais que son rôle est difficile mais qu'il y a certaines situations que tu vis mal et que tu voudrais en parler
avec elle , je pense qu'il est possible qu'elle accepte de s'ouvrir au dialogue.



cecildodo 17/04/2011 11:51



Merci également à Maud pour sa lecture commentée de l'article !



cecildodo 17/04/2011 11:49



Bonjour, merci pour tous vos messages !


Et dire que j'ai obtenu ce poste à TD ! Mais bon ça y est j'ai entériné ma participation au Mouvement.


Je me demande ce que deviendra cette école lorsqu'elle aura non seulement la direction mais aussi sa classe à gérer !


En tout cas, jusqu'à présent, la conseillère péda à laquelle j'ai fait appel et qui a bien vu comment elle et moi nous étions considérées lors de ses visites, ne m'a pas apporté grand secours !


Et il y a une semaine quand je luji ai dit au revoir un silence de mort ! Ca promet pour la rentrée.


 



isa 17/04/2011 14:38



Cécile, que faudrait-il pour que cette situation ne se reproduise pas dans une autre école ?


et quels conseils donnerais -tu à une collègue qui viendrait dans ton  école actuelle ?



Mélanie 17/04/2011 11:18



OUh la  ! Sujet très épineux !!! Je suis assez d'accord avec la personne précédente ! Si tu n'as pas le soutien de tes collègues, change d'école ! Nous aussi dans notre école, nous avons une
directrice très spéciale, c'est son école et prend toutes les décisions sans nous en parler au préalable, mot de passe sur l'ordi de l'école, tient des discours différents selon les personnes
qu'elle a en face, ne reconnaît jamais ses erreurs (c'est toujours la faute des autres !), pas de circulation d'info donc on est toujours les derniers au courant, et j'en passe mais tout le reste
de l'équipe fait bloc, reste souder  ! Il faut avant tout un travail d'équipe ,un soutien entre collègues si tu n'as pas ça, tu ne tiendras pas longtemps. Tu ne seras jamais sereine et cela
se ressentira aussi dans ta classe ! Des personnes comme ça, empêche le bon fonctionnement d'une école et on n'arrive pas à les changer malheureusement. Ce que je trouve dommage, c'est que ces
personnes là n'ont rien compris au rôle de directeur -trice et persistent à garder des postes de direction pour avoir un semblant de pouvoir alors qu'elles n'en ont pas !!! Ce ne sont pas des
supérieurs hiérarchiques !!! Et pour dire que c'est LEUR école alors que c'est l'école d'une équipe entière et non d'un seul individu !


Bon courage à toi !



isa 17/04/2011 14:35



question : pourquoi ?


Cherchons à comprendre pourquoi certaines personnes se sentent obligées d'imposer leur autorité aux autres, se sentent obligées de posséder ( SON ecole) , en tentant de comprendre, on
peut trouver des solutions.



maud 17/04/2011 11:08



ah petit PS je suis aussi directrice d'école.


parfois je me dis que ce serait bien d'avoir un vrai statut car quand tu es "jeune" directrice ce n'est pas toujours facile mais rien ne vaut la disussion. même si
c'est plus long...


et oui si c'est vraiment trop horrible change d'école, s'imposer (à juste titre) sans pêter les plombs et sans mettre sa santé en jeu peut parfois
être très dur, crois moi. J'ai dû faire intervenir l'IEN et je ne le regrette pas au final, le changement d'une collègue a aussi été salvateur (pourtant je l'aimais bien) pour l'humeur de
l'école. cette année ca va c'est presque paisible. Mais j'ai beaucoup travailler sur moi et sur l'image que je renvoyais à mes collègues, mais je refuse de changer et d'abdiquer (ça ma vallu un
ulcère et de l'urticaire permanente depuis presque 3 ans )



isa 17/04/2011 14:32



je crois que tu dis quelquechose de fondamental Maud : J'ai travaillé sur moi et sur l'image que je renvoyais à mes collègues. Il me semble essentiel de choisir de changer un peu soi-même
pour espèrer voir les autres changer aussi. Tu dis je refuse de changer mais je suis pourtant sûre que tu l'as fait, car le travail sur soi permet cela. Changer ne veut pas dire se renier,
changer permet d'aller vers l'autre, de se montrer adaptée à la personne qu'on a en face de soi. Cécile laisse la directrice la malmener, lui imposer des choses de manière autoritaire, elle se
rebiffe à postiériori, je crois qu'elle ne se sent pas suffisamment légitime face à sa directrice, c'est cette posture là qu'elle a à travailler. Comment ?



maud 17/04/2011 10:58



Qui est chargé de la surveillance des élèves en cas de retard d'une enseignante lors du soutien ?


L'enseignant(e) à qui "appartient" les élèves, l'enseingnant(e) doit être sûre des
bonnes conditions d'accueil de ses élèves dixit mon IEN


Ce qu'il est d'usage de faire quand on est visité par une conseillère ou quand on est inspecté ?


Nous il nous
impose la surveillance des élèves par les autres collègues ce qui est logique. et dans le temps scolaire, son temps est précieux il ne va pas attendre la fin des
cours...


A-t-elle le droit de réquisitionner systématiquement mon Atsem lorsqu'une Atsem ou une collègue est absente ?


Non, les classes de PS et MS sont prioritaires pour la présence des ATSEM, même si la loi exige 1 ATSEM par école! les MS/GS ou GS sont
plus autonomes que les autres donc c'est à eux d'être "privés" après on peut bien sur aménager pour aider la collegue qui a des MS/GS lors de certaines mises en route ou
déplacements.


Quel est le délai de rigueur avant d'imposer une concertation aux collègues ?


euh là c'est de la politesse pure car si la directrice peut en
effet imposer une date de réunion, il faut quand même qu'elle l'écrive de manière lisible dans la salle des maîtres que tout le monde puisse prendre ses
dispositions.


 A-t-on le droit également d'imposer une remise de livrets un lundi soir pour se dégager un samedi ,en me faisant comprendre que le gardien ne va pas
être ravi d'ouvrir l'école rien que pour moi
?


non tout est une question d'harmonisation, bien sur c'est mieux si tout le monde les donne en même temps mais tu es libre dans ta classe,
ce n'est pas ta supérieure hiérarchique!


Est-ce à
moi de téléphoner à la mairie et d'aller informer la chef de cantine que j'ai oublié
une élève car contrairement à ce qu’elle fait pour les autres la directrice refuse de le faire, surtout que c'est que la deuxième fois que ça se produit dans l'année ?


nous ce sont les ATSEM qui s'en chargent, mais bon il n'y a pas de
règle.



isa 17/04/2011 14:24



merci Maud pour ces réponses claires.


qu'est ce que tu penses de ce comportement ? Qu'est-ce qui pousse une personne à agir de la sorte ? Cécile doit-elle s'interroger sur ses propres responsabilités dans la situation qu'elle
vit ?



la maîtresse des petits 17/04/2011 10:34



Le mieux à faire: changer d'école. Les relations avec ta directrice sont désasteuses: abandonne... Il n'y a rien à faire - même si tu lui démontres ses torts, la situation ne s'améliorera
pas. De plus, je vois que tu ne peux pas trop t'appuyer sur tes collègues.


Petit rappel quand même, les directeurs ne sont pas des supérieurs hiérarchiques (je ne comprends pas qu'on impose un jour pour rendre les livrets).


En attendant la fin de l'année, fais bien attention à être parfaitement en règle; tu as raison une atsem n'a pas le droit de surveiller une cour derécréation pendant le temps
scolaire.


BON COURAGE (je suis directrice et je ne comprends tjs pas que des collègues directeurs  se la joue comme ça...)



isa 17/04/2011 14:20



Personnellement, je pense qu'il faut toujours s'interroger pour chercher à améliorer les relations. Baisser les bras ne peut être choisi qu'en cas de souffrance et de risque pour sa santé
psychique. Mais c'est un peu comme vivre une année avec un élève difficile, il faut bien chercher des solutions, on ne peut envisager de subir à longueur de temps. Vivre ensemble est une des
conditions de l'existence, la fuite n'est pas toujours une solution. Qu'est-ce qui pousse une personne à vouloir dominer et rabaisser les autres ? Quelle attitude avoir en cas d'abus de pouvoir ?
Comment dire les choses sans ouvrir une situation de conflit ? Connaître la réglementation comme est la démarche de Cécile est une bonne chose, cela permet de savoir où se situent les limites
.



Isabelle L 17/04/2011 09:34



Ouh, manque de zénitude dans cette école ! Je ne suis pas sûre que tout soit légiférer dans les moindres détails, il s'agit souvent de bon sens, de sécurité et du bien être des enfants. Je te
conseillerais, pour l'avoir vécu, plusieurs solutions : la première serait de mettre sur la table tous ces différents, exprimer ton ressenti et tenter le dialogue (là il s'agit d'ouvrir grand ses
chacras positifs !) mais ça peut marcher. Ensuite tu peux solliciter un "médiateur", quelqu'un de très ouvert, objectif (cela peut être une conseillère péda, un syndicat) il ne s'agit pas de
gronder la vilaine directrice mais de trouver un moyen de communiquer et s'arranger en tenant compte du point de vue de tout le monde, là c'est le médiateur qui est très important, il faut
vraiment quelqu'un qui a la reconnaissance de tous. Dernière solution, qui n'est pas la plus agréable, c'est de solliciter l'inspecteur (ou trice) il est le garant des textes à appliquer et saura
recadrer tout le monde. Je dois avouer que dans les trois cas que j'ai vécu, plus ou moins directement, la première solution est de loin la meilleure mais pas toujours réalisable ! Voilà, c'est
tout ce que je peux dire pour t'aider.