projet livre et marionnette: questions sur les (détails) 2

Publié le par isa

Comme la semaine dernière, je vous propose de voir ensemble ce qui aurait pu vous poser problème cette semaine dans le projet , les récits, le voyage de la marionnette. N'hésitez pas  à soulever des petits détails, cela aide tout le monde.

 

questions

Publié dans langage 2011

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Valérie 93 05/06/2011 16:54



Ah ah parce que j'y habite!!! ;) commune limitrophe!!!!!



isa 05/06/2011 20:14



évidemment, donc tu te rapproches de chez toi !



Valérie 93 04/06/2011 22:06



Je voulais juste ajouter concernant la censure des récits des élèves que j'en ai effectué une concernant un de mes élèves qui a la main leste... il racontait avoir été au parc avec la mascotte et
après avoir fait du toboggan il raconte avoir donné une claque à une petite fille. Sa franchise m'a vraiment surprise et il m'a dit qu'il lui avait dit pardon alors je lui ai dit devant le groupe
qui a approuvé que l'on n' allait pas raconter cet incident puisque que les récits sont repris pour le livre individuel, que cela ne regardait pas les autres.


Sinon ils sont vraiment ravis à chaque fois qu'ils emmènent Souricette et c'est parfois difficile d'attendre mais ils sont sûr de l'emmener... un bon exercice de patience! Et je ris parfois quand
ce sont les parents qui s'impatientent plus que leurs enfants!! ;) Merci ISa!! Au fait je change d'école l'année prochaine je quitte les beaux quartiers du 92 pour les moins chics: je passe la
Seine  quoi!!! A moi Gennevilliers!!! ;)



isa 04/06/2011 23:12



alors pourquoi tu t'appelles Valérie 93 ?


Souricette réussira-t-elle à se réadapter ? Pour l'anecdote du toboggan, on peut bien-sûr choisir en accord avec les élèves de ne pas en faire référence. Mais c'est normal que les petits
pointent des évènements de leur vécu avec toute la spontanéïté de leur discours.Personnellement, j'ai hésité quand une petite fille m'avait dit: "Dalma a eu peur de Papa avec ses grandes dents"
et puis finalement, j'ai choisi de garder, je ne voyais pas comment dire à la petite que je ne voulais pas l'écrire, et puis le papa a bien ri. Je pense qu'il faut suivre son bon sens
.



aurelie 04/06/2011 10:25



je pense que j'aurai dû davantage expliquer oralement aux parents le fonctionnement de la venue de POB, ma façon de fonctionnement ds la classe ...lors d'une réunion (encore faut il que les
parents se déplacent ?!)  mais il est vrai que les rentrées échelonnées qui nous permettent souvent de faire ce travail de relation/confiance avec les parents ne st plus vraiment d'actualité
! c'est bien dommage surtout qd on a un cours double et des petits.


Svt au cours de l'année, le tps passe trop vite, les soirs ns avons envie après une journée de travail de rentrer ns poser et pas forcément envie de rester à expliquer au parents les pourquoi du
comment, surtout qd ils demandent des rdv chacun leur tour... c'est peut être alors un peu de mauvaise volonté de ma part mais j'aimerai réellement que ce tps que ns passons ac les parents soient
inclus ds nos heures de travail !!! parce que je sais au fond de moi que ce tps passé ac les parents est tt aussi important que celui passé ac leurs enfants/élèves.


D'autre part, il est vrai que le langage d'action est à travailler en priorité si l'on veut obtenir des résultats probants en langage d'évocation. Cette année, j'ai encre plus travaillé en
ce sens puisque javais des élèves non francophones mais je me suis heurté à bcp de difficultés ds ces apprentissages. Les élèves retiennent trop peu de choses ... je crois que je n'ai pas encore
trouvé la recette magique. Ac les GS, en soutien, j'appliquais svt tes séances langage et ça marchait plutôt bien alors peut être qu'il manque juste de ma turité à mes élèves ?


 



isa 04/06/2011 21:22



Toute interrogation fait progresser, pas de recette miracle effectivement et des années où ça fonctionne mieux mais en y réfléchissant on finit aussi par trouver ce qui a été
différent.



aurelie 03/06/2011 22:34



ayant des élèves non francophones et connaissant peu de mots de la langue française (malgrè tte mon aide !), je pensai que la venue de POB chez eux allaient les aider à formuler qq mots djà
entendus par des camarades ...libérer leur parole mm ds leur langue maternelle mais rien ... décue !


C'est également la première année que des parents ne jouent pas le jeu. Pourtant j'ai tt fait comme d'hab mai la mayonnaise n'a semble pas pris. C'est dommage parce qu'au final je ne vois pas
comment faire de livres de récits à offrir pour eux si la parole de leur enfan n'y ait pas ... vengeance, lol ! Dommage !


 



isa 04/06/2011 08:53



si tu as lu dans la dernière préparation semaine 35 ( dans les conseils) ce qu'est le langage d'évocation, tu auras compris que lorsqu'on ne maîtrise pas le langage d'action ( c'est à
dire ce langage universel qui est l'outil de base de la communication) , il est extrêmement difficile de rentrer dans le langage d'évocation, c'est d'ailleurs pourquoi je propose cette expérience
en dernière période afin d'assurer une certaine égalité de langage chez les élèves. Il n'est donc pas étonnant que tes élèves non francophones n'aient pas réussi, la première étape n'étant pas
assurée.Il n'y a pas de mauvaise volonté, il y a une incapacité logique. Avec ces petits élèves, il faut s'appuyer sur ce qu'ils voient, sur ce qui les entoure à l'école, tu peux éventuellement
travailler le langage d'évocation immédiatement après une activité: leur faire raconter ce qu'ils viennent de faire en EPS par exemple.Mais le décalé d'une journée et le vécu avec la marionnette
chez eux est trés complexe pour le moment.


Concernant les familles, il faut accepter qu'elles ne répondent pas toujours à nos demandes et s'interroger sur ce qui n'a pas fonctionné dans les explications. Comment tu expliques ce
désintérêt ? Ne te décourage pas Aurélie, ça s'appelle la technique de l'essai-erreur, notre pratique est jalonnée de tentatives , la pédagogie s'apparente à de la recherche, on n'est jamais sûr
de ce qu'on va réussir en mettant en place des situations, ce qui est important c'est dans tirer des conclusions qui fassent avancer notre pratique.



jeannick 31/05/2011 12:40



Et quand l'enfant raconte des choses qui n'ont rien à voir avec la marionnette? On le note aussi?


 



isa 31/05/2011 13:33



tout dépend si ce n'est qu'une digression ou bien si tout le récit ne colle pas avec la marionnette, dans ce dernier cas, il y a lieu de  recentrer l'élève. J'ai dû en parler quelque
part, mais lorsque les élèves racontent des choses intimes de chez eux qui n'ont pas à être connues, je conseille la censure en expliquant lors de la relecture que c'est uniquement ce qu'il a
fait avec la marionnette qui doit être écrit. C'est assez rare mais cela peut arriver, or il n'est pas question de mettre mal à l'aise une famille avec des détails de leur vie. Cela relève du bon
sens.



Anne 29/05/2011 23:39



Pour la première fois,


en x années d'aventure


LOULOU est resté dans son sac de voyage


posé sur le bureau des parents...


"C'est qu'une marionnette. I' peut rien faire..."


!



isa 30/05/2011 13:47



est-ce que tu crois que c'est une manière de ne pas faire de récit ou bien est-ce vraiment la réalité où à 3 ans l'imaginaire est déjà banni ?



edith 29/05/2011 12:07



Merci.


Ce travail va être une base pour ma rélfexion.



edith 28/05/2011 12:46



Réponse à Isa


C'est un tirage au sort, et j'ai une majorité de MS qui évoquent plus facilement que les PS


Si c'est trop loin, on regarde le cahier....presque à chaque fois...mais je veux vraiment faire appel à leur mémoire....leur faire prendre conscience de ce que cela mobilise pour évoquer.


Souvent, dans la classe, je fais appel à la mémoire...mais toujours de façon spontanée, sans réel projet, mais j'aimerais me lancer sur une progression sur le thème de la "mémoire" l'année
prochaine.



isa 28/05/2011 14:23



si tu cherches des idées pour un travail sur la mémoire, j'ai proposé celui-ci pour la période 2  de l'année 2008-2009 , voici le lien



Isabelle.L 28/05/2011 10:37



Impossible d'envoyer un commentaire hier soir, probléme de site ou connexion ?


Bref, juste pour dire que j'aurais du en parler avant, j'ai longuement hésité avec ce "j'ai li" et maintenant j'ai 48 feuilles à corriger , vu que deux élèves ont fait cette erreur et que j'ai
déjà imprimé !!!


Mais je confirme cette une très bonne expérience et les parents jouent le jeu à fond, ils ne manquent pas d'idées pour inventer de nouvelles situations avec Toudou et leur enfant ! Et je ne me
lasse pas des yeux de celui qui est tiré au sort chaque matin ! des petites choses qui remplacent avantageusement la reconnaissance des uns ou des autres !



isa 28/05/2011 12:11



c'est bien de signaler les dysfonctionnements car je ne peux m'en rendre compte, parfois sur le forum de la plate-forme over-blog, je vois qu'il y a eu des bugs, maintenant je viens de
mettre un traducteur de langue, j'espère que ce n'est pas  ce gadget qui pose souci....


Pardon pour les 48 feuilles, toute la difficulté de cet exercice est que l'oral se transforme en écrit , or le langage écrit est bien différent du langage oral et avec les petits c'est
compliqué d'être purement dans l'écrit car sinon ce n'est plus leur langage. En même temps, il y a des règles minimum à sauvegarder, un mot qui n'existe pas normalement ne s'écrit pas. Je te
dirai que j'ai enfreint cette régle lorsque le mot était trop drôle et que j'avais envie qu'il soit partagé. Mais avec les élèves quand on relit le texte et qu'on répète un drôle de mot, ils
tiquent ;dans notre bouche, cela ne va plus pour eux.



edith 28/05/2011 10:31



Ma pierre à l'édifice.


Ma mascotte est partie tous les week-ends depuis janvier dans chaque famille. L'enfant avec ses parents à ramené une trace dans le cahier collectif. Chacun a raconté, dès le retour en s'aidant du
carnet.


Maintenant, je travaille sur "souviens-toi quand la mascotte est venue chez toi"  On a le projet de faire un livret que chacun pourra emmener chez lui.L'enfant se souvient, ou pas, on fait
appel au cahier collectif. Quand l'enfant raconte, je note devant eux, en raturant, griffonnant sur tableau blanc. Je relis la production et je remets au propre (avec traitement de texte) pour le
lendemain, ou pour l'après-midi, le plus rapidement possible pour comparer l'écriture manuelle et le texte final.


Mais je rajoute une partie où c'est la marionnette qui raconte le souvenir qu'elle a de son aventure chez son papa ou sa maman du week-end. Et j'ai la possibilité de "tenir la main de la
mascotte" pour l'aider à écrire. Comme le cahier collectif est déjà rempli depuis longtemps, j'ai sélectionné, pour chaque famille un événement par enfant, j'ai demandé la
complicité des parents pour avoir LA photo de leur reportage qui correspond au souvenir de la mascotte que je lui fait raconter et écrire. La mascotte raconte, avec enthousiasme et je
lui demande d'écrire ce qu'elle vient de nous dire.....avec mon aide. Les enfants sont éblouis de la voir écrire. Je fais la même chose, rapidement pour la mise au propre


Le livre sera composé du récit de chacun et du récit de la mascotte.  


Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. J'ai des Ms et des Ps



isa 28/05/2011 12:01



oui, c'est un beau projet et tu es bien dans l'apprentissage du langage d'évocation, n'est-ce pas trop loin pour certains ? Comment procédes tu, savent-ils à l'avance qu'ils vont devoir
raconter ( ce qui peut leur permettre d'en parler avec la famille) ou bien est-ce un tirage au sort immédiat ?



jeannick 27/05/2011 21:26



Remarques par raport aux récits de mes Moyens :


L. a beaucoup de soucis de prononciation (est suivie par une orthophoniste) : c'est elle qui a le plus raconté et le mieux.


Un autre, Ar. a des soucis aussi de prononciation, des parents qui s'intéressent énormément à ce qu'il fait à l'école, etc... : il a eu beaucoup de mal à parler, même avec de l'aide. Nous étions
assez désorientés!


Sinon, c'est une expérience magnifique!



isa 27/05/2011 22:48



parce que les défauts de prononciation n'empêchent pas forcément de construire des phrases, et par contre certains petits se sentent trop attendus et pour eux parfois cela les fige. C'est
pourquoi il est si important d'établir un climat de confiance et de respect, respect pour celui qui n'ose pas. Mais c'est vrai que les réactions sont par moments déroutantes, on croit bien les
connaître et on continue de les découvrir.



jeannick 27/05/2011 20:11



Oui, on va dire que ca va!


Mon A a changé du tout au tout. K. par contre, est revenue des vacances de Paques avec le même comportement qu'en début d'année : il faut donc du temps pour tout rétablir mais elle fait des
progrès.


J'ai été un peu coincée par le fait de les garder tous deux vers moi sur des chaises au regroupement. En effet, les autres étaient jaloux! Alors maintenant, je "tourne" : tous les jours je change
de position, je me mets entre deux élèves et je fais le tour! Seulement, je "perds un peu ma K.!


Du coup, l'an prochain(j'ai décidé de rester sur mon poste finalement), je mets A. avec les CP et je garde K. avec mes nouveaux Moyens puisqu'une grande partie des Moyens vont aller en Grande
section avec les CP (configuration d'effectifs oblige!)


Voilà les nouvelles. Je ne te remercierai jamais assez de ton aide Isa!


 


 



isa 27/05/2011 21:08



de l"amélioration tout de même, car si tu te permets de faire le tour comme tu dis ( ça m'a fait rire), c'est que tu sens que tu peux. Je crois que tu as aussi aidé bien des personnes qui
ont et auront ce que tu as vécu avec tes élèves grâce au simple fait d'en parler.



isabel 27/05/2011 19:24



Oups!!! c'est le week-end...j'ai oublié des S au passage!!! Désolée



isabel 27/05/2011 19:23



Merci Isa pour tes conseils. je travaille au dictaphone mais j'écris également ce qu'ils disent. Je reprends mes notes pour reformuler leurs propos mais je fais également un cd "une nuit
hors de chez moi"avec tous les récits( intro d'un DVD récap de notre voyage), certains parents seront surpris d'entendre leur enfant et les enfants très fiers de montrer leur
travail je crois. Effectivement, ils adorent que je redise ce qu'ils ont dit, on corrige souvent ensemble les mots déformés ou incompréhensible et c'est l'occasion de bon fou rire parfois!!!



isa 27/05/2011 21:04



ah d'accord, je comprends.



jeannick 27/05/2011 19:10



MERCI Isa!


 



isa 27/05/2011 19:16



ça va tes petits mignons ?



Isabelle.L 27/05/2011 18:21



j'ai eu la même réticence avec "moi j'ai li l'histoire à toudou", je reformule oralement correctement mais si l'enfant ne répète pas correctement ce verbe, je retranscris tel qu'il le dit. J'y ai
réfléchi longuement mais  si je commence à changer ça, je changerai d'autres choses et l'enfant comme les parents ne reconnaitront pas les paroles de leur enfant. Et puis je me dis que l'an
prochain quand on recommencera, il y aura plein de progrès dans leur récit !!!



isa 27/05/2011 18:48



Non Isabelle , écrire "li" n'est pas possible dans la mesure où ça n'existe pas, dans ce cas tu reviens dessus lors des questions et tu lui demandes de dire autrement puisque tu ne peux
pas l'écrire .C'est vrai qu'on se heurte à des interrogations parfois.



jeannick 27/05/2011 18:11



Bonsoir Isa


Je speed un peu en ce moment et n'ai plus trop le temps de tout lire sur ton blog si riche!


Moi cela me gêne de retranscrire excatement. Par exemple, ils disent tout le temps : "je lui ai pris la douche". Et là je préfère corriger pour que les suivants le disent corrctement.


Qu'en penses-tu??


Jeannick



isa 27/05/2011 18:44



Dés qu 'on n'est pas d'accord avec une phrase ou un mot , lors de la séance de questions on revient dessus et on demande comment le dire autrement, les corrections se font aussi avec les
autres qui aident mais quand je veux dire on garde ce que l'enfant dit, c'est qu 'il ne faut pas changer ses phrases sans lui avoir dit.



subercazes isabel 27/05/2011 12:26



Lorsqu'un enfant me dit:"C’est ma mère elle a mis Pic en pyjama et je l’ai
lu son livre " Voici le texte littéral, je travaille au dictaphone. Est-il nécessaire de" modifier le texte pour qu'il soit écrit sous une forme syntaxiquement correcte ou privilégie-t -on
le langage spontané de l'enfant quand celui-ci est compréhensible?


Première année que j'envoie notre mascotte dans les familles et le résultat
est agréablement surprenant.Pic a eu un bébé chez Julia, il a fait des "crottes hérisson" chesz Pablo et on a pu les manger parce que c'est pour de faux!!!( guimauves enrobées de chocolat aux
noisettes)


Pic notre hérisson s'habitue à dormir une, 2, 3 nuits chez les enfants
parce qu'il va bientôt partir en voyage avec nous sans papa et maman pour une nuit. Grand moment pour des bouts de chou de 3 ans mais tous sont prêts, personne ne va pleurer....ils me l'ont
promis!!!d'ailleurs Pic ne pleure chez personne... que du bonheur de préparer notre voyage avec notre marionnette.Nous continuerons notre livre avec les aventures de Pic et des enfants en
montagne 


Merci pour l'idée, je m'éclate...



isa 27/05/2011 13:44



bonjour Isabel,


oui, tu respectes la syntaxe de l'enfant dans son récit du moment que c'est compréhensible.Par contre, c'est dommage qu'il ne te voit pas écrire durant son récit car c'est vraiment l'acte
d'écrire qui valide le passage oral-écrit aux yeux des élèves, de plus, tu ne peux pas non plus lui relire son texte aussitôt après le récit , alors que le miracle de l'écrit pour eux est
d'entendre immédiatement ce qu'ils ont dit, pour certains d'ailleurs à leur visage on voit bien comment cela prend sens et relève de l'extraordinaire.


C'est vrai que l'identification à la marionnette devrait aider à supporter une nuit ailleurs et c'est une belle incitation à la séparation. Bon voyage à vous.