Les conflits: volet 5- cas pratique "parent-enseignant"

Publié le par isa

Dans le dernier article de la série « Conflits », nous avons décidé de passer sur des cas pratiques en évoquant des situations. Je vous propose de commencer par le conflit avec un parent. Afin de pouvoir éclairer ceux qui se trouvent démunis ou dans le doute, je propose d’inventer une scène afin que nous proposions des réponses. L’idée est de penser à la manière dont vous auriez réagi ou avez déjà réagi face à ce comportement. Evidemment, si la situation a déjà été vécue, il est important d’expliquer l’attitude qui a permis de résoudre le conflit. Dans le cas où vous n’avez pas résolu ce conflit et que les relations se sont détériorées, il est également intéressant d’en parler et de voir si le recul vous a permis de comprendre. Dans tous les cas, je rappelle que ,sur ce blog, nous ne jugeons personne. C’est parce que chaque situation conflictuelle est unique qu’il est difficile de savoir de manière certaine ce qui va permettre de l’apaiser, cependant c’est en s'y préparant, en y ayant réfléchi qu’on pourra le mieux y répondre. C’est un mode de pensée et une force intérieure qui vont faciliter la communication. Toutes les expériences sont source d’informations et peuvent apporter du soutien.

 

Cas pratique N°1 :

Mr X arrive très remonté à l’école, il vient voir la maitresse de son fils. Habituellement, c’est sa femme qui accompagne leur enfant mais il a fait le déplacement. Il arrive dans la classe au moment de l’accueil et prend à partie l’enseignante en lui disant qu’elle ne sait pas faire son travail, que son fils s’est fait taper en récréation et qu’il en a assez que ,tous les matins, ce soit des pleurs parce que ce dernier ne veut plus venir à l’école. Il reproche que la récréation soit si mal surveillée et que la jungle y règne. Il dit que ,si ça recommence, il viendra faire la loi et attrapera les parents des enfants qui tapent son fils.

 

Comment est-ce que vous faites ?

 

http://www.ufunk.net/photos/marcel-christ/

http://www.ufunk.net/photos/marcel-christ/

Publié dans conflit

Commenter cet article

yobrego 31/03/2016 18:05

Je trouve que tu as tres bien traduit la ou les souffrances que tout un chacun d'enseignant même avec de la bouteille endure ou endurera car je ne suis pas tres optimiste ; moi aussi cette année j'ai eu droit à des "coups de canifs" de parents que je pensais hors trahison ;la position de directeur ou faisant fonction est quand même redoutable pour ça.
Dans notre circo la formation a été centrée exclusivement (magistere compris )sur
"ecole et parentalité"et en particulier sur les attendus des parents qui confient leur enfant à l'école maternelle; le problème étant que ça ne touche que les familles qui déjà discutent questionnent regardent le blog lisent le livre lisent le cahier de vie de classe viennent au café rencontre entre parents viennent à la semaine de la maternelle et participent à l'ouverture régulière de l'école.
Et là on fait quoi après quand l'école est l'endroit du règlement de comptes entre les parents et leur propre vécu d'école; et bien effectivement je fais comme toi RASED à l'aide et IEN où souvent on découvre qu'il y a déjà plusieurs semaines que la famille en question a téléphoné pour se plaindre..... et je ne vous raconte pas ma journée d'aujourd'hui......mais les temps de classe sont merveilleux aujourd'hui encore on a accueilli un bébé de 6 semaines pour le bain, change et têtée au sein que du bonheur.

isa 25/04/2016 15:48

Yobrego, aurais-tu des liens sur des articles ou des documents qui pourraient répondre à notre problématique ? (Suite à cette formation)

Mimi86 31/03/2016 17:00

Cette situation, je la connais très bien cette année. Enfin, pas tout à fait dans les mêmes conditions. Je ne sais pas quelle doit être l'attitude à adopter mais il vaut mieux panser les plaies de tout le monde tout de suite et aussi y revenir plus tard pour être sûr que la situation est bien réglée. Donc, je réponds à M.X que j'entends et je comprends sa réaction et je demande à l'enfant ce qui s'est passé et que je n'aurai pas vu. Je suis toute seule dans mon école donc le défaut de surveillance me serait directement reproché (et j'aurai beaucoup de difficultés à encaisser ça mais bon, passons...). Je demanderai ensuite à M. X si son enfant s'est déjà plaint de ses camarades ou de la récréation. J'expliquerai enfin que le problème va être discuté avec les enfants pour qu'on trouve des solutions ensemble (je fonctionne comme ça cette année avec une classe très agressive, on fait des minis conseils d'école) et que, par la suite, j'aimerais prendre rendez-vous avec M. et Mme X et la psychologue scolaire ou maître G (enfin une personne ressource quoi, quand on en a) pour trouver des solutions au mal-être de leur enfant.
De mon côté, j'appelle le RASED et l'IEN pour les avertir de la situation qui peut se détériorer ou pas...
Isa, je suis une tendre utopiste comme toi et j'accueille toutes les remarques avec le sourire mais, pour moi, cette année, la classe et l'école, les familles, le plan Vigipirate, PPMS et tous les "gros mots" c'est un petit peu trop et je suis désabusée. J'accorde aussi toute ma confiance mais là, je me sens presque trahie par les familles (que je connais pourtant bien). Je vais suivre les conseils que tu m'as donnés mais les blessures sont profondes...

isa 31/03/2016 17:26

Je comprends Mimi et je suis de tout coeur avec toi, je le suis d'ailleurs au quotidien avec vous tous qui me faites confiance. Je cherche avec vous les différentes manières de faire et je n'ai pas de solution miracle, d'ailleurs, je n'y crois pas. Mais ton exemple illustre combien est déstabilisant une relation conflictuelle qui ne trouve pas d'amélioration. Quand je parle de ma confiance comme mode d'entrée en relation, je ne nie pas que malgré elle le lien ne s'établit pas automatiquement, restent des irréductibles qui sont certainement dans une telle souffrance qu'ils restent à jamais dans la méfiance de l'autre et parfois même le rejet.Tu n'y peux rien, tu fais du mieux que tu peux et c'est suffisant, garde ta confiance aux autres.

yobrego 30/03/2016 19:16

C pour ça que j'avais mis respect entre guillemet.......je te connais un peu et je sais aussi ce qui te fait démarrer......A partir de je suis une tendre utopiste je te rejoins complètement et je suis d'accord sur la peur de l'enseignant et celle du directeur qui collecte les états d'äme de chacun......heureusement il reste aussi les états d'âme des enfants et c là que le métier prend toute sa splendeur;

isa 30/03/2016 19:22

tu l'es toi aussi, je le sais bien, tu es encore là après toutes ces années, la preuve !

isa 30/03/2016 18:31

Pour le cas cité qui sort de mon imaginaire, je vois bien que chacun y met son propre vécu ou propre ressenti , c'est d'ailleurs assez intéressant de voir comment une colère est accueillie et comment elle est imaginée dans son développement. Je ne suis pas certaine que les gens ont tant changé que ça, Yobrego, et cette notion de respect d'antan me semble être un préjugé d'une forme passéiste. Je crois que le respect est toujours possible si tant est qu'il est mis à mal de manière systématique. Ce qui a changé, c'est la peur des enseignants, je pense qu'elle est plus manifeste parce que le judiciaire a fait son apparition dans les écoles, que pour se protéger, il a fallu donner des procédures qui n'ont fait qu'accentuer le sentiment de risque. Je suis certainement une tendre utopiste et une humaniste revendiquée car je garde l'espoir que les êtres humains sont avant tout profondément bons, je pars toujours de ce postulat quand je rencontre des personnes, je leur donne ma confiance et je leur indique que je les respecte tels qu'ils sont, que je n'ai pas de jugement, ni d' à priori sur eux et que nous pouvons nous entendre, ça commence d'ailleurs toujours par un sourire, parce que le sourire désamorce et crée du lien. J'accepte qu'on me critique, qu'on me dise que je pourrais mieux faire, mais je rappelle toujours que c'est moi la professionnelle et que mon savoir faire est mis au service des enfants d'abord et avant tout.

yobrego 30/03/2016 17:17

Laisser systématiquement à son ASEM des élèves effarés qu'on agresse leur mècresse je ne suis vraiment pas sure de la solution
Moi g longtemps et je vous parle d'un temps......répondu à chaud et c'était possible ily a encore quelques temps car restait un espèce de "respect" peut être de la fonction de l'enseignant
mais à cette époque actuelle où tout un chacun connait exactement ses droits de parents pas toujours ses devoirs cela semble enfin du moins dans ma circonscription impossible et les jeunes collègues ont eu des formations sur le fait de toujours reporter à plus tard et sur rendez vous et accompagné
Malgré mon âge avancé et mes trucs et bidules je trouve aussi que cela devient difficile de ne pas se laisser entamer . Cette année les 2 cas un peu similaires venaient de familles qui avaient l'an passé mis à mal une autre école et qui fuient vers une autre école en nous maudissant .Bon courage les copines

yobrego 30/03/2016 15:48

ton cas est un mélange de mise en doute de la capacité de l'enseignant à surveiller correctement la récréation avec d'autres reproches mais tout cela en présence de l'enfant des autres enfants et des autres adultes.......
2 solutions ou effectivement la récré est mal surveillée ou il vient et c fréquent maintenant deverser son mal être de parent à l'école
Pour ma part je suis garante de la surveillance de la récré et tous les incidents sont consignés dans le cahier liaison
Il est vrai que j'accepte mal qu'on mette en doute mes compétences d'enseignante et donc je fais pas hérisson mais je ne serai jamais paillasson
Si un enfant est en souffrance en récré en classe je règle les problèmes et je rencontre tres regulierement les parents pour voir si cela progresse mais un parent intrusif agressif devant son enfant ça nous décrédibilise de toute façon
Evidemment je rassure l'enfant et je lui dis que je vais encore plus surveiller mais je ne permets pas que l'on mette en doute mes compétences d"enseignante et si le doute est là avec la famille on ne pourra pas travailler ça c'est certan et je le dis.

isa 30/03/2016 09:53

Quand on dit réagir à chaud, qu'est-ce qu'on entend ? Est-ce que c'est apporter une réponse immédiate, ce que vous proposez toutes parce que finalement vous avez toutes compris que ce papa vient chercher de la sécurité, c'est ce besoin qu'il exprime et malgré l'envie de différer comme Yobrego et d'autres le proposent, vous donnez une réponse immédiate: plus surveiller ou bien sécuriser l'enfant... Dans ce cas, vous avez toutes réagi à chaud ou bien réagir à chaud est compris comme s'emporter de la même façon que lui ? Qu'est-ce que vous entendez par là ?

Isabelle L 30/03/2016 13:51

J'entends par là un début de dialogue avec ce papa.

Isabelle L 30/03/2016 07:58

Je pense que réagir à chaud c'est montrer qu'on prend le probleme au serieux, et un ton calme , en s'adressant d'abord à l'enfant, peut faire retomber la mayonnaise très vite, à moins qu'on sente une reelle agressivité et qu'on ne se sente pas prête à gérer cela. Mais reporter à un rdv ulterieur, en presence de la direction de surcroit, cela peut être mal interpreté (marque de mépris).Le vécu des parents par rapport à l'ecole influence leurs réactions et rend la communication difficile. Je pense que parler le plus franchement possible, le plus naturellement , sans possible jugement de valeur , c'est bien quand on peut. Tout dépend aussi de l'ecole, de son climat, du statut de l'enseignant auprès des familles (ancienneté au sein de l'ecole) ....

mimi 42 29/03/2016 22:17

Tout à fait d'accord avec Chrisdelorraine : ne pas réagir à chaud!
Prendre un rdv ultérieur et peut étre en présence du directeur ou directrice.
Ne pas laisser passer l'incident .

ChrisdeLorraine 29/03/2016 21:04

Bonjour Monsieur X. J'entends bien votre colère mais là, je ne peux pas vous parler. Nous pouvons prendre rendez-vous pour la fin des cours ou cet après-midi, à votre convenance. Je serai plus disponible pour vous entendre. Là, devant les enfants, ce n'est pas possible. Je dois m'occuper des enfants.

Je pense vraiment qu'il faut différer et pas répondre à chaud.

Isabelle L 29/03/2016 17:47

Moi je commence la discussion tout de suite pour désamorcer le probleme, surtout pour l'enfant qui va rester la journée : je compatis à la détresse de l'enfant et je m'adresse à lui : "Oh ba alors , qu'est-ce qu'il s'est passé en récréation ? ... on t'a fait mal ? ...(je tente de dialoguer avec l'enfant, sinon :) A la récréation tu sortiras avec moi .... " au père : vous avez raison de m'en parler mais il faut en parler tout de suite, on va trouver une solution, ne vous inquiétez pas,...." vous savez c'est bien qu'on trouve des solutions ensemble, je vais le surveiller de près pour comprendre ce qui se passe, et ne vous inquiétez pas on en reparle ce soir , ou demain matin, je vais en parler avec votre enfant, ... on va régler ça.
Je pense , si cela est possible, selon la tension et l'agressivité du père, qu'il faut verbaliser la compassion envers l'enfant qui a peur, qui eu mal, qui est anxieux; mais aussi envers le père qui verbalise mal (soit !) mais qui verbalise une detresse car son enfant est mal.
Pas forcément facile mais je prefere commencer à résoudre le probleme à chaud pour désamorcer et faire comprendre au père qu'on est à l'ecoute de son enfant et donc de lui aussi. Et qu'il peut compter sur moi pour resoudre le probleme, pas la peine de s'adresser à un autre parent, en tout cas dans un premier temps je m'assurerai que l'enfant est en securité dans la cour, auprès de moi.

isa 29/03/2016 17:55

Merci pour les dialogues, Isabelle, parce que c'est souvent dans les mots utilisés que passent les idées d'un état d'esprit. Et c'est évidemment le plus difficile à faire parce qu'on se dévoile.

yobrego17 29/03/2016 16:37

Ne pas se décomposer super dur!!!!!!!!
Surtout differer differer differer et proposer un entretien ultérieur sans élèves ni autres parents
Seulement dire que l'on va encore plus surveiller cet élève mais ne pas permettre des propos insultants; si tel est le cas demander au parent de sortir ; les propos déplacés devant tout le monde restent dans la mémoire des autres parents et risquent de faire boule de neige; ne pas accepter de menaces contre d'autres enfants ou parents.
Prévenir le directeur et l'inspection immédiatement avant que le parent ne le fasse.....les inspections sont pleines de plaintes de parents comme celles là; il vaut mieux donc se protéger.
Ce métier est formidable......mais pas toujours

isa 29/03/2016 17:07

Mais qu'est-ce qui fait se décomposer ? C'est quoi la crainte ou la peur ? Je pousse un peu mais c'est important de ne pas non plus s'alarmer pour une situation qui ,à priori, est classique et donc probable.

fanou 29/03/2016 13:50

Se mettre à la place des parents, pour mieux pervevoir la situation, l'analyser, la comprendre et trouver des réponses et des solutions pour rassurer et sécuriser la famille.

isa 29/03/2016 18:33

C'est bien le but. Le nez dans le guidon ne permet pas de se mettre à distance et ces situations sont pourtant problématiques quand elles se produisent alors quand ça se passe bien, la mémoire garde le comportement adéquat et quand ça se passe mal, la mémoire garde le trace du traumatisme. C'est pourquoi j'ai réagi tout à l'heure à l'idée de "se décomposer", parce que je pense que c'est la mémoire qui agit. C'est pourquoi il lui faut d'autres scénarios possibles.

fanou 29/03/2016 18:20

Ah, j'oubliais: la confiance. Peut être que ce papa n' a -t-il pas confiance en l'institution à qui il confie son enfant? Je lui propose un rendez vous au plus vite pour l'écouter, en lui disant que là je suis en classe et que ce n'est pas le bon moment mais que j'emtends bien son mécontentement.Voilà.... Merci Isa, pour ces débats !!! Ça me fat avancer. J'adore.

fanou 29/03/2016 18:01

Non, pas dans l'urgence, dans le couloir....à éviter bien évidemment. Se mettre à la place des parents c'est aussi essayer de mieux comprendre leur réaction vis à vis de l'école et de faciliter le dialogue; l'idéal est de proposer un rendez-vous pour un éclairage sur cette situation: est-ce nouveau? Depuis quand se plaint-il de se faire taper dans la cour? A-t-il des marques de coups?Dire aux parents que nous comprenons leur réaction ( si violente soit elle mais il y a des limites en cas de violences verbales ou physiques) est aussi un moyen de désamorcer la crise, cette tension entre l'école et la famille. L'important est d'installer un dialogue positif dans l'écoute : si ce papa est si violent, il y a certainement d'autres problèmes sous-jacents liés à l'enfant, sa vie à l'école, dans la famille etc. Peut-être y a t-il moyen de dédramatiser la situation en expliquant comment se comporte cet élève à l'école,avec les autres dans la cour , dans la classe ...

isa 29/03/2016 14:44

Immédiatement, comme ça , toi en tant que parent, il arrive la même chose à ton enfant, tu fais comment ?

dao miche 29/03/2016 13:37

en premier lieu, garder son calme, essayer de ne pas se décomposer, proposer immédiatement un rendez vous qui permettra de parler de tous les problèmes soulevés par ce parent avec le temps qu'il faudra, et s'il le faut en présence de la directrice, car pour l'instant malheureusement ce n'est pas le lieu ni l'instant, finir en rassurant le parent comme quoi vous allez mettre tout en oeuvre pour que cet enfant soit le plus sécurisé possible pendant la récréation ( accompagnement d'un adulte en récré, ou d'une tata, discussion en classe pour lui apporter de l'aide....)

isa 30/03/2016 12:22

Oui, Carole, il n'y a pas de réponse certaine et c'est bien ce que vous montrez en proposant vos différents scénarios et c'est exactement ce que j'attends. Ce débat ouvre la porte aux échanges qui permettent de renforcer la confiance en soi. Tu parles d'état émotionnel et depuis hier, j'essaie de faire émerger ce qui fait obstacle le plus souvent à ce type de situation, l'utilisation par les collègues du verbe "se décomposer" en dit long sur le trouble ressenti parce que ce n'est pas rien d'avoir à faire face à la colère d'un autre. Pourtant, c'est une situation classique qui peut se produire dans toutes les écoles. Il s'agit donc de comprendre à l'avance ce qui permet de surmonter sa propre émotion pour ne pas l'ajouter à celle du parent. Ca s'appelle garder son sang froid. Nous faisons partie des métiers où il faut apprendre à garder son sang froid même si nous avons mal dormi, même si nous sommes au 6eme sous-sol niveau moral, même si ....car c'est une situation professionnelle et non pas ordinaire de la vie.

Carole 30/03/2016 10:55

Je crois qu'il n'y a pas de réaction type car tout dépend d e l'état émotionnel dans lequel on se trouve soi (exemple ,nuit difficile,soucis perso,...) , si on est au mieux de sa forme on aura probablement la réaction adaptée et il est préférable d 'essayer de dialoguer un peu immédiatement,sinon je préfère différer l'échange .
mais dans la situation décrite le parent n'est pas là pour dialoguer ,plutôt pour vider son sac alors souvent moi je dis "j'entends mais pour l'instant j'accueille les enfants et je vous propose d'en reparler à un moment où je serai plus disponible". Ensuite en classe j’essaie de de comprendre avec l'enfant ce qui ne va pas
pour ne pas (trop)se décomposer ,ce qui marche pour moi c'est des méthodes de sophro (respirations...)

isa 29/03/2016 14:42

Quelle est ta technique pour ne pas te décomposer ?